Genre: Pov Naruto Angst ; OCC ; combat ; sang ; Deathfic, WIP, Aventure, Mystery, Drama/Tragedy ; Lime ; Darkfic UA. DARKFIC

Info personnelle : Salut à tous. Me voici de retour, avec une fic, que j'espere, va vous plaire. C'est une fic en M, donc mort, tragédie, sang. Je me lâche et tout est possible. On va bien s'amusé ^w^

Disclamer : Les personnages que vous allez voire ne sont pas de moi. L'univers est de moi. Le scenario est de moi.

Chapitre I : Retour à la maison

La nuit sans lune, plonge une route dans une mort apaisante. Loin de la ville, loin de la civilisation, le marcheur se perd et meurt sans qu'on lui donne de l'importance, emporté par le sable, emporté par les prédateurs, sans lui laisser le temps de comprendre.

Cette paix se trouve brisée soudainement, par de multiples explosions et une traînée de lumière.

À cheval sur leurs motos, passant à vive allure, une horde de neuf traverse la route en flèche de trois rangées, leur allure modérée, n'ayant pas à s'inquiéter, sans pour autant avoir envie de s'éterniser.

Le chef de l'escouade, placer en avant, fait signe de la main droit, signalant, au plus en arrière, suivant le mouvement, plus que la route, qu'il arrive à destination et qu'il leur faudra se préparer à tourner. Sortant de la route principale pour un chemin de terre, qui ne sera pas le premier réflexe du voyageur, même aventureux, ils traversent une forêt dense, le chemin est assez large pour les trois rangées en flèches, sans pour autant laisser la place à d'autres véhicules de naviguer, ce qui ne sera pas une gêne, étant les seuls, normalement, à trouver sur la route.

Ne rendant visible que ce que les phares des motos donnent, aucun ne s'intéresse à l'obscurité. Les seuls êtres y habitant étaient des animaux fuyant le bruit des motos et savant qu'elle appartienne à un prédateur bien plus dangereux que ce que pourrait donner une horde entière de leur propre espèce.

Au bout du chemin, progressivement, se dessine un manoir de trois étages, large de soixante mètres, sur un terrain déboisé qui l'entoure assez pour faire respirer la maison, sans permettre à l'humain d'y naviguer sans rentrer dans les bois.

En un autre signe, le chef fait signe qu'ils sont arrivés et, ceux derrière, doivent ralentir pour que les motos se garent en une ligne droite, le long de la maison, sur leur place réservée, sans nom.

Béquille au sol, descendent tous, sans avoir d'ordre, ils gagnent la maison, sans s'inquiéter de leur véhicule, les seuls bipèdes étant de la famille.

La maison, assez ancienne, solide, a l'odeur et la chaleur d'un feu alimenté, donnant quelques frissons au plus frileux, bien heureux de quitter le froid de la nuit.

Sans un mot, tout retire leur veste sans manche, en cuir noir, avec un nuage rouge entouré de blanc dans le dos, pour se débarrasser de leurs vêtements lourds, qui les protégeaient de dehors, certains faisant de même avec leur lame et arme de poing, savant qu'il n'en aura pas besoin ici.

Plus à l'aise, leurs corps respirant, les huit, sous le regard du chef d'escouade, gagne la salle ouverte, à la lumière accueillante, le seul chemin non barré par le corps du responsable, ayant tous remis sur leur épaule leur cuir.

La salle est une représentation de salon, avec une grande table en pierre transparente, semblable à du verre noir, neuf chaises, dont une au bout de table, laisser pour le chef d'escouade, les autres prenant leur place qui se sont naturellement attribuée avec le temps.

Allongé, la pièce fine, a assez de place pour la table et quelque meuble autour, ayant une entrée ouverte vers une autre pièce, d'où sortira, après plusieurs minutes de silence et attente des autres, l'un des motards, plateau en mains, rempli de tasse fumant, qui sera posée en plein milieu.

Chacun se saisit de sa porcelaine, les quelques regards l'un vers l'autre cherche à savoir qui va briser le silence.

Le bruit d'inspiration du liquide chaude, venant du chef, s'en occupe, attirant l'attention. Ayant les cheveux violets, jusqu'au niveau du cou, son teint pâle et visage fin, donne une impression de maladie et faiblesse, pourtant, aucun a l'idée de le défier.

- Ne nous voilons pas la face. Nous avons subi une défaite. Commence doucement l'homme dans la trentaine.

Au bout de la table, sur la rangée de droit, un homme à la carrure solide, ayant des coutures des lèvres aux oreilles, tel un sourire de joker, fais sonner sa voix grave, imposante.

- Ce n'est pas la première fois.

- Ouais, putain. On prend les armes et en un tour de main, c'est réglé. Réagis un homme à son opposé, le corps fin, la chemise ouverte sur plus de la moitié de son torse, les yeux violets et cheveux argentés.

- Toujours à parler sans réfléchir. Ferme l'avant de dire plus de connerie, Hidan. Réponds le précédent, provoquant la colère et injure dudit Hidan.

- Suffis. Retentis une voix féminine, aussi vite la dispute commencée.

Les deux hommes s'arrêtent, le regard tourné vers la droite du chef d'escouade, sans se perdre de vue.

Cheveux bleus, seule femme de la table, son regard jaune peut sembler doux, une cible parfaite dans ce milieu masculin, mais si elle se trouve à la droite du chef, c'est qu'elle a mérité sa place et son surnom de « messagère de la mort » est un poids suffisant.

- Nous ne sommes pas en situation de nous disputer. Je sais nos liens difficiles, surtout ses derniers temps…

Par réflexe, son regard navigue sur deux personnes de la table, sans s'y attarder, ceux-ci n'ayant pas de regard différent.

- … Nous devons être unis. Cette guerre n'est pas à notre avantage.

- Si elle n'est pas déjà perdue. Fait un roux, à la peau bronzer, le visage plus fin que celui du chef, les yeux vides de sentiments.

Les regards sont tous sur sa personne, le poussant à dire ses pensées, même si c'est, plutôt, prendre le rôle du porte-parole de leurs noires pensées.

- Nous avons connu des batailles, des victoires, défaits et jamais nous n'avons perdu de guerre. Nous sommes forts, mais…

Il appuie la conjonction d'opposition, donnant de la force aux mots suivants, qu'ils savent être durs à accepter.

- Jamais encore, nous n'avons connu pire situation. Nous venons de quitter notre QG principale, fuyant…

Des oppositions, en des plaintes, sifflant, menaçant, se font vite entendre, mais le roux continue.

- Oui. Appeler cela comme vous voudrez, choisissez un mot pour vous voiler la face, nous avons fui. Elle fut préparée, pour ne laisser que peu derrière nous, mais c'est une fuite.

- Tu es pessimiste, Sasori.

- Réalise. Je l'ai toujours été. Cette situation ne me plaît pas plus qu'à vous et, si le choix devait être donné, je choisirais les armes. Sauf qu'on n'est pas là pour ça.

Un froid se jette dans la troupe.

- On en est donc là ? Demande un blond, queue-de-cheval, les yeux bleus, donc un caché derrière une mèche.

- La perte de nos principales attaches et de la grande maison va résonner dans toutes les oreilles. Pour eux, nous serons déjà morts et on perdra le pouvoir de notre nom. Son retour marquera un grand coup.

Un brun, cheveux jusqu'aux bas du cou, se différencie des autres par la pâleur de sa peau, ses rides de fatigue sous les yeux, donnant à son regard une froideur et un sérieux, que les yeux rouges ont déjà de grand et imposant.

Son voisin de droit, un grand homme, le plus grand de tous, à la carrure qui n'est surpassé que par l'homme aux cicatrise, son corps n'ayant rien à lui envier, couvert qu'il est de tatouage et de blessure, lui donnant un teint écailleux, donc les dents pointues accentuent son côté apparent de monstre marin, prend la parole avec amusement.

- Tu m'étonnes qu'elle marquera. Je prends même les paris que toutes nos emmerdes vont s'arrêter.

Son petit rire, sadique, donne quelque sourire, léger, pour confirmer être de son avis.

- Quitte à prendre un rôle lunatique, mais sommes-nous sûrs de vouloir nous engager dans cette voix ? J'entends par là, qu'il n'y aura pas de retour en arrière. Annonce le blond.

Le chef, silencieux, prend la parole, stoppant toutes les tentatives de parole et coupant les débuts de mots.

- C'est la raison pour laquelle nous sommes réunis autour de cette table. Si son retour doit se faire, je veux que cela soit unanime et bien réfléchi. Je sais que, ses derniers mois, je n'ai pas su protéger notre apogée, n'ayant que cette capacité à la maintenir. La famille Uchiwa partie. Obito disparu. Notre nom a créé le retour d'ennemie, trop pour qu'on puisse tous les gérer en même temps. Cela m'arrache la langue de le reconnaître, prouvant notre situation délicate, mais le retour du démon mettra la majorité de nos ennemis sous terre et l'autre en retrait. Nous pourrons, dans les premiers mois, nous remettre sur rail et rappeler notre importance.

Un rire puissant retentit, attirant l'attention de tous, mais aucun ne sera surpris de voir venir celui de l'homme argenté aux yeux violets.

- Alors ça. Rien que pour cette scène, je ne regrette pas de ne pas m'être encore barré. Toi, Nagato, qui plaide pour le retour du démon.

- Hidan ! Crache la femme, frappant du poing sur la table, mais bien vite, les réactions s'enchaînent.

- Il a raison ! Après ce que vous avez causé, vous revenez la queue entre les jambes et vous pensez qu'on ne va rien voir venir ? Demande l'homme écailleux.

La femme se tourne vers lui, mais une main du chef sur son avant-bras la retient de parler, le chef jetant un coup d'œil sur l'homme à sa gauche, le seul à ne pas avoir parlé, mais qui ne perd rien de l'échange, n'ayant pas besoin de signe pour comprendre.

Trois ans que l'abcès à éviter d'être touché, il est temps de le crever et nettoyer.

- Vous saviez que son départ serait le début des emmerdes et vous m'avez garantis que vous pourriez gérer. Je suis clairement un abruti de vous avoir cru. Crache le roux, d'une voix froide, mais qui ne perd en rien de sa véhémence.

- Nous sommes tous des abrutis dans cette histoire. Annonce le brun aux yeux rouges, prenant les regards de tous.

Des mots se retiennent derrière des lèvres closes, non par respect, peur, ou manque d'envie, chacun voulant entendre la suite. Cet homme, par le fait d'être le seul à la table, se trouve être le seul représentant de la famille fondatrice du club, n'ayant pas le rôle de chef qu'uniquement parce que, officiellement, il le refuse. Par ce titre acquis, il sait que ses mots doivent être réfléchis et impersonnels.

- Nous avons fait une erreur. Une erreur que, pourtant, je ne regrette pas. Certes, nous avons eu nos « merdes », comme vous aimez le dire, mais aussi nous hauts durant ses trois ans et tous, vous y avez profité.

- "Profiter", ou non, le prix que nous payons ne vaut pas ses hauts, rien ne le vaux. Fait le cicatrisé.

- Certes, mais quand on pose les choses, même aujourd'hui, il est à constater que seuls les plus réfléchis ont voté « pour ». À cette époque, nous voulions la paix, nous sortions de guerre interminable, dont la plupart ont été causées par ses choix. Logiquement, pour aspirer à la paix, il fallait l'exclure. Défends le ridé.

- Une paix relative. Les combats n'ont pas cessé. Fait le blond.

- Mais nous n'avons pas connu de guerre. Se défend la femme.

- Sauf que nous n'avions jamais été autant en paix. Réponds le chef, coupant court à toute discussion.

Les regards braqués dessus, il enchaîne.

- Comme l'a dit Itachi, nous avons fait une erreur et, même si, sur le moment, cela semblait et une bonne idée, cela reste une erreur. Aujourd'hui, non la queue entre les jambes, je reconnais que les ennemies sont trop nombreuses et les alliances peu existantes. Nous sommes en équilibre entre la protection de notre nom et nos actes. Si nous l'avons fui, aujourd'hui la guerre est à nos portes et, quoique je veuille l'éviter, je ne vais pas l'ignorer. C'est pour cette raison que j'ai pris les disposions pour qu'on déplace nos armes, qu'on protège nos réseaux internationaux et qu'on garantisse nos livraisons. Notre image en extérieur est toujours solide et nous donne du temps pour régler les quelques problèmes qu'on peut entendre autour de nous. Sommes-nous d'accord ?

Un silence, des regards l'un sur l'autre, puis une main qui se lève, venant du cicatrisé, se trouvant à l'opposer droite de la table.

- Pour.

- Pour. Enchaîne l'argenté en levant la main.

- Pour. Fait le roux.

- Hm, pour. Fait le blond.

Les quatre se sont enchaînés dans la parole et mouvement. Un silencieux brise la chaîne, tournant le regard sur la femme et le chef, avant de lever la main et hocher la tête, toussotant un « pour ».

Ne pouvant donner son avis qu'à la fin le chef laisse le ridé aux yeux rouges, à côté du cicatrisé, lever la main pour donner son accord, suivit par le petit rire du tatoué écailleux. La femme est l'avant-dernière et, d'un regard pour supporter ceux des autres, elle lève la main et dit « pour », leur prouvant, autant qu'à son chef, que contrairement au silencieux, elle fait son choix par sa propre volonté, ayant plaisir à vouloir le retrouver.

- Pour. Le choix est unanime. Il peut revenir.

- Encore faut-il qu'il en ait envie. Crache d'une voix grave, l'être à sa gauche, créant un nouveau silence froid.

xxx

Le claque du téléphone brise l'ambiance apaisante de la chambre à coucher.

Assis sur le devant du lit, le torse en avant, un jeune blond, de seize ans, est pensif, les yeux dans le vide.

- Naruto ?

Restant dans sa position, le jeune Naruto sort de ses pensées quand une joue se pose sur son épaule gauche, un bras droit entouré corps par-derrière et que son dos sente une forte poitrine appuyer.

- Un souci ? Demande la jeune fille de son âge.

- Des vieux potes. Rien d'important. Réponds le blond en lâchant le portable sur ses vêtements à terre, se tournant pour caresser la joue gauche de la peau de porcelaine à ses côtés.

Telle une féline, la tête s'appuie sur la main, profitant de la douceur de la caresse, ainsi que son odeur avant de sentir, avec plaisir, ses lèvres être pressés et son corps basculer sur le dos, se faisant couvrir du corps nu de son aimé.

Les cheveux longs, brune bleuté, entour le corps féminin jusqu'aux fesses, donnant un air sauvage à son corps blanc, pâle, marqué de quelques rougeurs et bleus, brisant la perfection du corps et un rappel, pour les colbats de Naruto, du contrôle qu'il doit avoir sur lui-même.

Comme lisant dans ses pensées, la main douce force le regard sur son visage, son sourire et ses yeux blancs, l'hypnotisant dans la vision d'un ange. Elle sent le corps se réveiller et bientôt prendre possession d'elle.

La bouche dévorée, les langues dansant, Naruto domine le corps sous lui, imposant sa présence, ce qui force la femme à suivre son rythme, sans que cela lui déplaise, surtout en sentant les mains naviguer sur son corps et l'intérieur de sa hanche se faire frôler avec lenteur.

- Sûr de toi ? Demande l'adolescent blond, entre deux baisers dévorants, sa voix rauque de désir et la rhétorique qui prouve qu'il rejette le refus.

- Les marques vont bien finir par partir. Fait-elle avec sourire, avant de se jeter sur les lèvres en fermant les yeux, finissant de s'exciter en sachant appartenir à celui qu'elle aime et qu'il va la posséder.

Intense, lent, rempli de désir, leur danse fut différant à d'habitude, par le blond qui a l'esprit pris de question, qu'il cherche et réussit, plus ou moins, à mettre de côté avec cette échange charnelle.

Les yeux remplis de désir pour le corps sous le sien, se laissant posséder, gémissant, cherchant à s'ouvrir le plus, à prouver qu'elle lui appartient, sont un poids qui le pousse à refuser d'accepter un changement.

xxx

Reprenant leur souffle à cette danse, Naruto est allongé sur le dos, le regard sur le plafond, les réflexions profitant de son esprit affaibli, pendant que son torse sert de coussin à la tête pâle, se berçant au rythme de son cœur battant avec force et son odeur. Elle aussi est dans ses pensées, hésitant entre son devoir de se taire, ne pas chercher dans les pensées de son homme, ainsi que son envie de comprendre, sachant que les deux conduiront à changer leur quotidien.

- Où vont tes pensées ? Demande-t-elle, avec douceur et inquiétude.

- Pour toi. Réponds par automatisme Naruto.

Il ne cherche pas à cacher son mensonge, lui faisant comprendre qu'elle n'a pas sa place, en cet instant, dans son esprit.

- Je t'aime, Naruto.

Ses trois mots, elle les a dits avec espoir, avec envie. Ils lui ont échappé et sont comme une demande de bouée, avant qu'elle se noie. Des mots que Naruto ne lui dira pas, non parce qu'il ne le peut ou n'en a pas l'envie, seulement son esprit n'est pas avec elle.

À cette constatation, sa seule réaction fut de fermer les yeux et attendre, profitant de ce qu'elle a encore, amassant des miettes pendant qu'elle le peut, cela s'arrêtant une heure après. La main de droite, bronzée, du blond, plonge dans son cousin, en sortant un pistolet.

Ses yeux fermés, se gravant l'image du blond qu'elle connue durant ses trois ans, du Naruto qu'elle a aimé et admiré. Elle sent une pression au-dessus de son crâne, se convainquant que ce n'est que la main de son aimé, la caressant pour qu'elle dorme en paix.

Elle n'a pas peur, pas de haine, pas de mépris. Elle savait ce jour venir un jour. Il ne lui a pas dit, mais elle le savait par son regard emplit d'amour pour elle, ayant une tache sombre au fond, une sorte de fuite à sa situation, comme si, contrairement à elle, il ne s'était pas complètement appliqué, pour éviter de souffrir.

La pression reste une minute, ou deux, elle ne le sait, mais elle est heureuse de la sentir, tant pour la preuve quelle vie encore, que celle de la force des sentiments que Naruto combat.

Un bruit, léger, tel un clic, faible, retentit pourtant à son oreille tel le seul bruit qui existe autour d'elle. La pression disparaît la seule chose qu'elle sent, c'est l'humidité sur le sommet de son crâne, avec une sensation de douceur.

Se redressant, les yeux grands ouverts, écarquillés, elle libère le blond, qui quitte le lit, lui offrant la vision de son dos tatoué d'un renard à neuf queues et son arme le long du corps, commençant à prendre ses affaires de la journée, posé sur le meuble par les soins de la brune.

- Na…

Des larmes montent et coulent le long de ses joues, regardant le blond s'habiller, sans se presser.

- Tu m'as promis… Tu me… Chuchote-t-elle, se refusant cette réalité.

Un silence répond à sa remarque, qu'elle sait être entendue.

Naruto n'est plus dans ses pensées, son regard est décidé, il a posé et réfléchi cette situation.

Ce n'est pas celle qu'il a prévue, ce n'est pas celle qui est la plus réfléchie, la plus logique, ni même la plus compréhensible, mais elle est la seule choisie, parce que c'est celle qu'il désire.

Un regard sur le corps dans le lit, avachi sur ses genoux, tremblant de peur et de larmes, puis il quitte cette chambre en claquant la porte, la laissant seule dans sa tristesse.

xxx

Habillé d'une veste noire et orange, majoré par la première et peu saturé pour la deuxième, un logo d'une spirale rouge sang dans le dos, entre les deux omoplates. Son pantalon noir est large, permettant une liberté de mouvement optimal. Autour de ses jambes, apparaissent, pour le plus analytique, sans forcément s'en cacher, des étuis tactiles avec deux Glock 31, fiable et d'une précision remarquable, même à des distances moyennes, le tout en munitions perçantes.

Marchant de ses rangers légers, privilégiant la mobiliser que la résistance, sans avoir à rougir de cette dernière, Naruto ouvre une lourde porte, pour un groupe de quinze, sur le départ avec deux voitures et un camion.

Attirant l'attention par sa présence, beaucoup s'étonnent de le voir, les plus rapides le saluent, ne voulant pas s'attirer son mécontentement par impolitesse, sans réagir quand il ne leur renvoie pas. Ses pas le mènent vers la voiture à l'arrière du camion, où, en cercle, fume cinq personnes, discutant rapidement entre eux, se coupant quand Naruto s'approche, brisant le cercle pour tous le regarder, leur fusil d'assaut leur barrant le corps, leurs deux mains dessus, prenant une position défensive, tout étant prêt à tirer au moindre signe.

Des cinq, seul un a toujours la cigarette au bec, appuyé contre la voiture et ne donnant pas la peine de lui faire face, son fusil pendant le long du corps, sa gauche visible pour tenir sa cigarette, le pouce sur le menton comme appuie pour que sa main cache le bas de son visage de toute lecture, même si son expression de marbre empêche déjà les plus talentueux de savoir à quoi il pense. Naruto, notant que sa droite est caché derrière l'amas des quatre corps, ne doute pas que lui aussi à une arme en main.

- Que veut le toutou de la Soke ? Demande-t-il sans lui agresser d'autre signe à l'adolescent qui le fixe sans considérer les quatre autres.

- On m'envoie pour que je supervise avec toi la livraison. Réponds Naruto, froidement, prouvant qu'il n'est pas plus heureux d'être présent.

- La Bunke n'a pas besoin d'aide. Crache le brun aux longs cheveux, se réunissant sur les points par un élastique.

- Je n'en ai rien à foutre qu'elle en ait besoin ou non. Tu feras ton caprice à notre retour. Crache le blond, le fixant dans les yeux blancs.

De son âge, le visage pâle, les yeux blancs sans aucune lecture, le fumeur est habillé d'un costard blanc, ouvert sur une chemise noire, avec un pantalon de toile. Son arme principale, un Fusil Type 68, soixante-quinze coups, à cadence de six-cent, est sanglée au corps. Malgré son statut, rien ne le différencie des quatorze autres soldats de la Bunke, qui fixe Naruto, attendant le signe de leur chef pour agir, beaucoup craignant un dérapage.

Naruto est calme, faisant une parfaite cible, attendant aussi ce signe, qu'il lira, à n'en pas douter, dans le regard semblable à la leucocorie avant que les mots traversent la bouche.

Prenant son temps pour fumer sa clope, tous savent que la réponse se fera quand la drogue sera jetée à terre, arrivant au bout de trente secondes. La cigarette à terre, il donne l'ordre pour que tous gagnent les véhicules, annonçant le départ dans une minute, se tournant vers celle qui lui servit d'appui pour prendre le volant, Naruto la contournant pour monter côté passager, les cinq autres montants à l'arrière du camion, rejoint par quatre.

Dans le véhicule arrière, la tension est à couper au couteau, aucun des deux adolescents, haut-gradée dans la famille, ne s'agressent de regard, pas plus durant le trajet du convoi.

Aux esprits de tous, cela serait un miracle que la journée se passe bien et le chef de Bunke sait que si Naruto est venue jusqu'à eux, ou plutôt lui, c'est que la tranquillité qu'il connaisse prendra prochainement fin. D'ailleurs, il est clair à son esprit que Naruto n'est pas envoyé par Hiashi, celui-ci ne faisant confiance ni à l'un, ou l'autre, pour gérer une telle opération.

Malgré le chemin assez long, dans une ambiance lourde, le temps passe relativement vite pour les deux esprits analytiques, qui travaille sur la route autour d'eux, assurant leur rôle de soutien, recevant, par la voiture en avant, des rapports constants sur le bon dérouler du chemin pris, le camion confirmant qu'il est toujours opérationnel et donne sa position à chaque changement de direction, l'arrière s'assurant que le chargement n'a aucun dégât et que leur vue de l'extérieur ne relève rien de dangereux.

- Rapport C-04.12. Arriver prochaine à un carrefour. Vision de voiture sur la gauche et droit. Probabilité d'arriver au rouge probable.

Le chef de la Boke, pour la première fois, à un regard vers le blond, qui lui tourne la tête, continuant son observation. Rarement son intuition ne lui aura donné tort et, depuis le début, bien avant l'arrivée de Naruto, elle lui hurle que cette mission est dangereuse et de se méfier.

- Ok C-04.12. Prudence au maximum. Ayez vos armes en main. Annonce-t-il de sa voix froide avant de reprendre la route, devant continuer son chemin pour rattraper le camion.

Naruto, silencieux tout du long, donnant l'impression de surveiller la route, est en vérité loin de la réalité, son esprit vaguant à nouveau vers un nouveau choix à faire, si ce n'est que celui-ci est appuyé par un vieux souvenir de trois ans et le message reçu sur son portable, ce matin.

- Tourne à droit.

Clair, rapide, Naruto décide de laisser le choix au conducteur de l'écouter ou nom, conduisant à la méthode d'utilisera le blond pour l'avenir. Neji a parfaitement entendu et repère facilement le chemin que Naruto veut lui faire prendre, se dégageant de celui prévu en amont. Il ne fait aucun doute pour le brun que le blond connaît l'itinéraire et toutes les subtilités de la mission en cours. Faire un changement d'itinéraire, surtout pour une si importante mission, reviens à trahir la famille et peut aller à la mort.

S'il l'écoute, il est mort. Or, Naruto ne fait jamais rien sans raison. S'il lui dit de tourner à droit, c'est qu'il a un but et si c'est sa mort qu'il cherche, il ne se serait pas ennuyé à créer une telle mise en scène, les occasions ne manquant pas de lui coller une belle en plein tête durant le trajet, lui-même résistant à ne pas le faire de nombreuses fois.

Avant plus de réflexion, les mains font tourner le cerceau, conduisant la voiture à un cul-de-sac. À peine les yeux blancs le voilent, qu'il se retrouvait avec le canon d'une arme sur la tempe, se dégageant une fois certains que le cerveau a compris la situation.

- Les deux mains sur le volant et les yeux devant.

- Pourquoi ? Demande-t-il d'une voix basse, à peine perceptible, voulant comprendre pourquoi cette mise en scène, qui ne lui ressemble en rien, même quand il décide de jouer avec sa victime.

Du coin de l'œil, la victime voit le canon de l'arme dans une main et le portable dans l'autre, appuyant dessus sans regarder.

- Maintenant, personne ne nous entendra et ne nous verra. Fait-il froidement, la main sûre.

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Garé à un kilomètre du camion, la voiture avant, chargée d'un conducteur, passager avant et deux derrière, est attentive à la radio, ayant entendu le rapport du camion et l'ordre de leur chef.

Sur le radar, le camion est toujours en place sur le carrefour, signalant aucun problème depuis plus d'une minute, ce qui est encore trop tôt pour juger.

Puis, la voiture de soutien, de leur patron et Naruto, se mis à disparaitre de leur radar, sans aucune raison. C'est un acte impossible, les voitures étant repérable, même éteintes. La situation commence à les inquiéter et le passager avant prend la radio pour avoir un rapport de leur chef et des explications, quant à la suite des événements, mais avant d'avoir pu dire un mot, un violent sifflement retentit à leur oreille, si vive et rapide, qu'ils n'ont pas le temps de comprendre, leur voiture se mettant à exploser par le dessus.

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Cent vingt secondes. C'est le temps, moyen, d'un feu rouge. C'est le temps qu'attendent les passagers du camion, arme d'assaut à la main, sauf le chauffeur, ayant un regard sur le tricolore.

La circulation est tranquille, les voitures, face à eux, passant des deux côtés, sans se presser, ni donner de signe de danger. Sans relâcher leur attention, quand le feu passe au rouge pour les voitures qui leur coupent la circulation, les doigts se serrent sur les crosses et le conducteur devient pilote de cours sur le départ, quitte à attirer l'attention.

Feu vert, le camion fonce, traverse le carrefour, atteignant la moitié, quand l'arrière droit du camion est percuté par une voiture à plein vitesse, parallèlement à l'avant gauche par une autre voiture, tout aussi rapide et lourd. Le choc violent et le sens de projection font tourner le camion sur lui-même en même temps qu'il continue de s'avancer sur la route, le conducteur n'ayant plus le contrôle du véhicule.

Le passager avant, percuté, a perdu connaissance, à l'arrière, le choc et la toupie les désarçonnent. Trois tours sur elle-même, la voiture s'arrête, le conducteur, ayant compris le danger, cherche à se dégager et partir, le tournis et le mouvement ne lui permettant pas de se rendre compte que tous les véhicules autour d'eux laissent sortir un soldat armé, qui pointent des automatiques dans leur direction, les allumant de toutes parts.

Traversant le métal, comme du fromage, le conducteur meurt aussi vite que ceux derrière. Transportant des explosifs, la voiture explose quand toutes les armes sont déchargées, aucun ne prenant la peine de recharger, gagnant leurs véhicules pour partir aussi vite que leur propre feu devient vert.

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Les Hyûga sont une puissante famille de la capitale Konoha. Riche, célèbre. Ils sont blancs comme neige, autant physiquement que côté justice, présent sur tous les fronts commerciaux terrestres et maritimes. Une fortune si grande qu'aucun n'aura à travailler pour un siècle et vivre convenablement. Elle a une bonne image en public, multipliant les associations et les dons, pour les orphelins, les pauvres sans-abri. Beaucoup de bâtiments de la ville ont été construit par leur soin, dont des hôpitaux et centre d'aide à la dépendance.

Seulement, derrière toute grande famille, se cache une partie sombre et celle-ci se nom la Boke. Une famille, dans la famille. Son rôle, s'occuper des affaires qui n'ont pas leur place dans la lumière du jour. C'est à eux qu'on doit les marchandages de produit illicite, dont les armes depuis trois ans, ainsi que la protection de la Soke.

Cette dernière maintient la seconde en laisse, leur fournissant tout ce qu'il désire. Drogue, prostitution, argent, pouvoir. Des moyens qui, une fois utilisé, deviennent des moyens de pression pour les enchaîner, créant un équilibre qui a toujours trouvé son compte depuis les premiers Hyûga, mais cela commence à changer par leur nouveau chef, Neji Hyûga.

Fils du précédent chef de la Boke, neveu d'Hiashi Hyûga, le chef actuel de la famille, celui-ci s'est trouvé être un vrai génie stratégique, un combattant hors pair et un manipulateur tout aussi bon. Il est ce qu'on pourrait espérer de mieux de la famille Hyûga et a les compétentes pour succéder à l'actuel chef de la Soke, mais celui-ci n'a jamais voulu qu'il pose un pied dans la famille principale.

Le père de Neji, Hizashi Hyûga, l'ancien chef de la Boke, fut aussi connu pour ses capacités hors norme, qu'on attribua au fait qu'il fut le jumeau d'Hiashi. Il fut envoyé à la Boke parce qu'il était le second venu. Ce fut la première erreur.

Devenant enchaîné par la boisson et la drogue. Il se noya dedans pour oublier sa situation, son mépris, ceux jusqu'à ce que Neji venu au monde, d'une conquête qu'il a oublié. À cet instant, un déclic se fit et il remonta la pente à vive allure, devenant le chef de la Boke avant que Neji prit ses un an.

Ce dernier ne manqua jamais de rien, son père l'aimait d'un amour pur. Un amour pur qui transforma son mépris pour la Soke en haine, devenant de plus en plus puissant à mesure que le temps passa, que Neji grandis et qu'il comprit la situation de la famille.

Sans le vouloir, Hizashi contamina son fils de sa haine, mais c'est volontairement qu'il l'alimenta. Les agissements de ce dernier, son rapport avec la famille, conduisirent la Soke à agir.

Si on ne peut pas maîtriser un chien en laisse, on l'abat. Cela fut la deuxième erreur.

La mort d'Hizashi provoqua un grand vide dans la Boke, au point qu'elle faillit se détruire elle-même, ayant été empêché par l'intervention de Neji, qui prit la succession de son père, avec ses idéaux et la poursuite de son travail, la différence étant qu'il cachait sa haine, ainsi que tout l'autre sentiment, derrière un visage impassible.

Connu jeune pour son sourire et ses yeux pétillant, on comprit la naissance d'un deuxième Neji. Même si Hiashi l'aurait voulu, Neji aurait refusé la Soke et il l'a bien fait comprendre en faisant de la Boke une entité plus forte, puissance, indépendante en restant sous domination, pouvant aisément, à tout moment, briser ses chaînes.

Hiashi l'a compris et, même s'il sait que cela serait répété une erreur, il préférait risquer de créer un déséquilibre dans la famille, plutôt que la voir détruite.

Ce que Neji, en cet instant, comprend, Naruto pointant son arme vers sa tête en même temps qu'il entend et voit au loin, les bruits de balle et l'explosion du camion. Lui qui est devenu de marbre depuis trois ans, son visage se fissure sur une expression de haine pure, serrant, à blanchir ses jointures, le volant.

- Qu'est-ce que tu attends ? Vas-y, tire ! Crache-t-il en tournant le regard vers Naruto, ses yeux injectés de sang.

Naruto, d'un coup rapide et puissant de crosse, assomme Neji et le renvoi contre son siège.

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Le corps secoué par intermittente, Neji ouvre les yeux vaguement, voyant flou, mais se rendant compte que le paysage bouge autour de lui. Son esprit a vite fait de le signaler en voiture et la faible tentative de bouger échouant, il comprend qu'il est attaché. Ouvrant un peu plus les yeux, secouant la tête pour se réveiller et faire partir les fourmis dans sa nuque, il se stoppe quand retentit la voix à sa gauche.

- J'espère que tu es plus calme. La route est encore longue.

Naruto, derrière un volant. Cette simple image suffirait à faire comprendre à Neji que sa mort est proche, mais cela ne semble pas être son but, concentré qu'il est sur la route, alternant son regard sur toutes les glaces autour de lui.

L'observant en silence, il donne sa réponse au blond, qui enchaîne.

- Je n'ai pas tué ton père.

La voix est neutre, calme, l'information dite et refuser par Neji, qui lui crache dessus.

- Je ne suis, peut-être, pas habitué au volant, mais j'ai fait des progrès en trois ans, style, conduire d'une main et frapper de l'autre. Recommence une seule fois et tu finis bâillonné avec, en bonus, le nez casser.

Comme un défi, Neji va pour recommencer, devinant que sa vie n'est pas en danger, mais aussi comme moyen de laisser sortir toute la haine en lui, surtout que le blond l'a bien mérité.

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Tenant un mouchoir dans la main droite, Neji a la tête penchée en avant pour empêcher un caillou de sang de se former dans son nez.

- Il y a trois ans, je devais poser mes valises quelque part. J'ai choisi les Hyûga pour la protection qu'ils m'ont accordée et l'opacité dans mes affaires. Soucis, il fallait que je paie mon ticket d'entrée. Tuer Hizashi Hyûga.

Neji, à l'annonce de son père, eut repris des couleurs et de l'agressivité, mais dû vite aussi se rendre compte qu'avec un nez cassé, une main sur un mouchoir, un conducteur avec des réponses et un chemin qui ne connaît pas, dans un milieu tout aussi inconnu, avec une mort l'attendant au retour à la maison, que l'immobilité est le meilleur.

- Mission simple. Pas de précision quant à la méthode, mais j'ai choisi la discrétion pour cacher ma présence au monde. Gagnée votre maison fut aisée. Les souvenirs de nos jeux d'enfant m'ont bien servi.

Avant que le coup de poing droit touche sa joue, Naruto saisit le poignet comme face à un serpent, lui retournant en pliant légèrement, pour lui froisser l'articulation avant de le lâcher à l'entendre du hurlement de douleur de Neji, ne quittant pas la route des yeux, en particulier le rétro intérieur qui lui donne une bonne vision.

- Je pensais le tuer dans son sommeil, de dos, bref, tout sauf lui faire face, pourtant, c'est arrivé. Il était assis sur son fauteuil, le même vieux fauteuil sur lequel on le voyait toujours assis avec des papiers. Il m'a fait face en silence, les deux mains sur les accoudoirs. J'aurais pu prendre mon arme, tirer, partir, mais ses yeux m'ont fait comprendre que je devais attendre, toi et lui avez ce point commun de n'être lisible que par l'intensité de votre regard. Typique des grands Hyûga.

Le compliment ne fait pas réagir le jeune blessé, mais savoir qu'il partage un trait de caractère avec son père, le touche. Malgré tous les sentiments enfouis, pour préserver la Boke et le projet de son père pour son avenir, il reste sensible aux comparaisons avec son géniteur.

- Je n'eus pas besoin de lui dire un mot. Il a deviné que ce fut son frère qui m'envoyait. J'ai accepté de confirmer ses affirmations, la mort allant l'emporter, il m'a même confirmé qu'il n'allait pas lutter. Il aura pu mentir, mais ses yeux prouvaient que non. Il me demanda une mort particulière, ce que j'ai accepté, rengainant mon arme pour lui faire face avec respect. Il s'est donc levé de son fauteuil et à marcher vers sa salle de bain alternant. Il n'est pas mort d'une balle dans la tête, comme j'ai laissé croire tout le monde. Il s'est taillé les veines, Neji.

Les yeux s'écarquillent à cette révélation, le brun l'observant avec stupeur, voulant hurler au mensonge, sauf qu'étrangement, dans tout son discours, ses derniers mots furent le plus vraisemblable.

- Il m'a dit qu'il voulait choisir sa mort. Mourir comme lui le voulait, au moment où il a choisi. Il a donc marché vers sa baignoire remplie et prit un couteau. J'aurais pu penser à une tentative d'attaque, mais, comme toi en ce moment avec moi, j'ai su qu'il ne me mentait pas. Il m'a dit que je pouvais m'attribuer sa mort et raconter mon histoire. Je n'ai changé que le moment où je n'ai pas tiré pour le laisser parler.

Un silence lourd se créer, Naruto continuant à conduire. Neji cale son dos contre le siège, le regard tremblant de tristesse, le cœur battant avec frénésie.

- Pourquoi ? Finit-il par demande d'une voix basse, chuchoté.

- Il m'a demandé de veiller sur toi. Juste avant de mourir. Il m'a fait lui promettre, par respect pour lui, me demandant de te dire comment il est mort, ainsi qu'un message, quand sera venu le bon moment. Je serais spirituel, je dirais qu'il a prévu la situation actuelle.

- Situation actuelle ?

- Le rouleau scellé de ton père, que tu as trouvé dans son bureau, deuxième tiroir de droite.

Un souvenir clair que ce fait à Neji à l'annonciation de ce rouleau, celui où il avait marqué ses projets pour la Boke et ses envies pour la famille, le conduisant à prendre sa succession.

- C'est toi ?! Comprends Neji en écarquillant les yeux.

- Tu ne t'es jamais demandé comment tu as pu tomber sur un tel document après que la Soke soit passée.

C'est avec honte qu'il reconnaît ne pas avoir eu cette pensée jusqu'à maintenant, n'ayant pas eu l'esprit aussi vif et en pleine possession de ses moyens quand il l'a découvert, n'arrêtant pas de pleurer son père.

- Qu'est-ce que tu veux Naruto ?! Demande Neji, plus fort, plus sérieux, comprenant qu'un gros morceau l'attend.

- Tuer Hiashi.

To be continue.