Ce texte répond à l'atelier de Noël n°40 de l'Enfer de Dante : situation : A essaie d'écrire un roman d'amour sur Noël mais a le syndrome de la page blanche et rencontre B dans un café et/ou placer les mots : Manège, musique et jouet. J'y ajoute la semaine des couples : Hector Barbossa / Davy Jones, le personnage du jour : Davy Jones, et le 50 nuances : 50 nuances de Pirates des Caraïbes.
Hector savait que ce n'était pas le métier le plus « viril » du monde, mais il était écrivain de roman d'amour. Sa maison d'édition lui avait réclamé une romance sur Noël, mais l'auteur se retrouvait avec le syndrome de la page blanche. Il avait tout essayé : rester chez lui sans un bruit face à son clavier, sortir se promener à la recherche d'inspiration, prendre son ordinateur portable et aller dans un café fréquenté par les jeunes auteurs, etc... mais rien n'y avait fait. Le brun avait fini par se dire qu'il n'arriverait jamais à sortir le moindre mot, mais il avait fait la rencontre de Davy Jones dans ce fameux café. Davy, lui, était plus spécialisé dans les romans d'aventure et de fantaisie. Les deux hommes avaient rapidement sympathisé, et avaient même fini par sortir ensemble. Hector n'avait pas bien compris au début d'où était sortie cette relation, car auparavant il n'avait jamais été attiré par un homme, mais cette fois était différente, c'était leur métier qui les avait rapprochés. Davy avait lui aussi eu le problème de la page blanche pour son précédent roman.
Avec l'aide et le soutien de son amant, Hector avait réussi à faire son roman d'amour de Noël qui s'était révélé numéro 1 des ventes cette année-là. L'auteur était parfaitement conscient que c'était grâce à l'aide de son partenaire et il lui avait donc dédicacé l'ouvrage, c'était le moins qu'il pouvait faire selon lui.
Trois ans étaient passés depuis leur rencontre et les deux hommes vivaient maintenant ensemble. Davy soupira et se passa une main dans les cheveux, Noël était une période magique, formidable et qui éveillait toujours son inspiration, mais là il allait devenir fou ! Les hauts-parleurs de la ville beuglaient des musiques de Noël qui arrivaient à passer à travers le triple vitrage de leur appartement ! L'auteur grogna et se leva de son fauteuil de bureau, il n'arriverait pas à se concentrer aujourd'hui, il le sentait. Il partit se préparer un truc à grignoter et revint dans le salon. Hector finit par le rejoindre et soupira :
-Moi non plus je n'arrive pas à bosser avec cette musique ! Si nous on l'entend après nos vitres quasi blindées, j'imagine que les gens dans les rues doivent saigner des oreilles, ça doit être assourdissant !
Les deux hommes se mirent à rire mais redevinrent vite boudeurs. Davy lança :
-Franchement, je crois que je vais passer un coup de fil au maire pour lui demander de remédier au problème. Nous ça nous dérange dans notre travail, mais j'ose même pas imaginer ce que doivent endurer les familles avec enfants qui doivent faire la sieste l'après-midi ! Ce manège a assez duré, il est temps de dire stop !
L'auteur attrapa son téléphone, fit défiler ses contacts et appuya enfin sur le bouton d'appel. Il avait une bonne entente avec le maire car il n'avait pas rendu public le fait que lors d'une soirée un peu éméchée après sa victoire après l'élection, le jeune maire avait eu une attitude inappropriée et les mains plus que baladeuses. De plus, Davy avait été à l'école avec la femme du maire, alors il était dans les bons papiers de ce dernier. L'auteur sourit lorsque son interlocuteur décrocha enfin :
-Salut comment ça va aujourd'hui ? Super ! Non moi ça va très mal. C'est quoi ce bordel de hauts-parleurs qui hurlent de 7h du matin jusqu'à 21h ?! On ne s'entend même plus penser dans l'appartement alors qu'on a du triple vitrage ! Oui... parfait, trop aimable !
Davy raccrocha sous le regard amusé d'Hector. Celui-ci demanda :
-Tu crois vraiment qu'il va changer quelque chose ?
-Oui, il a bien trop peur que je révèle à tout le monde qu'il m'a peloté les couilles et qu'il a essayé de me tailler une pipe quand il était bourré après son élection en tant que maire. Je ne le dénoncerai pas car je ne suis pas comme ça, mais il a bien trop peur pour sa réputation.
Hector éclata de rire :
-C'est fou ce que les politicien sont trouillards !
-A qui le dis-tu !
Un instant plus tard la voix du maire résonna dans les hauts-parleurs :
-Chers habitants, suite à une réflexion j'ai remarqué que le volume de la musique d'ambiance de Noël est bien trop élevé et peut incommoder votre bien-être. Je m'en excuse et vais aussitôt remédier à ce problème. Je vous prie de m'excuser pour la gêne occasionnée.
La musique repris, beaucoup moins forte à présent puisque le couple ne l'entendait même plus, ils avaient été obligé d'ouvrir la fenêtre pour vérifier si elle avait été remise. Hector sourit :
-Voilà, à ce volume c'est réellement une musique d'ambiance, pas un bulldozer destiné à nous percer les tympans !
Il referma la fenêtre et regarda son amant :
-Bon, on essaye de travailler un peu ou on abdique pour aujourd'hui ?
-Deuxième option ! Ça m'a bien trop énervé, je n'arriverai à rien aujourd'hui.
-D'accord, dans ce cas je propose un après-midi cocooning devant la télé.
-Excellente idée !
Ils échangèrent un sourire et partirent en direction du salon pour ce programme très intéressant.
Fin.
