Bonjour, bonsoir & bienvenue !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté un bon Zorobin ! (bon, de juger d'emblée que c'est un "bon" Zorobin, je n'irai pas jusque là...) Pour vous mettre un peu dans l'ambiance, oubliez tout ce que vous connaissez de One Piece. Imaginez Zoro et ses amis projetés dans un monde qui ressemblerai au notre mais pas vraiment. Je n'apporte aucune info, là, pas vrai ? Haaaa, honnêtement, c'est dur pour moi d'essayer de faire un résumé sans dévoiler et en vous donnant envie. Alors, le mieux c'est encore que je me taise et je vous laisse lire. Dac ?

Les personnages ne sont pas de moi, ils sont du grand Oda ! Merci à lui.

Enjoy ;)


L'amour comme une fleur

...

Chapitre 01

...

Zoro Roronoa, comme tous les membres de sexe masculin de sa famille, n'est pas amené à monter sur le trône. Cet honneur est réservé à sa sœur aînée. Lui, il a juste le devoir de faire un bon mariage et de partir suivre sa propre voie. Sauf que Zoro Roronoa n'a jamais montré le moindre intérêt pour le mariage. Au grand désarroi de sa grand-mère, l'actuelle Reine, et de son entourage. Le jeune homme préfère s'entraîner à manier le sabre pour devenir un grand bretteur, partir à l'aventure avec ses amis et faire de longues siestes méditatives qu'il appelle « le juste repos du guerrier ».

...

- Il est un cas désespéré, maître !

La jeune femme qui vient de s'exclamer est allongée sur un grand canapé en velours couleur taupe et tortille entre ses doigts ses boucles roses. Elle a deux grands yeux ronds et rêveurs avec des longs cils. Et elle fait une petite moue enfantine en soupirant.

- Ne dites pas ça, Mademoiselle Perona…

L'homme qui lui répond est assis sur un fauteuil rouge, le visage dissimulé derrière un grand journal.

- Je connais mon frère, maître Mihawk. On ne pourra pas le faire changer d'avis comme ça. Grand-mère va finir par s'impatienter et ça pourrait impacter sur l'avenir de notre sœur… Son couronnement aura lieu dans 6 mois ! Il serait au moins souhaitable que Zoro s'y affiche avec une fiancée !

Elle fronce les sourcils, l'air sérieusement embarrassé. L'homme dans son fauteuil pousse un soupir, referme son journal et le replie en le posant sur un guéridon à portée de main, sur lequel trône un verre de vin rouge. L'homme troque son journal pour le verre. Il avale deux gorgées dans un silence complet, sous le regard courroucé de la jeune femme allongée sur le canapé. Il repose son verre et déclare, en posant ses yeux mordorés dans ceux de la jeune fille :

- Votre frère a parfaitement conscience de son attitude. Il sait que son égoïsme borné ne lui apportera rien. Il ne ferait qu'accabler votre sœur de tourments et je sais pertinemment que Monsieur Roronoa est plus altruiste qu'il ne le laisse paraître. Laissez-le réfléchir un peu et il finira par faire les bons choix.

- Mais il a 20 ans ! s'offusque Perona en se redressant. Il a largement eu le temps de réfléchir comme vous dites, maître. Il est grand temps qu'il se prenne au sérieux. Le mariage n'est pas si terrible que ça, vous ne pensez pas ?

- C'est un point de vue, Mademoiselle.

- Vous avez compris, maître… Je voudrais tellement qu'il accepte son sort ! Et qu'il arrête de faire l'idiot une minute !

- Qui fait l'idiot ? demande-t-on un peu plus loin dans la pièce alors qu'une porte se ferme à grand bruit.

Aussitôt, la jeune fille se tait. Elle se tourne vers l'entrée et attend de voir son frère arriver. Elle pousse un grand soupir et se détourne, l'air vexé. Zoro s'approche d'elle et l'embrasse sur le haut du crâne.

- Bonsoir, Monsieur Roronoa.

- Bonsoir maître. Je présume que vous parliez encore de mon avenir ?

- Et bien…

- Ne dites rien, maître. Depuis que notre aïeule a annoncé son renoncement au trône au profit de notre sœur, tout le monde n'a de cesse de me rappeler mes devoirs. Alors, si vous le voulez bien, nous en discuterons au dîner. Pour le moment, je viens juste de terminer mon entraînement et je suis en sueur. Je ne souhaite qu'une chose : prendre une bonne douche froide !

Le maître hoche du chef alors que le jeune homme s'éloigne sans rien ajouter.

...

Lorsqu'il redescend, un peu plus tard, la table est dressée et Perona est affairée autour d'un plat.

- Ça sent bon ! commente le jeune homme dans le dos de sa sœur.

- C'est un essai, soupire la jeune femme en se grattant le bout du nez.

- Tu as encore mis la main à la pâte ?

- Mmh mmh.

- Tu sais que le maître a un cuisinier en chef ici, et des tas de serviteurs, n'est-ce pas ?

- Ce n'est pas drôle, Zoro. Tu n'as même plus l'air étonné.

- Désolé petite sœur, je commence à te connaître. Maître ! Nous passons à table.

- Me voici, déclare le maître en posant à portée de sa place une bouteille de vin débouchée.

Les trois individus se mettent à table en silence. Perona lance un regard à son frère. Le jeune homme goûte le gratin dans son assiette et penche la tête vers sa sœur.

- C'est un régal, Perona.

- Merci. Qu'en pensez-vous maître ?

Maître Mihawk prend le temps de goûter son vin puis son plat. Il pousse un soupir, yeux fermés et déclare :

- J'en dis que vous feriez une excellente épouse !

La jeune femme se met à sourire, triomphante.

- Merci maître !

- Il n'y a pas de quoi.

- Oui, grogne Zoro. C'est sûr qu'il serait plus facile de marier ma sœur que moi, même si elle n'a encore que 18 ans et qu'elle manque cruellement d'expérience, n'est-ce pas ?

- Je n'ai pas dit ça, Monsieur.

Le maître prend le temps de manger une autre bouchée puis, il déclare :

- Il est certes évident que marier votre jeune sœur sera toujours plus simple que de vous caser vous, ou bien même la Princesse Jewelry.

- Notre sœur devra se faire une raison !

- J'entends bien, Monsieur. Et vous de même, n'est-ce pas ?

Zoro pousse un soupir. Il avale une gorgée de vin d'un geste gracieux et déclare :

- C'est justement de cela dont je voulais m'entretenir avec vous et ma sœur, maître.

- Tu as changé d'avis ?! s'écrie sa sœur, le sourire immense. Tu vas te marier ?

Elle se rend compte qu'elle a agit un peu trop brusquement et se rassoit en s'excusant, penaude. Le maître sourit face à son attitude encore enfantine. Puis, il tourne la tête vers le jeune Roronoa et le pousse du regard à continuer sur sa lancée.

- Et bien voilà, soupire le jeune homme. J'ai beaucoup réfléchi à toute cette histoire et je crois qu'il est temps pour moi de faire mon devoir auprès de ma sœur et de notre aïeule. Je suis certain que nos parents n'approuveraient pas mon docile revirement. Mais je me fiche des convenances que notre mère essayait de fuir. Je veux juste faire le nécessaire pour ne pas importuner Bonney et sa prise de pouvoir dans moins d'un an. Elle fera une excellente Reine et je refuse qu'on dise du mal d'elle à cause de son incompétent de frère.

- Tu n'es pas un incompétent, Zoro !

- Merci, petite sœur. En tout cas, mon point de vue est là. Je vais… faire le nécessaire pour me trouver une épouse. Mais…

Perona pousse un soupir et le maître a un sourire au coin des lèvres. Il déclare :

- Venant de vous, je me doutais bien qu'un « mais » viendrait interrompre votre charmant discours.

Zoro lance à son maître un regard amusé.

- Évidemment. Je ne suis pas exigeant mais je veux juste avoir le choix de mon épouse. Et pour cela, j'ai l'intention de voyager pour trouver la meilleure des conjointes. J'en ai parlé à mes amis et ils sont tous les trois prêts à me suivre dans cette quête, si je puis appeler cela ainsi.

- Tu partirais avec ta bande pour te trouver une épouse ? Ce plan est absurde. Grand-mère n'acceptera jamais.

- C'est pour cela que j'ai l'intention d'en parler avec Bonney quand elle viendra déjeuner dimanche avec nous. Je suis sûre que notre aïeule sera plus disposée à accepter ce plan s'il vient de notre sœur.

- Et je suis certain qu'elle l'acceptera ! s'exclame le maître. La Princesse a toujours su vous protéger et vous tirer vers le haut. Elle ne peut qu'approuver votre sage décision.

Zoro incline la tête pour remercier son maître. Mais en face de lui, sa jeune sœur pousse un soupir en repoussant son assiette vide.

- Je persiste à dire que toute cette histoire est grotesque ! Comment Zoro va-t-il pouvoir tomber amoureux en seulement quelques mois ?

- Qui t'a parlé de sentiments ? J'ai simplement l'intention de trouver une épouse. C'est tout.

- Oh non… Tu veux faire exactement ce que Mère fuyait : un mariage arrangé.

- Mademoiselle, si je puis me permettre, il serait mal venu de juger votre frère. Le connaissant, il n'a certainement pas l'intention de faire cela en toute simplicité.

Zoro leur sert un sourire narquois et confirme en sortant de sa poche un petit carnet sur lequel il a pris tout un tas de notes. Il le pose devant sa sœur. Elle étudie le carnet l'air très concentré. Le maître se lève calmement et fait le tour de la table, se penchant au-dessus de la jeune femme pour lire les notes du jeune Roronoa. Le silence dure suffisamment longtemps pour que les domestiques débarrassent la table.

- Alors ? finit par demander Zoro.

- Vous voulez aller dans des citées différentes et organiser un bal tous les 15 et 30 de chaque mois jusqu'au couronnement de la Princesse ? Et avec quel argent, si je puis me permettre ?

- C'est là que mon aïeule et ma sœur vont intervenir. Si on met en avant ma lignée, cela pourrait attirer de bonnes dots.

- Cela attirera surtout des badauds, soupire Perona. Mais je dois avouer que ce plan n'est pas si mauvais. Il va falloir y mettre du tien, mon frère, pour trouver chaussure à ton pied !

- J'en fais mon affaire, soupire le jeune homme.

Le maître pose sa main sur la tête de la plus petite de la fratrie et déclare :

- Bien ! Le sujet est donc clos jusqu'à nouvel ordre. Merci pour ce repas. Je me retire dans la bibliothèque. Bonne soirée, Monsieur Roronoa, Mademoiselle Perona.

- Bonne soirée, maître ! répliquent les deux jeunes gens en inclinant la tête.

Et le maître sort de la pièce sans un bruit. Le frère et la sœur se retrouvent seuls. Perona pousse un soupir.

- Tu sais ce qui m'énerve le plus ?

- Non, dis-moi.

- C'est que Bonney va forcément accepter ce plan. C'est obligé ! Elle t'adore.

- Elle t'aime toute autant, petite sœur. C'est juste que toi, tu as encore le temps de voir venir.

- Peut-être…

La jeune fille soupire en regardant un point dans le vague. Zoro se lève et tend la main à sa sœur. Il déclare dans un grand sourire :

- Haut les cœurs, Perona ! Je vais avoir besoin de deux fois plus de cours particuliers de danse si je veux être le futur mari idéal !

Aussitôt, le visage froissé de la jeune femme s'illumine. Elle se dresse en un bond, posant sa main dans celle de son frère, et déclare :

- Je vais faire de toi le meilleur danseur du monde !

Ils s'éloignent en riant, ne doutant à aucun moment des capacités de l'un et de l'autre.


NdZ Je vous l'avais dit qu'il fallait oublier vos à prioris sur One Piece ! Désolée pour ceux qui ne valident pas ce genre d'UA. Pour les autres, j'annonce la couleur : 16 chapitres et un épilogue. Robin arrive au chapitre 03. J'attends vos retours avec impatience ! Merci d'avoir lu :) [et le premier qui dit que le titre est pourri... T.T je suis désolée !]