John l'amoureux.
Disclaimer : Si le projet et cette histoire sont le fruit de mon imagination, pour ce qui est des personnages je les ai empruntés à Eichiro Oda. La chanson qui sert de base à cette fiction est l'oeuvre d'Yves Duteil, vous pouvez par ailleurs l'entendre sur Ytube sous le titre de "John".
Chapitre I : Il était amoureux.
C'était un jour de fête sur le Thousand Sunny de l'équipage des Mugiwara, on célébrait en une fois la victoire de Thriller Bark et l'arrivée d'un nouveau membre dans l'équipage : Brook. Même s'il était un peu mort puis ressuscité, Brook était un bon gars, un excellent musicien et sa technique à l'épée était remarquable. Zorro se souvenait qu'ils avaient cherchés un musicien bien avant de penser au cuisinier, à la cartographe ou encore au médecin. Ce qu'il avait manqué à cet équipage depuis le début, c'était un air de musique, un hymne particulier pour rythmer leur effort.
La fête battait son plein lorsque Brook tapa de la cuillère contre son verre et se redressa.
- Chers amis, excusez-moi ! Permettez-moi de vous proposer un divertissement d'un autre genre, une chanson de votre choix ! Allons, n'hésitez pas !
Zorro choisit ce moment pour s'éclipser, pas parce qu'il n'aimait pas Brook . Qu'on se le dise, il trouvait Francky et le baka ero cook [crétin de cuisinier pervers] bien plus bizarre, que ce soit dans leurs attitudes ou ce qu'ils faisaient avec leurs corps. En fait, la seule chose qu'on pouvait reprocher à Brook était son obsession pour la chanson bink's no saké, il était tout le temps en train de la fredonner ! Et parfois c'était un peu... dérangeant.
Imaginez. Il fait nuit, vous dormez paisiblement lorsque votre corps vous rappel à la nécessité d'assouvir ses besoins les plus essentiels, à savoir soulager sa vessie. Vous vous levez sans prendre la peine d'allumer, parce que c'est désagréable d'avoir la lumière dans la gueule quand on vient de se lever et encore plus quand on compte aller se recoucher. Puis de toute façon vous connaissez bien les lieux. A moitié endormit vous croyez entendre une mélodie qui vous est quelques peu familière, vous avancez, la voix est grave et attrayante. Vous ouvrez lentement la porte et le voyez debout, là, impassible. Un immense squelette aux os polis et aux orbites vides. Il se tourne lentement, par à-coup, comme un automate cassé. Votre main cherche désespéramment un katana sans en trouver. "Yohohoho – hoho ! " Zorro ferma les yeux et déglutit en se souvenant de ce terrible épisode de "Brook dans les latrines". Apparemment il avait lui aussi eut une envie nocturne et se soulageait en fredonnant. C'était super flippant mais ce genre de petit incident mit à part, il aimait bien Brook.
Son histoire était tragique et faisait penser à celle de bien d'autres pirates, il avait pris la mer du temps de Gold Roger autant dire qu'il n'était pas question de "One Piece". Son équipage voguait avec pour seule ambition de mettre un sourire sur le visage du plus triste des enfants. Ce rêve s'était brisé sur les lames de l'impétueuse Grand Line, pour sombrer dans les brumes hostiles de Thriller Bark. Le pire étant sans doute qu'il était le seul à avoir survécu, après être mort avec ses compagnons, le Yomi Yomi no mi [Fruit de la résurrection] l'avait ramené à la vie, dans un corps qui ne pouvait plus mourir, sur un bateau qui ne pouvait pas être manœuvré. Il avait passé près de trente années ainsi se laissant aller au gré des vagues, il avait sans doute finit par perdre la notion du temps.
Pour autant, Brook n'était pas aussi sombre et triste qu'il aurait pu l'être. Il avait spontanément accepté de rejoindre l'équipage lorsque Luffy le lui avait demandé, et s'était révélé être un bon gars, altruiste, pas chiche avec ça, toujours prêt à aider son prochain. D'une politesse irréprochable, à un petit détail près.
- Mademoiselle, montrez-moi votre culotte, s'il vous plaît.
En trois clics Nami avait monté son bâton pour corriger ce malheureux tic de langage. Zorro ne pouvait pas s'empêcher d'admirer sa franchise, il allait directement à l'essentiel au lieu de se transformer en une tornade projetant des petits cœurs roses à l'approche de n'importe quelle femme. Est-il vraiment nécessaire de dire à qui il fait allusion ? Dernier indice : « Naaaami swaaaaan ! » « Robin chwaaaaaan ! » Voilà.
Sanji éternua puis regarda autour de lui et vit le "marimo" se faire la malle dicretos. Pour lui s'était l'heure de la pause cigarette, et il avait en tête une très belle chanson d'amour à dédier à ses déesses. Il fronça les sourcils d'un air contrarier en aspirant une dose de nicotine. Il faisait toujours trois services pour les banquets, et là c'était sa pause clope avant de passer au second. Il connaissait parfaitement les habitudes alimentaires de Zorro, il passait le premier service à tremper les lèvres dans un verre de vin, réservant son saké pour accompagner les plats du second service essentiellement composé de nouilles, de riz de toutes sortes et de fruits de mers. Sanji relâcha son nuage de nicotine et tapota sa cigarette au-dessus d'un cendrier. Le marimo ne semblait pas aimer particulièrement la friture et la viande rouge du premier service, soit, mais pourquoi quittait-il le repas sans avoir manger. Il fronça davantage les sourcils en le voyant disparaître dans sa cuisine. Contrairement à Luffy, il n'était pas du genre à voler de la nourriture, alors qu'est-ce qu'il allait faire là ?
Sans détourner les yeux du sujet de ses interrogations Sanji prit un couteau qu'il planta dans le bois de la table entre la main de Luffy et son assiette.
- T'es cent an trop jeune pour me voler ma nourriture, pauvre crétin ! Ton assiette est encore pleine j'te signal !
- C'est vrai ! Arrête de faire des trucs comme ça ! Pauvre crétin ! Renchérit Chopper.
La porte de la cuisine se referma et Sanji termina sa cigarette d'un air songeur. Il s'agissait de Zorro après tout, il avait du tout simplement se perdre en voulant aller aux toilettes.
Sa main saisit une grande fourchette servant aux grillades et la planta autour de la main de Luffy qui se retrouva coincé.
- Ici, c'est chasse garder, imbécile !
Chopper prit son assiette et vint s'asseoir à côté de Sanji.
- C'est chasse garder, imbécile !
Luffy avait pris l'habitude de manger des deux mains, la droite pour son assiette, la gauche pour celle des convives. Sanji avait immobilisé la seconde pour s'assurer de pouvoir manger en paix et leur capitaine bien qu'un peu contrarier ne lui en tint pas rigueur.
Zorro s'étira en baillant, la cuisine était l'une de ses pièces préférées, elle avait sa propre odeur et son âme. La température y était toujours idéale pour une sieste et qu'importe l'heure à laquelle il terminait son entraînement il y avait toujours un en-cas de prêt pour lui. Sanji était emmerdeur de première, mais il ne l'envoyait jamais balader lorsqu'il prenait place au bar séparant la salle de la cuisine. Cependant il limitait son accès à l'alcool, de la bière par-ci, du vin par-là, un peu de rhum parfois. Aucun de ceux-là n'arrivaient à la cheville d'un bon saké. Sanji lui en donnait vraiment rarement, mais pour les banquets il avait toujours droit à une bouteille entière, pour lui tout seul.
Zorro se mit à saliver puis entendit les applaudissements de ses amis, suivit d'un air de violon, ce qui le calma nettement. Il se mit à la recherche d'un endroit où il pourrait se cacher et faire la sieste, juste le temps que cette histoire de chanson se tasse. Alors qu'il prenait place derrière le bar une part de lui continuait de se demander s'il aurait droit à sa bouteille.
Il se cala dans un coin, ses katanas contre lui, les jambes tailleurs, il ne mit pas longtemps à trouver le sommeil.
Et mit encore moins de temps à le perdre lorsqu'un pied bien familier vint à la rencontre de l'une de ses jambes, le réveillant d'une manière pas aussi violente qu'il aurait pu.
- J'peux savoir c'que tu fout là ?
Zorro sortie avec souplesse, s'étira et bailla. Il évita un coup de pieds parfaitement prévisible et s'installa sur le tabouret du milieu, au bar. A la vue des assiettes qui s'empilaient et au silence ambiant il comprit que la fête était finie. Il se gratta la nuque et se redressa pour aider Sanji à la vaisselle comme il en avait pris l'habitude, mais le cuisinier lui ordonna de s'asseoir d'un mouvement de l'index.
- J'ai un honneur à défendre !
Zorro resta sceptique jusqu'à ce que Sanji ne pose devant lui une grande assiette de nouilles sautées. Il s'installa confortablement et prit des baguettes dans le pot sur le bar, il joignit poliment les mains, ferma les yeux et s'inclina légèrement au-dessus du plat.
- I-ttada-kimasu. [Merci du repas]
Il prononçait toujours le remerciement de cette manière, avant de séparer les baguettes en un claquement sec et de manger.
- Et t'as intérêt à tout fini, kuso marimo !
Il ne lui fallut que quelques minutes pour se plier à cet ordre. Les joues aussi pleines que celles d'un hamster il lui tendit son assiette vide, articula quelque chose de parfaitement incompréhensible et s'étouffa au passage. Sanji soupira lourdement, lui prit le plat des mains et lui servit un verre d'eau qui lui sauva sans doute la vie.
- Oï, ralentit.
- Encore ! Et j'veux des crevettes ! Plein de crevette.
- Compris, mais tu manges doucement !
Zorro le défia du regard, mais il faisait assez pâle figure.
- C'est parce que j'ai faim et c'est vraiment bon aussi.
Sanji le resservit avec son supplément de crevette.
- T'avais qu'à ne pas partir comme ça aussi, crétin !
Il détourna le regard en plongeant dans son assiette, Sanji voyait bien que quelque chose le perturbait mais pour le moment la seule chose qui importait était qu'il mange aussi bien que les autres. Et il fallait avouer que le bretteur était plutôt dans cette tendance, il enchaîna les plats, mangea bruyamment, félicitant de temps à autre le cuisinier d'un « C'est bon ! » ou d'un petit bruit de gorge exprimant sa satisfaction. On pouvait même dire que tout allait pour le mieux jusqu'à ce qu'il ne fasse son entrée.
- Vous étiez donc là, Zorro san. Annonça Brook en ouvrant la porte. Je vous cherchais.
Zorro s'était redressé puis tassé, c'était marqué sur sa tête qu'il allait mentir et qu'il détestait ça. Si vous l'ignorez le bretteur est à peu près aussi doué en mensonge qu'au jeu de piste.
- Humm. Bue au soleil. Envie de dormir. Grommela-t-il timidement.
Brook fit quelques pas à l'intérieur de la pièce, le violon dans la main gauche, l'archet dans la droite.
- Un coup de chaleur… c'est cela ? Souffla-t-il.
Zorro était complètement contracté, il mangeait rapidement en tâchant d'ignorer Brook dans son dos. Sanji voyait parfaitement l'embarra du musicien, pas à son expression puisqu'il n'avait plus de visage, mais dans son attitude. Le coq sourit en remplissant l'un des bacs de l'évier, il se remémorait le tic de langage du nouveau membre. « Bien que je n'en n'aie pas, puisque je suis un squelette ». Alors son sourire se figea et il reconsidéra Brook, il ne pouvait ni sourire, ni pleurer, la musique était son seul moyen d'exprimer ses sentiments, c'était tout ce qu'il lui restait d'humain. En lui refusant cette faveur, Zorro contestait sa présence à bord.
Le bretteur se nettoyait les dents à l'aide d'un morceau de baguette cassée en deux, et était sur le point de quitter la cuisine lorsque Sanji l'appréhenda.
- Oï ! Zorro.
Il leva timidement les yeux vers le cuisinier.
- Brook attend que tu lui demande une chanson.
Zorro se tourna vers le nouveau membre de l'équipage qui tressauta. C'était comme si le marionnettiste qui le manipulait s'était brusquement souvenu qu'il devait le mouvoir.
- Ce n'est pas vraiment nécessaire. Je... Je n'aime pas la musique. Mentit le bretteur.
- Allons ! Même les salades de mer aiment la musique ! Quoi ? Tu dois bien connaître une petite chansonnette. Insista le cuisinier.
Zorro en connaissait, des chansons pour encourager les troupes, certaines qu'on ne peut chanter qu'ivre, et des chansons à susurrer au creux de l'oreille des filles timides, tout en laissant ses doigts glisser de leurs épaules à la chute de leurs reins.
Il y avait une chanson qu'il n'avait entendu qu'une fois, elle l'avait émue au point qu'il s'était juré de ne plus jamais l'écouter et il ne se souvenait plus que du titre. Malgré cette promesse qu'il s'était faite il n'y avait que celle-là qu'il désirait écouter, pour savoir s'il pourrait à nouveau être aussi bouleversé qu'il l'avait été.
- Brook, c'est quoi ton répertoire ?
Le nommé releva son violon et se rapprocha du bar.
- Principalement les chansons de marins. Mon ancien équipage était un orchestre pirate. Dit-il fièrement. Mais j'ai également beaucoup voyagé, le définir serait le limiter. Disons simplement que si votre chanson n'est pas trop récente il y a très peu de chance que je ne la connaisse pas.
Zorro se tourna vers Sanji, et glissa de nouveau les pieds sous le bar.
- Saké. Dit-il d'une voix à peine audible.
Sanji fronça les sourcils et Brook inclina la tête sur le côté, alors le bretteur leva les yeux vers le cuisinier qui comprit que cette commande lui était destinée. Il échangea les assiettes vides contre une bouteille pleine. Zorro fit sauter le bouchon de liège du bout d'un pouce expert, bu goulûment et reposa brutalement la bouteille en verre noir sur le bar.
- Avant de la chanter, dis-moi quelques mots dessus. Je ne connais pas l'histoire de cette chanson, je ne l'ai entendu qu'une fois… « John l'amoureux », s'il te plaît.
Un sourire passa sur le visage de Sanji, à en croire le titre il s'agissait d'une chanson d'amour, ça ne ressemblait pas beaucoup au bretteur. Brook tressauta et hésita à porter le violon à son épaule.
- Tu ne la connais pas ? Demanda doucement le cuisinier.
Il descendit son violon et répondit aux attentes de Zorro.
- Je la connais. C'était la chanson préférée d'un des membres de mon ancien équipage. Peut-on dire que c'est une chanson de marin ? Pas vraiment. John san est comme un bateau trop usé pour prendre la mer, mouillant dans le port il la contemple longuement, tout le temps, lui trouvant à chaque fois un nouveau visage. Son cœur se déchire entre l'envie de prendre le large et la peur de se briser s'il lève l'encre. (Brook contempla son violon) Cela fait longtemps que je ne l'ai joué, mais c'est avec plaisir que je vous la ferais entendre.
Il se mit en position et resta silencieux un instant. Il se souvenait des bons moments passés dans son précédent équipage, les mélodies incessantes aussi légères que le vent qui flottait dans l'air du matin au soir. Et le silence. Un insupportable silence, après avoir vécu dans la musique si longtemps, il ignorait qu'il existait tant de variante au silence. Du silence léger du souvenir joyeux, embarrassant d'une rencontre amoureuse, au lourd et entravant silence de la mort. Un étourdissant silence auquel s'ajoutait un froid glacial, qui vous fendait jusqu'à l'os. Brook eu un soubresaut. Le froid, il ne le sentait pas vraiment, puisqu'il n'était qu'un squelette.
Sa main se mit lentement en mouvement. La mélodie s'éleva doucement, comme souvent dans les chansons de marin le rythme était enjoué et rapide, il sautait et s'incurvait. Brook mettait vraiment toute son âme dans sa musique, et l'énergie qu'il dégageait était revivifiant. Sanji était impatient de savoir quel pouvait être le sujet de cette chanson si cher à Zorro.
John était amoureux.
Ça se voyait un peu.
Il avait un air si bizarre et veillait si tard.
Il buvait tant de vin que souvent le matin,
On pouvait l'entendre de l'étant jusqu'au moulin
De chanson de marin cela ressemblait plus à une chanson de taverne, Sanji se demanda s'il ne devrait pas réduire encore la consommation d'alcool du bretteur. Mais un regard à Zorro lui fit comprendre qu'il savourait cette chanson tout autant que son saké. Il buvait lentement, à même la bouteille, après quelques gorgées il la reposait, l'air très calme, les yeux clos. D'aussi loin qu'il ne s'en souvienne jamais Sanji ne l'avait vraiment vu ivre, alors qu'elle pouvait bien être son rapport avec cette chanson ?
La fille aux longues mains, ne disait jamais rien
Et le pauvre John pensait bien,
Qu'à veiller dehors jusqu'au lever du jour
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
L'amoureux tant attendu était donc un ivrogne. Zorro prit une inspiration, ouvrit à demi les yeux et détendit sa poigne sur la bouteille, c'était comme si rien de ce qui l'entourait n'existait. Mais son souffle était un peu plus lent et profond, il semblait vivre chacun de ces mots.
John avait un béguin
Ça se voyait un brin
Quand il tapait sur sa poitrine en buvant du gin
Il avait l'œil hagard, buvait toujours à part
Poussait des hurlements qui faisaient fuir le vent mais…
L'expression du bretteur passa du sourire au regret en quelques seconde, il resserra sa poigne sur la bouteille et quelques gorgées de plus refluèrent les mauvais souvenirs.
La fille aux longues mains ne disait jamais rien
Et le pauvre John pensait bien,
Qu'à veiller dehors jusqu'au lever du jour
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
L'ambiance qui régnait dans la pièce était étrangement pesante, malgré les ritournelles dynamiques de Brook on ne pouvait s'empêcher d'appréhender la suite. Il entama le couplet suivant avec un léger contretemps, parlant un peu plus qu'il ne chantait, laissant traîner les paroles.
John était amoureux...
Il en a fait l'aveu.
Zorro fronça les sourcils, comme s'il souffrait et porta la bouteille à ses lèvres.
Depuis de la rivière au port
On en rit encore !
Brook reprit son ton rapide et dynamique, impulsant une seconde vie au texte, qui n'en ressortait que plus cruel.
Le soir au coin du feu, on écoute les vieux,
Raconter l'histoire de John l'amoureux !
Zorro buvait goulûment, au point qu'un peu d'alcool ne coule de la commissure de ses lèvres jusque sur son menton. Sanji ne l'avait jamais vu ainsi et écouta le reste de la chanson avec d'autant plus d'attention.
Il aimait la statue, une belle inconnue
Morte cent ans auparavant dans un ouragan.
Il allait tous les jours lui dire son amour
Et noyait sa peine dans un verre à son retour
Cette dernière note fut marqué par le bruit de la bouteille vide heurtant le comptoirs, Zorro la tenait d'une main ferme, les yeux clos une grimace de douleur sur le visage. Sanji tâcha de croire que c'était parce qu'il avait bu trop vite, alors que Brook continuait sur sa lancée.
La fille aux longues mains, ne dirait jamais rien
Et le pauvre John savait bien,
Que dans la statue était son cœur et qu'un jour
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
Brook fit quelques ritournelles de plus, accompagnant les mouvements de violon.
Que dans la statue était son cœur et qu'un jour
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
Il joua encore un peu du violon, ralentit le rythme et conclu sèchement.
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
Les traits de Zorro se détendirent, mais il resta silencieux un instant et c'était comme si personne n'osait rien dire. Sanji avait l'impression de l'avoir poussé à dévoiler un secret et Brook en le voyant aussi calme craignait de l'avoir horriblement mal chanté.
- C'était très bien, bienvenue dans l'équipage, Brook.
Il se redressa et quitta le bar et passa à côté du musicien sans le voir. Maintenant il se souvenait parfaitement pourquoi il ne voulait plus écouter cette chanson : elle lui donnait l'alcool triste. Elle avait le chic de taper là où ça fait mal, remuant d'anciens souvenirs comme la vase au fond d'un lac. Zorro avait besoin de prendre l'air, de retourner dans sa chambre et de pleurer un peu, juste quelques larmes. Il n'y a pas de mal à pleurer lorsqu'on en a besoin et ce serait sans doute la première chose qu'il ferait une fois qu'il sera seul et tranquille.
- Zorro...
La voix de Sanji était douce, à peine audible en fait, comme s'il n'osait pas vraiment lui parler, et s'il n'était pas si triste peut-être qu'il l'aurait chambré à ce sujet. Mais il devait aller le plus vite possible dans sa chambre. Il avait choisi la vigie la plus haute, qui servait également de salle de musculation, elle se trouvait au sommet du grand mât et il n'y avait qu'un chemin pour y accéder.
- Zorro, reprit avec un peu plus de vigueur le cuisinier.
Une fois passé la porte de la cuisine il n'avait plus qu'à traverser le pont et... Pourquoi diable cette porte était-elle fermée ?! Brook était rentré par là quelques minutes plus tôt, alors pourquoi était-elle verrouillée maintenant ? Il respira profondément en posant la tête contre la porte.
- Zorro.
Et il fallait bien sûr que le cuisinier pervers persiste à l'appeler !
- Oï ! C'est le placard à provision. Poursuivit le blond d'un ton dur. La porte qui mène à ta chambre est celle avec le hublot, d'ailleurs si tu y regarde tu verras le jardin et le grand mât. T'as vraiment aucun sens de l'orientation, ce n'est même pas le bon mur !
Ce n'était pas bon, pas bon du tout, il devait dire quelque chose au plus vite s'il ne voulait pas se retrouver debout là comme un idiot, des larmes plein les yeux.
- Excusez-moi. Zorro san. Intervint finalement Brook. John l'amoureux est un très ancien chant de marin, assez peu connu et peu jouer car il est vraiment triste. A quelle occasion l'avez-vous entendu ?
Brook avait trouvait la bonne question en préférant le quant au pourquoi d'avoir choisi cette chanson il n'allait pas au cœur du problème. Et puis ça lui permettait de se concentrer sur autre chose que sur ce qui lui faisant tant de peine. Il se redressa doucement puis se tourna vers lui.
- C'était au tout début de mon voyage, sur South Blue, dans une petite taverne miteuse. Le chanteur était loin d'être aussi doué que toi, il servait de fond sonore mais je sais pas... J'avais cette chanson en tête, avec le temps j'ai finis par oublier l'air, les paroles. Il me restait plus que ce titre "John l'amoureux", ça faisait longtemps alors j'ai eu envie de l'écouter.
Sanji s'efforçait de frotter ses assiettes et de faire comme s'il n'était pas vraiment là.
- Et puis, je ne pense pas qu'il existe de chanson triste ou joyeuse, reprit le bretteur. Ça dépend des sentiments de celui qui la joue et de ceux qui l'écoutent, en ce sens je trouvais Bink's no saké plutôt triste avant que tu n'intègres cet équipage.
C'était sans doute la plus belle forme de reconnaissance que pouvait lui témoigner Zorro, il prit la direction de l'évier et de la pièce au fond de la salle.
- Oï, kuso marimo, tu le fais exprès ? Le harangua le cuisinier. Là, c'est ma chambre. Toi, c'est la porte juste là ! Tu marches jusqu'au poteau et tu ouvres la porte, ensuite t'as plus qu'à monter l'escalier ! Expliqua-t-il avec de grands mouvements. Tu veux un plan ?!
L'expression du bretteur était parfaitement neutre et détendue, il baissa les yeux, comme s'il avait honte.
- Ce n'est pas de ma faute. Souffla-t-il tout en lui passant à côté.
- Qu'est-ce que tu marmonne ?!
Zorro se gratta l'intérieur de l'oreille.
- Ici m'ira parfaitement. Dit-il à peine plus fort.
Il referma la porte derrière lui et prit une grande inspiration. Les garçons disposaient d'une chambre commune avec des lits gigogne suspendus. La sensation de légèreté du hamac et le confort d'un bon matelas. Sauf qu'ils étaient quasiment inutilisé. Avec le temps chacun avait fini par s'aménager son espace dans la pièce qu'il utilisait le plus. Pour Zorro il s'agissait de la vigie avec la salle de musculation et pour Sanji de cette pièce à l'arrière de la cuisine.
Et comme pour tout ce qu'il s'appropriait, ça lui ressemblait et c'était rassurant. Une pièce spacieuse, un grand lit avec des draps sombre, des rideaux à la petite fenêtre et des lumières tamisée. Sanji était un romantique, alors il aimait les choses simples mais chargé de souvenir. Zorro ôta ses chaussures et les posa à côté de la porte avant d'examiner la pièce avec plus d'attention.
Il y avait un bureau surplombé d'un tableau de liège et des photos par dizaines. La plus ancienne devait être celle où on voyait Sanji avec le chef Zeff, posant devant le Baratie. Elle avait été soigneusement encadrée alors que les autres étaient simplement épinglées au tableau. Il s'agissait des membres de l'équipage pourtant Zorro eut l'impression qu'il les regarder pour la première fois. Nami concentrée à prendre des mesures en plein air avec des instruments étranges, ce fut bien la première fois qu'il la trouva plus attirante qu'avare. Robin assise sur la pelouse du Sunny, un épais volume sur les genoux, le regard perdu dans les nuages un sourire léger sur les lèvres. Elle prenait le temps de se détendre quand on ne faisait pas attention apparemment. Luffy avait un air concentré et sérieux qu'il ne gardait jamais bien longtemps mais qui redonnait systématiquement confiance. Chopper était vraiment trop mignon sur celle-ci, il avait retiré son chapeau et prenait l'air, une serviette sur les épaules, comme après une séance de sport. Zorro passa assez rapidement à la suite. Ussop et Francky discutant sérieusement autour d'un canon. Brook ajustant son violon et lui...
Zorro prit un instant de réflexion et recompta.
- Nami, Robin, Luffy, Chopper, Ussop, Francky, Brook et... moi je suis... pas là ?
Il se redressa un peu contrarier. Bien sûr Sanji et lui se foutait un peu tout le temps sur la gueule, mais quand même, il n'y avait pas la moindre photo de lui, pas même avec les autres membres de l'équipage. C'était mesquin et désagréable, d'autant qu'il aimait bien Sanji. Par exemple lorsqu'ils accostaient une île et que c'était son tour de garder le bateau Zorro lui rapportait toujours des ingrédients spéciaux. Bon, c'était aussi pour voir s'il pouvait vraiment tout cuisiner, mais l'intention était là !
Zorro ne se sentait pas vraiment bien et le fait de ne pas trouver de photo de lui entama davantage son moral. Dans un grand meuble vitré il trouva les appareils dont se servait le cuisinier afin de prendre ces photos, c'était la première fois que Zorro en voyait de si près. Il n'avait pas la moindre idée de leur fonctionnement et voulait voir Sanji les utiliser.
Enfin, vu la situation il gèlerait plutôt en enfer avant qu'il ne se plie à ce genre de requête.
Il se laissa tomber dans le lit et posa ses katanas contre la table de nuit la plus proche de l'entrée. Ces draps sentaient le propre et le Sanji aussi. Il se mit sur le dos et observa le plafond, puis il ferma les yeux pour visualiser et laisser couler les souvenirs qui lui faisait tant de peine.
Kuina lui manquait et cette chanson avait le chic de lui rappeler combien il était triste sans elle. Elle était magnifique, un caractère fort que rien ne pouvait briser et des sentiments doux qu'elle peinait à exprimer. La première fois qu'il avait bu du saké c'était avec elle, il se souvenait en avoir pleuré tant l'alcool lui avait brûler la gorge. Alors qu'elle se pourléchait les lèvres comme un chaton rassasié.
Après sa mort il s'était entraîné dur, lorsque son moral faiblissait il buvait en la mémoire de son amie. Le temps avait passé, l'alcool lui avait brûlé de moins en moins la gorge, pour lui apporter de plus en plus de courage. D'une manière ou d'une autre il préférait oublier et sourire, plutôt que de se souvenir et pleurer. Alors, il avait oublié que la mort de Kuina était si triste, pour ne garder que la nécessité de tenir sa promesse.
Il prit une grande inspiration et ouvrit les yeux. Il se bagarrait tout le temps avec Sanji, il était fort, sans doute moins que le serait Kuina si elle avait survécu, mais ils avaient en commun de ne jamais laisser passer une occasion de s'affronter. Et visiblement l'autre le considérait plus comme un boulet qu'autre chose.
Zorro se mit sur le côté, il n'avait rien envie de faire à part rester là en pensant à tout ce qui lui passait par la tête. C'est là que lui revint l'un de ses plus anciens souvenirs.
Il s'était perdu en forêt lors d'un jeu de piste organisé par le dojo, dans un premier temps il avait tâché de mettre en pratique ce qu'il avait appris sur les bancs de l'école mais au bout de quelques heures tous les chemins, tous les arbres et toutes les étoiles se ressemblaient. Une semaine passa et il s'était résigné à vivre en homme des bois lorsqu'elle vint se planter devant lui. "C'est ton tour de cuisiner, compte pas sur moi pour faire tes corvées à ta place !", avait-elle dit d'un ton cinglant. Alors elle lui avait saisi le bras, d'une main sûre et musclée par la pratique du sabre. Et elle l'avait ramené à la maison.
Cela faisait bien sept ou huit années qu'il avait quitté son village, et il n'y retournerait sans doute jamais. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, après être devenue le meilleur bretteur du monde il voudrait allumer de l'encens sur la tombe de son amie. Mais c'était elle qui le guidait, elle l'avait toujours fait. Et c'était justement parce qu'elle n'était plus là qu'il ne pourrait pas rentrer.
Après avoir entendu John l'amoureux la première fois, il s'était retrouvé les yeux pleins de larmes, incapable de les arrêter, tremblant si fort d'émotion qu'il ne pouvait même pas se lever. Mais là ça allait mieux, il ne voulait pas pleurer en se souvenant de Kuina, elle lui mettrait sans doute une raclée monumentale s'il le faisait. Sa mort était peut-être triste, mais elle passait son temps à sourire, alors...
Zorro avait mécaniquement glissé sa main sous l'oreiller, et ses doigts avaient touché quelque chose du froid, le détournant totalement de ses pensées. Sanji cachait des trucs sous son oreiller ? Il déglutit en tâtant l'objet. C'était un peu plus grand que sa main, rectangulaire et pas vraiment lisse, ça devait être une sorte de carnet. Oh, Zorro ne se serait jamais permit de fouiller la chambre, par contre rien ne l'empêchait de jeter un tout petit coup d'œil innocent à un carnet qu'il avait sous la main.
Il se mit sur le ventre et sortie l'objet de sous l'oreiller, c'était bien un carnet avec une couverture en cuir fin de couleur noir. Zorro prit une inspiration, ce n'était pas bien ce qu'il allait faire. C'étaient peut-être des photos des conquêtes de Sanji, un recueil de ses phrases les plus mièvres ou simplement la liste de ses ingrédients secret. Moins sexy je vous l'accorde, mais n'oublions pas qu'il était pervers ET cuisinier.
Zorro ouvrit le carnet d'une main et se sentit doucement rougir. C'était en fait un album photo qui n'avait pour ainsi dire qu'un sujet : Roronoa Zorro, plus grand épéiste au monde (bientôt), officier en second de l'équipage de Luffy au chapeau de paille.
On l'y voyait torse nue et trempé, brossant la fourrure de Chopper dont les yeux humides trahissaient ses larmes. La blague d'Usopp avait mal tourné cette fois-là et il avait été le premier à aller pêcher le jeune renne. Zorro sourit en se remémorant cet événement. Sanji l'avait également surpris à nettoyer ses katanas, il avait une tête de tueur parce que Luffy l'avait "accidentellement" balancé à la mer avec et tout le monde sait que le sel oxyde rapidement ce type de lame. Il lui avait fallu six heures pour les sécher et les nettoyer parfaitement. Il tourna un peu les pages. Une photo prise de dos, Luffy et lui, debout sur la rambarde arrière du Merry, les mains au niveau de la ceinture. Il mit du temps à s'en souvenir parce qu'il avait beaucoup bu cette fois-là. L'une de leur première nuit sur Grand Line, il leur restait une semaine de navigation avant la prochaine île. Zorro avait réussi à convaincre Luffy à boire de l'alcool, ils s'étaient saoulés tous deux, alors qu'ils étaient seuls de garde. Il s'agissait de la capture du moment où ils avaient décidé de « pisser dans la mer jusqu'à ce qu'elle déborde ».
Après c'était un peu plus flou, ce dont il se souvenait avec certitude était de s'être réveiller dans la vigie du Merry. Assit plus qu'allonger, le dos douloureux, une grande couverture sur le torse et les jambes. Sous la couverture, Luffy à moitié nu endormit, sur son torse couvert de suçon, leurs mains dans le caleçon de l'autre, ou à peu de chose près. Zorro chercha parmi les photos la suite de cette soirée, à ce jour il ignorait jusqu'où il était allé avec son capitaine. Qui de son côté fut quitte pour un « L'alcool donne mal à la tête, on s'amuse pas du tout avec ! J'en prendrais plus jamais ! »
Son moral remonta très rapidement après cette découverte, parce que Sanji, loin de le détester au point de le rayer de sa vie privée lui consacrait un album tout entier. Il ouvrit l'album à son exact milieu, très heureux de voir toutes ces photos très avantageuses de sa personne. Et tomba sur un grand plan de sa tête mise face à face avec un énorme marimo dans un aquarium, sur lequel avait été collé son visage sans doute découpé sur une autre photo. Après avoir vu ce photo montage qu'il trouva de fort mauvais goût, Zorro referma l'album et le remit à sa place.
Une part de lui ronchonnait parce que vu comme ça il avait effectivement une tête de marimo. Il laissait son esprit vagabondé lorsqu'il eut un éclair de lucidité qui rassembla très rapidement toutes les pièces du puzzle.
Sanji gardait un album photo de lui sous son oreiller, une place qui lui permettait de l'observer avant de s'endormir. Et tout photogénique qu'il soit, Zorro n'était pas assez dupe pour trouver ça anodin.
Il c'était passé quelque chose entre eux à Thriller Bark, quand Bartolomé Kuma s'était dressé devant eux alors qu'il n'y avait plus personne capable de se battre. Lorsque Zorro avait écarté Sanji d'un combat qu'il n'aurait pas pu supporter et que ce dernier avait tenté de le retenir, les choses avaient changé. Ils se prenaient toujours autant la tête, pour des raisons de plus en plus stupides, mais leur moment de calme avait un rythme et un goût différent.
Il se prit à sourire en comprenant autre chose, depuis leur départ de cette île maudite il avait senti un regard bienveillant lui caresser les épaules. Il avait gagné en ardeur et désir depuis quelque jours et il l'avait senti aujourd'hui encore, alors qu'il s'éclipsait discrètement de la petite fête.
Il avait pensé à Luffy parce qu'il était son second et que les capitaines et leur second entretiennent souvent une relation particulière. Surtout quand les seules femmes sur le bateau sont des femmes de l'équipage. Règle n°1 de la piraterie : si tu veux vivre pirate, n'amène pas ta femme en mer et ne fait pas d'un membre de ton équipage ta femme, en mer.
Que Luffy soit un homme ne posait pas de problème, après une année en mer on est plus trop regardant quand on a besoin d'un coup de main pour certaines activités manuelle très particulière. Le problème principal résidait dans le fait que Luffy était Luffy. Un gars dont la pensée était un continuum de stupidité ponctué de "Kaizoku o ni, ore ha naru !" [je deviendrais roi des pirates] et quelques très rare éclairs de génie et de lucidité plutôt effrayant.
A cause de cela il devait faire un vraiment très mauvais amant, le genre à balancer une attaque du style...
- Gomu gomu no... d!ck [b!te] ! Souffla-t-il.
Zorro sourit à cette pensée et sourit un peu moins en songeant que Luffy était vraiment élastique de partout. Puis plus du tout en se rappelant qu'il avait tester toutes ses attaques actuelles au moins une fois sur lui, pour voir si ça marchait bien. C'est comme ça qu'il finissait à la mer en moyenne trois fois par mois. C'est qu'il serait bien fichu d'essayer un truc du style sur lui en plus !
Il se laissa aller contre l'oreiller et ferma les yeux pour dormir un peu. La chambre de Sanji avait quelque chose de chaud et d'agréable, qui lui rappelait un peu la poigne de Kuina lorsqu'elle l'avait tiré de cette forêt et qu'ils s'étaient fait leur promesse.
Malgré tout il y avait quelque chose de différent, parce que lorsqu'il s'était recueilli à côté de son corps et qu'il avait discrètement glissé sa main dans la sienne, ses doigts étaient aussi froids et durs que la pierre. La voix de Brook, grave et posée lui revint à l'esprit.
Que dans la statue était son cœur et qu'un jour
Il en crèverait ou bien de froid ou bien d'amour.
C'était la première fois qu'il avait ressenti le froid de la mort. Il s'endormit sur cette pensée, le seul souvenir de la main glacée de Kuina dans la sienne.
OoOoOoOo
Alors, on est en fin de chapitre voici une toute petite note.
1) Fumer ce n'est pas bon pour la santé, n'imitez pas Sanji les enfants, les grands vous êtes libres de faire ce qui vous plaît. Par contre en ce moment c'est l'hiver et il est interdit de fumer dans les lieux publics clos, alors couvrez-vous bien lorsque fumez en extérieur.
2) L'alcool ce n'est pas bon pour la santé, n'imitez pas Zorro les enfants, les grands vous êtes libres de faire ce qui vous plaît. Par contre on ne prend pas le volant on "boit responsable" les gars, tranquilou chez soit c'est mieux que dans la rue !
3) Se brosser les dents après manger c'est super important ! Je ne l'ai pas fait pour Zorro parce que ça brise le fil narratif mais il faut le faire, et là pas d'impasse ! Sinon vous aurez des caries et vos dents vont mourir !
