Bonjour, bonjour !

Je m'étais promis une chose cette année : je ne ferai pas de fiction de noël. J'ai la fiction Devoir et Honneur qui me prend un peu de temps (je vous invite à aller voir ;) ), et mes études et le reste. Donc je m'étais promis de ne pas en faire une.

Sauf que voilà. Nous sommes le 8 décembre, j'ai déjà vu la moitié des films de noël que je regarde chaque année, j'ai ouvert 8 cases de mes calendriers de l'avent, fait des biscuits aux épices de noël. Bref. Je suis dans le mood et mon inspiration aussi.

Alors pour votre plus grand bonheur, ou peut être pas mais si vous êtes ici on va partir du principe que oui, voici la fiction de noël de cette année. Comme chacune que j'ai pu écrire : elle est sans prise de tête, avec de la romance, de l'humour, du Dramione et puis noël.

Je vous laissa la découvrir sans plus tarder, tous les chapitres ne sont pas écrits et je ne pense pas qu'il y en aura beaucoup de toute manière. Elle sera postée tous les dimanches jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de chapitres !

Bonne lecture à tous !


Dix jours, trois heures et vingt-cinq minutes à Aspen


Chapitre 1

Drago Malefoy travaillait depuis ses vingt-et-un ans au Ministère de la Magie après trois ans de formation à l'école des aurors. Il avait eu sans difficulté son diplôme et avait été de ce fait embauché par le directeur du bureau des aurors. La première embûche qui s'était dressée sur son passage avait été son partenaire. Les aurors, en effet, travaillaient toujours à deux et jusque dans leur bureau car ils le partageaient avec leur partenaire désigné. Lui avait-on attribué Harry Potter pour le tester ou était-ce le simple fruit du hasard ? Drago ne saurait jamais. Si les débuts, et par débuts entendons un peu plus d'un an, avaient été compliqués, le Gryffondor et le Serpentard avaient finalement décidé de lâcher les armes et d'enterrer la hache de guerre pour leur propre bien, pour leur qualité de travail et aussi pour rendre service à tous leurs collègues.

Il arriva le vendredi dix-huit décembre deux mille neuf un peu en retard à son travail. Il avait été alpagué dans la rue par un de ces pères noël qui récoltait de l'argent pour de bonnes œuvres. Il n'avait bien entendu pas pu lui expliquer la réelle raison pour laquelle il ne pouvait pas lui donner quelques livres : tout simplement car il n'en avait pas. Il n'avait que des mornilles, des noises et des gallions. Le problème était que ce père noël n'avait pas accepté d'être ignoré, puis le refus de Drago et ne l'avait pas lâché pendant plusieurs minutes. Drago arriva donc déjà à court de patience au département de la justice magique.

Il allait entrer dans le bureau qu'il partageait avec Harry quand il entendit des voix provenant de l'intérieur. Il reconnut immédiatement celle de Ron Weasley. Il s'arrêta dans son geste et resta derrière la porte entre-ouverte à écouter la conversation car il avait entendu un nom qui l'interpellait.

- Donc on va vraiment la laisser partir ? Seule ? Pour les fêtes ? s'étonna Ron.

- Hermione a parlé à Ginny et Pansy, c'est comme ça que j'ai pu être au courant assez tôt de ses plans, expliqua Harry. Je pense qu'il ne faut pas la retenir, Ron. Elle… Tu sais, elle ne se sent pas très bien depuis quelques mois et elle a expliqué à Pansy qu'elle avait besoin de temps loin de l'Angleterre et de sa vie pour se retrouver.

Ron soupira bruyamment alors que Drago fronçait les sourcils.

- Mais a-t-elle réellement besoin d'aller jusqu'aux États-Unis pour se retrouver seule ? s'exaspéra Ron. À Aspen ! Et pendant dix jours ! Elle ne sera même pas avec nous pour Noël, ni le Nouvel an.

Harry soupira mais ne répondit pas à Ron. Il était au courant de ce voyage depuis déjà plusieurs jours et avait eu le temps de se faire à l'idée alors qu'Hermione ne l'avait dit au rouquin que la veille. Il comprenait qu'il lui fallait lui aussi quelques jours pour se faire à cette idée-là. Oui, il ne pouvait nier que la décision de sa meilleure amie en avait surpris plus d'un mais Harry s'était promis qu'il l'accepterait. Si c'était ce dont elle avait besoin alors il n'interviendrait pas. Peut-être que ces vacances loin de tout étaient exactement ce qu'il lui fallait après tout.

Ron sortit du bureau en trombe et tomba nez à nez avec Drago qui fit semblant de ne pas avoir écouté la conversation et de n'être arrivé que quelques secondes plus tôt. Le roux le contourna et partit vers son propre bureau. Drago entra alors dans le sien et posa son manteau sur le porte-manteau et s'assit sur sa chaise, face à Harry. Le travail des aurors pouvait être pénible et dangereux parfois, mais si on demandait à Drago ce qui était le plus pénible, c'était sans aucun doute travailler face à Harry Potter.

- On ne t'a pas dit qu'écouter aux portes était très mal poli, Malefoy, sourit Harry alors qu'il replongeait son nez dans le dossier qu'il devait finir de rédiger.

- Si vous ne voulez pas être écoutés, parlez moins fort et pas dans mon bureau, rétorqua Drago qui sortait ses dossiers en cours du tiroir de son bureau.

Harry laissa échapper un rire et releva ses yeux vers son partenaire.

- Notre bureau, Malefoy, rectifia-t-il.

- N'utilise pas ce genre de déterminant possessif quand tu parles de toi et moi, Potter, l'avertit Drago.

Harry leva les yeux au ciel et se remit à son travail. Drago n'était de toute évidence pas d'humeur et il avait appris qu'il ne servait à rien d'insister. Le blond pianotait ses doigts contre le métal de son bureau. Quelque chose le turlupinait. Harry le regardait faire, attendant patiemment que le blond explose. Cela faisait maintenant huit ans qu'ils étaient partenaires et le brun pouvait dire qu'il commençait à plutôt bien connaitre le Serpentard.

- Alors, Granger passe ses fêtes de fin d'année seule à Aspen ? finit par demander Drago alors que la question lui brûlait les lèvres.

- Comme tu l'as entendu, oui, confirma Harry. Elle ne sera pas des nôtres pour le réveillon du vingt-quatre.

En effet, Pansy et Harry étaient ensemble depuis maintenant six ans et ils avaient emménagé ensemble trois ans auparavant dans une grande maison à Godric's Hollow. Depuis, ils organisaient le noël des « amis » le vingt-quatre au soir chez eux et c'était devenu une tradition entre le groupe formé de Serpentard et de Gryffondor.

- Ce n'est pas son genre de s'enfuir pour les fêtes de noël, marmonna Drago.

- Je te l'accorde, mais je crois qu'elle en a bien besoin cette année, soupira Harry.

Drago doutait du fait que ce soit la meilleure décision de la laisser passer des vacances seules aux États-Unis alors qu'Hermione était le genre de personne qui aimait les fêtes de noël et les passer avec ses amis et sa famille, plus que quiconque. Il grommela quelque chose qu'Harry ne put comprendre. Le blond décida de se concentrer sur son travail, après tout ce n'était pas réellement à lui de retenir Hermione en Angleterre pour cette fin d'année. Elle avait ses meilleurs amis et sa famille pour faire cela. Lui… Ils avaient une relation cordiale. C'était tout.

Pourtant, Merlin savait que Drago aurait aimé avoir bien plus qu'une relation cordiale avec Hermione Granger. Mais le timing n'avait jamais été bon pour eux et ils leurs avaient fallu un certain temps pour parvenir à s'entendre alors tenter de séduire Hermione était un trop grand risque que Drago n'était pas prêt à prendre. Le timing n'avait jamais été bon, non. Drago n'avait jamais eu l'occasion de l'approcher, de la séduire. Une idée germa alors dans son esprit. Un sourire se dessina sur son visage qu'Harry intercepta. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu ce genre de sourire sur le visage de son collègue et il sentait que cela ne présageait rien de bon.


Hermione Granger était dans la chambre de son appartement, assise en tailleur sur le lit, entourée de vêtements. Elle tentait de choisir les habits qu'elle allait prendre pour Aspen. Il n'y avait que des vêtements chauds autour d'elle, bien entendu. Elle avait décidé de prendre des vacances cette année-là, contrairement aux autres années. Depuis qu'elle travaillait au ministère et cela faisait sept ans, elle n'avait pratiquement pas pris de vacances alors ils lui devaient bien ça : quinze jours de vacances pendant les fêtes. Le service dédié aux créatures magiques survivrait sans elle pendant ce temps-là. Ce samedi-là sonnait le début de ses vacances bien méritées.

Hermione avait eu une sale année. Elle ne pouvait le nier. Si les vingt-cinq ans s'étaient plutôt bien passés, les trente ans ne l'avaient pas loupé. En septembre dernier, lors de son anniversaire, elle avait eu l'impression de prendre une gifle. Les doutes et les questions s'étaient immiscés en elle et ne l'avaient plus quitté depuis. Où lui mènerait son poste au Ministère ? Où se voyait-elle dans cinq ans ? En plus de cela, tous ses amis autour d'elle s'installaient en couple, se mariaient, fondaient leur propre famille et achetaient des maisons ou des appartements. Hermione, elle, était au point mort.

Si depuis toujours elle s'était promis de ne pas se comparer aux autres à ce sujet-là, depuis ses trente ans et même avant, il était devenu difficile pour elle de ne pas le faire. Elle s'était toujours dit qu'elle n'avait pas besoin d'un mari ou d'enfants pour se sentir comme une femme accomplie et cela était toujours vrai. Mais elle commençait à avoir des envies, à vouloir trouver quelqu'un avec qui elle serait bien, avec qui elle pourrait avoir une relation. Certes, elle n'avait pas besoin d'un homme pour être une femme accomplie, mais elle ne pouvait plus supporter cette solitude sentimentale.

Pourtant, Hermione avait eu des occasions, de nombreuses occasions de se mettre en couple, de rencontrer quelqu'un. Mais aucune d'entre elles n'avait mené quelque part. Pourquoi ? Car à chaque fois elle les comparait à quelqu'un d'autre avec qui, pourtant, elle n'avait rien vécu : Drago Malefoy. Ils étaient moins intéressants que lui, avec un humour moins piquant, moins cultivés, moins élégants. Ils n'avaient pas non plus les défauts de Drago, bien heureusement. Mais ces défauts faisaient du blond ce qu'il était. Ils n'étaient pas Drago Malefoy et c'était ça leur défaut à eux. En songeant à ce prénom, un soupir s'échappa de ses lèvres. Si elle fuyait l'Angleterre c'était aussi à cause de ça. Prendre le temps pour faire le deuil de sa non relation avec Drago, prendre le temps de se retrouver, de savoir ce qu'elle voulait vraiment et repartir en deux mille dix sur de bonnes bases. Elle ne pouvait passer sa vie à stagner et à penser et espérer une relation qui n'arriverait jamais.

Elle enroula plusieurs pulls qu'elle rangea dans sa grande valise. Oui, partir à Aspen seule était la meilleure idée qu'elle avait eue jusqu'ici. Elle partit vers sa bibliothèque dans son salon et se posta devant pour choisir les livres qu'elle allait prendre avec elle dans l'avion. Hermione avait décidé de partir avec des moyens de transport moldus même si cela voulait dire que ça prenait bien plus de temps que d'utiliser un portoloin. Elle voulait prendre le temps et se déconnecter de la magie. C'est pour cette raison aussi qu'elle avait décidé de ne pas partir dans un hôtel sorcier, mais bel et bien dans un hôtel qui proposait des petits chalets et qui était moldu.


Pansy entendit quelqu'un tambouriner à sa porte d'entrée le dimanche matin aux aurores, ce qui la réveilla. Elle soupira alors que Harry s'enroulait un peu plus dans les couettes. Elle lui fila un coup de coude pour qu'il se lève et parte ouvrir, et il grogna.

- Va ouvrir, Pansy, c'est sûrement pour toi, grommela Harry sortant de son sommeil.

- Pourquoi cela devrait être forcément pour moi ? s'agaça-t-elle en baillant.

Harry sortit son visage endormi des couvertures et regarda sa copine avec un air las.

- Hermione part dans trois jours pour Aspen, je suis prêt à parier un gallion que c'est Malefoy qui est en train d'essayer de réduire en allumettes notre porte à mains nues.

Pansy soupira alors que la personne tambourinait toujours plus fort la porte. Il avait sûrement raison, se disait-elle. Et quand elle entendit une voix hurler « Pansy ! » puis « Parkinson ! », elle leva les yeux au ciel. Qui d'autre que Drago Malefoy pouvait venir toquer chez elle comme s'il avait Voldemort à ses trousses un dimanche à sept heures du matin ? Qui d'autre ? Elle rassembla toute sa force pour se tirer de son lit alors qu'un sourire se dessinait sur le visage d'Harry. Elle vit son air moqueur et lui lança un coussin sur la tête avant d'enfiler sa robe de chambre.

- Je vais te faire passer l'envie de te foutre de moi, Potter, rit-elle.

Elle l'entendit rire franchement avant qu'elle ne parte de leur chambre. Elle descendit les escaliers et commença à dire des « C'est bon, Drago, j'arrive » plusieurs fois jusqu'à arriver à la porte d'entrée de la maison. Elle ouvrit la porte et tomba sur Drago, les sourcils froncés et les joues et le nez rougis par le froid. Elle se planta face à lui, un poing sur la hanche et le regard dur.

- Drago, soupira-t-elle. Plus jamais, tu m'entends ? Plus jamais tu ne viens toquer comme un malade mental chez moi à sept heures un dimanche ! Et même un tout autre jour, rajouta-t-elle.

- Pansy c'est urgent ! C'est un code rouge, même noir ! s'exclama-t-il.

La brune le regarda et finit par le laisser entrer. Il se dirigea de lui-même vers la cuisine ouverte du couple et prit ses aises. Il commença à préparer le café pour au moins mettre Pansy de meilleure humeur. Celle-ci s'installa sur un des tabourets du bar qu'il y avait dans la pièce et regarda Drago s'activer dans sa cuisine.

- Tu es levé depuis combien de temps pour être aussi actif ce matin ? bailla-t-elle.

- Je n'ai pas dormi, lâcha-t-il, et j'ai bu beaucoup, beaucoup, de café.

Il se tourna vers elle et posa une grande tasse de café devant elle. Pansy prit le temps de le humer avant de prendre sa première gorgée. Drago la regardait faire, il ne fallait pas qu'il lui demande quoique ce soit avant qu'elle n'ait bu quelques gorgées de café. Alors il attendit et compta. Une gorgée. Deux gorgées. Puis trois et enfin au bout de cinq, il se permit d'ouvrir la bouche.

- C'est au sujet d'Hermione, le coupa Pansy dans son élan. Non, nous ne ferons rien pour l'obliger à rester en Angleterre pour les fêtes.

- Je ne suis pas ici pour te demander cela, corrigea Drago. En réalité, c'est bien le contraire. Elle part à Aspen, et je me suis renseigné. C'est plutôt une station de ski huppée.

Pansy plissa ses yeux et hocha lentement la tête. Qu'avait-il en tête ?

- Pour ce qui est du vol, je n'ai pas eu de mal à trouver lequel elle avait pris puisqu'il n'y en a qu'un qui va vers Aspen mercredi, continua le blond. Soudoyer la moitié du service de British Airways avait été un peu plus compliqué, mais rien d'impossible. Mais l'hôtel… Puisque c'est une station assez luxueuse, j'ai vite fait le tour de la question. Granger n'a pas l'habitude de fréquenter ce genre d'endroits, elle a donc dû demander conseil à quelqu'un. Je présume que ce quelqu'un est toi.

- Tu comptes aller à Aspen ? s'étouffa Pansy. Pour rejoindre Hermione ?

- Officiellement : pour passer du bon temps seul, me ressourcer, sourit-il.

- Tu détestes skier, les américains et la neige, elle ne croira jamais que c'est pour passer du bon temps que tu vas là-bas.

- Je ne suis pas sûr qu'elle me connaisse à ce point, marmonna-t-il. Elle peut ne pas me croire, dans tous les cas, elle ne pourra pas me renvoyer de force en Angleterre. Maintenant, Pansy, tu vas me dire quel hôtel elle a pris. Je sais que tu sais, ajouta-t-il en la pointant du doigt.

La brune soupira et se massa les tempes quelques secondes. Elle n'y croyait pas et pourtant cette attitude de la part de son meilleur ami ne l'étonnait pas tant que cela. Il n'avait aucune limite quand il était question d'Hermione Granger. Elle prit une nouvelle gorgée de café, puis planta ses yeux marrons sévère dans ceux de glace du blond.

- Quelles sont tes intentions ? demanda-t-elle.

Drago fronça les sourcils, surpris par cette question de la part de sa meilleure amie. Il passa une main dans ses cheveux puis expira bruyamment.

- Forcer le destin et le timing, répondit-il simplement. Je n'ai aucune mauvaise intention dans tous les cas, Pansy.

- Bien, souffla-t-elle. Elle est au St. Regis, c'est un hôtel qui propose des chambres normales mais aussi des petits chalets. Elle a pris un chalet pour les dix jours. L'hôtel a aussi un spa, restaurant, et bien d'autres choses mais je suis sûre que tu vas faire tes petites recherches, et il est en bas des pistes.

- Elle ne se refuse rien, sourit Drago.

- Elle a pris tellement peu de vacances ces dernières années et elle a tellement économisé avec son rythme de vie de nonne, qu'elle a décidé pour une fois de se faire plaisir, expliqua Pansy en haussant les épaules.

Drago la remercia et entreprit de repartir chez lui, il fallait qu'il réserve au plus tôt même s'il doutait de trouver la moindre disponibilité à une date aussi rapprochée de noël. Il enfila son manteau en laine et se dirigea vers l'entrée de la maison. Pansy le rattrapa rapidement par l'avant-bras.

- Drago, elle a aussi besoin de temps, de se retrouver et de se détendre, l'avertit-elle. Ne la rends pas chèvre pendant dix jours.

- Je compte bien à ce qu'elle rentre en Angleterre parfaitement heureuse et détendue, sourit-il diaboliquement avant de sortir de la maison de sa meilleure amie.

Pansy le regarda marcher quelques mètres avant de transplaner dans son jardin. Elle referma la porte d'entrée et remonta dans la chambre qu'elle partageait avec Harry. Maintenant qu'elle était réveillée, il n'était plus question que son copain continue à dormir impunément. Elle se faufila dans les draps et se colla à au brun qui s'était rendormi entre temps. Il marmonna quelque chose alors qu'il plongeait son visage dans le cou de la brune.

- Il va falloir que tu sois plus clair, Harry, rit Pansy.

- Qu'est-ce qu'il voulait ? marmonna-t-il.

- Savoir dans quel hôtel logerait Hermione. Il a déjà pris ses billets d'avion, l'informa-t-elle.

Harry sortit son visage du cou de la brune et la fixa les yeux ronds, puis ses lèvres s'étirèrent en un sourire.

- Il ne va pas oser… souffla-t-il.

- On parle de Drago, chéri, il n'a aucune limite quand il a une idée en tête.

- Hermione va passer des vacances moins solitaires que prévu, rit-il en passant une main dans ses cheveux déjà en bataille.

- C'est peut-être ce qu'il lui faut après tout, sourit Pansy.


Hermione finit de fermer son énorme valise pleine de pulls, de chaussettes en laine et d'écharpes et la releva sur ses roulettes. Elle se regarda une dernière fois dans son miroir. Elle avait mis une tenue plus que confortable ce mercredi-là car c'était le jour de son départ pour Aspen. Elle avait mis son pull le plus confortable et le plus ample et elle en avait fait de même pour son pantalon. Bien entendu, elle avait pris avec elle sa veste la plus chaude et imperméable. Elle souleva son sac à dos et le mit sur son épaule. Il était rempli de livres et de tout ce dont elle avait besoin pour prendre l'avion vers les États-Unis.

On toqua à sa porte. Elle se précipita vers son entrée pour l'ouvrir et elle prit dans ses bras Harry et Ron qui s'étaient proposés de l'accompagner à l'aéroport de Londres Heathrow ce matin-là. Elle était soulagée qu'ils acceptent sa décision même si elle contrecarrait leurs traditions. Ron prit sa grosse valise et Harry la délesta de son sac à dos plein à craquer. Ils quittèrent l'appartement d'Hermione qui appela un taxi rapidement pour les mener à l'aéroport.

Le trajet fut rapide et Hermione arriva rapidement au hall des départs. Hermione remarqua que beaucoup de personnes se disaient au revoir autour d'eux et pleuraient. Harry et Ron durent lui dire au revoir avant qu'elle ne passe la sécurité. Elle les prit dans ses bras une dernière fois et récupéra son sac à dos des mains d'Harry.

- Merci les garçons de m'avoir accompagnée, sourit Hermione alors qu'elle ajustait son sac sur ses épaules.

- C'est normal. Fais attention à toi pendant ce voyage ! dit Ron avec un pincement au cœur, mine de rien il s'était fait aux traditions qu'ils avaient et notamment celle de passer noël ensemble.

- Bon voyage, Hermione, profite bien, lui souhaita Harry. Donne nous des nouvelles !

Les deux hommes regardèrent Hermione partir vers la sécurité de l'aéroport. Un sourire en coin se logea sur le visage d'Harry. Bien entendu, il s'était bien gardé de lui dire qu'elle ne serait pas seule bien longtemps pendant ce voyage. Après tout, la vie était faite de surprises et quel ami aurait-il été s'il lui avait gâché celle-ci en la révélant ?


- Les passagers pour le vol BA1144 à destination d'Aspen sont invités à embarquer à la porte B36, annonçait la voix d'une femme.

Hermione, qui s'était installée aux sièges face à la porte d'embarquement se leva, son passeport et son billet en main. Elle fit la queue derrière les autres passagers et attendit de pouvoir passer le portique d'embarquement. Un sourire aux lèvres elle tendit ses papiers à l'hôtesse qui scanna son billet et vérifia son passeport.

- Bon voyage, sourit l'hôtesse.

- Merci, souffla Hermione avant de la dépasser pour aller dans le couloir qui menait à l'avion.

Avançant à petits pas, Hermione finit par entrer dans l'avion. Elle n'avait pris que très peu ce genre de moyen de transport et elle était heureuse d'enfin pouvoir voyager à nouveau dedans. Elle regarda autour d'elle cherchant des yeux sa place, la 6B. Elle finit par rapidement la trouver et s'installa remarquant que pour l'instant personne n'était présent à la 6A qui était la place du côté hublot. Elle glissa son sac à dos sous le siège en face du sien et rangea son gros manteau dans les cabines au-dessus des sièges. Elle boucla sa ceinture et commença à apprivoiser à l'aide de la télécommande l'écran qui était encastré dans le dos du siège face à elle. Elle navigua parmi les films qu'ils proposaient et sourit : elle n'aurait pas le temps de s'ennuyer pendant ces dix heures de vol.

Hermione regarda sa montre : neuf heures. L'avion ne devait pas tarder à partir. Hermione s'installa plus confortablement dans son siège, dans ses souvenirs, il lui semblait que le décollage n'était pas la partie la plus agréable. Elle entendit des pas remonter le couloir et elle tourna sa tête pensant que les hôtesses et stewards étaient déjà installés sur leurs sièges pour le décollage, les mesures de sécurité ayant été déjà présentées. Une hôtesse guidait une personne qu'Hermione n'arrivait pas à voir et elle s'arrêta aux côtés de la brune.

- Madame, cela ne vous dérange-t-il pas de vous lever, votre voisin est arrivé en retard, lui demanda l'hôtesse.

- Bien sûr que non ! répondit précipitamment Hermione en débouclant sa ceinture de sécurité.

Elle se leva alors que l'hôtesse partait et laissait Hermione face à son voisin retardataire. Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent lorsqu'ils se posèrent sur le visage faussement angélique de Drago Malefoy : la dernière personne qu'elle voulait voir dans cet avion.

- Tu te fiches de moi, Malefoy, lâcha-t-elle alors que ce dernier arborait une expression de surprise parfaitement réalisée.

- Granger ! s'étonna-t-il. J'ai toujours dit que le hasard avait tendance à mal faire les choses, ajouta-t-il avec un petit sourire en coin.


Voici ce premier chapitre ! Bien plus long que ce que j'écris en moyenne, c'est aussi le paris que je me suis imposée faire moins de chapitres mais des un peu plus longs (même si on n'est pas sur une longueur de fou fou encore).
J'espère qu'il vous a plu, dites moi tout en review (je réponds toujours !)

Bon dimanche à tous et à la semaine prochaine !