Oui, je sais, je ne devrait pas commencer une autre fic alors que j'en ai plein en eh ! C'est quand même mon premier projet de fic HP que je vous présente ^^

Tous mes remerciements à Kuro no Kage, qui a accepté de me relire alors qu'elle travail en même temps =3

Il se pourrait que d'autres chapitres arrivent, avec le temps.

En attendant, faites vous plaisir ^^

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Chapitre 1 : Septembre

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La rentrée de 1989 fut une date noire pour Argus Rusard.

Car cette date marquait l'arrivée à Poudlard de ceux qui deviendraient son pire cauchemar : George et Fred Weasley.

Enfin, au début, il ne se douta de rien. Après tout, même si William et Charlus lui donnaient envie de les suspendre au plafond par les pouces, ça ne changeait pas des autres élèves. Et le concierge n'avait pas trop à reprocher à Perceval.

Non, vraiment, il ne s'attendait pas à pire de la part des jumeaux.

S'il avait su…

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Fred et George étaient ravis d'être à Poudlard. Bon, avec les cours, ils n'étaient pas aussi libres qu'au Terrier. Mais ils avaient pu commencer quelques affaires. Devant leur insistance, Charlie avait accepté de les présenter à quelques amis. Les jumeaux avaient ainsi rencontré Nymphadora Tonks et Maxime Adler. Le trio de sixième année les mit en contact avec d'anciens étudiants, un quatuor qui venait de quitter Poudlard. Tout ce petit monde appréciait particulièrement ce qui explosait et fumait, et faire tourner tout le corps enseignant en bourrique.

Bref, les jumeaux avaient ce qu'il fallait pour se lancer…

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Poudlard, fin septembre.

Quel endroit plus calme ?

Les élèves commençaient à être suffisamment chargés de travail pour bien se tenir. Les professeurs n'avaient pas encore de trop de corrections.

Non, vraiment, tout était calme.

Alors pourquoi Rusard avait-il un si mauvais pressentiment ?

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Les jumeaux avaient réussi à récupérer du somnifère. Fourré dans un poisson pris aux cuisines, ça ferait une merveille contre Miss Teigne.

Fred regarda George.

George regarda Fred.

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– On devrait faire quelque chose avec des poissons, mon cher Forge.

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– Exactement, Gred. Je suis sûr que McGonagall serait ravie de recevoir un poisson-chat.

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Les jumeaux se regardèrent sous l'air horrifié des autres élèves.

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Il restait une partie difficile à leur plan : convaincre Peeves de les aider, sans se faire attaquer au passage.

C'est pour ça que George et Fred étaient dans le couloir du cinquième étage de l'aile Est.

Et devant eux : Peeves.

Le poltergeist semblait être dans un bon état d'esprit, si on pouvait dire.

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– Alors, que veulent les deux petites belettes ? caqueta l'esprit frappeur.

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– Génial Peeves, commença Fred, on voudrait t'offrir ces bombes à bouses, toutefois…

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– … on apprécierait que tu les utilises devant la Grande Salle, pendant le dîner, finit George.

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– Et pourquoi je ferai ça ? demanda l'esprit en tournoyant dans les airs.

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On sentait cependant qu'il était plus que ravi de l'offre.

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– Parce que, déclarèrent les jumeaux d'une même voix, nous allons rendre ces prochaines années mémorables.

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Cela faisait bien dix minutes que Peeves bombardait toutes personnes voulant passer les portes de la Grande Salle.

Résultat : personne ne pouvait entrer ou sortir.

La professeur Trelawney s'était même pris une bombe à bouse dans la figure. Pour une fois qu'elle sortait de son antre… Elle n'allait pas revenir de sitôt.

Quant au concierge, il se démenait sous l'esprit frappeur avec un balai, sans effet. Enfin, autre qu'être la cible principale de Peeves.

Et bien sûr, impossible de trouver le Baron sanglant. À tous les coups, il devait être en train de secouer ses chaînes dans les cachots.

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Et pendant ce temps…

George venait de finir de droguer Miss Teigne avec des sardines au somnifère, tandis que Fred ouvrait la porte du bureau de Rusard.

Les rouquins s'engagèrent dans la pièce.

Elle était assez sombre,avec une grille épaisse devant la fenêtre. Il y avait un bureau central, avec un peu de paperasse dessus. Un grand nombre de classeurs à tiroirs longeaient les murs. La majorité était numérotée avec des années, et répertoriait chaque infraction au règlement, chaque punition que Rusard avait donné (ou semblait avoir donné. Certaines étaient trop extrêmes pour être vraies), mais aussi la chaque nettoyage et toute la comptabilité du concierge.

Les jumeaux se répartirent les rangements pour pouvoir les fouiller.

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– Regarde ! Cette idée de sort pour animer la neige à l'air géniale, s'exclama George.

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– J'ai des feux d'artifices qui sont excellents, répondit un Fred extatique.

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Dans leur enthousiasme, les garçons arrivèrent aux années 70…

71… le tiroir qu'ils tirèrent sortit sur près de trois mètres. Le premier fichier qu'ils sortirent parlaient d'une bataille de bombes à bouse initiée par quatre Gryffondors. Le deuxième concernait les quatre même. Le troisième aussi. En fait la majorité des fiches semblait correspondre à ce quatuor.

Au début, les jumeaux furent assez admiratifs devant l'ingéniosité du groupe. Il en fallait bien pour tout ce qu'ils avaient fait. Puis, George et Fred virent le nombre de personnes envoyées à l'infirmerie pour des « blagues innocentes ». Et surtout des Serpentards…

Les sept années suivantes furent aussi remplies. Et pas forcément en mieux...

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– Forge ?

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– Oui, Gred. On ne fera…

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– … pas la même chose.

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Et puis, le regard des jumeaux se porta sur un dernier meuble. L'étiquette dessus indiquant « Objets dangereux » semblait les appeler.

Fred (ou George) en tira un tiroir.

À ce moment, un grand bruit se fit entendre dans le couloir, suivit des borborygmes de Rusard.

Les jumeaux attrapèrent chacun une poignée d'objets dans la boîte, avant de filer en courant.

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George et Fred se tenaient sur le lit du premier. De leur escapade chez le concierge, ils n'avaient retiré au final qu'un vieux parchemin. Ils en étaient un peu déçu… mais, si le parchemin était dans le tiroir des objets dangereux, c'est qu'il avait un intérêt certain.

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Revelio, tenta Fred

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Rien ne se passa au début. Puis, alors que George allait lancer le sort à son tour, le parchemin s'anima : « Messieurs Lunard, Queudver, Patmol, et Cornedrue, spécialistes en assistance aux maniganceurs de mauvais coups, se demandent bien ce que vous voulez... ».

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– Un parchemin loquace… conclut George avec déception.

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Ce genre de farces étaient courantes, même si le parchemin réagissait plutôt à l'écriture, habituellement.

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Aussi, l'étonnement pris place chez les jumeaux quand l'objet leur répondit : « Monsieur Lunard est déçu que deux personnes aussi prometteuses prennent leur chef-d'œuvre pour un vulgaire parchemin loquace. » Puis, une autre écriture rajouta : « Monsieur Cornedrue ne peut qu'être d'accord avec monsieur Lunard, et voudrait ajouter que les deux personnes devant lui devrait se dépêcher de trouver l'utilité de leur chef-d'œuvre. ». Et : « Monsieur Queudver ajoute que les deux personnes auront une grande utilité du chef-d'œuvre. ». Enfin : « Monsieur Patmol est curieux de voir ce que les deux personnes sauront faire, et leur conseille de regarder de l'autre côté. ».

Les jumeaux retournèrent le parchemin. Au dos, de l'écriture du dénommé Lunard était marqué : « Il est conseillé de jurer de ses intentions pour utiliser le chef-d'œuvre. ».

Cela laissa les deux garçons bien perplexes…

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Durant le premier mois, Fred et George s'étaient liés d'amitié avec Lee Jordan, un garçon de leur dortoir. Le jeune métis s'était révélé un allié précieux et inventif pour leurs coups fourrés.

Et c'est une remarque de sa part qui leur fournit la solution à l'énigme du parchemin.

Ils venaient, tous les trois, de finir de piéger le couloir du bureau de Rusard, quand Lee lança :

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– Vous savez, si vous continuez comme ça, on ne se souviendra de vous que pour vos mauvaises intentions.

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Le déclic se fit dans la tête des jumeaux, qui filèrent vers le dortoir comme s'ils avaient un cerbère aux trousses.

Arrivés dans la pièce, ils se jetèrent sur leur malle pour récupérer le parchemin.

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– Ensemble, dirent-ils d'une même voix.

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– Nous jurons solennellement que nos intentions sont mauvaises.

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Le parchemin se couvrit de lignes d'encres, formant un plan. Un plan que les jumeaux mirent un peu de temps à identifier.

Et par dessus : « Messieurs Lunard, Queudver, Patmol, et Cornedrue, spécialistes en assistance aux maniganceurs de mauvais coups, sont fier de vous présenter la Carte du Maraudeur, et espèrent que vous pourrez en faire une utilisation longue et fructueuse. ».

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Et voilà. J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à reviewer, ça nourrit l'auteur et le fait écrire plus =3