Oui, je sais… Je devrais continuer mes precedentes histoire avant de me lancer dans une nouvelle. Mais ca ne quittait pas ma caboche, alors j'ai pris le partie d'écrire pour qu'elle me lâche les basques.
Donc, c'est un centric Varian, qui pour moi, est un perso tellement interressant de cette nouvelle série Raiponce… Il est donc possible que je sois cruelle avec les autres personnages. Surtout Raiponce.
En soit comme d'habitude.
Cette histoire se passe au début de la saison 2. Le groupe a déjà rencontrer Adira, on un peu voyager et on découvert que les cheveux de cette dernière ne faisait plus céder les rocs noirs.
Bref… Dans l'espoir que ca vous plaise, ou du moins vous fasses passer un bon moment.
Bonne lecture !
Chapitre 1 : La prison.
Assis sur le sol dur de sa nouvelle maison, Varian regardait avec hargne les bracelets de métal qui étaient à présent les outils de sa nouvelle condition.
Enfermé dans une prison !
Un alchimiste de génie comme lui !
Un génie… Un type qui n'avait pas réussi à sauver son père, mais un alchimiste tout de même.
Assis en tailleur, Rudiger sauta sur ses genoux, se nichant dans le creux de ses jambes, alors que Varian le prenait maladroitement dans ces bras, les chaines empêchant ses mains de donner une totale étreinte à son compagnon d'infortune.
Mais ce n'était pas grave.
La raton laveur avait d'hors et déjà niché sa truffe humide dans le creux de son cou, respirant doucement.
L'animal devait ressentir la détresse de son maître même si il n'en comprenait pas la cause.
Peut être que la nouvelle maison n'était pas très confortable, mais l'ancienne était détruite de toute façon.
Le jeune garçon renifla un peu, la colère le rendant muet. Mais Rudiger, son fidèle Rudiger, lui, était resté à ses cotés, malgré les barreaux et le froid mordant des cachots.
Relevant le regard, il vit un des gardes le fixer comme une bête curieuse.
Qu'est ce qu'il détestait ce regard, ce type de visage qu'il avait vu sur des personnes de toute âges, de tout horizon…
L'homme regarda les poignets de Variant où les menottes, presque trop grandes, pendaient pitoyablement sur ses poignets maladifs.
Quelle honte… Six gardes pour surveiller un enfant dans une cellule. Varian en aurait rit si ce n'était pas lui derrière les barreaux.
Caressant le dos de Rudiger, Varian ricana un peu…
-Mon pauvre Rudiger… Ce n'est pas ici que tu auras de la nourriture. Tu aurais dû t'enfuir avant, partir loin d'ici… Loin de cet endroit…
Pauvre Rudiger.
Pourquoi l'avait il suivit ? Ces instincts de Raton-laveur l'avaient perdu ?
Pourtant il n'était pas le dernier à s'enfuir devant le danger… Peut être parce qu'il savait que son maître s'en sortait toujours seul.
Soupirant lourdement, Varian se disait que son ami à quatre pattes avait raison.
Son ennemi n'était pas les combats, mais la solitude.
Si elle avait été à ses cotés depuis sa plus petite enfance, elle était à présent un boulet qui entachait furieusement sa vie…
Varian ne se souvenait pas si il avait eut un jour des amis…
Déjà enfant, il ne ressentait que le regard sombre de son père sur lui, ce jugement constant comme un chasseur face à un serpent… Ou bien face à une vermine. Il n'avait jamais vraiment compris, mais ça l'avait sérieusement blessé.
Pour Varian, il était clair que son père aurait aimé avoir tous les enfants du village à sa charge plutôt que lui.
C'était surement la raison pour lequel, feu son père, favorisait le village à sa propre famille.
Il devait se sentir chez lui partout dans le village, si ce n'est quand il était entre les quatre murs de leur « foyer ».
Le brun imaginait que son père lui en voulait. Peut être que sa mère était partit à cause de lui, privant ainsi Quirin de sa femme pour un enfant qu'il le faisait désespérer.
C'était peut être ça, la source de son mépris…
Mais malgré son silence et son regard de désapprobation, son père était la seule chose qui le reliait au monde…
Ses berceuses avait été très vite remplacées par les cliquetis de machinerie, l'odeur des fleurs et du linge propre par celle de l'huile et de la graisse de rouage… Ses seules amis avaient été les livres, les théories et les bras mécaniques qui, eux, n'étaient pas avares de câlin.
Cette petite machine avait été abandonnée.
Varian n'était plus un enfant, il n'avait pas besoin de tendresse.
Il s'était toujours débrouillé sans…
Cette dernière était à présent prodiguée par Rudiger, qui lui respirait, avait de la chaleur corporelle et mieux… Il avait besoin de Varian.
Rudiger avait été son seul et unique ami.
Il avait bien tenté de faire des lien avec les enfants de son village, mais autre que de les trouver sans grands intérêts, le peu qu'il pouvait avoir avec eux avait été réduit en cendre par la cruauté des enfants et la bêtise des parents.
Parents et enfants protégés par son père.
Ce jour là, Varian avait compris.
Malgré toutes ses tentatives infructueuses, ses essais et ses efforts, il ne fera jamais partis du troupeau.
Ces yeux s'étaient donc tournés vers l'infiniment grand, nommant les astres et observant les planètes, jusqu'à l'infiniment petit où il avait rencontré l'amour de sa vie.
L'alchimie.
Si il pouvait transformer du charbon en diamant, se pouvait être la même chose pour lui, non ?
Si la technologie l'avait réconforté, il pouvait peut être apporter quelque chose aux autres, et ainsi il se ferait une place.
Pas dans le troupeaux, mais il ne serait plus un paria. Le garçon à éviter.
Alors il avait retroussé ses manches et avait commencé à chercher comment aider les autres. A ce moment, l'espoir fleurissait encore dans le cœur de Varian.
Des tentatives lui valurent des regards noirs. Des expériences le récompensèrent par des silences enragés… Des idées le mirent plus à part encore, faisant changer de trottoirs toutes personnes le croisant.
Mais le pire était le regard de son père. Le laissant en pâture aux villageois, lassé de défendre cet enfant étrange.
Avec sa rage d'aujourd'hui, le brun pouvait se demander quand est ce que son parternel l'avait protégé à l'encontre des habitants du vieux Corona…
Mais il était son père. Et quoi qu'il fasse, Varian lui pardonnait…
Cette manière de penser ne semblait pas réciproque malheureusement…
Puis il avait rencontré Cassandra et Raiponce. Ainsi que son héro, Flynn.
Une bouffée de rage l'étreignit, se ressentant sur le pauvre Rudiger qui sentit sa fourrure broyée sous la poigne de son maitre.
L'animal glapit et s'échappa des serres de son maître qui se leva, la colère l'empêchant de penser correctement…
Il fut tenter de faire les cents pas, mais des chaines lui avaient été mis a ses chevilles retentirent dans la cage qu'était la sienne, le faisant trembler un peu plus de rage.
Il sentit ses dents de devant entamer sa lèvre inférieure. Ce bruit ! Ce bruit assourdissant qui suivait chacun de ces pas…
Retenant un hurlement, il revint à ses pensées.
Oui, il avait eut un espoir immense en voyant les deux jeunes filles entrer dans son laboratoire. Toutes deux si différentes, si uniques… Si elles étaient acceptées, alors lui aussi y arriverait. Bon, il n'était ni fils de roi, ni de la garde, mais il y arriverait malgré tout.
Il avait un peu grincé des dents en entendant le mot « magie » mais se détendit rapidement. C'était normal pour des profanes de ne pas faire la différence.
Malgré l'échec de son projet, et un énième regard déçu de son père, Varian avait gravé cette journée dans sa mémoire.
Trois êtres étaient entrés dans sa vie.
Bon, son héro était moins incroyable qu'il le pensait. Mais sinon, cette journée avait été pour lui le tournant de son histoire.
Il se promit de devenir amis avec ces personnes.
L'exposition était un excellent prétexte pour les voir et les impressionner !
Il avait sortit de sa manche une de ses inventions, et était partis vers l'île de Corona… Seul.
Son père avait autre chose à faire qu'accompagner son fils et l'encourager.
Mais en cette journée, même le regard tordu et venimeux des habitants ne pouvait l'atteindre. Il rayonnait de bonheur !
Varian avait couru sur les routes pour arriver a temps, il avait même plusieurs heures d'avance. Ce qui lui avait permis de rendre énormément de service à Cassandra, marquant quelques points d'amitié avec elle.
Raiponce et Flynn, eux, semblaient trop occupés à trouver une invention de dernière minute pour participer.
Varian aurait voulu leur expliquer que c'était un peu vaniteux de croire que trois heures de travail acharné ne pouvaient rivalisés avec des inventions, que certaines personnes avaient pris des mois a préparé, mais il se tut.
Ils étaient assez matures pour comprendre tout seuls. Et puis il devait aider Cassandra.
Tout avait bien fini.
Malgré que Cassandra n'ai pas tenu sa promesse, malgré l'injustice du juge et la perte de son invention…
Cassandra lui avait demandé pardon de ne pas avoir été là pour lui, et lui avait dit qu'elle était fière de lui.
Deux choses qu'il avait attendues de son père toute sa vie.
Cassandra l'avait dit en une après midi.
Peu importe le prix, son invention, sa déception… Cassandra avait arrangé tout ça en un sourire et quelques mots.
Il était donc rentré, le cœur léger.
La froideur de son atelier, la colère des habitants, les rocs noirs, sa solitude…
Tout.
Tout était plus supportable.
Il en aurait presque pleuré de joie, tant il avait la sensation de respirer plus librement que durant ces dernières années.
Sa joie mourut quand les pics noirs arrivèrent dans le village, poussant tel des couteaux acérés.
Il eut des blessés, plus ou moins grave, mais la population garda son calme…
Pas Varian.
Si les pics étaient arrivés jusqu'à l'ancien Corona, c'est que le roi n'avait pas réussit à endiguer cette poussée étrange de roche.
Puis, ne voyant ni gardes, ni qui que se soit étant préposé à combattre ces monstruosités, Varian comprit que personne de la haute sphère de Corona n'était au courant…
Et si ils l'étaient, ils ne faisaient rien, ce qui était bien plus grave.
La chance lui sourit quand une pique poussa dans son établi.
Même si elle lui manqua de lui trancher le pied, au moins il pouvait l'étudier sans que personne ne l'en empêcher, persuadé que d'y toucher apporterait plus de malheur encore.
Le brun travailla sur le lien que pouvait avoir les rochers indestructibles et les cheveux de raiponce. La magie n'était pas une réponse possible. Un élément inconnu peut être…
Puis son père était resté sourd à toute explication, lui disant qu'il avait toutes les cartes en mains pour arrêter ce cauchemar.
Naïf qu'il était… Varian l'avait cru…
Il était même heureux de pouvoir accompagné son père jusqu'au palais de Corona !
Juste faire un bout de chemin avec lui allait être le moment le plus proche qu'ils partagerait depuis ces sept derniers mois.
Puis… Tout c'était passé si vite.
Le mystère de son père, son mensonge, le vieux Corona abandonné aux pics meurtriers… Les habitants sentant la panique monter en eux, les maisons devenant inhabitables… La tempête et enfin…
La plus grande erreur de sa vie.
Pourquoi…
Pourquoi avait il fallu que son père entre dans son laboratoire ? Pourquoi avait il fallu qu'il ne fasse pas attention a l'expérience qui se déroulait dans son dos ? Pourquoi ils avaient dû se cracher dessus comme d'habitude…
Pourquoi a ce moment là…
Piégé dans l'ambre, son père reposait à présent.
Varian s'arrêta soudainement et se laissa glisser le long d'un des murs de sa prison, un soupir de soulagement s'échappant d'un des gardes.
Le bruit était insupportable, même pour eux.
Se recroquevillant un peu, Varian se souvint de cette journée, ou il avait perdu ses seuls amis, son village, les habitant de ce dernier et son père…
La tempête lui avait tout prit.
Il se souvint de l'ascenseur émotionnel qui l'avait poussé à courir pendant des kilomètres, explosant ses poumons gelés par le blizzard étrange. Il s'était motivé, persuadé en dépit de sa raison qu'il pourrait sauver son père.
Il en était sur ! Grâce à son savoir, à ce qu'il avait découvert, mais surtout grâce à ses amis !
Il allait sauver sa famille.
Oui… Son père était sa famille. La seule.
La seule qui l'avait supporté jusqu'ici, et qui venait de le sauver de ces pierres jaunâtres.
C'était une preuve. Une preuve que son père l'aimait.
Et il était impossible que ce dernier meure juste après ça !
Une rage au cœur et aux jambes, Varian avait réussi à atteindre Corona. Il avait dépassé les gardes sans son alchimie, il avait couru dans les couloirs du palais, coursé comme un lièvre, le cœur au bords des lèvres…
Il allait réussir ! L'éclat doré des cheveux de Raiponce était là !
Il le voyait malgré ses yeux brouillés, ses sens engourdies par le vent, les oreilles douloureuses à cause du froid…
Varian se jeta sur son unique chance, se débattant quand les mains des gardes se refermaient sur ces bras, repoussant tout ceux qui l'aurait ralentit.
Ils avaient peu de temps, tellement peu…
Les mots fuirent sa bouche, tentant d'expliquer rapidement l'abominable situation. Le brun ne comprit pas au départ le regard de Raiponce.
Il ne comprit pas son immobilisme, ni son visage peiné.
On avait de nombreuse fois dit « non » à Varian.
Il était habitué a ce que ses demandes soit refusées, ce qui l'avait pousser à ne plus demander la permission et à travailler en cachette…
Il était accoutumé aux refus de son père, des villageois…
Même a ceux de ces « amis »…
Cassandra qui ne voulait plus l'aider, son héro qui refusait de croire que son installation d'eau chaude soit malgré tout une bonne idée…
Mais le « non » de Raiponce… Il faut dire qu'il ne l'avait pas vu venir.
En même temps, il avait gonflé son cœur d'espoir alors que la première leçon de vie qu'il avait comprise était de ne pas se fier totalement aux humains.
Ou dû moins toujours se préparer a un refus, un rejet… Toujours, pour ne pas trop être blessé…
Mais en cet instant, on ne pouvait pas lui dire non, pas après ce qu'il lui avait dit !
Le désespoir s'était installé dans ses entrailles, alors qu'il prenait les épaules de Raiponce pour la regarder dans les yeux.
Il voulait qu'elle voie sa détresse, ce que ce « non » aurait comme répercussion.
Cependant, cela n'eut comme conséquence que la violence des gardes à son encontre qui le jeta, sans plus de cérémonie, dehors, à la merci du blizzard.
Personne ne lui avait demandé si il avait un endroit où aller, un abri où se nicher à l'attente d'une accalmie. Il avait seulement été jeté au sol, et on avait refermé la porte sur lui.
Il ne faudrait pas que des flocons de neige entre dans le palais.
Pourtant, le brun était sûr que la garde avait eut comme ordre par la princesse d'accompagner les habitants de Corona à l'abris…
Il n'était pas un habitant de ce royaume apparemment.
A cet instant, il avait juste reprit ses jambes à son cou, pour tenter d'aller secourir son père.
Mais si sur le chemin de l'aller, son vent était dans son dos, le blizzard frappait à présent durement son visage.
Il avait bien tenté d'enrouler sa cape raccommodée autour de ces épaules, mais le vent s'insufflait en lui, lui faisait perdre peu à peu sa chaleur corporelle…
Ce fut un miracle qu'il arriva entier chez lui…
Mais le miracle ne frappa que lui.
Son père, lui, avait dû faire face a son funeste destin…
Combien de temps avait il frappé la surface du sarcophage de sa famille… Combien de temps avait il pleuré au pied de cette statue ?
Il ne s'en souvenait plus…
Puis se calmant, il reprit la logique comme une ancienne amie.
Oui, Raiponce avait été face à un cruel dilemme, mais qu'était la vie d'un seule homme face à toute une ville…
Raiponce avait fait les choses contre son intérêt…
Peut être même qu'elle avait été inquiète en comprenant qu'il avait été cruellement rejeté dans la tempête, alors que le reste de la population était à l'abri.
Peut être qu'elle était en train d'hurler sur ces gardes, leur demandant sans succès où était Varian, son ami qu'elle n'avait pas put aider…
Oui… Ils ne l'avaient pas abandonné.
Il fallait juste être patient…
Reprenant un peu courage, le brun se recroquevilla dans son laboratoire, face à son père.
Ils n'allaient pas tarder à venir, surtout que la tempête s'était stoppée à présent…
Ils allaient venir…
Ils allaient les sauver…
Varian crut attendre des jours entiers, allongé sur le sol de son labo…
Mais ce devait être la relativité.
Parce qu'il était stressé, les minutes duraient des heures. C'était psychologique et rien d'autre.
Rudiger lui quémanda à manger. Pauvre animal qui ne comprenait pas ce qui se passait autour de lui.
Varian se décala, lui tournant le dos en grommelant.
Quand les autres seront là et que son père sera de retour, ils pourront manger.
Il attendit encore…
Puis Rudiger lui apporta des gâteaux secs qu'il avait trouvés dans la cuisine. Ce geste fit tiquer Varian. Depuis quand Rudiger voulait que les autres aient sa part ?
Depuis quand était il là, a attendre ?
Se levant très lentement, il vit le soleil se coucher… Ca devait faire 24 heures que la tempête s'était arrêtée.
Raiponce n'était pas venu… Mais il devait y avoir beaucoup de chose à faire suite a la tempête, alors Varian compris et alla se restaurer avec Rudiger.
La cuisine de la maison était en miette, et la nourriture avait été soit détruite par le froid, soit par l'humidité qui s'était infiltrée par les trous qu'avait fait les rochers noirs en traversant la maison…
Ils allaient bien survivre trois jours avec des pommes et des gâteaux secs, non ?
Sortant un peu de la maison, Varian vit le village mort.
Suite à la tempête, tout les villageois avaient pliés bagage, abandonnant Varian et son père à leur sort.
Bah, ils n'avaient pas besoin d'eux !
Mais c'était lâche d'abandonner Quirin qui lui avait tout fait pour faire régner la paix et la justice dans ce village.
Comment avaient-ils osé le laisser derrière eux…
Quand son père verra que tous l'avait laissé à la mort sauf son fils, peut être que ce dernier le considéra un peu plus que ces chers habitants du Vieux Corona.
C'est avec ce genre de pensée que Varian attendit Raiponce, Flynn et Cassandra.
Testant d'autres produits, il se concentra sur un minerais qu'il voulu presque similaire a la roche noir.
L'élément qui faisait pont entre les cheveux de la princesse et les rochers.
Puis les heures passèrent, les jours aussi…
Ca faisait a présent quatre jours qu'il attendait… Peut être qu'il y avait un problème du coté de Raiponce ?!
Si elle ne pouvait venir à lui, c'était à lui d'aller la chercher.
Remettant sa cape, il sortit de son village déserté pour arriver à Corona.
Etrangement, l'air avait un gout festif et les gens n'avaient pas l'air désespérés…
N'étaient ils pas au courant ?
Soudainement, une poigne ferme se referma sur son épaule.
-EH toi ! Tu n'as pas le droit de venir ici !
-P… Pardon ?
-Tu croyais vraiment qu'on allait te laisser revenir alors que tu ais agressé la princesse ?!
-Quoi… Mais !
La poigne se referma avec plus de violence sur l'épaule de l'alchimiste, alors que ce dernier tentait de comprendre la situation.
-Tu vas devoir nous suivre mon garçon. Par décret Royal, tu es en état d'arrestation et tu seras conduit au cachot jusqu'à ce que ton procès mette en lumière ta sentence.
-Mais je n'ai pas agressé la princesse ! Je suis un de ses amis, et je viens lui demande de l'aide ! Je…
-La princesse est bien trop occupé avec le musée de Corona pour écouter un menteur comme toi.
L'homme le poussa soudainement contre un mur, les menottes déjà sortis…
Alors, c'était comme ça…
Pendant qu'il recherchait une solution pour son père et pour ce pays, les hautes sphères peignaient des fleurs, laissant à la mort leurs gens.
Ses amis l'avaient abandonnés au profit des plaisirs de la vie.
Raiponce n'était pas venue.
Alors que les anneaux de métal allaient se refermer sur ses poignets, Varian frappa le garde, lui donnant un coup de tête dans le menton.
Puis un fumigène éclata et il disparu…
Il entendit le garde gémir de peur face à cette sorcellerie et partir en courant. Lui même ne pouvait pas rester ici, au risque de pourrir en prison pour un crime qu'il n'avait pas commis.
S'enfuyant, il se mit a errer en forêt, renâclant sa rage et son désarrois.
Il n'aurait aucune aide. Désormais, il était véritablement seul… Suivant le cours de la rivière, il se demanda si il n'y avait pas une autre solution.
Si Raiponce n'était pas la solution, peut être que la fleur, qui était à l'origine de ses pouvoirs, pouvait tout réglé ?
Et au moins, une fleur séchée ne faisait pas de fausses promesses…
La suite n'était que des enchainement de plans, réglés comme du papier à musique.
Il avait réussit à avoir la fleur, et avec en bonus, le visage décomposé de cette princesse. Peut être avait il fait le même visage quand elle lui avait dit non.
Mais c'était réglé.
Il avait fait ses comptes avec Raiponce et il pouvait sauver son père.
Mais la fleur fut sans effet. Donc c'était bien cette menteuse qui était la clé de tout.
Il avait fait un autre plan. Il fallait que la princesse vienne d'elle même, et pour ça, il fallait un très bon appât. Si au départ, il avait pensé à un de ces amis, la reine fut un choix inégalable.
Ainsi, il faisait souffrir Raiponce et le roi, qui était traitre à son pays.
Tout était parfait.
Son père sera libéré, et tout deux partiraient loin de ce royaume de menteurs.
Bon avant, il aura remit les Coroniens à leurs places, mais c'était une autre histoire.
Tout se passait en douceur, sauf une chose.
Raiponce n'avait pas détruits les rochers.
Varian avait voulu hurler quand le roi avait demandé pitié parce que sa fille était épuisée.
Qu'est ce que la fatigue par rapport a la mort ?!
Qu'il se taise et qu'il fasse comme d'habitude : Rien.
Puis tout s'était détraqué. La musique avait à présent de nombreuses fausses notes.
Ces robots avaient tous été détruits par ces imbéciles ignorants, et Raiponce avait prit le contrôle des rochers noirs pour détruire ses derniers espoirs.
Si au moins elle avait libéré son père, il serait allé en prison avec le cœur moins lourd…
Mais elle avait préféré le regarder être enchainé, et mis dans une cage comme un vulgaire animal. Ce jour là, Varian avait apprit une autre grande leçon.
Peu importe son savoir, ses plans et sa détermination, la chance ne souriait qu'aux imbéciles heureux.
Et Corona en était remplis.
L'amertume le gagnait alors que Rudiger essuyait sa dernière larme de dépit. Même si cette vermine l'avait trahit en libérant ce sale reptile, au moins, il plongeait en enfer avec lui.
C'est ce qu'on appelait la loyauté.
Du moins, ça y ressemblait.
Et depuis, il était dans ce cachot qui puait l'humidité, où la froideur des murs nus frigorifiait même les gardes.
Varian se remit à faire les cents pas, frappant ces bras dans l'hypothèse de se réchauffer, jetant parfois un regard vers Rudiger qui s'était réfugié sous la plaque de métal qui lui servirait de lit pour un petit moment.
S'était toujours sa réaction quand il sentait que Varian était en colère… Ce qui était arrivé bien des fois, à l'abris des regards.
Mais cette fois, il laissait son amertume ressortir sur son visage, refermant son faciès dans une grimace froide.
Si avant, il ravalait son désarroi, toujours dans l'espoir que son visage souriant l'aide un jour à avoir des amis, cette idée n'était plus sa priorité.
Le son de ses chaines faisait écho à sa rage entre les murs de sa prison.
Relevant le regard, il fixa la petite ouverture qu'il avait prés du plafond de sa cellule, montrant un peu du monde extérieur.
De la, il entendait les gens arpenter les rues, parlant du royaume et de ses changements.
Il ne fut pas surprit d'apprendre que les autres étaient partis au loin, laissant le reste du bordel aux autres… Le roi et la reine étaient rentrés sain et sauf, et tous parlaient d'un sorcier devenu fou qui avait tenter de tuer la famille royal…
Il était Alchimiste, pas sorcier !
Puis il n'avait pas voulu tuer la famille royal, juste les motiver pour sauver le royaume…
Et en soit, ce n'était pas de la tarte, vu qu'ils ne semblaient jamais penser aux biens communs, si ce n'est pour les affaires mineurs. Il fallait toujours qu'un des leurs soit en danger pour qu'ils pensent enfin à réagir…
En soit, si il n'avait pas pousser Raiponce a combattre les rochers noirs en kidnappant sa mère, alors Corona seraient déjà morte, le pays ravagé par ces piques noirs qui auraient fait de nombreux morts…
Mais ça… N'en parlons pas. Disons que c'était de la folie, se sera plus facile à accepter…
Varian fixa le ciel du crépuscule qu'il pouvait entrevoir entre les barreaux.
Puis des graviers entrèrent dans sa cage.
Des gosses…
Des enfants le regardaient, lui jetant des cailloux pour voir le monstre de plus prés… Le brun les fixa froidement, alors que deux d'entre eux se disputaient.
-Ca peut pas être lui… Il est minuscule, et il a notre âge… Hey ! HEY TOI ! Tu sais où est le sorcier qui a voulu détruire Corona ?
-Mais c'est lui je te dit ! Il a un rat géant avec lui, une abominable créature qu'il a crée lui même !
Face a cette injure, Rudiger se jeta contre les barreaux, griffant le visage des importuns…
Les adolescents partirent en hurlant, terrorisés par cette forme qu'ils n'avaient pas put distinguer… Rudiger sauta dans les bras de Varian.
Cette situation ne changeait pas de d'habitude, c'est juste que cette fois, il avait des chaînes au pieds…
Reprenant sa marche, le brun continua de réfléchir, sa rage grondante, vacillante entre celle qu'il avait envers le monde entier, et celle contre lui même de ne plus être dehors à chercher comment libérer son père.
Il fallait qu'il sorte.
Si la joyeuse bande de la princesse était partit sur une piste, alors elle devait être facile à suivre.
Et puis, il commençait vraiment à se sentir à l'étroit ici… Ca faisait bien une semaine qu'il était enfermé et il devenait peu à peu claustrophobe.
Il devait absolument sortir. Et il le ferait.
Voilà voilà… Le premier chapitre de cette histoire. Dans l'espoir que ca vous ait plu XD
A bientôt pour la suite !
