Bonjour à toutes et à tous !

Pour celleux qui me suivent, oui, je sais, je n'ai pas publié depuis presqu'un an. C'est long. Mais après le fiasco qu'est devenu l'écriture de Cachez cet oméga que je ne saurais voir, j'ai décidé de ne plus rien publier qui ne soit pas fini.

Donc spolier : l'écriture de cette histoire est terminée.

Cela ne veut pas dire que je ne veux pas de vos retours et commentaires, au contraire ! Toute critique (constructive) est la bienvenue !

Une précision sur l'histoire que vous vous apprêtez à lire : j'ai commencé à l'écrire il y a des années. Spiderman : Homecoming venait tout juste de sortir. Nous n'avions pas eu Ragnarök, ni Black Panther, ni Captain Marvel... Certes, j'ai essayé de raccrocher quelques éléments des intrigues des films suivants, mais rien qui n'a bouleversé la structure de mon histoire, il y aura donc des divergences avec le canon.

La forme de ce crossover est un peu particulière : l'histoire en elle-même court sur trois décennies, autant dire qu'il y aura des ellipses. C'est chouette les ellipses, ça fait travailler l'imagination.

J'espère que ce prologue vous aura mis l'eau à la bouche, la suite arrive la semaine prochaine :D


Je t'ai cherchée

Prologue

La femme courait depuis trop longtemps, son enfant dans les bras, trop épuisé pour continuer à courir lui-même. Il fallait avancer, toujours plus vite. Il fallait atteindre la protection de la ville. Il fallait rejoindre son époux, pour lui révéler ce qu'elle avait appris, le complot qui se tramait contre la couronne.

Leurs poursuivants n'étaient pas loin, ces mercenaires qui déshonoraient leurs ancêtres et leur Royaume en lui donnant la chasse. Derrière sa respiration et les bruits de ses pas précipités, elle pouvait entendre le cliquetis de leurs armes, le son de leurs lourdes bottes frapper le sol de la forêt, le murmure de leurs voix qui s'interpelaient. Ils étaient mieux équipés, connaissaient mieux les bois qu'elle. Elle ne devait pas y penser. Elle devait se concentrer sur sa course.

La femme avait peur de ce que ses poursuivants pourraient lui faire, voulaient lui faire, à elle ou à son enfant qui s'accrochait à elle. Trop terrorisé pour parler, il avait logé sa tête dans le cou de sa mère, enserrant sa taille de ses jambes et serrant dans ses poings le tissu de la robe légère qu'elle portait. L'enfant pleurait silencieusement, elle pouvait sentir ses larmes mouiller son cou et couler dans son dos. Il savait que le moindre son pouvait faire accélérer leurs ennemis et réfrénait ses sanglots terrifiés. Brave garçon.

La femme raffermit sa prise autour du petit corps qui gênait sa course, qui entravait ses mouvements, qui la ralentissait, mais que pour rien au monde elle n'aurait laissé là. Pour rien au monde, elle n'aurait abandonné son fils à son sort. Elle préférait mourir que d'être coupable d'une telle ignominie.

Le sol sous ses pieds était inégal. Elle était passée plusieurs fois à deux doigts de tomber à cause d'une pierre branlante ou de l'humus humide. Ses chaussures fines et délicates glissaient sur les feuilles mortes gorgées d'eau de pluie. Elle qui aimait tellement cet endroit et qui s'y promenait si souvent ne s'y sentirait plus jamais en sécurité, elle en était sûre. Là, où auparavant elle ne ressentait que calme et sérénité, était devenu un lieu synonyme d'angoisse et de peur. Les sons de la nature habituellement si relaxants, n'étaient plus que les indices de dangers embusqués.

Ses longs cheveux, qu'elle n'avait pas tressés, s'accrochaient aux branches, aux buissons, aux épines, freinant d'autant plus sa course déjà bien difficile. Ils volaient devant ses yeux l'empêchant de voir, s'infiltraient dans sa bouche l'empêchant de respirer, la tiraient en arrière l'empêchant d'avancer.

Elle avait mal aux bras, aux jambes, aux pieds, au dos. Des larmes de panique lui brûlaient les yeux et elle ne pouvait même pas les essuyer sans lâcher son enfant. Le monde n'était plus qu'un brouillard dangereux et funeste.

Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Elle ne vit pas le piège devant elle, pourtant mal camouflé. Elle tomba dedans la tête la première, emportant son fils bien-aimé avec elle.

Et ce fut la fin.