Bien le bonsoir !
Aujourd'hui, départ d'un petit recueil d'OS sans prétention. Puisqu'il n'y a pas de raison que se soit seulement les étudiants qui soient en galère de fric ! (Non, je ne reporte pas du tout mes propres problèmes sur des personnages de fiction. Pas du tout. Qui vous a raconté ça ?)
Le plot est simple: Saori Kido, à la tête d'une multinationale très riche, est la réincarnation de déesse la plus radine de la terre. Ses ors sont payés une misère; ils doivent donc trouver d'autres moyen de se faire de l'argent.
(Vous l'aurez compris, c'est de la parodie, donc ne vous attendez pas à ce que les chevaliers soient respectés...)
Allez, bonne lecture !
Dhoko : « La fête est plus folle »
« - ça va, Shun ? T'as besoin d'aide ?
- Non merci, c'est bon ! Je termine ça et j'aurais fini. »
Jabu hocha la tête. Andromède était suspendu à quelques mètres du sol par un habile jeu de chaînes, et accrochait au mur une magnifique banderole. Aujourd'hui, le 15 mai, Geki fêtait ses dix-sept ans ; les bronze avaient donc décidé d'organiser une petite fête, où tout le monde pourrait s'amuser. Le chevalier de l'Ours n'avait, évidemment, pas été informé de cette fête… June et Ban se chargeaient de le distraire, et l'avaient traîné à Athènes où se tenait un marché aux puces immense. Geki aimait bien les vieilleries.
C'était d'ailleurs ce qu'ils lui avaient trouvé comme cadeau : une vieille radio qui réussissait, ô miracle, à capter de la musique dans les baraquements des bronzes. Victoire ! Ça mettrais de l'animation, et ils avaient prévu de s'en servir ce soir pour mettre de la musique. Ils s'y étaient mis tous ensemble, parce qu'elle était un peu chère, et que les salaires des bronzes étaient… Ils n'en étaient pas, en fait. A peine de l'argent de poche. Ils avaient dû mettre en commun leurs maigres économies pour le cadeau et la nourriture avait été gracieusement fournie par la cantine du Sanctuaire.
La licorne observa ce qui faisait office de place publique chez les bronzes : le centre de leurs baraquements. Une fontaine coulait en glougloutant, et quelques colonnes abattues permettaient de s'asseoir ; quelqu'un avait même ramené une table avec un parasol, qui servait souvent aux plus âgés à jouer aux cartes, le soir, quand ils n'étaient pas de patrouille.
« - Hé, Jabu ! Alors, ça avance, cette fête ? »
Le japonais se retourna pour se retrouver face à Marcel. Marcel était un bronze, un solide gaillard d'un peu plus de quarante ans, chauve comme un caillou et qui riait fort ; il disait souvent que la nouvelle génération avait pris trop de coups sur la tête pendant la guerre et qu'ils disposaient d'un seul neurone à eux tous. Jabu l'aimait bien ; c'était le plus vieux de leur ordre, et faisait office de grand frère pour tout les moins de dix-huit ans qui composaient la majorité des troupes de bronze.
« - On a terminé, sourit-il. C'est gentil de nous laisser la place !
- Pas de quoi, mon gars. Ça fait du bien d'vous voir vous amuser de temps en temps. »
L'adulte parcouru la place du regard. Il nota la banderole, les tables sorties des maisons, la vieille radio emballée dans du papier journal et les bouteilles de jus de fruit qui attendaient sagement d'être débouchées.
« - Vous avez que ça à boire ?
- Ben… ouais, c'est la cantine qui a fournit, expliqua l'adolescent.
- ça explique les sandwichs triangles, s'amusa Marcel. Mais vous avez rien d'autre ? Pas d'alcool ?
- Bah…
- Rooh, mais vous êtes jeunes ! Faut en profiter ! A ton âge j'avais déjà pris ma première cuite depuis longtemps !
- ça, on en doute pas un instant, ricana Hyoga qui passait à côté d'eux. »
Il se prit un coup de pied aux fesses. Jabu rigola doucement.
« - On n'aura pas le temps de faire l'allé retour à Rodorio, fit-il. Et pas sûr qu'ils acceptent de nous vendre de l'alcool… On reste mineurs. »
Des mineurs qui avaient roulé sur deux dieux, et une chevalerie dorée, mais chut, il ne fallait pas remuer le couteau dans la plaie.
A ces mots, Marcel mâchonna sa moustache -qu'il avait fort longue- et se pencha vers la Licorne d'un air conspirateur.
« - Pas besoin d'aller à Rodorio, fit-il à voix basse. Tu vois le septième temple ?
- Celui de la Balance ? Euh, oui, mais c'est quoi le rapport ?
- Tu trouveras tout ce qu'il te faut là-bas. Si tu dis que tu viens de ma part, le Seigneur Dohko te fera même un prix, j'en suis sûr. Tiens. »
Il sortit un vieux porte-feuille décrépis de sa poche et en tira un billet de cinq mille drachmes, qu'il colla dans la main du plus jeune.
« - Voilà ! Avec ça, votre fête sera plus drôle.
- Wow, merci, balbutia Jabu. On te remboursera, c'est promis !
- Bah ! C'est pas grand-chose va, c'est ma participation pour l'anniversaire de Geki. File maintenant, avant que ton pote revienne. »
Le japonais hocha la tête et fila en lui adressant un grand sourire.
Depuis la fin de la guerre, c'était beaucoup plus facile de grimper jusqu'en haut. On leur laissait bien volontiers le passage, en réalité, et les ors n'étaient plus stationnés en permanence dans leurs temples. Aussi, au premier, il ne vit pas la trace de Mû, et au deuxième, Aldébaran lui adressa seulement un signe de main depuis son jardin. Au troisième, il fut cependant arrêté par l'un des jumeaux -lequel, Jabu était bien incapable de le dire.
« - Salut morveux, fit l'adulte -Kanon donc. Tu vas où ?
- Au septième, répondit poliment l'adolescent. Je peux passer ?
- Moui. Mais fait gaffe, y'a des bouts de marbres qui pleuvent. »
Comme pour lui donner raison, un morceau de pierre gros comme un pamplemousse s'écrasa à quelques mètres d'eux, les faisant sursauter, et explosa, et laissant une trace d'impact sur le sol déjà bien malmené du temple des Gémeaux. Kanon le regarda avec un air des plus blasés et soupira.
« - ça… arrive souvent qu'il pleuve du marbre chez vous ? Osa demander Jabu. »
Il n'avait pas envie de se prendre ça sur le crâne ! Mort par gravats. Pas très glorieux.
« - C'est à cause des infiltrations d'eau. Le toit à mal été refait et ça pourri les bas-reliefs, grommela l'ancien Marina. Artisans de merde. Même chez Poséidon, on arrivait à avoir mieux. Et on était cinq cent mètres sous la flotte ! »
Triste journée que celle des Gémeaux, visiblement. Devoir porter un casque chez soi, ça ne devait pas être très drôle.
« - Tu vas au septième, vous avez dit ?
- Oui.
- Tu sais quoi ? Je t'accompagne. Ras le bol des pluies de cailloux. »
Ainsi, l'adulte le mena astucieusement jusqu'à la sortie du temple, en rasant les murs pour éviter de prendre une caillasse sur le coin du museau. Victoire pour la Chevalerie ! Athéna serait fière d'eux.
Le reste de l'ascension fut plus simple ; Deathmask n'était pas chez lui, ce qui arrangeait bien les bronzes, qui avaient peur de lui comme la majorité des gens du sanctuaire, Aiolia faisait des pompes à l'ombre d'une colonne et Shaka méditait dans son jardin. Ils arrivèrent donc sans encombre chez la Balance. Kanon monta les marches en sifflotant, visiblement habitué des lieux.
« - Dohko ? Tu es là ?
- A l'arrière ! »
D'un signe de main, Kanon fit signe au plus jeune de le suivre. Il les mena entre les colonnes et les statues jusqu'à une petite alcôve, aménagée en espace d'entraînement. Le saint de la balance se redressa, interrompant son exercice. Il avait laissé sa chemise sur le sol, révélant l'impressionnant tatouage de tigre qui s'étalait sur son dos. Il était aussi majestueux que celui de Shiryu…
« - Kanon, salua le chinois avec un sourire. Et Jabu, si je ne m'abuse ? De la licorne ?
- C'est ça, Seigneur.
- Ravi de te rencontrer. Qu'est ce que je peux pour vous ? Kanon, ça s'effondre toujours par chez toi ?
- Toujours, soupira le Gémeaux. On a passé la journée à éviter les bouts de marbre.
- Parles-en à Shion avant la réunion de demain. Et vous, les enfants ? »
Jabu s'appliqua à ne pas se vexer. Ils étaient tous des enfants auprès du vieux maître, qui battait des records de longévité avec ses deux-cents soixante-deux ans au compteur. Et sans rides, s'il vous plaît !
« - C'est euh, Marcel qui nous envoie, fit-il en se sentant un peu idiot. Marcel de la Girafe… C'est a dire que… on fête l'anniversaire de Geki ce soir… et on se disait…
- Les gamins veulent se bourrer la gueule, traduisit Kanon. »
Jabu piqua un fard. Non mais… Mais pas du tout ! Dohko éclata de rire devant la déconfiture du plus jeune.
« - Ah, c'est beau la jeunesse, rigola-t-il. C'est bon gamin, pas de quoi rougir. J'ai eu ton âge, moi aussi. Qu'est ce qu'il te faut ?
- Je sais pas vraiment. J'ai cinq mille drachmes, mais j'y connais rien en alcool…
- Cinq mille… Ouais, je vais te trouver quelque chose. Kanon ? Comme d'habitude ? »
Il approuva d'un claquement de langue. La Balance récupéra sa chemise sur le sol, l'enfila, et fit signe à ses invités de le suivre. Ils dépassèrent deux colonnes et une statue avant que le propriétaire n'ouvre une petite porte, qui dévoilait un escalier poussiéreux.
« - Attention la tête, prévint le chinois en descendant. »
Il n'y eu que Kanon et son mètre quatre-vingt-huit qui eu besoin de se baisser pour éviter le plafond, et les quelques habitantes à huit pattes qui y avaient élu domicile. L'escalier les mena à une réserve, et Jabu ouvrit grand les yeux ; il y avait des centaines de bouteilles, plus ou moins poussiéreuses, alignées sur des étagères branlantes. Il y avait de quoi soûler toute la chevalerie ! Deux fois !
« - Fait pas cette tête, taquina Kanon. T'as pas vu les placards de Shaka ! »
Non, et il ne voulait pas savoir, merci bien ! Il regarda le très respecté vieux maître saisir deux bouteilles emplies d'un liquide ambré et les lancer vers son collègue, qui les rattrapa d'une main experte.
« - Rhum Botran 15 ans d'âge, en provenance direct du Guatemala. Ça sera treize mille drachmes.
- Autant ? S'étonna Kanon.
- Hé, ce sont des bouteilles de qualité. C'est bas, comme prix !
- Okay, okay. Tiens. »
Il lui fournit une poignée de billets, qui disparurent dans les poches du chinois. Après quoi, celui-ci se tourna vers Jabu, le sourire aux lèvres.
« - A nous deux, chevalier ! Quinze mille, tu m'as dit ? Bon, je dois avoir des trucs qui traînent. »
Il parcourut les étagères du regard, et en retira trois bouteilles d'alcool différentes, qu'il présenta au japonais.
« - ça, c'est du rhum, ça se mélange avec des boissons fruitées comme du jus d'orange. Quoi que, vous pouvez bien le mélanger avec ce que vous voulez, mais c'est comme ça que c'est le meilleur. Ça, c'est de la crème de cassis. Attention, c'est assez fort. Et ça... »
Il désigna la plus petite bouteille, qui portait une inscription en chinois, qu'il ne pouvait pas lire -il demanderais à Shiryu de faire la traduction.
« - ça, c'est cadeau. C'est pour un anniversaire, c'est ça ?
- Oui, celui de Geki. Qu'est ce que c'est ?
- Du Wuliangye, sourit la Balance. Attention ! Un fond seulement, mélangé à quelque chose, sinon vous allez le regretter demain matin. Et joyeux anniversaire Geki.
- Merci beaucoup ! Remercia joyeusement la licorne. »
Il remit son argent à son supérieur et fila, le sourire aux lèvres. Kanon le regarda partir avec un rictus.
« - Tu corromps la jeunesse, maintenant ?
- Ne te plains pas ou j'augmente mes tarifs, plaisanta le septième gardien.
- Uhu. Mais quand même. Du Wuliangye ? De contrebande, en plus ? Tu veux les tuer, en fait ?
- Bah ! Ils sont increvables, ces jeunes. Ce n'est pas une gueule de bois qui va nous en débarrasser. »
Kanon hocha la tête. Certes. Ils étaient pires que des cafards, ces mômes. Résister à un Pope fou et deux dieux majeurs, rien que ça… Et puis bon. À leur âge, il se sifflait les bouteilles d'alcool d'algue que Kaasa distillait dans sa baignoire. Mémorables soirées.
« - Y'a pas ton disciple, dans le lot ?
- Shiryu est un grand garçon, souris la Balance. Il sait où sont ces limites.
- Ouais. Mais les autres ?
- Toi, Kanon le pirate, tu t'inquiètes d'une consommation d'alcool ? Taquina Dhoko. Qui l'eu crû ?
- Ah mais qu'ils boivent, je m'en fous ! C'est pas moi qui nettoierais le vomi, ricana le Gémeaux. J'en plaindrais presque les servantes... »
Dhoko leva les yeux au ciel. Tous les mêmes, ces mômes…
J'ai ris en l'écrivant, j'espère que vous avez ris en le lisant.
N'hésitez pas à me proposer des activités pour vos ors préféré... Ils y en a encore douze à faire ! Et n'oubliez pas que la review est le salaire de l'auteur !
