Bienvenue dans cette nouvelle fic de type AU, consacrée principalement au couple Bonnibel/Marceline, dans un contexte de vie étudiante entre cours, partiels, soirées, vie associative et rencontres, auquel s'ajoute l'univers musical dans lequel évoluera Marceline et son groupe. On retrouvera plusieurs personnages de Adventure Time, mais leurs caractères et apparences peuvent en partie avoir été changés (notamment Jake, qui est un humain dans cette fic).

/!\ Il y aura des scènes de sexe F/F. Si vous êtes mal à l'aise avec l'idée, sautez ces passages ou changez de fanfiction.

Sur ce bonne lecture! Et n'hésitez pas à laisser un commentaire, ça ne prend pas beaucoup de temps, mais apporte beaucoup de plaisir à l'auteure.

Chapitre 1:

Un mouvement sur sa gauche tira Marceline du sommeil. Elle garda les yeux fermés et s'efforça d'ignorer les froissements du drap tout près d'elle ainsi que la sensation du matelas tanguant sous elle, comme un bateau en mer. Puis la peau tiède contre son bras disparut, déclenchant un grognement de protestation chez la jeune femme.

"Reeeste Bonnie, il est trop tôt." marmonna t-elle, les yeux toujours clos pour ne pas s'arracher totalement au monde des songes.

La main de sa petite amie se posa délicatement sur sa joue, chaude comme toujours, avec un parfum légèrement sucré. Marceline ronronna de plaisir et pressa instinctivement sa joue contre la paume si douce. La caresse fut aussi tendre que fut désagréable la réponse de Bonnibel:

"Il est déjà 8 h, Marcie. Il faut que j'aille petit-déjeuner maintenant si je veux être à la bibli pour l'ouverture.

- Mais est ce que tu veux être là bas à 9h? Tu préfères vraiment trainer avec ces nerds à lunettes plutôt que passer un matin de délice dans les bras de ta séduisante petite amie, rockeuse de génie? persifla Marceline.

- Si tu veux que j'aille officiellement rencontrer ton groupe soi-disant génial ce soir, il faut que j'aies avancé en journée. Donc BU. C'est non négociable.

- Mais..."

Bonnibel étouffa sa protestation dans un baiser définitif puis quitta le lit, la laissant seule sur le matelas, sans sa main délicieuse et son odeur sucrée. Des froissements lui apprirent qu'en plus de la délaisser, son odieuse petite amie s'habillait, coupant court à toute éventualité d'un câlin matinal peau contre peau. Marceline lâcha un grognement frustré puis se retourna, enfonçant son visage dans son oreiller. Son aimée prenait beaucoup trop sérieusement ses études de médecine. Elle même passait plus de temps à répéter pour son groupe de rock qu'à pourrir sur une chaise en amphi à écouter des pseudo cours d'anglais, au point que sa petite amie avait du lui rappeler sa dernière date de partiel.

Marceline laissa ses pensées dériver vers la musique et son groupe, formé actuellement de trois membres, elle incluse. Peu à peu, les pas pressés de sa petite amie et le ronronnement de la cafetière s'effacèrent, tandis que ses pensées glissaient vers le rêve.

Elle montait les marches de la bibliothèque universitaire, sa guitare basse sur son dos, Finn et la petite Sixtine sur les talons. Des hordes de fans sans visage l'acclamaient sur son passage, et elle signait des autographes avec un détachement étudié. Soudain, l'image sautait, et elle était au milieu de la salle de sciences, au dernier étage de la bibliothèque, la plus éclairée. Pour une fois, la salle était déserte. Seule sur une grande table en bois, une version timide de sa petite amie était couchée, entièrement nue, les joues roses. Son entre jambe était pudiquement recouvert d'un manuel d'anatomie et ses seins ronds à peine dissimulés par quelques mèches roses de cheveux. Elle monta des yeux plein de larmes vers Marceline et la supplia de l'aider à apprendre l'anatomie féminine, à commencer par ce fameux clitoris qu'elle n'arrivait pas à trouver sur ses schémas. Galante, la Marceline du rêve écarta le gros manuel et approcha son visage de la délicate fleur rose, bien déterminée à aider sa petite amie dans ses révisions...

Mais au moment où le rêve prenait cette tournure prometteuse, une Bonnibel pas du tout timide la ramena brutalement à la réalité en faisant grincer le parquet de la chambre. Cette fois, Marceline sortit la tête de son oreiller et ouvrit grand les yeux pour foudroyer l'indélicate, qui non seulement trifouillait dans ses placards pour jeter des cahiers, stylos et manuels dans son sac avec force bruits, mais en plus avait eu l'outrecuidance de dissimuler ses jolies formes dans des habits amples, contrairement à son charmant alter ego rêvé.

"Bonnibel! J'allais t'aider à majorer ton partiel, mais tu as tout cassé avec tes bruits de sauvage!"

La jeune femme aux cheveux roses reposa son sac et se tourna vers elle, affichant un sourcil haussé et un air peu impressionné.

"Et c'est avec tes talents de "rockeuse de génie" que tu m'aidais à majorer ma médecine?"

Marceline se fendit d'un grand sourire goguenard et planta ses yeux noirs dans ceux de sa petite amie.

"Non, avec ma langue de lesbienne, qui t'aidait à connaître ton clitoris mieux que tes schémas de médecine moisis."

Le visage de Bonnibel rosit de manière craquante, et elle trébucha sur la lanière de son sac, tombant droit sur le lit. Marceline se releva avec la souplesse d'un chat et réceptionna sa petite amie avant qu'elle ne touche l'encadrement en bois, entourant son corps de ses longs bras blancs. Toute fatigue avait disparu, et son sourire mangeait désormais tout son visage, victorieux. Elle adorait quand sa demoiselle toujours en contrôle perdait ses moyens et montrait cette facette maladroite. D'un geste de panthère, elle se pencha sur la jeune femme dans ses bras et captura ses lèvres dans les siennes, entrainant sa langue dans un baiser rapide mais intense, intime, le type de baisers qui faisait fondre Bonnibel.

Quand Marceline lâcha la bouche de son amante, cette dernière avait des joues brûlantes, une mèche de cheveux en désordre et un coeur battant à tout rompre, comme la Bonnibel de ses rêves,... mais aussi des sourcils froncés et des lèvres pincées. Pour autant, elle ne se dégagea pas de l'étreinte de la chanteuse, se contentant de se redresser pour lui faire face.

"C'est stupide comme rêve.

- Avoue que ça te fait quelque chose, chuchota Marceline dans le cou de son aimée, se délectant de voir le fin duvet se dresser sous son souffle.

- Et puis je te rappelle que je suis plus lesbienne que toi. Ma langue est plus experte que la tienne, espèce de novice.

- C'est bien beau de fanfaronner, mademoiselle la scientifique, mais il faut apporter des preuves concrètes pour étayer votre théorie."

Bonnibel plissa les yeux et se mordit la lèvre inférieure, comme à chaque fois qu'elle était face à un dilemme. Marceline retint son souffle, suspendue à cette bouche sucrée qui trancherait bientôt, donnant une tournure excitante ou décevante à sa matinée. Après une minute insoutenable, l'étudiante en médecine écarta les lèvres... et les posa sur sa clavicule. Tandis que cette bouche avide ravageait son cou de baisers torrides et que deux petites mains à l'odeur sucrée s'animaient sur son ventre, éveillant sa peau au plaisir d'un matin prometteur, Marceline se laissait tomber sur le dos, ravie.

A partir de là, tout ne fut plus que plaisir sensuel. Marceline s'enfonçait dans le matelas, alourdie par le poids de ce corps rose sur elle, et elle sentait le drap se plisser sous elle à chaque mouvement de son aimée. Sa chair gonflait de désir à mesure que la bouche et les mains expertes de Bonnibel parcouraient son corps nu, enflammant sa peau. Peu à peu, la soif d'union s'empara d'elle, et ses bras pressèrent sa divine amante avec empressement, cherchant à la ramener contre elle, à la faire sombrer à son tour. Mais à chaque fois, son aimée se dérobait, opposant des tissus frustrants ou le vide à ses doigts empressés.

Et puis la langue rose descendit le long de son ventre, traçant une ligne humide jusqu'aux os saillants de son pelvis, que les canines mordillèrent, faisant monter une vague de légère douleur et de désir intense le long de la colonne vertébrale de Marceline. Sa main agrippa la chevelure rose, cherchant à la guider vers son mont Venus, mais la bouche délicieuse préférait enlacer l'intérieur des cuisses de la chanteuse, ne frôlant le shorty noir que par inadvertance avant de retourner titiller la peau autour de ce volcan où couvait une lave sombre.

"Oh Bonnie, par pitié, arrête de tourner autour du pot! Je sais que ta langue est experte!" souffla t-elle.

Un rapide coup d'oeil vers son ventre apprit à Marceline que sa petite amie arborait un sourire satisfait, presque machiavélique. Mais la jeune femme s'en fichait. Si cette petite victoire était le prix à payer pour la délivrance, elle lui accordait sans hésiter. Enfin, les lèvres se posèrent sur le tissu noir, par dessus le bourgeon gonflé de Marceline. Elles l'enlacèrent avec douceur, mouillant le tissu et déclenchant des ondes de plaisir dans le corps arqué de Marceline, puis les doigts glissèrent le long des cuisses tremblantes et firent délicatement rouler le shorty le long des jambes nues. Marceline gémit lorsqu'elle sentit la langue râpeuse contre elle, sans obstacle, et bientôt le plaisir la submergea, emportant ses cuisses dans un mouvement violent de va et vient, enfonçant ses doigts dans la chevelure rose, tandis que des caresses et suçotements délicieux faisaient couler son volcan entre ses jambes. L'explosion retentit bientôt, faisant trembler tout son corps et se resserrer ses parois, avant qu'une vague satisfaite de fatigue engourdisse ses membres.

Après un dernier baiser chaste sur son ventre et un mouvement un peu moins chaste pour essuyer sa bouche contre son bras, Bonnibel remonta son shorty et s'allongea à côté d'elle, à plat ventre. Marceline baisa tendrement son front puis caressa avec douceur les cheveux roses que ses doigts avides avaient complètement dérangé, acceptant ce sourire insupportablement satisfait que lui offrait son amante. Puis elle se tourna sur le côté et passa une main paresseuse sur son dos, sous le t-shirt.

"Mademoiselle Bonnibel, vous passez sans problème l'examen d'anatomie centré sur les parties génitales féminines, gloussa Marceline.

-Evidemment" rétorqua la jeune femme avec une moue supérieure.

Les mains de Marceline glissèrent comme par inadvertance sous le tissu du pantalon pour s'aventurer sur les fesses de son amante et sa voix grave se fit caressante :

"Mais sans être un docteur officiel, je me targue de connaître assez bien la partie interne de cette zone que l'on appelle vagin, et je pense qu'il vous serait utile de profiter de mon enseignement en la matière avant vos prochains partiels. D'un point de vue purement professionnel, évidemment. Qu'en pensez vous, mademoiselle Bonnibel?"

La chanteuse accompagna cette proposition de caresses insistantes sur les fesses rondes de sa petite amie. Cette dernière fronça les sourcils et ouvrit la bouche, mais Marceline, bien décidée à la convaincre, glissa un doigt sous la dentelle fine de sa culotte et titilla son périnée. Instinctivement, Bonnibel arqua son dos, offrant ses fesses aux doigts aventureux, non sans lâcher un petit gémissement extrêmement mignon. Avec un sourire goulu, Marceline continua à malaxer la peau tendre d'une main et fit glisser sa deuxième sur le côté de Bonnibel, escaladant l'os de la hanche avant d'atteindre l'avant de la culotte, qu'elle trouva non sans satisfaction déjà mouillé. Un instant, Marceline crut qu'elle avait gagné. La jeune femme aux cheveux roses frissonnait entre ses mains, s'abandonnant aux caresses comme un oisillon capturé, ce qui était promesse de délices sensuels suffisants pour faire refluer le désir dans le mont de Marceline. Mais l'oiseau lui échappa soudain en roulant sur le côté pour fuir les mains enchanteresses.

"Bonnie!" protesta Marceline en jetant un bras vers le corps encore tremblant sur le matelas.

Mais la jeune femme s'assit sur le rebord du lit, hors d'atteinte, encore haletante et les joues roses. Quand elle se releva et resserra son pantalon, ses yeux brillaient de cette lueur qui n'appelait aucune réplique. Marceline soupira théâtralement et s'étala de tout son long sur le drap plissé, encore chaud de leurs corps enlacés. Sans un regard pour elle, Bonnibel attrapa une culotte neuve (une jolie noire à dentelle, à moitié transparente) et se dirigea vers la salle de bain d'un pas déterminé. Marceline haussa les épaules et attrapa Hambo, sa fidèle peluche que les mauvais esprits aimaient comparer à un déchet. Elle savait reconnaître sa défaite: elle avait perdu face à la bibliothèque, encore une fois.

"Tu n'oublieras pas de me rejoindre au local vers 19 h, hein? cria t-elle depuis son lit.

- Oui oui, je te l'ai déjà dit. Par contre je pense toujours que tu devrais prévenir Finn avant.

- Meh, où est le fun là dedans?"

Le bruit de la chasse d'eau emporta le rire sadique de Marceline. Finn serait probablement très choqué de découvrir qu'elle sortait avec la sublime Bonnibel, sur qui il avait selon toute vraisemblance eu des vues en dépit de son lesbianisme assumé. Ce n'en serait que plus comique. Une voix paniquée sortie de la salle de bain arrêta net ses pensées.

"Merde! Il est déjà 9 h moins le quart?! Je suis en retard!"

Marceline tourna la tête, Hambo serré contre sa poitrine, et regarda jaillir l'étudiante en médecine dans la chambre, une brosse à dents dans la bouche et la braguette du pantalon encore ouverte. Telle une tornade, la jeune femme aux cheveux roses agrippa son sac et planta ses lunettes sur son nez tout en frottant vigoureusement ses dents. Puis elle disparut un instant dans la salle de bain avant de revenir sans brosse à dents mais avec une brosse à cheveux qu'elle passa rapidement dans sa chevelure emmêlée avant de l'abandonner sur le lit et de partir en coup de vent, une chaussure à moitié mise, son sac tombant de son épaule et son téléphone plaqué entre sa joue et son épaule.

"A ce soir, mon amour! Rock and Roll!" cria Marceline.

La porte claqua, et le calme revint. Marceline roula paresseusement sur le côté et regarda les poussières en suspension dans le rayon de soleil qui filtrait de la fenêtre et allait sur le lit double. D'une main distraite, elle toucha son shorty, encore très humide. Avec un petit sourire, elle se dit qu'elle n'avait pas complètement perdu face à la bibliothèque. La jeune femme s'étira, récupéra la brosse pleine de mèches roses et alla vers la salle de bains en chantonnant, ravie. Après un matin aussi drôle et sensuel, la journée ne pouvait qu'être bonne. Elle avait hâte de présenter sa petite amie aux deux autres membres du groupe.