Mo dao zu Shi – receuil d'OS
Bon dieu ça fait un bail que j'ai pas posté un truc!
J'ai découvert MDZS il y a … deux semaines. J'ai vu l'anime en premier et j'ai vu les deux saisons en un weekend. Puis j'ai trouvé le manga (manwha ? je ne suis pas encore très à l'aise avec les termes chinois) j'en suis arrivé au chapitre 74 (en français, parce que je suis une quiche en anglais).
Est-ce que quelqu'un sait ou je peux trouver le novel et le drama ? Voir même le manga (toujours en français) pour lire la suite ?
Je me suis ensuite attaqué aux fanfictions et…mon dieu seigneur que je suis fan !
Bref place à la lecture !
*s'incline légèrement *
Prenez soin de moi (et de ma petite contribution à ce fandom)
La renaissance du Phénix
Léger UA toujours dans le monde de MDZS mais :
-se passe après que notre héros résolve les problèmes suite à sa réincarnation et son voyage pour le découvrir avec son cher et tendre Lan Zhan !
-il se peut qu'il y ait des divergences avec la fin de l'histoire originale (comme je ne connais pas la fin) voir même avec la chronologie des évènements (je connais l'histoire hein, je viens de la lire mais les dates et moi…)
- on rajoute l'omegaverse en sachant que les termes omega beta alpha ne viennent pas du chinois je me suis posé la question de quels termes pourraient les remplacer.
Du coup : (si des personnes douées en chinois et en mythologie asiatiques peuvent confirmer mes traductions, ce serait top)
Alpha devient donc Long (qui signifie Dragon – dans la mythologie chinoise le dragon est symbole de divinité et de l'empereur. Les alphas sont la quintessence des hommes fort puissant, leader naturel et blablabla.)
Omega devient fènghuáng (qui signifie Phenix, symbole de l'impératrice et donc des femmes lol -et des hommes pouvant porter des enfants- et bien entendu ces personnes sont censées être douce et délicate, on rajoute en plus qu'ils peuvent guérir très facilement même sans développer leur cultivation au point qu'on pense que certains peuvent littéralement renaître de leur cendre…)
Beta (ou les personnes normales) sont des wú wèi (littéralement des « sans odeur ») ils concernent la majorité de la population.
Une femme peut être bien entendu Long (plutôt mal vu dans cette société de type patriarcal mais on la laisse faire ce qu'elle veut vu qu'elle est un Dragon !), fenghuang (elle aura littéralement aucune chance de crever en couche -comme les mâles fenghuang, elle fera de beaux bébés sans aucuns problèmes et bref c'est la femme parfaite) ou wú wèi (une femme normale)
On se révèle lors de l'adolescence en règle générale, certains sont précoces, d'autres pas. Et on peut très bien cacher sa véritable nature. (Histoire de compliquer les choses)
Un chef de clan peut être un Wu wei mais c'est clairement mieux d'être un alpha, moins de risque qu'un autre membre de la famille veuille vous détrôner vu que vous êtes littéralement un dieu sur terre selon la croyance du peuple.
Et d'avance pardon si je me plante dans l'écriture des prénoms/nom… (et franchement entre nom de naissance, nom de courtoisie j'ai encore du mal à suivre)
Allez, je vous embête plus ! et pardon pour les fautes !
Vous trouverez ce receuil sur wattpad (avec des images pour illustrer)
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Lorsque la vérité éclata concernant l'infame patriarche des Yiling - dont on l'accusait de tout et rien même après sa mort- le monde entier fut dubitatif. Découvrir qu'il était l'instrument de machination laissa le monde en émoi pendant quelques temps. Il était si facile d'accuser quelqu'un après tout, surtout un cultivateur démoniaque et donc par définition quelqu'un qui ne suivait pas la voie « normale ».
Ceux qui le connaissait bien et qui ne s'étaient jamais détourné de lui étaient satisfait de voir sa mémoire restaurée. Certains s'en voulait, d'autres encore croyaient toujours dur comme fer qu'il était le mal incarné. Le monde était ainsi fait.
Mais pour ceux qui était au courant de son retour à la vie -et qui y croyait- (et bientôt tout le monde serait au courant même le dernier ermite d'une montagne au trou du cul du monde), découvrir en plus que son nouveau corps -Mo Xianyu- était celui d'un fènghuáng était particulièrement choquant.
Ces êtres si rares, si bénis par la vie, la quintessence de la procréation qui pouvait permettre à un Long de produire de puissants enfants sans que le parent porteur -femme ou homme- ne meurt lors du rut ou de la naissance. Un véritable traumatisme.
Les serviteurs et villageois au service de la famille Mo (qui n'existait plus grâce au bon soin du fameux patriarche) qui avaient survécus à la purge du domaine gémissaient de désespoir.
« Nous sommes maudits ! »
« Pas étonnant que les Mo ont été exterminés ! Les dieux eux-mêmes se sont vengés de la maltraitance sur cet enfant ! »
« Comment n'avons-nous pas pu nous rendre compte que Mo Xianyu était un fènghuáng ?! »
« Ils ont fait d'une pierre deux coups ! Non trois coups ! Punir la famille Mo, reprendre l'âme de ce fènghuáng auprès d'eux pour l'apaiser, et permettre à l'ancien Long/ wú wèi(1) Wei Wuxian de revenir à la vie pour réparer les torts causés par ses ennemis tous en le mettant en soumission face à un Long pour éviter qu'il ne retourne faire la cultivation démoniaque ! »
Tout le monde avait son avis, même parmi les proches -et moins proches. Celle couramment admis fut au final la réflexion que se fit Lan Qiren.
Après la catatonie d'apprendre que cet enfant du chaos était devenu un fènghuáng, il devint étrangement calme à ce sujet : « Au moins, il pourra être maitrisé maintenant par notre Long HanGuang-Jun !»
Baissant les yeux vers le cultivateur démoniaque et son neveu il déclara : « Il faut régulariser votre situation le plus rapidement possible. »
Les alliés approuvèrent : « Nous devons célébrer le mariage pour annoncer la renaissance de ce monde. Les civils et même les cultivateurs ont besoins d'une bonne nouvelle à la suite de tous ces troubles. »
Et tout fut dit. Six mois plus tard, ils unissaient enfin leur vie ensemble.
Ça faisait tant d'années qu'un fènghuáng n'avait pas vu le jour. (2)
En principe, les différents clans se seraient battus pour qu'un de leur Long puisse obtenir la puissance de ce fènghuáng mais il fallait tenir compte de plusieurs points à ce sujet.
Premièrement, la situation venait à peine de se calmer. On pleurait encore les morts et enclencher de nouvelles querelles même pour le prestige d'obtenir un phénix, certaines familles ne voulaient pas et ne pouvaient pas faire étalage de leur puissance sans qu'un idiot ne pense que la secte en question ne se prenne pour la secte Wen -le souvenir malgré les années passées était encore très vivace - et veuille dominer les autres.
Deuxièmement, le fènghuáng en question était Wei Wuxian. Et rien que ce nom faisait trembler certains Long. L'homme faisait réagir par son nom et sa simple présence. Il était tellement intense que rare était ceux capables de le maitriser.
Et troisièmement, il était clair que Wei Wuxian avait déjà fait son choix et ne laisserait personne lui dicter qui serait son Dragon. Le Dragon en question lui, ne laisserait certainement à personne lui ravir de nouveau la personne qu'il aimait, fusse la mort elle-même.
XXXXX
Ce que très peu de personne ne savait -car la plupart le sachant étant mort – c'est que Wei Wuxian à l'origine était un fènghuáng.
Et la raison pour laquelle tous ceux le connaissant avant pensait qu'il était un wú wèi n'était du que par une seule personne.
Yu Ziyuan
Car le problème était là. Non pas que Madame Yu savait elle-même que ce garçon qu'elle détestait était un Phenix.
Yu Ziyuan était une femelle Long. La femme était colérique et glaciale mais aussi profondément amoureuse de son époux Jiang Fengmian. Pauvre Homme wú wèi qui s'était épris il fut un temps de la mère de Wei Wuxian, elle-même amoureuse du plus fidèle serviteur de Jiang Fengmian. Une véritable tragi-comédie.
Le comportement de son époux qui privilégiait l'enfant d'une autre par rapport à son fils n'avait fait qu'attiser la haine de la dragonne qui ne voulait qu'assurer la succession de sa couvée.
Les rumeurs indiquant que le garçon en question était en réalité le fils naturel de son époux ajoutait allègrement de l'huile sur le feu. Qu'il s'entende bien avec la plupart des membres de la secte malgré le rejet manifeste de la matriarche du clan à son encontre n'était pas mieux.
Si le garçon s'était déclaré comme un Long, certains dans le clan auraient vu un potentiel nouveau chef de secte face au fils légitime Jiang Cheng qui était un simple wú wèi -malgré un caractère exécrable digne d'un dragon en colère qui s'était révélé suite au décès de ses parents. Pire malgré sa naissance douteuse, Wei Wuxian, aurait certainement arrêté de se soumettre -même partiellement- à sa famille et aurait lui-même soulevé le clan contre la famille dirigeante pour en prendre la tête. L'autre alternative aurait été que le garçon quitte le clan pour fonder sa propre secte -chose qu'il avait faite plus tard mais pour d'autres raisons que sa nature – mais il y aurait eu un risque de désertion de la part des membres du clan les plus à cheval sur la nature des Long et qui penseraient en plus suivre un enfant -même illégitime - du patriarche du clan (cette rumeur avait vraiment la vie dure). La solution pour Madame Yu aurait été simple. Tuer Wei Wuxian dès sa révélation. Cacher les preuves de sa nature et faire semblant de verser une larme même si elle le détestait.
Et si le garçon s'était déclaré un fènghuáng, la menace aurait pesé sur sa précieuse fille Jiang Yanli qui était aussi une simple wú wèi. Pas la même menace bien entendu, il n'y avait pas de risque de mort sur Yanli si le garçon se révèle fènghuáng. Mais la vie de la jeune fille -et du garçon- n'aurait pas été la même. La secte Lanling Jin aurait pu tout simplement demander la main du garçon à la place de la fille pour qu'il épouse Jin Zixuan qui s'était révélé être un Long ! et la secte Yunmeng Jiang aurait dû accepter ou chercher une autre secte pour consolider des liens – au risque que Lanling Jin ne s'offusque qu'on lui refuse un phénix et ne déclare la guerre a son allié. La solution pour Madame Yu aurait été simple. Tuer Wei Wuxian dès sa révélation. Cacher les preuves de sa nature et faire semblant de verser une larme même si elle le détestait.
Bref, pour tous le monde et surtout pour la survie de Wei Wuxian, celui-ci n'était officiellement ni un Long, ni un Fènghuáng. Le statuquo était respecté et Wei Wuxian avait donc un sursis pour vivre.
Wei Wuxian n'avait qu'un vague souvenir de sa révélation. Il se souvenait juste qu'il avait à peine dix ans et qu'il était parti seul avec Jiang Fengmian dans la foret pour fêter son anniversaire. On ne devait pas fêter l'anniversaire de l'enfant trop bruyamment pour énerver Madame Yu.
Béni soit son père adoptif et surtout les circonstances de sa première révélation.
L'homme avait reconnu les signes de la fièvre malgré le jeune âge de l'enfant mais surtout que sa soudaine odeur avait attiré des cadavres féroces, attiré par un mets de choix. Pour une première chaleur, celle-ci n'avait duré qu'à peine une heure mais c'était amplement suffisant pour ne pas faire appel à un médecin et faire les vérifications nécessaires.
À la suite de cet événement, l'enfant avait été mis discrètement sous médication pour empêcher son odeur de se répandre faisant de lui un simple wú wèi. Le médicament avait à la base était créé pour dissimuler les phénix lors des guerres -considéré littéralement comme un butin de guerre par les factions ennemis- puis pour éviter que les phénix en question ne soit défloré avant leur mariage par des chaleurs inopportunes et/ou des Dragons peu scrupuleux.
Que les ingrédients soient faciles d'accès ou utilisés pour d'autres médicaments étaient un bonus. Le petit garçon avait donc appris à créer son remède pour éviter les fuites et que l'information n'atteigne la matriarche du clan.
La seule qui avait découvert son état avait été sa précieuse Shiji mais jamais elle ne l'avait dénoncé ni changé d'attitude à son égard.
Il aurait pu le dire à son bien aimé frère, mais le colérique petit garçon aurait pu balancer l'information dans une crise de jalousie. Wei Wuxian n'était pas bête, il voyait bien le sentiment d'abandon par son père qu'éprouvait son frère. Il s'était donc tu.
Il fallait aussi tenir compte d'éventuels espions.
Il avait été élevé non pas comme un phénix, ni comme un dragon. Juste comme un simple enfant. Un simple enfant adopté, un batard disait les gens. Ces besoins spécifiques de Phénix avait été enfermé sous clé. Son besoin d'affection et d'amour avait été brimé. La présence seule de la haine de Madame Yu a son égard avait été suffisant pour se sentir mal-aimé. Il avait trouvé un exutoire dans la cultivation et de blagues, son esprit toujours à la recherche d'informations et de questions. Insolent, perturbé mais terriblement intelligent.
Au jour d'aujourd'hui avec les événements qu'il y avait eu avec les Wen…
Si les Wen avait appris qu'il était un Phénix et qu'il n'aurait pas été assassiné par Madame Yu entre temps, Yunmeng Jiang aurait été rasé peut-être beaucoup plus tôt pour pouvoir acquérir le Phénix en cas de refus. Son frère et sa sœur n'auraient peut-être même pas survécus pour relever le clan - trop jeunes, plus facilement tuables. Il aurait certainement fini concubin du chef de clan en personne -même si celui-ci avait déjà son ainé qui était aussi un dragon- et aurait été engrossé à n'en plus finir, il n'aurait jamais pu développer sa cultivation et il n'était pas dit que l'alliance des sectes pour vaincre les Wen réussisse sans son intervention. Et s'ils auraient réussi quand même à vaincre les Wen…ses potentiels enfants auraient été tués -de manière violente- on aurait mis rapidement fin à sa vie avant qu'il ne plonge dans la démence de perdre ses petits ou dans le rare cas ou il n'éprouverait pas d'amour filial envers ses enfants, les vainqueurs se seraient battus pour pouvoir l'obtenir.
XXX
Heureusement pour lui, personne ne s'était douté de rien dans sa première vie, pas même son Lan Zhan. Du moins pendant une grande partie de celle-ci.
Wei Wuxian gloussa doucement. C'était sa meilleure blague de tous les temps.
Après tout, Lan Shishui était vraiment l'enfant de Wei Wuxian et de Lan Wangji.
Les rares personnes qui savaient qu'il avait élevé l'enfant avant que le Lan ne le récupère et ne l'élève comme son propre fils pensait qu'il l'avait adopté et que c'était un ancien enfant du clan Wen.
La grosse blague.
Certes il avait recueilli des enfants Wen -et leur famille – mais son petit Shishui était bien de lui.
Sa conception avait été une erreur mais Wei Wuxian ne l'avait jamais regretté.
Lors de la dernière bataille contre les Wen, il avait oublié de prendre son remède pendant quelques jours.
Et en principe avant que les premières chaleurs ne reviennent et surtout qu'il puisse produire un enfant, il aurait fallu attendre plusieurs mois que son corps se remettent bien en place. Surtout depuis le temps qu'il prenait son remede.
Mais évidemment, Wei Wuxian ne faisait rien comme tout le monde.
Lors de la fête de la victoire et alors qu'il était en pleine beuverie son Lan Zhan avait senti son changement d'odeur. Ou plutôt sa révélation. Il n'était même pas en chaleur c'était juste son corps qui disait « Hello Phenix célibataire. A vendre. Beau potentiel. Très peu servi. »(3)
Lan Zhan qui avait aussi bu à peine une gorgé -forcé par Wei Wuxian - et qui a la base s'était tout simplement étalé par terre s'était soudainement « éveillé ». Heureusement pour la vertu de son Lan Zhan, personne n'avait remarqué que Wei Wuxian l'avait fait boire. Tous le monde était vraiment trop saoul ce soir-là. Et ceux qui ne l'étaient pas était trop occupé à tenir les autres.
Lan Zhan l'avait entrainé dans les bois et…et en fait Wei Wuxian ne se souvenait pas du tout de leur première fois. Il était vraiment torché pour ne pas s'en souvenir.
Le lendemain matin, il s'était réveillé en premier alors que son cher et tendre dormait encore joyeusement du sommeil de l'ivrogne -avec une gorgée précisons-le encore.
Et il avait pris peur.
Littéralement.
Il s'était enfuit.
Il avait disparu de la circulation là ou on ne voudrait pas le chercher. Le tertre funéraire.
Neuf mois plus tard, après un spectaculaire déni de grossesse -pas de ventre qui gonfle, pas de nausées, rien-, Sishui était né. En pleine forme malgré sa petite taille, braillant pour annoncer sa venue au monde.
Sa poitrine avait discrètement gonflé, soudainement pleine de lait et il lui avait donné le sein. Un moment magnifique. Un des rares que sa mémoire de poisson rouge avait gardé intact.
Il avait tranquillement élevé son fils, inconscient des rumeurs et plaintes à son encontre.
Puis il avait appris la situation des Wen survivants.
Des vieillards, des enfants, des médecins qui n'avaient jamais tués et qui avaient même sauvé la vie de certains de leurs propres bourreaux.
Tout s'était enchainé par la suite dans une brume cotonneuse pour lui.
Wen Ning en zombie. Lan zhan lui demandant de rentrer à Gusulan. Lui refusant farouchement. Lan Zhan qui doit le détester -c'est faux il le sait maintenant, il l'avait toujours aimé. Le retour au tertre funéraire avec le reste des Wen. Sishui dans la terre. L'invitation. Le meurtre de Jin Zixuan. Lan Zhan. Sa précieuse Shiji. Lan Zhan. Le tertre funéraire. Lan Zhan. Jiang Cheng qui le pousse. Lan Zhan qui pleure.
Lan Zhan…Lan Zhan…Lan Zhan…
XXX
Une main sur sa joue le sorti de ses souvenirs. Il prit une brusque inspiration, s'imprégnant de l'odeur de son désormais époux.
Foret humide après la pluie. L'odeur de la maison.
Son époux avait une odeur fraiche pour un dragon. C'était rassurant.
Pas oppressant.
Il était assis sur le lit conjugal. Son dragon, à genou face à lui, lui retira tendrement son voile rouge.
Qu'il était beau son Lan Zhan dans sa tenue de marié.
Ses yeux que tous pensaient insondables, brillaient de mille et un secret pour son Phénix. Le questionnant discrètement sans l'obliger à lui expliquer son tourment soudain.
Wei Wuxian inclina la tête pour accentuer la caresse de cette main tendre, il ferma légèrement les yeux pour en apprécier la sensation.
« Lan Zhan…Quand as-tu su que Shishui était vraiment ton fils ?
-Dès que je l'ai vu pour la première fois. »
Wei Wuxian écarquilla les yeux.
« Tu as dit avec tellement d'amour que c'était ton fils. Je l'ai su à ce moment-là qu'il était tiens et miens. »
La main du Phénix vint joindre celle de son époux sur sa joue, comme pour garder un ancrage dans la réalité.
« Tu…Tu te souviens de la nuit ou… »
Bon dieu, lui, le beau parleur, n'arrivait même pas à finir ses phrases.
Un doux sourire éclaira le visage de Lan Zhan.
« Lan Zhan…pourquoi. Pourquoi… »
Pourquoi ne pas avoir enlevé Shishui de sa garde plus tôt. Il était certes un phénix mais aussi un cultivateur démoniaque, il aurait pu corrompre l'enfant. Pourquoi ne pas l'obliger à venir à GusuLan au lieu de simplement lui en faire la demande. En tant que dragon, le père de leur petit, il aurait très bien pu le forcer. Révéler au monde sa nature de phénix. L'enfermer dans une chambre, l'empêcher d'en sortir et l'engrosser à n'en plus finir. Pourquoi, lors de sa fuite après leur nuit ensemble, n'avait-il pas lancer son cri du dragon, l'obligeant à revenir vers lui. Qu'importe ou il était à ce moment-là, Wei Wuxian l'aurait entendu et se serait trainé jusqu'à son dragon s'il le fallait.
« Le clan Lan n'a pas la même vision des fènghuáng que la plupart des autres clans. Vous êtes bénis par les dieux, vos pas vous mènent la ou ils doivent vous mener, jamais un Long ne doit lancer son cri d'appel sauf s'ils considèrent que son fènghuáng est en danger imminent. Vous êtes de précieux trésors mais vous êtes libre de toutes règles s'appliquant aux mortels. »
Lan Quiren avait pourtant annoncé aux autres…c'était donc pour protéger Wei Wuxian ? Non…c'était pour protéger le fènghuáng. Ainsi les autres clans, ceux encore craintifs de la culture démoniaque se penseront en sécurité maintenant qu'un Long en est le maître. Un membre du clan Lan en plus. Qui obligera certainement l'oiseau volage à ne plus faire cette magie démoniaque…alors qu'en réalité il n'en était rien. Les règles du clan Lan ne s'appliquaient pas non plus. Il pourrait courir partout et faire ce qu'il voulait, rien ne lui serait reproché maintenant…o certes, s'il y avait des invités, on lui ferait un petit sermon pour la forme mais ce serait tout. Officiellement la punition serait appliquée par le Long dans l'intimité du couple, jamais devant les invités, ni même devant le clan. Autant dire que son cher époux ne lui ferait rien.
Et dans un sens, ça lui donnait vachement moins envie de faire des bêtises. Adieu, le frisson de l'adrénaline. La peur de se faire surprendre.
« Lan Zhan…dis-moi que tu me puniras…
-Seulement si tu le veux bien, » souffla tendrement le dragon dans un souffle.
Un frisson parcourus son corps à l'idée des prochaines punitions et il eut soudainement les larmes aux yeux. Il embrassa précieusement la paume de son aimé.
« Tu as tellement dû m'attendre pendant tout ce temps. Bien avant ma mort, je t'ai tellement fait languir, je ne voyais pas ton amour. J'avais tellement peur de ton rejet, je pensais…je pensais que tout ce temps tu me voyais que comme un simple wú wèi. »
Le dragon glissa un doigt sous ses yeux, et effaça tendrement ses larmes.
« Wei Ying…Que dois-je faire pour apaiser ta peine. »
Un rire tendre s'échappa de ses lèvres. Il embrassa une dernière fois les doigts de son dragon avant de les serrer entre ses deux mains. Il planta alors ses yeux, droit dans ceux de ce dragon qui malgré les années et l'attente ne voulait que faire passer ses besoins à lui avant de penser aux siens.
Un sourire espiègle aux lèvres, de dernières perles de joies s'échappant de ses yeux, il prononça les phrases rituelles.
« Long Lan Wangji, réchauffez mon corps jusqu'à ce que celui-ci se consume dans votre pouvoir, qu'en mon sein grandisse vos enfants et que je renaisse en tant que Lan Wuxian, votre fènghuáng.
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A la base je voulais finir sur une scène de sexe…mais cette fin la est juste magnifique. Peut-être qu'il y aura une suite à cet OS…Peut être.
J'ai pondu cette fiction en une après-midi. (en rêvassant des scènes et de la suite entre deux mots écrits…)
(1)ici il y a tellement de mythe sur le patriarche des yiling que la plupart des gens pensent qu'il est un Long du fait de sa grande puissance. D'autres pensent que comme il est parti dans la voie démoniaque, il ne pouvait être qu'un wú wèi, jaloux de la puissance des Long.
(2) Ça faisait tant d'années qu'un fènghuáng n'avait pas vu le jour. on rappelle qu'il y a eu la guerre avec les Wen il y a une dizaine d'année, massacre de clans entiers… puis la recrudescence de cadavres féroces lors du retour de notre héros. et pendant les massacres on faisaient pas trop gaffe a qui était alpha, beta ou omega. Tout le monde est logé à la même enseigne, surtout que la plupart des omegas existants étaient déjà apparié à un alpha.
(3) A vendre. Beau potentiel. Très peu servi. ok la j'avoue c'est une référence a une fiction saint seiya que j'avais bien aimé.
