Hello, hello !

J'ai décidé, sur un coup de tête, de me lancer dans l'écriture d'un Zutara, et hop me voici, me voilà x)

Alors j'ai pour l'instant quelques chapitres d'avance, alors pas de panique, normalement, vous aurez du contenu régulièrement sur les prochaines semaines à venir, mais pour ceux qui me connaissent, ben oui, évidément, à un moment, je mettrai sans doute 1000 ans à poster la suite.

Alors, une petite mise au point avant que vous lisiez mon histoire :

-Je respecte et je détourne la trame de l'histoire, c'est à dire que mon histoire aura des ressemblances avec le cartoon mais je prends beaucoup de liberté pour d'autre, donc évidement il y a des incohérences, et mine de rien j'ai envie de dire tant mieux !

-Les personnages sont plus âgés que dans l'histoire originale, vous le découvrirez au cours de votre lecture.

-Il y aura pas mal de lemon donc pour ceux qui n'aiment pas ça, ben hasta la vista.

-Je traiterai aussi de sujet sensible par moment donc, pareil, si vous n'aimez pas le dark, bye babe !

-On suit principalement le point de vue de Zuko qui est très grumpy, et très moody, mais j'aime trop quand il est comme ça !

-Hé vous apercevrez des mots en anglais glissés un peu partout dans le texte, parce qu'égoïstement j'adore ça !

Voilà, voilà, je suis super heureuse de contribuer enfin, pour de vrai, dans ce fandom !

Bonne lecture !


Burning like hell

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Chapitre 1

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Ok.

Il fallait qu'il soit enfin honnête avec lui-même.

Genre, pour une fois, il fallait vraiment qu'il arrêter de nier cette incessante pensée dans un putain coin de sa tête. Parce qu'il commençait sincèrement à devenir dingue et à perdre le contrôle, et en tant que maitre du feu, il était primordiale, qu'il garde en permanence le contrôle de ses putains d'émotions. Il ne s'était pas mangé des heures et des heures de méditation pendant des années pour que tout parte en couille maintenant !

Merde, tout ça à cause d'elle.

Zuko se pinça fortement l'arrête du nez, ferma les paupières un brin énervé et poussa un long soupir. Il détestait l'admettre, mais il se sentait bouleversé.

Putain de merde.

Il ouvrit les yeux. Il fallait qu'il se rende à l'évidence, la couleur rouge lui allait bien. Beaucoup trop bien d'ailleurs. La première fois qu'il l'avait vu porter la couleur de sa nation, Zuko avait été comme paralysé. Chose qui l'avait profondément surpris, parce que la seule chose qui le paralysait sur cette terre était la terreur. Cette terreur était la plupart du temps provoqué par son père. Sauf que, et bien heureusement, Katara n'avait absolument rien à voir avec son géniteur.

Elle était une fille de l'eau, elle vibrait en permanence la couleur bleu, et maintenant elle s'appropriait le rouge, son rouge.

Zuko se mordit le bord de sa langue, et fit mine d'écouter Toph et Sokka parler – de chose inutiles à son humble avis - à coté de lui. Sauf que ses yeux balayèrent le vieux temple et s'arrêtèrent près de la fontaine, où perchée sur la pierre grise, l'une de ses mains dans l'eau, et les jambes se balançant doucement, Katara rêvassait.

Il s'éclaircit la gorge et Sokka lui lança un regard inquisiteur.

« Pardon ? Tu nous as parlé ? » demanda le frère de Katara.

Zuko fronça les sourcils et plissa les yeux. De quoi ?

« Non, » grinça t-il de mauvaise humeur d'avoir été interrompu dans sa contemplation.

« Mmh, tu rêvassais juste, hein Sparky, » se moqua doucement Toph.

Zuko leva les yeux au ciel et ne fit aucun commentaire. Sokka le traita de weirdo, ce qui lui donna envie de lui faire gouter la chaleur de ses flammes, mais il était censé être le gentil Zuko maintenant, alors il se contenta d'ignorer ce commentaire désobligeant et laissa les deux idiots reprendre leur discussion.

Et tout naturellement, sans même qu'il ne s'en rende compte, ses yeux la cherchèrent aussitôt. Il mordit l'intérieur de la joue, elle s'était levée et lui faisait maintenant dos. Zuko se mit à la mater le plus naturellement du monde. Sans même se cacher de Toph ou Sokka qui étaient tout de même assis juste à coté de lui. Il n'en avait rien à faire. Elle aimantait son regard en permanence, et lorsqu'il posait les yeux sur elle, il lui était alors juste impossible de les détacher. Il s'humecta nerveusement les lèvres.

Katara s'étirait paresseusement avant de se masser doucement la nuque. Ses cheveux bruns étaient si longs qu'ils lui touchaient le haut de sa jupe rouge.

Bordel, le rouge lui allait définitivement trop bien.

Zuko décida que cette couleur devrait être celle que Katara devrait porter pour tous les jours du reste de sa vie. Mmh. Sauf que...

Elle tourna la tête et croisa son regard. Il se redressa légèrement, et peut être même rougit un peu d'avoir été pris sur le fait. Le regard qu'elle lui lança lui rappela immédiatement le pôle Sud. Glacial. Si les yeux de Katara auraient pu tuer, ils l'auraient fait, sans aucune hésitation.

Zuko baissa le regard, et fixa ses mains formées en poings. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il était aussi tendu. Katara le haïssait.

Pire même, elle l'exécrait.

Evidemment Katara n'avait aucune raison de vouloir porter du rouge toute sa vie, c'était juste une mise en scène. Elle ne portait pas du rouge parce qu'elle le voulait, mais parce qu'elle y était forcée. Ce n'était pas sa couleur à elle. Cela ne serait jamais sa couleur à elle.

Zuko releva les yeux de nouveau, pris d'un brin de courage pour affronter le regard polaire de Katara, mais celle-ci était déjà partie.

Il se mordit la langue, très très très fort. Il ressentait comme une espèce de gêne au niveau de sa poitrine et ses yeux le piquaient d'une manière terriblement inconfortable.

Il..il était stupidement sûr et certain que la couleur or lui irait aussi parfaitement. Rouge et or, et parfois un peu d'orange. Elle serait...

« Mec, woah ! » Sokka avait passé son bras autour de ses épaules mais le retira aussitôt en grimaçant « t'es brulant ! »

Zuko cligna des yeux et tourna la tête vers Sokka.

« Pourquoi tu m'as touché ? » grommela t-il. Le jeune guerrier de l'eau était toujours un brin trop tactile aux yeux de Zuko.

« J'voulais juste te dire qu'avec Toph on prévoyait de descendre dans le village pour chopper deux trois trucs à manger, » lui expliqua Sokka tout en secouant son bras devenu tout rouge « j'voulais juste te prévenir. »

Zuko se détendit, « Oh, hum, ok, » il se frotta l'arcade sourcilière mal à l'aise de devoir en permanence marcher sur des œufs avec eux « à tout à l'heure, alors. »

« Ouais, à plus, » fit Sokka tout en lui tournant le dos.

Zukko les regarda partir et souffla une fois de plus. De la fumée s'échappa de ses narines. Putain, il avait besoin de se calmer. Il prit une profonde inspiration, mais expira beaucoup trop vite. Merde, merde, merde.

Il se leva brusquement, ok, il avait qu'à faire un petit tour. Une petite marche ça ne pouvait pas lui faire de mal. Il fit quelques pas jusqu'à la fontaine, et posa ses mains sur l'énorme pierre. Il aperçut son reflet dans l'eau et il détourna brusquement le regard. Il était pas d'humeur à s'analyser sur toute les coutures aujourd'hui. Sauf qu'un scintillement dans l'eau, le força de nouveau à regarder vers son reflet. Là, posée au fond de la fontaine, une boucle d'oreille attendait patiemment qu'on la pêche. Zuko fronça les sourcils, il avait déjà vu ce bijoux à quelque part.

Oh.

Oh, oui c'est vrai.

C'était le sien.

Il avança l'une de ses mains vers l'eau et se mordit l'intérieur de la joue quand ses doigts frôlèrent le liquide glacé. Tant pis, il plongea complétement la main, provoquant par la même occasion de la vapeur à cause de sa peau brulante et récupéra le petit bijoux, qu'il s'empressa de mettre dans sa poche de peur de le faire fondre.

Son cœur battait à tout rompre. Il avait une enfin occasion en or, pour aller lui parler. Il se doutait qu'à cette heure ci, elle serait entrain de lire dans l'une des pièces les froides du temple. Il le savait parce qu'il l'y avait déjà surprise plusieurs fois, de manière tout à inintentionnel. Évidemment.

Zuko commença son épopée vers le temple, mais à peine eut-il monté toute les marches qu'il s'arrêta subitement.

Et si elle le prenait mal ? Et si elle pensait qu'il...hum...faisait attention à elle ? Ça rendrait les choses encore plus awkward qu'elles ne l'étaient déjà, et sincèrement, Zuko n'avait pas envie de ça.

Soudainement, l'idée d'aller affronter son père lui sembla moins insurmontable.

Et en même temps, il ne pouvait pas garder sur lui sa boucle d'oreille, c'était ridicule, si jamais un jour elle tombait de sa poche et qu'elle s'en apercevait, elle le prendrait pour un espèce de pervers bizarre, non ?

« Putain, » grinça t-il en se tirant violement les cheveux.

Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas laissé cette stupide babiole dans l'eau ? Il était même sur que ça n'était pas du vrai or en plus ! Pourquoi est-ce qu'il ne déposait pas simplement le bijoux sur l'une des marches et puis, voilà, basta, on n'en parle plus !

« N'importe quoi, » souffla t-il en relaissant tomber platement ses mains le long de son corps. Non, il ne pouvait pas laisser passer une occasion pareil, il fallait qu'il aille lui parler. Maintenant.

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Elle était, comme il l'avait prédit, assise par terre, sur un tapis de fortune, le dos appuyé contre l'une des immenses colonnes grises du temple. Elle se mordillait doucement la lèvre inférieure alors qu'elle lisait un parchemin, et Zuko, aurait tué, là, maintenant, pour être l'un de ses vieux parchemins qu'elle affectionnait tant et qu'elle manipulait toujours avec précaution.

Il secoua sa tête de gauche à droite, et pour la énième fois de la journée, se pinça l'arrête du nez. Il était entrain de devenir niais. Hors de question de devenir doux, ou quoique se soit de ridiculement romantique.

Nope, no fucking way.

Bref, il frappa doucement à la porte, pour lui indiquer qu'il était là, et pour ne pas la prendre par surprise. Il avait pas spécialement envie d'intercepter un stalactite.

« Hum, salut, » dit-il d'une voix un peu rauque. Il aurait aimé être plus...à l'aise avec elle, mais à chaque fois qu'il était dans son périmètre, Katara devenait automatiquement sur la défensive et le toisait avec une froideur à en faire arriver l'hiver polaire dans le pays du Feu.

Elle avait toujours son parchemin dans les mains, mais Zuko remarqua elle le froissait de plus en plus. Comme si elle essayait de contenir sa colère en sa présence. Visiblement, elle n'appréciait vraiment pas qu'il l'ait dérangé dans son endroit secret.

« Je, hum, » et il se passa une main sur la nuque, presque penaud « j'ai.. »

Depuis quand bégayait-il ? Sérieusement ? Fait chier !

« Tu veux quoi ? » grinça t-elle d'une voix sèche.

Il croisa son regard et sut que peut importe ce qu'il ferait envers elle pour essayer de se faire pardonner, rien ne marcherait. Jamais.

Et ses yeux descendirent sur ses lèvres, qu'il regardait de plus en plus ces derniers jours, puis sa nuque, son décolleté et son crop top.

« Le rouge te va bien, » souffla t-il sans même s'en apercevoir.

« Pardon ?! » s'emporta t-elle, tout en se levant subitement, les mains cherchant sa gourde, prête à l'attaque.

Réalisant ce qu'il venait tout juste de dire à voix haute, Zuko sentit son sang bouillir. Littéralement. Il était aussi sûr et certain d'avoir les joues aussi vermeille que le crop top de Katara.

« C'était pas ce que je voulais dire, » se reprit-il aussitôt en levant les mains en signe de paix.

Katara fronça encore plus ses sourcils qu'ils ne l'étaient déjà, et Zuko se demanda si elle avait déjà eu le visage détendu en sa présence. Son cœur se serra quand il se rappela que si, elle avait déjà été douce envers lui, et que la seule fois où elle l'avait été, il lui avait aussitôt planté un couteau dans le dos.

« Mais c'est quand même vrai, » avoua t-il d'une petite voix.

Et là, pour la première fois, depuis des semaines, Zuko, sembla voir Katara légèrement se détendre en sa présence.

« Le rouge te va vraiment bien, » rajouta t-il de nouveau, comme s'il ne pouvait plus s'arrêter de le lui dire à voix haute.

La mâchoire de Katara se crispa de nouveau, et elle fut la première à détourner le regard.

« Je déteste cette couleur, » lâcha t-elle acerbe.

« Je m'en doute, » dit-il sans la quitter des yeux. Il n'était même plus gêné de la mater comme ça, de manière aussi direct. De toute façon, il était entrain de se faire prendre, autant le faire jusqu'au bout.

« Qu'est-ce que tu me veux ? » finit-elle par demander à bout de patience.

Zuko cligna subitement des yeux, comme s'il semblait soudainement revenir à la réalité et enfonça l'une de ses mains dans sa poche.

« Je suis venu te rapporter ça, » expliqua t-il en faisant un pas vers elle.

Aussitot, elle recula. Il fit mine de ne pas y porter attention, et tendit la main vers elle. Katara arqua l'un de ses sourcils et entrouvrit les lèvres en un O parfait quand elle s'aperçut qu'au creux de la paume de son pire ennemi se trouvait sa boucle d'oreille.

« Je l'ai trouvé dans la fontaine, » précisa t-il « j'ai pensé que peut être tu...euh...aurais envie de la retrouver, bref, » il fit de nouveau un pas vers elle, mais cette fois-ci Katara resta immobile.

Il avait l'impression d'approcher un animal sauvage, qui pouvait soit prendre la fuite, soit attaquer à tout moment. Finalement, Katara, s'approcha tout doucement de lui, méfiante et le regarda dans les yeux avant de prendre le petit bijou du bout des doigts.

Elle lâcha automatiquement l'objet et poussa un hurlement strident, qui firent bourdonner les oreilles de Zuko.

« C'est brulant ! » s'offusqua celle-ci tout en lui lançant un regard meurtrier.

« Je suis désole ! » s'excusa aussitôt Zuko. Putain ! Mais quel crétin ! Il n'avait pas réalisé qu'il produisait encore de la chaleur sans même s'en rendre compte. Il perdait littéralement le contrôle.

Katara souffla sur ses doigts endoloris, et de son autre main fit sortir de l'eau de sa gourde pour soigner ses doigts.

« Katara, je... »

Elle tourna la tête vers lui, le regard dure et Zuko se tut aussitôt. Ça ne servait rien. Quoiqu'il fasse pour elle, ça ne lui ferait pas oublier sa trahison envers elle. Katara le haïrait pour le restant de ses jours, et jamais, oh grand jamais, elle ne porterait de l'or et du rouge après la guerre.

« Je vais juste m'en aller, » finit-il par dire, en commençant à faire demi tour.

Il allait passer le pas de la porte, lorsqu'il l'entendit l'appeler par son prénom. Il se retourna rapidement vers elle, prit d'un espoir qu'il qualifia tout de suite de stupide.

« Ne reviens plus jamais ici, » lui ordonna t-elle tout en se laissant glisser le long de la colonne en pierre. Elle serrait sa main endoloris contre son cœur et Zuko détourna subitement le regard.

Évidement.

Sans un mot de plus, Zuko referma la porte.

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