Le soir du 21 juin, Juliette et William Fudge avaient enfin fini de ranger la salle de séjour où ils avaient fêté le premier anniversaire de leur petite fille, Pauline, qui avait les cheveux blonds comme sa mère et les yeux verts comme son père, avec la famille et les amis. La femme aux cheveux blonds attachés en une queue de cheval et aux yeux bleus prit le bébé, qui jouait avec son ourson en peluche de couleur beige, et l'emmena dans sa chambre. Elle la déposa sur un tapis rose pâle qui se trouvait juste à côté du lit à barreau. La blondinette mit sa peluche sur le tapis, s'agrippa aux barreaux de son lit et se mit debout. Elle regarda sa mère qui lui fit signe de la rejoindre. Pauline se retourna vers Juliette mais elle tomba sur les fesses car elle avait lâché les barreaux. Au lieu de pleurer, la fillette rit. La blondinette voulait réessayer quand soudain un cri se fit entendre. Qu'est-ce qu'il se passe ? se demanda la femme de William. Will a-t-il un souci ? Elle se leva. Elle n'eut pas le temps de se diriger vers la porte que celle-ci s'ouvrit. Une personne encapuchonnée baguette à la main était dans le couloir.

- Juju, dit l'inconnu. Cela fait longtemps que nous nous sommes pas vu.
- Tom ? s'étonna la concernée. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Enfin Juju, appelle-moi Voldemort ! fit-il vexé. Combien de fois vais-je te le répéter ? Pour répondre à ta question, je viens récupérer ce qui m'appartient, c'est-à-dire toi plus le bébé.
- Je préfère mourir que vivre avec toi ! répliqua Juliette en lui hurlant presque dessus. Voir les gens souffrir ou se faire tuer, cela me dégoute!- Comme tu voudras, déclara Voldemort. Mais ne m'oblige pas à changer d'avis. Avada Kedabra !

Une lumière verte toucha la mère de Pauline qui tomba sur le sol morte.
Le mage noir se dirigea vers Pauline qui observait le corps de la femme aux cheveux blonds. En entendant le bruit de pas, elle leva sa petite tête et vit l'homme capuchonné en face d'elle. Tous les deux se regardaient.
Quelques instants plus tard, la blondinette tapait avec ses mains et souriait. Ce sourire lui rappela un moment qui était resté gravé dans sa mémoire.

Flashback (en 1955)

Un homme chauve au visage pâle ouvrit la porte du bureau du directeur de Poudlard qui n'était autre que son ancien professeur Dumbledore. Celui-ci était en colère contre lui car le vieux mage avait refusé de lui donner le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal (DCFM). Il cacha sa colère en gardant un visage neutre et sans expression, comme à son habitude.
Lorsqu'il sortit du bureau, il vit une fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus, qui était âgée de onze ans. Elle était habillée de l'uniforme de Serdaigle. Ce qui le perturba, c'était son sourire. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un sourire.
Le directeur de Poudlard, en voyant la jeune fille, lui dit :

- Bonjour Miss Bipal ! Cela ne vous dérange pas de ramener Tom vers la sortie ?
- Cela ne me dérange pas professeur, répondit-elle. Je vous verrai après alors.
- Mais je …
- Tom, enfin ! l'interrompit Dumbledore. Je te rappelle que le transplanage est interdit dans l'enceinte de Poudlard et que c'est grâce à un professeur que tu as réussi à trouver mon bureau.

Le dénommé Tom allait répliquer mais son ancien professeur ferma la porte. Oh génial ! pensa-t-il. Je connais le chemin maintenant ! Je n'ai pas besoin d'aide !
Il fut sortie par ses pensées par la Serdaigle qui lui dit de la suivre. L'homme chauve soupira discrètement avant de descendre les escaliers. Pendant le trajet, un silence régnait entre l'adulte et l'enfant. Il fut rompu par la blondinette qui demanda :

- C'est bien Tom votre prénom ?
- Oui Bipal, confirma le concerné un peu vexé. Mais appelle-moi Voldemort. Je préfère ce prénom que ce nom idiot de moldu.
- Veuillez m'appeler Juliette monsieur, répliqua-t-elle. Je n'aime pas que quelqu'un me nomme par mon nom de famille. Je tolère seulement mes professeurs. Le prénom Tom me fait penser à quelque chose, dit-elle calmement. Un certain Tom Jedusor. Il a …
- Ah non ! hurla presque le mage noir. Tu ne vas pas raconter ma vie devant tout le monde ! D'ailleurs comment la sais-tu ?
- Les livres, répondit Juliette excitée. Quand je lis 2 fois un livre, je le connais par cœur. Mes parents m'ont raconté que quand j'avais six ans, j'ai commencé à réciter le livre par cœur.
- Juliette ! cria quelqu'un. Tu viens ?!
- Attends un peu William ! répondit la jeune fille de onze ans. La sortie se trouve à votre droite, déclara la Serdaigle à l'adulte. J'étais ravie de faire votre connaissance ! Au revoir !

Juliette fut à quelques mètres de lui, elle se retourna et lui sourit avant de partir rejoindre son copain. J'espère que William ne va pas me poser des questions à propos de Tom, pensa-t-elle. Quant à Voldemort, il l'observa un instant avant de sortir du château. Dommage que cette discussion se termine déjà, se dit-il. Si seulement il n'y avait pas cet idiot de William…

Fin du flashback

Quelques secondes plus tard, Voldemort s'apprêtait à prendre l'enfant mais il fut interrompu par le bruit de pas d'une personne qui montait les escaliers. Celle-ci criait qui avait osé tuer son frère jumeau. Le mage noir transplana, laissant Pauline qui avait arrêté de frapper ses mains. Celle-ci regardai autour d'elle et aperçut un homme. Celui-ci avait des cheveux bruns et des yeux verts comme son frère jumeau William, était habillé d'une manteau à fourrure noire et d'un jean bleu, et se nommait Killian. Il s'approcha de la petite, la prit dans ses bras, transplana et arriva dans la salle de séjour de sa maison où se trouvait sa femme Suzanne. Elle avait les cheveux noirs attachés en un chignon et des yeux chocolat et elle portait un pyjama orange pâle. En voyant son mari, elle se leva, prit Pauline dans ses bras et lui demanda:

- Pourquoi as-tu Pauline dans tes bras ? Quelque chose est arrivé à Juliette et à William ?
- Je t'expliquerai plus tard, dit-il après avoir essuyé ses larmes avec sa manche. Il faut que je retourne là-bas.

Le brun partit.
Quant à la noiraude, elle emmena le bébé dans la chambre où se trouvait Maximilien et Laura, les cousins de la blondinette. Maximilien était dans son lit à barreau et dormait tout comme sa soeur qui se trouvait sur un lit. Il avait les cheveux bruns et le même âge que Pauline. Quant à sa grande sœur, elle avait les cheveux noirs et deux ans de plus que son petit frère, c'est-à-dire trois ans.
La tante de la petit fille la déposa dans son lit à barreau, qui se situait à côté de celui du brun. Fort heureusement que celle-ci s'était assoupie. Suzanne regarda les enfants pendant un instant avant de fermer la porte.