Hondo avait prit la bonne décision en virant Street du SWAT. En deux fois, il avait trahi son équipe en mentant ou en partant sans prévenir qui que ce soit.
Enfin en congés, Deacon était au supermarché. Annie était occupée avec les enfants et il ne voulait pas qu'elle se fatigue pendant sa grossesse. Il l'aidait donc comme il le pouvait.
Il était au rayon céréales. Il prenait un paquet.
- Je ne vous le conseille pas.
Il regarda la personne qui venait de parler. C'était une jeune femme souriante les cheveux longs, la couleur était un mélange de noir et de rouge, des yeux verts. Elle tenait une petite fille aux joues rondes dans ses bras.
- Pourquoi donc ? Lui demanda-t-il.
- Mon neveu en mangeait et il était comme ces jouets qui sautent sur eux même.
Il sourit.
- Il en était accro. Je me suis aperçue que cela venait de la quantité de sucre que contenait ces céréales.
Il regarda derrière le paquet. Il était clair que c'était beaucoup trop.
- Que me conseillez-vous alors ?
Elle lui montra une autre boîte.
- Celle-ci. Autant bonne et moins de sucre.
- Merci du renseignement. Ma femme sera ravie si Matthew se calme un peu.
- Je vous en prie.
Elle prit elle aussi la boîte de céréales puis elle s'en alla.
Au rayon viande, il vit la jeune femme. Il s'approcha d'elle et l'arrêta, une main sur la barquette qu'elle tenait.
- C'est à moi de vous déconseiller quelque chose. Ne jamais prendre cette marque de viande.
- Que me conseillez-vous ? Demanda-t-elle avec un petit sourire.
Il ressentit comme de l'amusement dans sa voix. Il sourit aussi.
- Cette marque. Très bonne qualité.
- Je vous remercie.
- Bon échange de procédés.
- Bien. Bonne fin de courses.
- Vous aussi.
Il était devant le rayon de couche et il ne trouvait pas celle que sa femme avait marqué.
- Besoin d'un coup de main ?
Il regarda la personne, c'était encore la jeune femme.
- Je suis perdu.
Elle lui fit un petit sourire.
- Montrez-moi votre note.
Quand elle se pencha pour lire, il ferma un instant les yeux en sentant son parfum. Il était doux, légèrement sucré. Cela lui rappelait une fleur, mais il n'arrivait pas à savoir laquelle.
- Vous ne regardez pas au bon endroit.
Il la vit s'accroupir, posa la petite au sol, puis lui tendre un paquet de couches. Puis un autre.
- C'est bien marqué trois ?
- Oui.
Elle lui en tendit un autre.
- Et voilà.
- Merci.
- Je vous en prie.
Il vit la petite tirer sur le haut de la jeune femme. Il sourit. Elle voulait aller dans les bras de sa maman.
- Oui ma puce. Je te prend.
- Cela ne doit pas être facile de pousser le caddie ainsi.
- Pas vraiment. Mais vu qu'elle sort de son vaccin, je la cajole un peu.
- Ma femme est pareil.
- Pas vous ?
- Je ne suis jamais là à ces moments-là.
- Désolée, je ne voulais pas vous rendre triste.
Il fut surpris qu'elle comprenne que c'était quelque chose qui le rendait malheureux. Il aurait aimé assister à plus de choses dans la vie de ses enfants, mais il avait choisi un métier qui lui prenait énormément de temps. Et il devait travailler doublement pour payer leurs frais.
- Ne vous en faites pas. Et merci pour les couches.
- De rien.
Il la rencontra de nouveau dans un autre rayon. Ils se sourirent, il attrapa la main de la petite qui lui tendait puis il reprit sa route.
En arrivant à la caisse, il sourit en la voyant devant lui. La petite lui fit un coucou.
- On ne se quitte plus. Lui dit la jeune femme en se retournant.
- On dirait bien.
- Vous avez trouvé tous ce que votre femme vous a demandé ?
- Logiquement oui. Et vous ?
- Oui. Et j'ai même pu la poser un peu.
Il sourit devant l'air qu'elle avait prit en disant cela.
Elle passa.
Au moment de partir, elle le regarda.
- Peut-être à une prochaine fois.
- Peut-être. Au revoir.
- Au revoir.
Il venait d'arriver chez lui. Il rangeait les courses.
- David, je ne t'avais pas entendu.
- Tu te reposais avec le petit. Je n'allais pas te réveiller.
Il embrassa sa femme en touchant son ventre.
- C'est quoi ces céréales ? Ce n'est pas la même marque que d'habitude.
- Ces céréales devraient te faire respirer le week-end.
- Je ne comprend pas.
- Attendons samedi matin et tu comprendras. Fais leur manger celles-ci.
- D'accord.
Il espérait que la jeune femme du magasin avait raison.
