La protistologie est une science qui étudie les prostites. Un prostite, c'est un microorganismeeucaryoteà organisation cellulaire dite simple, unicellulairele plus souvent, multicellulaireparfois mais sans tissus spécialisés.

Oui, c'est une référence à deux fics incroyablements géniales : Amphisiologie de Eve et Zod'a, et Polydipsie de Ywena. Parce que c'est drôle, et que c'est dans le même délire. BREF.

C'est quelque chose que j'ai écris y a... pfff, un bout de temps, plus d'un an voire deux ans, à une période où je m'ennuyais sévère dans ma vie (les joies de la 2nd), et que j'ai eu envie de reprendre. Mais comme j'ai la flemme de corriger les chapitres déjà écris, je les laisse comme tels, et donc mon style d'écriture "actuel" (même si ça a pas changé des masses, hein) reviendra à partir de la fin du chapitre 7. Voilà.

Bonne lecture !

Sur le bord du quai, une gamine aux cheveux rose vif attendait en tapant du pied sur le sol, impatiente. La gare de King's Cross (côté sorcier, bien sûr) était bondée, pleine des élèves de Poudlard, et des nouveaux qui, comme cette fillette, angoissaient à l'idée de la rentrée. Sauf que justement, la fillette en question ne ressentait pas la moindre once de peur.

Un bruit attira soudainement son attention vers l'autre bout du quai : le Poudlard Express entrait en gare. La gamine saisit sa valise et entra dans le train, et s'incrusta dans le premier compartiment vide qu'elle trouva. Elle y rangea sa valise, et s'assit, attendant le départ.

Quelques minutes plus tard, on toqua à la porte du compartiment. Luciana ouvrit la porte et fit face à un garçon de son âge, aux cheveux longs attachés en queue de cheval.

- Je peux m'installer ici ? Demanda-t-il d'une voix neutre en montrant l'espace vide d'un geste nonchalant du bras.

- Ben ouais, c'est pas une propriété privée, ici, répliqua Luciana en se décalant pour lui permettre d'entrer.

- Super. Excuse-moi…

Le garçon fit passer sa malle par l'entrée du compartiment et la plaça sous les sièges en soupirant, puis il se laissa tomber sur l'un d'eux. Luciana se rassit sur le sien et croisa les bras.

- Tu t'appelles ? Lâcha-t-elle à l'intention du blondinet.

- Elliot Hafez, et toi ?

- Luciana. Luciana Hartwood.

Elliot haussa un sourcil interrogateur.

- Les Hartwood, c'est pas une des plus importante famille de Roumanie ? Comme les Malfoy en Grande-Bretagne ?

- Si, pourquoi ?

- Oh, rien. Je ne pensais pas qu'une famille aussi prestigieuse laisserait une de leurs membres se teindre les cheveux en rose vif.

Luciana éclata de rire.

- Oh, si tu savais !

Le garçon la regarda bizarrement puis haussa les épaules, un sourire narquois aux lèvres. Il s'adossa contre le mur du compartiment.

- Je préfère ne pas savoir. Tu voudrais aller dans quelle Maison ?

- Aucune idée, je verrais bien. Et toi ?

- Serdaigle, je pense. Je sais pas trop.

La porte du compartiment s'ouvrit brusquement en grand et un garçon blond doré apparu, un énorme sourire aux lèvres.

- Salut salut la populace ! Lança-t-il joyeusement. Je peux squatter ?

- Avec plaisir ! Accepta Luciana sans demander l'avis de Elliot, qui regardait le nouveau venu d'un air éberlué.

- Cam', qu'est-ce que tu fous là ?

- Elie, quelle bonne surprise ! S'enthousiasma « Cam » en s'asseyant à côté de Luciana, ignorant la question. Comment vas-tu ?

- Vous vous connaissez ? Demanda la fillette en les regardant à tour de rôle.

Elliot leva les yeux au ciel.

- Luciana, je te présente mon cousin au troisième degré, ou un truc du genre. Cameron Crowley.

- Luciana, donc ? Reprit Cameron. J'adore ta couleur !

La discussion reprit, portant sur de vastes sujets tels que la rentrée, Poudlard, ou encore la rentrée. Alors que la discussion dérivait sur le Quidditch, la porte du compartiment s'ouvrit une nouvelle fois et une tête brune apparue dans l'entrebâillure, et des yeux gris scrutèrent le petit groupe.

- Pas là non plus, soupira le garçon. Evangeline ! Tu le trouve ?

- Nan ! Gueula une voix féminine à l'autre bout du wagon.

- Okay ! Désolé de vous avoir dérangé ! S'exclama le brun en refermant la porte.

Il la rouvrit moins de deux secondes après et leur chuchota d'un air mystérieux :

- Si vous trouvez un type châtain qui a l'air d'avoir traversé un ouragan, appelez-moi ! Il s'appelle Oswald Harford, c'est un Poufsouffle. Bref. Si vous le trouvez, donc, on est au bout du wagon ! Aussi, n'hésitez pas à demander si vous avez besoin d'aide, tout ça, Lisander et Evangeline Astolfo se feront un plaisir de vous aider !

- Pour l'instant, tu vas me faire le plaisir de chercher l'autre empaffé ! Gronda une fille en tout point semblable au garçon en apparaissant derrière lui. Tchao, les gamins.

Et elle referma violement la porte, trainant son supposé frère par le bras.

Luciana, Cameron et Elliot restèrent un instant bloqués sur la porte, sans rien dire. Finalement, Luciana laissa échapper un gargouillement de ventre super élégant et Cameron partit dans un fou rire tout seul. Le jeune Hafez jeta un regard par la fenêtre. Au loin, le château commençait à apparaître. Le gamin se tourna vers ses deux camarades et claqua ses doigts devant leur nez.

- On arrive bientôt, on devrait se préparer.

Luciana cessa de pester contre le blond doré qui riait toujours, et approuva énergiquement.

- Honneur aux dames ! Clama-t-elle en les foutant dehors.

Vingt minutes plus tard, le train s'arrêtait en gare de Pré-au-Lard et tous les élèves descendirent en se bousculant.

- Les premières années, par ici ! Cria un homme immense et barbu. Les premières années !

Elliot attrapa Luciana et Cameron, qui semblaient plus intéressés par l'étude des lieux que l'entrée à l'école, et les traina jusqu'à l'homme, rejoignant un troupeau d'enfants de son âge.

- Je suis Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, se présenta l'homme en souriant. Pour ceux qui se demandent, je suis un demi-géant, c'est pour ça que je suis si grand ! Aller, suivez-moi !

Luciana regarda Hagrid s'éloigner avec une tête blasée.

- Un demi-géant, hein… ricana-t-elle. Eh ben, à Poudlard, ils font pas dans la demi-mesure !

- Luciana, ma chère, ce jeu de mots était lamentable, dit Cameron avec un air très sérieux.

La fillette lui tira la langue et suivit le groupe de premières années jusqu'au bord d'un lac, où flottaient une bonne dizaine de barques en bois. Obéissant aux ordres d'Hagrid, les élèves s'assirent dans les coques de bois par groupe de quatre, et celles-ci s'ébranlèrent, laissant échapper aux jeunes sorciers des cris de surprise.

Quand ils arrivèrent au château, une femme aux cheveux grisonnants les attendait, un long parchemin à la main. Après les avoir salués et s'être présentée comme étant le professeur McGonagall, elle les entraina à sa suite dans les couloirs de l'école, leur expliquant en quelques mots le principe de la Répartition et le fonctionnement de Poudlard. Ils s'arrêtèrent bientôt devant une large porte, qui s'ouvrit, dévoilant une immense salle où tous les élèves de Poudlard, coiffés de chapeaux pointus (semblables à celui que Luciana avait impétueusement refusé de porter, « absolument ridicule », avait-elle dit), bavardaient joyeusement. Tous se turent à l'entrée des premières années et, tandis que ceux-ci s'avançaient timidement entre les tables, McGonagall posa un vieux chapeau tout râpé sur un tabouret. Une bouche apparue entre les plis du couvre-chef, faisant sursauter les premières années, et il commença à chanter.

Il fut un temps il y a longtemps

Où un beau jour, en plein printemps,

Se retrouvèrent quatre compères,

Qui en cet instant me créèrent.

Il y avait Gryffondor, il y avait Serdaigle,

Il y avait Poufsouffle, il y avait Serpentard,

Ensemble ils érigèrent les règles

Qui forgeront ce qu'est Poudlard.

Ce jour-là, je vis le jour,

Vieux chapeau rapiécé que je suis,

Pour qu'à leur mort, à mon tour

Je puisse vous placer aujourd'hui.

Jeunes gens, écoutez bien :

Ne vous fiez pas aux apparences,

Chercher autour de vous le bien,

Privilégiez la bienveillance.

Si chez les lions vous vous rendez,

Vous rejoindrez les gens hardis

Il vous faudra ces qualités :

Caractère, courage et esprit

Serdaigle vous accueillera,

Jeunes créateurs et érudits,

Et son savoir vous offrira

Si vous êtes sages et réfléchis

Les Poufsouffles sont des amis

Qui avant tout vous sont loyaux

Toujours ouverts envers autrui

Patience et sagesse sont maîtres-mots

Enfin si vous êtes rusé,

Déterminé et ambitieux,

C'est à Serpentard que vous irez,

Ralliant les rangs des astucieux

À présent sous les acclamations,

Approchez donc, n'ayez pas peur

Approchez-vous, car voici l'heure

L'heure de la Répartition.

Les élèves applaudirent d'un même ensemble et McGonagall se mit à appeler les élèves pour les repartir.

- Allen, Victor !

Un garçon aux cheveux d'un noir profond s'avança timidement et s'assit sur le tabouret. La professeur posa le chapeau sur sa tête.

- SERPENTARD ! S'écria le Choixpeau moins de dix secondes après.

La table des verts et argents éclata en applaudissement et cris de joie alors que Victor les rejoignait.

- Coalman, Andrew ! Appela ensuite la vieille femme.

La Répartition continua, Cameron fut envoyé à Serpentard, Elliot à Serdaigle comme il le souhaitait, et McGonagall finit par appeler :

- Hartwood, Luciana !

La fillette bondit presque sur le tabouret et arracha le Choixpeau des mains de McGonagall pour le coiffer avec un rictus moqueur. La femme faillit s'étrangler d'indignation face à tant d'impertinence, et eu un hoquet quand elle remarqua les cheveux rose bonbon de la gamine.

Alors, alors… Qu'avons-nous là ? Demanda le Choixpeau dans la tête de Luciana.

Un grand sourire apparu sur son visage.

Bonjour à vous, maître chapeau ! Je suis enchantée de vous connaître ! Et donc, comment vous marcher, au juste ?

Une grande curieuse, à ce que je vois, ricana le couvre-chef. Et si je t'envoyais à…

- SERD-

- AH NON ! Beugla Luciana avec mécontentement, et tout le monde sursauta violement. Hors de question !

Derrière la table des professeurs, Albus Dumbledore regarda la fillette avec étonnement, et McGonagall avait l'air d'avoir avalé un citron particulièrement acide.

Comment ça, non ? S'étonna le Choixpeau.

Non ! Je n'irais pas à Serdaigle, comment veut-tu que je fasse des blagues dans une Maison pleine de gens coincés du cul ? Non mais sérieusement, t'es sûr que les Fondateurs t'ont fait don d'intelligence ?

Le Choixpeau, après un silence de quelques secondes, éclata de rire.

Eh bien, en voilà un sacré caractère ! Et dans quelle Maison souhaiterais-tu aller ?

Vous n'avez pas répondu à ma question.

Rien ne m'y force.

Et si je te brûle, tu me répond ?

QUOI ?

Je blague, je blague. Quoique…

Je m'en passerais, merci bien, soupira le Choixpeau avec sarcasme.

Bon, et tu m'envoie où, avec tout ça ?

Que dirais-tu de Serpentard ? Une très bonne Maison pour une pyromane colérique !

Non mais je vous emmerde, moi ! Je vous dis que vous sentez le moisi ? Non ! Alors gardez vos commentaires pour vous !

Très digne, Luciana retira le chapeau et se dirigea en sautillant vers la table des Serpentards comme si tout était normal, sous les yeux écarquillés du corps enseignant et des élèves. Cameron ricana quand elle s'assit lourdement en face de lui.

- Serpentard, déclara finalement le Choixpeau, qui masquait difficilement un fou rire devant un tel culot.

S'en fut trop pour Luciana qui explosa de rire et s'étouffa à moitié avec sa salive, pour finir écrasée sur la table, les larmes aux yeux. Cameron lui tapota le dos, et McGonagall finit par reprendre ses esprits et appela « Johnson, Angelina ! », qui fut rapidement envoyée à Gryffondor.

- Punaise, Luciana, tu es ma déesse ! S'exclama Cameron en tapant dans ses mains avec enthousiasme. La tête que tirait McGo, c'était juste magnifique !

Luciana ricana et tendit la main au garçon.

- Je propose que nous soyons amis, mon cher !

- J'accepte avec joie ! Répliqua le blond avec un sourire, serrant la main de la fillette. Ça va faire des étincelles !

- Ça va être génial !

Les deux enfants se mirent à dévorer toute la nourriture qui leur tombaient sous la main : pommes de terre sautées, poulet, tomates farcies, saucisses, gratin… Puis, au dessert, ils engloutirent des quantités abominables de tartes aux fruits, de gâteaux de toutes sortes, de bonbons et de pâtisseries. Le repas achevé, les préfets de chaque Maison conduisirent les élèves aux dortoirs, et c'est avec joie que Cameron et Luciana suivirent la préfète-en-chef de Serpentard, une certaine Alyssa Overstone (que Luciana désigna comme sa cousine, et elle la salua rapidement), qui avait des cheveux d'un blond presque blanc, et qui était beaucoup trop joyeuse d'être là pour quelqu'un de normal. Cela dit, songea Cameron, si elle est apparentée à Luciana, c'est normal qu'elle soit bizarre. Il la regarda aller claquer deux bises à Bill Weasley, son alter-égo chez les lions, et discuta avec animation avec lui de la Grande Salle jusqu'à ce que les deux Maisons empruntent des directions différentes, ignorant la légendaire haine Serpentard-Gryffondor.

- Je t'attend devant ta salle commune pour la ronde de ce soir ! Cria Bill en entrainant les Gryffondors après lui.

- Ça marche ! Beugla-t-elle en retour. Aller, les enfants, on y est presque ! À droite, toute !

Luciana et Cameron échangèrent un regard amusé et trottinèrent derrière le troupeau d'élèves. Ils arrivèrent rapidement dans la salle commune, située dans les sous-sols de Poudlard. Elle était spacieuse, avec des murs en pierres lisses et grises, des canapés et des fauteuils couverts de coussins dans les tons noirs, blancs et verts, un mur entier était consacré à une grande bibliothèque pleine à craquer. Des globes de lumières vertes et blanches flottaient un peu partout, éclairant la pièce de manière féérique en plus du lustre de cristal, et un espèce d'hublot géant donnait une vue sur l'intérieur du Lac Noir, qui reflétait les mouvements et lumières de l'eau sombre.

Alyssa refila ses devoirs de préfète-en-chef à Wilhem Yoenaï, le préfet de Serpentard, (qui avait l'air drôlement habitué), pour filer rejoindre Bill Weasley. Wilhem envoya tout le monde au lit, sauf les premières années, à qui il expliqua calmement les règles de la salle commune, puis il leur donna les dortoirs, et tous se séparèrent pour aller se coucher.

Confortablement installée sous son épaisse couette, Luciana sourit dans le noir, satisfaite. Les gens étaient sympas, les lits super confortables, et elle s'était fait un ami vachement cool. En plus, les deux autres filles de son dortoirs étaient gentilles, donc tout allait bien. Elle s'était retrouvé avec la fille brune du Poudlard Express, Evangeline Astolfo, et une fille de son année, Anna Hopless, une blondinette aux yeux verts. L'année partait sur une bonne lancée, et elle avait vraiment hâte de commencer la première journée.