Bien le bonjour/ Bonsoir

Je vous présente aujourd'hui une petite fiction du nom de :De l'autre côté de la porte.

C'est histoire tient son origine d'un défi qui consistait à écrire un texte en ayant une phrase pour thème, et le dit thème était justement : De l'autre coté de la porte !

Au lieu d'en faire un OS, je suis donc partis sur une fanfiction, celle que voici donc (oui j'étais inspiré mdr).

Cette histoire ne sera pas longue. Une dizaine de chapitre prévus pour le moment car je tiens à avoir encore du temps pour ma fanfiction principale qui est Aube (une fanfiction The Legend of Zelda)

O_O_O

Cette histoire prend place bien après les événements de Epee/Bouclier et introduit un personnage que j'ai imaginé. Je m'autorise aussi des changements et des nouveautés qui n'existent pas dans le jeu (sans jamais tombé dans l'invraisemblable bien sûr)

Dans cette histoire, il ne sera pas question d'aventure, de jeune dresseur qui poursuit son rêve, ou de tout autre scénario du genre. En effet, nous suivrons plus l'aspect réel que le statut de Maître de la Ligue amène, avec ses implications et ses responsabilités.

Toutes les informations complémentaire sur disponible sur mon profil.

La franchise et l'univers des jeux Pokémon, et plus spécifiquement Epee/Bouclier, ne m'appartiennent pas. Ils sont développés par Game Freak et édités par Nintendo et The Pokémon Company

Je vous souhaite une bonne lecture !

Zergath

©Tous droits réservés


Elle passa la porte d'entrée du siège de la ligue pokémon de Galar.

La maître Floor Livelia, soupira sans se cacher tout en réajustant ses très longs cheveux bruns qui chutaient jusqu'à ses cuisses. Ses yeux émeraude balayèrent l'accueil pour y découvrir les quelques employés qui travaillaient à justement accueillir les visiteurs qui avaient reçu l'autorisation de pénétrer en ce lieu si secret du grand public.

Bien que l'isolation fût des plus appréciables et rudement efficace, elle pouvait clairement entendre la foule scander son prénom à travers les vitres. Certains demandaient des autographes quand d'autres souhaitaient une interview ou carrément les deux. Avant d'échapper à ses fans déchaînés, elle avait même cru voir deux ou trois personnes qui avaient adopté la même coiffure qu'elle et presque les mêmes habits.

C'était délirant et bien que cela partait d'une bonne intention, le comportement de ces gens l'irritait singulièrement.

Heureusement, elle n'eut pas besoin de se présenter aux hommes et aux femmes qui siégeaient derrière leurs bureaux d'un blanc immaculé car tous la connaissaient. Ça allait lui éviter les formulations inutiles et formalistes. Cependant, on lui envoyait des regards compatissants qui paraissaient honnêtement sincères car, après tout, ils avaient dû en voir des scènes depuis qu'ils étaient en poste, certains travaillant au siège de la ligue depuis plus de deux décennies.

C'était devenu leur quotidien d'observer les supporters des champions du pays quand ceux-ci rendaient une petite visite à l'administration qui gérait, de près ou de loin, l'entretien de leurs arènes, leurs salaires ou les évènements qui n'avaient parfois rien à voir avec des combats pokémon. Tant qu'à faire, les stades pouvaient servir à autre chose qu'à la passion nationale et aux confrontations entre gros mastodontes de trente mètres de haut. Tout était régi par le siège de la Ligue et par sa présidente, élu il y a de cela neuf ans.

Mais si les employés étaient habitués aux véritables attroupements que la venue de célébrités tels que les champions de Galar provoquait, ils subissaient encore les conséquences des crises d'hystérie que les venues de Floor amenaient avec et malgré elle.

Et tous savaient que ça l'épuisait plus qu'autre chose, elle la première. Aucun doute sur le fait qu'elle n'aurait aucune honte à décocher des baffes aux importuns qui se permettaient des questions hors-sujet.

Après un rapide salut de la main, Floor s'engouffra dans un des ascenseurs qui allait la mener à l'un de ses bureaux. Elle en avait plusieurs et chacun servait spécifiquement à quelque chose. Une idée ridicule contre laquelle elle avait protesté mais après la chute de Macro Cosmos, une bonne partie des locaux de la tour furent abandonnés de leurs occupants alors... « autant qu'ils servent à quelque chose au lieu de pourrir » lui avait-on dit !

Il y avait le sien donc, son bureau personnel, celui où personne d'autre n'avait le droit d'entrer à part elle et sauf urgence. C'était véritablement son havre de paix, l'endroit où elle se reposait en jouant avec son troisième Ouistempo, né quelques mois avant, et avec ses autres pokémons qui ne prenaient pas trop de place, comme son Roserade. En effet, une tour n'était pas le meilleur endroit pour accueillir des bestioles de plusieurs centaines de kilos et de plus de deux mètres cinquante de haut.

C'était pour cela que le reste de ses équipes demeurait soit dans les jardins privés de l'immense tour, soit avec sa mère à Paddoxton, soit dans les verdures entourant le laboratoire de Sonya à Brasswick. Pour les deux derniers, c'était les endroits les plus pratiques, sa mère et Sonya étaient ravies et elle pouvait plus facilement rendre visite à ses bestioles adorées sans être la cible des caméras.

Mais bref.

Ce n'était pas en direction de son bureau au soixantième étage avec vue imprenable sur les montagnes de l'Est de Galar qu'elle se dirigeait. Non, elle n'allait pas autant grimper dans les niveaux.

Si elle était là aujourd'hui, c'était parce qu'elle avait rendez-vous avec Tarak, l'ancien maître, qui avait occupé le poste avant elle. Il était, depuis la nomination de Floor, un de ses collègues le temps d'un dossier ou deux. Ils se voyaient rarement car leurs emplois du temps surchargés ne le permettaient pas mais dès que possible, ils allaient boire un verre en toute amitié pour refaire le monde.

Cela plaisait beaucoup à Floor bien sûr car après tout, c'était grâce à Tarak que sa vie avait pris un tel tournant. Elle lui en serait éternellement reconnaissante. Et puis... Tarak avait un don pour dénicher les meilleures adresses à l'abri des regards malgré son sens de l'orientation déplorable.

Floor descendit de l'ascenseur et emprunta un couloir désert. Période estivale oblige, peu de personnel se trouvait encore dans la tour exceptés les plus importants, comme elle, comme Tarak et comme les quelques vingtaines d'employés qui assuraient la sécurité du bâtiment et l'accueil.

Lorsqu'elle ouvrirait la porte de son bureau, elle entrerait dans un monde particulièrement inconnu pour la plupart des jeunes dresseurs qui débutaient leur voyage et le défi des arènes.

Elle-même ne s'était pas attendue à la tâche considérable qu'imposait le rôle de maître de Galar à plein temps. Et pourtant, elle avait accepté ce rôle à seulement quinze ans, âge auquel elle avait débuté son aventure et âge auquel elle avait vaincu Tarak. Le défi des arènes ne pouvait pas s'effectuer avant, la ligue considérant que les difficultés et les dangers étaient inappropriés pour des adolescents en-dessous de cette limite.

Dire que d'autres régions du globe lançaient leurs enfants dans leur voyage initiatique à seulement dix ans... C'était totalement inconscient de son point de vue mais que pouvait-elle y faire ? Elle devait déjà occuper ses fonctions à Galar et c'était amplement suffisant...

Largement suffisant même !

Elle avait vingt-quatre ans depuis peu et plus que jamais elle ressentait toute l'immensité de sa tâche. Mais au final, cela était devenu son train de vie. Elle avait un travail confortable financièrement, bien que dur et épuisant les trois quarts du temps, pouvait s'adonner parfois aux matchs pokémon avec des compagnons qu'elle avait pris soin d'entraîner et de connaître et surtout, elle voyageait très souvent dans le monde entier.

Mais tout cela était une chose qui était gardée, bien à l'abri, derrière la porte du rêve de plusieurs milliers de dresseurs. C'était une ouverture bien difficile à déverrouiller et ce qui se trouvait derrière ne ressemblait pas forcément à l'idée que la plupart se faisaient du succès.

Floor avait suivi cette voie difficile, avait payé le prix que cela apportait mais elle était aujourd'hui la dresseuse la plus connue du pays, éclipsant à elle seule, et un peu involontairement, tous les talents qui avaient réussi le défi des arènes depuis neuf ans.

Oh bien sûr, elle avait eu le droit à toutes sortes de remarques désobligeantes, sarcastiques, désagréables, insultantes et haineuses quand elle ne recevait pas des éloges et des compliments à ne plus savoir où donner de la tête.

C'était le revers de la médaille.

Si seulement ils pouvaient tous se rendre compte de ce que l'implication qu'être symboliquement et physiquement maître pouvait signifier... S'ils connaissaient la vie qu'elle avait actuellement...

Pour une grande majorité, une victoire à la ligue signifiait richesse, reconnaissance et gloire. Ils ne savaient pas ce qu'il y avait réellement et beaucoup auraient fui face à tant de responsabilités ! De l'autre côté de la porte ne se trouvait pas forcément la vie qu'ils avaient imaginée !

Voilà pourquoi les grands maîtres, ceux dont l'on se souvenait, se faisaient rares !

Mais Floor, elle, avait accepté ce rôle et elle aimait ce qu'elle faisait... Du moins, c'est ce qu'elle se plaisait à penser.

Le couloir se termina soudain.

Floor arriva devant la pièce où devait déjà se trouver Tarak. Ce dernier, âgé de cinq ans de plus qu'elle, travaillait depuis neuf ans au sein du siège de la ligue pokémon de Galar. Rien, ou presque, n'avait changé dans son quotidien. Tarak était toujours adulé, bien qu'un peu moins que son homologue féminin, et était reconnu dans tout le pays et même à l'étranger. La seule différence était qu'on ne le suivait pas à la trace à longueur de journée.

Sans prendre la peine de toquer, Floor Livelia entra dans le bureau. Elle y découvrit effectivement l'ancien maître qui était afféré à remplir des formulaires et à s'occuper de la paperasse en général.

Elle ressentit de suite la température du lieu et se sentit soulagée de porter une tenue légère. La pièce était grande et lumineuse, une baie vitrée occupait tout le mur opposé à celui donnant sur le couloir et permettait la venue des rayons du soleil en ce mois de juillet particulièrement chaud. Dans un coin du bureau, un Héricendre, un Pichu et un Voltoutou dormaient, affalés sur le dos, profitant de la chaleur de la lumière brillante de ce début d'après-midi. La scène était comique et Floor entreprit d'évacuer par petits bouts son exaspération vis-à-vis de tout ce beau monde qui l'avait encore suivie à travers les rues de Winscor.

Tarak n'afficha aucune réaction apparente à son apparition, comme d'habitude. Ce n'était qu'une façade parce qu'il savait qu'elle était là mais il détestait lui aussi les formalités. Et de toute façon, ils s'étaient déjà croisés plus tôt dans la journée. Cependant, Floor n'avait pas la même humeur que le matin même.

En s'approchant de lui, elle vit que les documents complétés concernaient la construction de la dixième arène de Galar, celle qui allait émerger à Brasswick du fait de l'impressionnant développement de la ville ces dernières années.

Voyant son collègue toujours baissé sur ses feuilles, Floor se décida donc à engager la conversation avec sa voix de soprano qui laissait, apparemment, peu de jeunes hommes indifférents.

– Nous en sommes déjà aux accords avec les fournisseurs de matériaux sur la date de livraison ? Je croyais que le chantier ne devait commencer que l'année prochaine ? lança Floor en prenant une des feuilles pour l'examiner.

Tarak leva la tête vers elle avec un sourire satisfait.

– Comme tu peux le constater, fit-il tranquillement. Nous avons pris de l'avance dans les délais. Cela arrange tout le monde, d'autant plus que le futur champion a déjà passé tous les tests et a été validé par la commission de recrutement. De plus, ce dernier a commencé à superviser l'élaboration de l'épreuve qui aura lieu dans cette arène. En d'autres termes, le stade sera prêt pour le défi des arènes dans deux ans.

Floor regarda Tarak et analysa la fierté qui se lisait sur son visage. Elle n'eut pas réellement besoin de demander plus d'informations pour savoir qui allait être le futur champion en question. La tranquillité durement acquise quitta son visage.

– Il s'agit de ton frère c'est ça ? questionna-t-elle avec une voix bizarrement agacée.

L'ancien maître ne prit pas compte de cette remarque.

– Tout juste ! fit-il avec joie. Nabil a été sélectionné parmi une dizaine de candidats pour le poste de champion d'arène et vu ses résultats, c'est une validation tout à fait légitime.

– Peut-être que grâce à ça, il arrêtera de me provoquer en duel toutes les semaines... ! s'exclama-t-elle en reposant la feuille qu'elle avait prise.

Pourquoi ça l'énervait autant de parler de Nabil ? Elle se le demandait parce qu'il n'y avait pas de raison valable, en fait. Il ne lui avait rien fait, strictement rien fait et pourtant ça la crispait comme jamais d'évoquer ce garçon qui était son ami.

Tarak ne fit toujours aucun commentaire sur le ton et les sous-entendus envoyés par Floor. Au contraire, il préféra continuer sur sa lancée.

– Que veux-tu ? Mon petit frère est une personne très passionnée et puis... il en a vécu des vertes et des pas mures, si tu vois ce que je veux dire.

– À quoi fais-tu référence, Tarak ? À ce que je sache, il ne se retrouve pas pris en chasse par les médias lui ! Lui, contrairement à moi, n'a pas encore basculé derrière la porte...

Floor s'arrêta net dans son élan quand Tarak lâcha le document qu'il consultait pour se tourner de toute sa hauteur vers elle. Lui aussi avait perdu sa sérénité, il affichait désormais un air sérieux.

– Parce qu'il a été à tes côtés durant la crise avec Macro Cosmos, parce que ses talents ont été reconnus au même titre que les tiens et qu'il a rapidement gagné en popularité. Le seul souci, c'est qu'effectivement, il lui manquait quelque chose pour être à ton niveau... Pour franchir et aller de l'autre côté de cette porte, comme tu le dis si souvent, il faut un élément unique et ce dit élément... tout le monde n'est pas capable de l'avoir, ma grande !

– Je ne vois pas en quoi cela chan...

Tarak l'interrompit.

– Tu veux que je te dise Floor, tu es une jeune femme exceptionnelle ! Peut-être même la plus exceptionnelle des dresseuses de Galar et de surcroit, tu en es le maître incontesté et incontestable depuis presque dix ans.

Oui effectivement il avait rais... Minute, quoi ?!

Oh non, par pitié !

Ces propos atteignirent Floor avec force et cette dernière mit quelques secondes à assimiler tout le compliment. Une fois fait, ses joues se teintèrent de rouge.

Elle détourna la tête et se dirigea finalement vers la baie vitrée, comme pour cacher sa gêne. Tarak lui ne bougea pas.

– Mais depuis qu'on se connait, il y a une chose qui n'a pas évolué dans ta personnalité, reprit-il plus gravement, ce qui effaça toute trace d'émotion joyeuse sur le visage de Floor. Tu es toujours aussi répulsive à tous les compliments et à toutes formes de gloire. Pire, tu es presque à la limite du désagréable envers les journalistes au bout de trois questions posées. Tu as même tendance à râler pour un rien ces derniers temps. Tu es une personne spéciale Floor, je suis sincère. Mais tout ce qui fait ton charme est également un lent poison qui t'éloigne, petit à petit, de la vie sociétale. Paradoxalement, c'est parce que tu es mystérieuse que la population t'adore autant. Il adore ta franchise, ta modestie à tout épreuve et ta solitude qui te rend, malgré ta popularité, parfaitement inaccessible. Si je puis te faire une remarque au risque de te vexer, la voie que tu suis en ignorant superbement les autres n'est pas celle que tu devrais privilégier. Tu es passée de l'autre côté de la porte certes, mais tu commences à fuir certains détails pourtant essentiels.

– Et selon toi, je devrais faire quoi ? cracha-t-elle sur un ton violent qu'elle regretta dans l'instant.

Mais bon sang, pourquoi ça l'énervait autant ?

– J'y viens, répondit-il avec un flegme inconcevable au vu de sa réaction agressive. Mais avant tout, revenons sur Nabil, veux-tu ! Je t'ai dit qu'il avait vécu pas mal d'aventures, tantôt positives et tantôt négatives. Grâce à toutes ces épreuves, à ses victoires et à ses nombreuses défaites, il a grandi et mûri et aujourd'hui, il est suffisamment préparé pour être apte à endosser le rôle de champion d'une arène flambant neuve. Il a beaucoup douté mais il s'est accroché, s'est fait de nombreux amis partout dans le monde et est maintenant un homme sûr de ce qu'il est capable d'accomplir. Mais toi Floor, ce n'est pas ton cas. Tu n'as subi aucune défaite ces neuf dernières années et tu ne vis presque que pour ton statut. Je vois bien que tu es dans un état de frustration palpable – crois moi, je le ressens d'ici – et toute cette colère et cette exaspération proviennent de quelque chose ! Dès que je parle de mon frère, et ce n'est pas nouveau, tu montes tout de suite dans les tours et ça m'affecte autant que ça m'intrigue.

Floor grimaça.

– Je ne vois toujours pas où tu veux en venir, Tarak ? fit-elle. À quoi ça rime tout cela ? Je suis en colère ? Oui sûrement, et je me demande moi-même pourquoi mais comment ne pas être irritée quand tu as une bande de gamins immatures qui te poursuit sans cesse. Ça va faire neuf ans que ça dure ! Je n'ai pas un instant de répit, ton frère me provoque à tout bout de champ, et les médias me poursuivent même jusqu'aux toilettes !

Tarak hocha la tête, se leva, et s'avança à ses côtés. Il admira à son tour le superbe paysage.

– Il n'est pas question de mon frère directement... Floor ! Tu ne vois vraiment pas le problème ?

– Non... et à vrai dire, je me sens un peu perdue. On devait se voir pour une réunion, pas pour que tu me fasses la morale comme si j'étais une gamine.

Cette fois, Tarak soupira comme pour lâcher l'affaire.

– J'en conclus que tu ne vois pas ce qui cloche mais soit, je ne vais pas te déranger plus longtemps avec ça. Prend le temps d'y réfléchir et on en reparlera. J'ai été maître aussi ne l'oublie pas, ce que tu vis, je l'ai vécu ! compléta-t-il en invitant Floor à s'installer à son bureau.

Tarak disparut un instant vers sa paperasse.

Elle resta perplexe en regardant à présent son bureau dans le vide...

Mais qu'est-ce que Tarak voulait lui faire comprendre ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Non, cela n'avait rien à voir avec une bêtise, les propos de l'ancien maître étaient plus profonds, plus marquants et cela se traduisait actuellement dans sa tête par un mal de crâne naissant.

Floor resta plantée encore un moment devant le bureau, dos à la baie vitrée alors que les trois adorables pokémons à ses pieds continuaient leur sieste de la manière la plus naturelle qui soit.

Elle se rappela subitement quelque chose. Qu'est-ce que Tarak avait sous-entendu ? Qu'elle se trompait en ce moment de chemin ?

Que l'univers qu'elle avait découvert derrière la porte de la victoire n'était pas celui qu'elle aurait dû voir ? Mais ça n'avait aucun sens...

– Hum... Hum...

Floor sursauta en se rattachant à la réalité avant de se retourner pour voir Tarak qui l'attendait, assis de l'autre côté du meuble, plusieurs piles de documents devant lui.

Elle prit place à son tour en se maudissant d'être si peu réactive alors que c'était un de ses rôles d'être réactive, justement.

L'ancien maître posa une pile précise devant elle. Elle oublia presque toute la dispute qui avait eu lieu juste avant.

– Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle d'une voix plus calme.

Le sourire de Tarak fit son retour et les lèvres de ce dernier s'étirèrent. Lui aussi semblait être passé à autre chose.

– Ça, ma grande, déclara-t-il avec une soudaine bonne humeur. C'est une opportunité que la ligue de Galar ne peut pas négliger ! Mais je t'en prie, prend connaissance des détails du projet.

Floor prit le document dans ses mains et entreprit de l'ouvrir. Elle aperçut la première page et le gros titre qui lui fit écarquiller les yeux, dévoilant ses pupilles émeraudes perçantes.

– J'en ai déjà discuté avec la présidente de la ligue et elle serait partante pour un entretien privé avec nous deux et les maîtres des autres régions du globe, continua-t-il. Crois-moi Floor, un projet de cette envergure ne peut faire que du bien pour Galar.

– Je veux bien te croire en effet, répondit-elle alors que l'excitation prit enfin le pas sur tous ses précédents sentiments.

Bien évidemment que cela était inenvisageable d'ignorer une telle proposition. Ce n'était pas juste une petite demande de refonte des règles ou d'ajustement des dates d'épreuves. Non !

C'était carrément une proposition de participation à une Ligue Pokémon Intercontinentale !