Salut à tous,
J'ai essayé de rester dans ma lancée et de publier aussi vite que possible pour ne pas vous laissez trop longtemps sur cette fin. Malheureusement pour vous vous n'aurez pas beaucoup de réponse, encore une fois un nouvel élément qui apporte plus de question qu'une quelconque réponse. Bref, rien ne va s'arranger et Arthur va être dans de beaux draps.
Je suis réellement infiniment reconnaissante pour l'attention que vous portez à cette histoire. Je dois dire que je ne m'attendais pas à un tel soutient de votre part à tous et je suis d'autant plus ravie de voir que je peux vous surprendre.
Je jubile de plus en plus de vos réactions quand vous aurez le fin mot de cette histoire, plus d'un en tomberont des nus, j'en suis sûre ;) XD
Sachez que j'ai retouché légèrement le chapitre précédent, c'est quelque chose que je fais souvent mais ça n'a jamais de grande incidence sur l'histoire et c'est davantage pour retravailler le style. Aussi ne soyez pas surpris si vous voyez des changements et par ailleurs, il est nullement nécessaire de relire les chapitres précédents pour lire celui-ci ^^.
Bonne lecture à tous et j'espère lire vos commentaires et réactions
Chapitre 7
Le Revenant
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Arthur courait aussi vite qu'il le pouvait à travers la forêt enflammée.
Les branches chutaient les unes après les autres, les braises tombaient une pluie diluvienne, la chaleur oppressante avait comme avalé l'hiver, et la cendre épaisse emplissait douloureusement ses poumons. C'était a peu près l'idée que se faisait Arthur du monde d'en bas. Un champ en désolation, menaçant sa vie à chaque seconde qu'il tentait de traverser le bois.
Entre l'épuisement de ces derniers jours, la fumées opaques et les flammes de tous côtés, Arthur avait de plus en plus de mal à évoluer. Il ne voyait pas à plus d'un mètre de distance. les branches qui chutaient comme une pluie de braise. La cendre lui emplissait les poumons et l'empêchaient de voir à plus d'un mètre de distance.
Il cria le nom de Guenièvre une fois de plus et ne put empêcher de penser au pire quand pour toute réponse, il entendit le cri d'un loup. Au fond de son esprit, Arthur songea que le Royaume était définitivement abandonné des Dieux et que c'était certainement sa punition. Kaamelott ne tarderai pas à périr et lui avec mais l'ancien Roi n'avait aucunement peur de la mort, il se rendit compte que ni la haine de ses ennemis, ni les flammes, ni les loups ne l'effrayait. En cet instant, il ne pouvait cependant nier que l'idée que sa femme soit elle aussi soumise à ces dangers était ce qui le taraudait.
Il profita d'une sorte de petite carrière pour s'arrêter reprendre son souffle. Il mourait de soif mais garda l'unique peau d'eau qu'il avait pour Guenièvre. Elle en aurait certainement besoin.
Il prit les quelques secondes qu'il avait pour tenter de se repérer. L'absence d'arbre lui permit de distinguer le ciel et les étoiles. Il fut soulagé de voir qu'il allait toujours dans la bonne direction. Arthur ne savait pas à quel point Guenièvre savait ce qu'elle faisait ou non mais s'il était certain d'une chose c'est qu'elle savait repérer l'étoile Polaire et c'était exactement la route qu'il allait suivre.
Il y avait bien longtemps, Guenièvre lui avait tenu la jambe pour comprendre comment il faisait pour se repérer dans la nuit sans se perdre. Il avait fini par l'amener sur les remparts de la forteresse, leurs couvertures sur le dos et il lui avait montré la constellation de la Petite Ourse. Après quelques minutes où ils s'étaient disputés parce qu'elle ne voyait pas d'Ours mais une casserole, et qu'il lui avait rétorqué qu'il était étonné qu'elle sache ce qu'était l'un comme l'autre, il lui avait expliqué qu'il fallait suivre la plus forte des étoiles pour aller au Nord et que donc, il n'avait qu'à marcher avec l'étoile dans son dos pour aller à Kaamelott.
Elle avait forcément eu du mal à comprendre en quoi ça l'aidait, ni même pourquoi il fallait chercher le Nord pour ne pas aller au Nord. Arthur n'avait finalement pas eu la patience pour le lui expliquer et avait fini par dire "que c'était comme ça et que si elle écoutait ses explications sans l'interrompre alors elle aurait compris". Pourtant cette soirée, somme toute pas si désagréable, s'était soldé par une promesse : si jamais elle se perdait, elle n'aurait qu'à trouver l'Etoile Polaire et marcher pour s'en éloigner pour suivre le Sud jusqu'à la mer où il la retrouverai forcément.
Et si à l'époque, ça avait été dit davantage pour l'arrêter dans ses questionnements et lui faire plaisir afin d'enfin pouvoir regagner leur lit, il ne pouvait pas assez se remercier de le lui avoir dit une telle chose. Arthur savait que c'était ce qu'elle faisait à présent. Guenièvre allait suivre le Sud jusqu'à ce qu'il la rattrape, mais si ça aurait dû être une excellente nouvelle, ce n'était pas réellement le cas parce qu'à présent, le Sud menait au pire endroit auquel une reine seule, perdue et effrayée ne puisse jamais rendre.
Le Domaine de Rheged était tout au Sud de l'île. Si elle poursuivait jusqu'à la première ville, elle ne tomberait non pas sur leurs alliés mais sur la horde de barbares qui avait attaqué la région par le port. Les Saxons étaient partout, tuant et pillant, récoltant tout l'or qu'ils pouvaient. Guenièvre avait certainement pris de l'argent avec elle et qu'importe si elle n'avait emmené qu'une petite bourse, ses vêtements seraient suffisant pour qu'un chef sache qu'elle était de haut rang.
Pour résumé, il savait où elle allait mais il ne pouvait pas dire combien de temps elle avait devant lui alors il ne pouvait tarder où il devrait non seulement sauver la Reine d'un brigand mais de tout un clan de Saxon. Ca, ou elle avait été emmené dans une direction inconnue et courir vers Rheged était plus que futile.
Il entendit le bruit assourdissant d'un arbre chutant au sol, faisant trembler le sol et soulever un immense amas de cendre et de terre. Arthur se protégea le visage du mieux qu'il put tout en reprenant sa course. Il n'y avait maintenant qu'une seule piste à suivre et c'était celle des étoiles.
Il ne comprenait encore rien à cette histoire : de pourquoi elle était partie, de ce qu'elle avait voulu dire ou faire chez Caïus mais il savait maintenant qu'elle ne s'était pas préparé à une telle situation. Elle n'avait certainement pas pris à manger pour plus que les 4 jours de voyages qui étaient initialement prévus, elle n'avait pas envisagé tomber sur des hommes malhonnêtes près à faire embraser des hectares de forêt pour l'arrêter.
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Après quelques dizaines de minutes de course, Arthur ne devait son orientation qu'au ciel qu'il distinguait difficilement. Rapidement, il dût se résoudre à ce qu'il ne parvienne jamais à sortir de la terre brulant de haut en bas. Les flammes étaient partout et il était maintenant impossible pour lui de leur réchapper. L'ancien Roi de Logres s'était brûlé tout l'avant-bras gauche en se protégeant d'une branche qui lui était à moitié tombé dessus. Il avait autant que possible protéger la plaie de la cendre mais il était à peu près certain que s'il ne mourait pas comme sur un bûché, la fièvre d'une infection aurait raison de lui.
Se faire un chemin était plus éprouvant que jamais. Bien trop souvent, il devait affronter un mur de feu pour poursuivre sa route jusqu'à ce que finalement, plus aucune issu ne soit possible. Arthur fut contraint de s'arrêter, il tourna sur lui-même, cherchant une échappatoire, un moyen de s'enfuir de se traquenard. Il dût admettre que c'était sa fin.
Il était sur le point d'abandonner. Il ne pouvait pas lutter contre les éléments quand ils étaient si déchaînés. Et puis il s'imagina Guenièvre, grande romantique qu'elle était, il savait qu'elle irait l'attendre inlassablement au point le plus au Sud de l'île qu'importe si le temps se transformait en année. Elle avait attendu 8 ans qu'il la considère, elle l'avait aimé pendant aussi longtemps - Arthur savait depuis le premier jour qu'elle ressentait ce qu'il ne pourrait jamais pour elle.
Il avait promis de la ramener chez elle ; a Guenièvre, ce jour sur les remparts mais également à lui-même, quand ils avaient établi une bonne foi pour toute qu'elle avait disparu. Et s'il y avait une chose pour laquelle Arthur Pendragon était intransigeant, c'était sur le fait qu'il tenait toujours ses promesses.
Arthur abandonna l'abandon. Il se redressa, prit une grande inspiration pour prendre son élan et finalement traverser aussi vite que possible les immenses flammes. Elles lui brûlèrent la peau mais il tâcha de ne pas y penser et continua à courir pour s'arrêter net quelques mètres plus loin.
Il avait froid.
Tout était glacé, la neige, les arbres, l'air, le ciel.
Il n'y avait plus la teinte rouge sang aux nuages de fumée, il n'y avait même plus le son désagréable du feu dévorant le bois frais. Le feu n'avait pas évolué derrière lui, il s'était comme immobilisé derrière un mur un invisible. Devant se tenait une silhouette humaine. Tout était maintenant trop sombre pour qu'il ne puisse reconnaître qui que ce soit mais l'espoir que ce soit sa femme disparu immédiatement quand il réalisa que la forme de toute manière trop grande, maigre et imposante à la fois, était l'auteur du sort étrange qui retenait l'incendie prisonnier.
Il s'avança d'un pas, la main sur son épée, tentant de discerner l'intru. L'homme portait un grand manteau sombre, une capuche engloutissait totalement son visage alors qu'il se tenait immobile. Derrière l'inconnu, c'était comme si le braisier n'avait jamais existé. A la place un vent violent et glaciale se leva de telle sorte qu'Arthur savait que ce n'était pas naturel. Cet homme en noir avait fabriqué cette bourrasque et il sut alors que c'était aussi lui qui avait créé ce feu dévoreur.
Il était prêt à dire que c'était aussi lui qui avait déclenché l'orage inattendu quelques jours plus tôt ainsi que la pluie intarissable qui s'en était suivi.
Arthur sortit son épée pour de bon et fut surpris de voir un sourire naître aux lèvres de la forme visible puis deux points luisants brillèrent au milieu de l'ombre de son visage, deux yeux d'un noir plus noir que le néant. Dans la seconde, l'ombre d'un homme apparut au coin de sa vision, un bien moins fantomatique qui lui asséna un grand coup à la tête, lui faisant totalement perdre conscience.
Il s'écrasa au sol dans un bruit sourd.
...
A SUIVRE
C'est ici que ce conclue le chapitre 7 ! Je m'excuse pour ce gros cliffhanger mais le chapitre étant déjà assez long et sans aucun dialogue, j'ai préféré arrêter ici d'autant que vous verrez, tout n'est pas exactement comme il semblerai... Quoi qu'il en soit, j'espère que ce chapitre entièrement narré ne vous aura pas trop découragé. .
J'attends avec impatience vos commentaires, j'ai hâte de lire vos théories sur ce dont il est question ici ^^ Toutes remarques et critiques sont les bienvenues, n'hésitez pas à me dire si vous pensez que je m'écartes trop des personnages.
Merci encore pour vos messages, il va s'en dire que c'est ce qui m'a motivé à m'y mettre avec plus d'aplomb que je ne l'aurais fait autrement. Cette histoire existe grâce à vous, j'espère que vous la soutiendrez encore longtemps.
~Faeyll
