Bonjour et bonne année :)
J'ai décidé de me remettre à poster La bataille des quatre royaumes. Je voulais que tout soit parfait et je suis rentrée dans une boucle infini d'insatisfaction, mais j'ai décidé d'en sortir et de poster ce que j'ai maintenant ! Tout n'est pas parfait, mais j'ai un bêta sur le projet et ensemble nous avons corrigé un maximum de faute.
Pour ceux qui ont déjà lu la version précédente, j'ai fait pas mal de changement et de rajout par rapport a la première version (et si vous êtes comme moi et que vous n'avez pas lu une fanfic depuis longtemps vous la relirez) mais si vous ne voulez pas tout relire pas de problème, il suffira de reprendre vers le chapitre 20 environ~
Pour ceux qui découvrent cette Fanfic, j'espère qu'elle vous plaira !
Je posterai un chapitre le jeudi et un le dimanche et comme on est le premier dimanche de l'année... Voici le premier chapitre !
**Pavelle, village à la frontière de Gryffondor**
Un grand bruit de verre brisé résonna dans tout le village, puis des hurlements.
Hermione Granger était si fatiguée que rien de tout ça ne l'aurait réveillé.
Une porte enfoncée, des cris. Tous ces bruits étaient déjà présents en temps normal dans ses cauchemars.
Soudain elle se sentit secouée mais elle était si fatiguée...
– Hermione ! Réveille‒toi bon sang !
– Hum..., elle tenta de se retourner.
– On est attaqué !
Elle ouvrit les yeux en grand pour voir la tête de Harry recouverte de cendres et une énorme entaille lui traversant le visage qui, elle en était sûre, n'était pas là la veille. À peine ses yeux ouverts, il la tirait déjà derrière lui. Trop habituée à devoir courir, à devoir fuir, elle le suivait sans rien dire debout sur ses jambes qui bougeaient par réflexe.
Ils sortirent par la porte de sa chambre puis descendirent quatre à quatre les escaliers de l'auberge pour arriver dans le hall en flamme, le corps de l'aubergiste gisait sur le sol, recouvert de cendres et de sang lui aussi.
Elle eut à peine le temps de voir le visage en souffrance de l'homme, qu'ils étaient déjà dehors.
Les rues étaient éclairées de rouge et d'orange par les flammes qui dévoraient déjà la moitié des bâtiments. Harry la tira à travers celle‒ci, sans se retourner. Hermione aurait aimé dire qu'elle ne comprenait pas, elle aurait aimé avoir à demander à son cousin la raison de toutes ces horreurs mais malheureusement elle n'était que trop habituée à devoir courir, à devoir laisser derrière elle les villes en feu et en larmes.
Les pavés défilaient sous ses pieds sans vraiment passer sous ses yeux. Elle courait, c'est tout. Elle n'avait pris aucune affaire, aucun sac, de toute manière elle n'en avait plus vraiment depuis le temps. Harry lui en portait un petit.
Soudain ils atteignirent les portes de la ville, ils sautèrent dans un buisson pour éviter un homme en cape noire et masque blanc qui ressemblait plus ou moins à un crâne, un Mangemort.
Une fois l'homme retourné, ils sprintèrent jusqu'à la porte pour atteindre un champ et ils coururent encore, sans tenir compte de l'épuisement, sans vérifier s'ils étaient poursuivis ou non, sans regarder une dernière fois cette ville qui avait été leur refuge ces deux dernières semaines pour elle, Harry et Ron.
Ron !
Hermione stoppa net. Tellement abruptement à vrai dire que Harry tomba presque sous le choc.
– Harry! où est Ron ? demanda-t-elle soudain paniquée.
– Allez on y va Hermione ! On est presque dans les bois ! Il avait raison. Il ne restait plus qu'un fossé à sauter et ils seraient aux premiers arbres
– Harry ou est Ron !?
Elle recula d'un pas alors qu'il tentait de lui reprendre la main. Prête à repartir dans l'autre sens, Harry se jeta sur elle.
– Viens on y va, ils vont nous voir et...
‒ Réponds‒moi !
‒ Ils l'ont eu...
Elle tenta de se dégager :
– Il faut y retourner.
Elle gesticula pour se relever mais Harry était plus fort.
– Non Hermione. Ils vont nous prendre aussi, ils ne savent pas qu'il est avec nous, il sera juste un prisonnier ! Nous ils nous tueront, il voulait qu'on s'enfuie Hermione !
‒ Non on ne peut pas le laisser ! On ne peut pas Harry, pas Ron ! On a laissé derrière nous trop de gens et je ne supporterais pas de le perdre, pas Ron. Pars si tu veux moi je vais le chercher !
Harry lui sauta dessus à nouveau et utilisa toute sa force pour les faire rouler jusqu'au fossé. Si elle avait été parfaitement réveillée elle aurait peut être pu lutter, peut être pas. Son cousin était bien plus fort qu'elle et bien plus entraîné. Ils roulèrent donc jusqu'au fond du trou boueux.
– On doit y aller Hermione, on reviendra le chercher je te le promets, Je te promets que je ne le laisserai pas mourir dans leurs camps... Suis-moi maintenant nous devons fuir.
Il se releva comme il le put, les pieds enfoncés dans la boue jusqu'à mi-mollet. Il lui tendit une main pour l'aider à se relever, mais elle ne la prit pas et se releva à son tour à grande peine.
Ils reprirent leur route cette fois à travers bois, mais Hermione se retourna tout en marchant pour voir disparaître derrière elle la dernière ville de Gryffondor, et avec elle le dernier espoir d'avenir. Ron était là-bas, traqué, battu, peut être même mort et c'est seulement quand ils furent tellement profondément enfoncés dans les bois où elle ne voyait plus les flammes qu'elle reprit le pas de course. Pavelle était tombée.
Harry avançait d'un pas assuré mais dans sa tête c'est un tout autre sentiment qui prenait place.
Il était le prince du Royaume de Gryffondor. Le digne héritier d'un royaume qui avait été envahi par Tom Jedusor, l'autoproclamé Roi d'un royaume voisin : Serpentard. Il les avait traqué, lui et sa cousine Hermione, ville par ville, exterminant tous les villages, écrasant toutes les bourgades...
Harry marchait dans les bois vérifiant régulièrement que sa cousine était bien derrière lui. Elle avait l'air pitoyable. Par son apparence, ses vêtements boueux et déchirés et ses cheveux enmélée qui autre fois avaient été de parfaites anglaises, mais aussi par son attitude. Elle ne traînait pas des pieds, mais tout son corps semblait vidé d'énergie, drainée de toutes convictions, elle le suivait par automatisme.
Le royaume de Gryffondor était tombé ce soir. Il ne restait plus qu'eux deux comme seuls réels témoins du règne de son père et de sa mère. « Il reste le peuple, Harry », lui dirait sa cousine si elle était avec lui dans ses pensées.
Il se retourna et la vit perdue dans les siennes. Elle pensait sûrement à Ron. Ron Weasley était son meilleur ami, il venait une famille petit bourgeois de la capitale, Goldrictown. Enfin feu la capitale, car maintenant sous le règne de Tom Jedusor la capitale était devenu Gaunt. Ron avait été élevé dans une famille très nombreuse et comme son père était un des loyaux sujets préférés de feu le roi, Hermione et Harry avait joué avec lui toute leur enfance. Quand la guerre avait commencé, quand Tom Jedusor avait attaqué les premières frontières du Royaume, Ron Weasley avait juré devant son Père de protéger Harry et Hermione en son absence (le roi devait partir en guerre) et même si tout cela était bien ridicule vu qu'ils avaient tous les trois le même âge, James avait anobli le courageux rouquin. Il était devenu la fierté de sa mère.
Mais rien ne servait de se remémorer tout ça. Il était maintenant le prisonnier de Jedusor.
Hermione avançait dans les bois sans regarder devant elle, perdue dans le fil de ses pensées.
Tout à coup, elle tomba en arrière. Sa robe était restée accrochée à une branche. Celle-ci, déjà boueuse, s'était complètement déchirée. Les fesses douloureuses après la chute, Hermione redescendit sur terre et comme si toutes ses pensées étaient devenues réalité (ce qui était un peu le cas il faut le dire) elle ne put pas empêcher ses larmes de couler. Cependant elle retînt les sanglots et les cris qu'elle voulait pousser, peut-être par pudeur, peut-être par peur d'être entendue, peut-être pour éviter plus de peine à Harry.
En tout cas Harry ne dit rien et attendit sagement qu'elle se relève. Ils reprirent leur route.
Ce n'est que quand le soleil commença de se lever que celui‒ci proposa qu'ils s'installent sous des buissons pour dormir, ce qu'elle fit sans un mot. De toute manière il n'y avait rien à dire de plus. Elle n'avait rien à demander.
– Nous partons pour Poufsouffle dès demain. Nous sommes déjà sur la bonne route, dit-il comme pour briser le silence. Nous allons chercher de l'aide, peut-être que je pourrai monter une expédition pour aller chercher Ron.
Elle ne dirait rien. Non pas qu'elle ne croyait pas en lui, mais ce soir en tout cas elle n'avait plus aucun espoir en quoi que ce soit.
Je cherche un bêta pour une autre fanfiction que j'avais écrit cet été, si ça intéresse l'un de vous, envoyer un message en MP !
Merci et j'espère que ça vous a plus, à jeudi.
