Disclaimer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada, sauf pour ceux que j'ai créés.

Note: Il s'agit de ma première fanfiction, donc j'espère ne pas avoir écrit quelque chose de trop "à côté"… J'ai indiqué un rating M en prévision de quelques passages "explicites" et/ou "difficiles" dans certains chapitres. Le récit débute par un prologue se déroulant juste après la victoire contre Hadès, que j'ai datée à Avril 1987.


Note for English speaking readers: do not hesitate to review/contact me in English, I'll be very happy to discuss with you about what you thought of this story :D


Édit du 21/01/2020 : Voilà un peu plus de trois mois que j'ai publié les premiers chapitres de mon histoire, et avec le recul, j'ai pensé qu'il pourrait être utile que je précise certains points, pour les nouveaux lecteurs qui arriveraient jusqu'ici...

J'ai tendance à suivre l'histoire de l'anime plutôt que celle du manga, sauf pour quelques aspects qui ne m'ont pas plu. En conséquence, Seiya, Shiryu et les autres ne sont pas frères. Seuls Shun et Ikki le sont.

J'ai par contre choisi de respecter les âges donnés par Masami Kurumada dans le manga, ce qui veut dire que j'ai considéré que Seiya, Shun et Saori étaient nés en 1973, Shiryu et Hyoga en 1972 et Ikki en 1971.

La romance est malgré tout assez présente dans cette histoire, avec des orientations hétéro pour la plupart (mais il y aura aussi un peu de yaoi).

En relisant mes premiers chapitres, je ne suis pas toujours très satisfaite du résultat... J'essaie de corriger petit à petit, mais je n'ai pas le temps de tout reprendre comme je le voudrais... J'espère m'être améliorée au fil du temps...

Les premiers chapitres sont assez courts, mais les suivants se rallongent au fur et à mesure de l'histoire.

Voilà... Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture...


Prologue

Pegasus Fantasy

Ils me regardent tous avec horreur, et c'est un profond sentiment de haine mêlé à de la colère que je peux lire dans leurs yeux.

Mais pourquoi me dévisagent-ils ainsi ?

Je baisse la tête, lentement, comme si j'étais encore le prisonnier d'un rêve dont je ne voudrais pas me réveiller, et je vois que mes mains sont couvertes de sang. Je dois être blessé, pourtant, je ne ressens aucune douleur, et à vrai dire, je me sens même plutôt bien, parfaitement calme et apaisé.

Je relève la tête, toujours lentement, pour constater qu'ils me regardent encore, avec détestation et fureur. J'entends désormais les cris qu'ils m'adressent, mais je ne comprends pas le moindre des mots qu'ils me hurlent au visage.

J'observe autour de moi, et je la vois, noble, superbe, resplendissante : ma Déesse, Saori.

Je suis auprès d'elle, comme toujours. Elle me regarde elle aussi, avec ses yeux toujours magnifiques, mais qui semblent à cet instant chargés d'incompréhension, une incompréhension que je sens totale.

Je remarque alors que, tout comme moi, ses mains sont couvertes de sang, et je perçois un effroyable sentiment de panique s'insinuer en moi. Ma Déesse, mon Amour, est blessée, et elle souffre. Elle me dévisage toujours, et je peux lire l'incompréhension grandir dans ses yeux.

Soudain, son regard se ternit et s'embrume, et elle commence à pleurer.


6 avril 1987, Les Enfers

Tout s'écroule autour d'eux.

Saori regarde ses cinq chevaliers : ils ont gagné la Guerre. Hadès est vaincu et vient de disparaître sous leurs yeux.

Mais Seiya gît à terre, blessé et inconscient, et son cosmos s'éteint. Alors Saori le prend dans ses bras et le serre contre elle de toutes ses forces. Elle promet de le ramener, de les ramener tous les cinq, dans ce monde merveilleux débordant de lumière, et elle enveloppe ses chevaliers de son amour.

Hadès prétend que cet amour n'est qu'une illusion créée par les humains, un amour invisible auquel personne ne croit. Mais elle sait qu'il se trompe. Oh oui, comme il se trompe!


8 avril 1987, Sanctuaire

Ils sont tous tellement heureux de les revoir. Les cinq Chevaliers Divins et Athéna sont de retour au Sanctuaire, et ils sont victorieux. Ils ont défait Hadès et son armée, et ont mis fin à la Guerre Sainte.

Mais, ils ressentent également tous une immense douleur, la douleur d'avoir perdu tant de chevaliers. Les douze Chevaliers d'Or sont morts. Ils l'ont tous compris. Marine l'a compris. Elle le sait, et cela lui arrache le cœur et déchire son âme toute entière.

Et Seiya… Seiya est pratiquement mort. Pourtant, selon les médecins de la Fondation Graad qui l'ont examiné, il ne souffre d'aucune blessure physique grave. Etonnement, les lésions générées par l'épée d'Hadès sont mineures et presque totalement résorbées. Mais il reste inconscient, plongé dans un profond coma.

Cela fait deux jours maintenant qu'ils sont revenus des Enfers, et il n'a toujours pas repris connaissance. Saori et Seïka sont désespérées. Ils sont tous désespérés.

Saori reste à ses côtés nuit et jour, et elle l'entoure de son cosmos. Elle est épuisée, mais elle ne veut pas le laisser. Pas tant qu'il ne sera pas réveillé.

Seïka demeure également auprès d'elle et de son frère. Son frère qu'elle voit pour la première fois depuis huit ans, sans pouvoir lui parler, lui sourire, l'embrasser. Elle se souvient désormais parfaitement de son sourire, de sa joie de vivre, de sa force et de sa tendresse. Et le voir ainsi, blessé et si fragile, lui brise le cœur. Alors elle prie, parce qu'elle ne peut rien faire d'autre.


10 avril 1987

Le constat est clair et malheureusement sans équivoque : le Sanctuaire est en ruine, anéanti et détruit par les nombreuses batailles des derniers mois. Il n'y a plus aucun Chevalier d'Or pour protéger les douze temples du Zodiaque, ou plutôt, les décombres qu'il en reste.

Shun se sent désespéré. Comment vont-t-ils pouvoir tout reconstruire ? Ils sont tous si jeunes et surtout, tellement épuisés. Sans parler de Seiya qui n'a toujours pas repris connaissance…

Il décide de parcourir les temples, seul, et commence la descente des marches de l'interminable escalier.

Devant le temple de la Vierge, il tombe à genoux et pleure. Ils sont tous morts ! Shaka est mort ! Pourtant, il se sent infiniment proche de lui depuis qu'il a revêtu l'armure d'Or de la Vierge à Elysion.

A cet instant, il pense au jour où il avait cru voir mourir Ikki, ici même, dans le temple de la sixième maison. Quand il avait vu l'armure d'Or de la Vierge apparaître devant lui pour la première fois, vide mais magnifique, après le terrible combat de son frère contre Shaka. Il n'aurait alors jamais songé revêtir cette armure lui-même un jour.

Il pense aussi au terrible combat qui a eu lieu dans ce temple, il y a seulement quelques jours. Ces deux Athéna Exclamations fratricides qui ont soufflé le temple, et presque détruit tout le Domaine Sacré.

Et enfin, il pense au sacrifice des douze Chevaliers d'Or devant le Mur des Lamentations. Ce sacrifice qui leur a permis d'atteindre Elysion, de sauver Athéna, et de vaincre Hadès. Comment pourront-ils remplacer ces douze chevaliers ? Comment feront-t-ils pour continuer à protéger Athéna et l'Humanité sans eux ? Shun n'en sait rien. Il n'en a pas la moindre idée, et il se sent profondément seul et inutile.

Alors il brûle son cosmos, dans une tentative qu'il sait pourtant vaine et désespérée de ressentir à nouveau le cosmos bienveillant qui émanait jadis du temple de la Vierge. Et soudain, une lumière intense, chaude et apaisante, apparaît au milieu des ruines du temple. Une multitude de fines gouttelettes dorées se mettent à tourbillonner, de plus en plus vite, pour finalement fusionner en une explosion de lumière au cœur de laquelle se matérialise l'armure d'Or de la Vierge. Les mains jointes, elle semble supplier Shun de la toucher, de prendre soin d'elle. Celui-ci s'approche, la frôle, la caresse, et la protection dorée lui répond par un cri. Un cri qui paraît lui-même lumineux. En écho à cet appel, Shun intensifie encore son cosmos, et l'armure vient à lui. Elle le recouvre et le remplit de sa chaleur protectrice.

Désormais, il le sait, il le sent : l'armure d'Or de la Vierge l'a choisi. Il est le nouveau chevalier d'Or de la Vierge.


12 mai 1987

Douleur. Il ouvre les yeux : la lumière le fait souffrir, l'oppresse, l'agresse. Vite, refermer les yeux, pour que la douleur cesse.

Il respire: nouvelle douleur. Chaque mouvement de sa cage thoracique est un supplice. Il entend quelqu'un bouger auprès de lui. Où est-il ? Il reconnait une voix familière. Saori! Il entend sa princesse, sa Déesse.

Panique. Hadès! Effroi. Il faut tuer Hadès, sinon il tuera Saori et Athéna mourra ! Agitation. Il faut ouvrir les yeux, vite. Le plus vite possible.

Incompréhension. Il ne semble plus porter son armure. Il est allongé. Il doit essayer de bouger, de se lever.

Nouvelle douleur, pire que les précédentes. Et encore ce sentiment d'effroi, incontrôlable. Il crie:

« Saori ! Athéna ! »

Il sent, il entend des mouvements autour de lui. Il doit ouvrir les yeux, vite. Ceux-ci s'habituent peu à peu à la lumière. Il voit : une ombre, un corps, un visage, un sourire. Un magnifique sourire.

« Seiya! Oh Seiya ! », s'exclame Saori. Elle le prend dans ses bras et se met aussitôt à pleurer.

« Saori, doucement ! Qu'est-ce qu'il te prend ? Où sommes-nous ? Où est Hadès ? » l'interroge-t-il, envahi par la panique et l'incompréhension.

La jeune femme ne répond pas. Elle pleure toujours, de plus en plus fort. Elle embrasse Seiya, puis elle crie, elle appelle, et tous accourent autour d'eux.

« Oh Seiya, tu es enfin réveillé ! s'écrie-t-elle. Nous étions désespérés de te voir revenir parmi nous. J'étais désespérée. Comment te sens-tu ?

- Difficile à dire... Je me sentirai probablement mieux une fois que tu m'auras expliqué ce qu'il s'est passé.

- Tu nous as sauvés, Seiya ! Une nouvelle fois, tu nous as tous sauvés. Et grâce à toi, j'ai tué Hadès et la Guerre Sainte est terminée. Mais, je n'ai pas pu te protéger. Oh, je suis tellement désolée ! Je ne me pardonnerai jamais de t'avoir laissé te sacrifier pour moi, encore une fois...

- L'épée d'Hadès ! l'interrompt Seiya. Oui, je me rappelle maintenant... Hadès m'a transpercé avec son épée ». Le chevalier se touche la poitrine et jette un regard interrogateur à sa princesse.

« Oui, tu n'as plus de blessure, le rassure aussitôt cette dernière. Mais tu es resté plus d'un mois dans le coma. Aucun médecin ne savait qualifier le mal dont tu souffrais, et nous étions tous tellement inquiets. Mais, maintenant tu es réveillé, tu es revenu, et il n'y a plus rien d'autre d'important. »

Seiya essaie de se lever, en vain. La douleur le cloue sur le lit. Il parvient toutefois à se redresser pour s'asseoir, et prend alors conscience du monde autour de lui. Shiryu, Hyoga, Ikki, Kiki, Marine, Shaina… Ils sont tous là, à le regarder avec un sourire comblé sur le visage. Shaina ne porte pas son masque, et elle ne peut donc pas dissimuler les larmes qui coulent sur ses joues.

« Seiya ! » appelle soudain une voix familière, une voix extrêmement douce et chaleureuse. La voix d'une jeune femme aux cheveux châtains légèrement bouclés, et aux grands yeux marron qui semblent remplis d'amour. Un regard que le chevalier Pégase reconnait aussitôt malgré ces huit années de séparation.

« Seïka, ma sœur ! s'écrie-t-il, submergé par la surprise et par un incommensurable bonheur. Oh, ma grande sœur ! »

Et Seïka couvre son frère de baisers, qui ne peut alors plus retenir ses larmes.

« J'ai cru que je t'avais perdue pour toujours ! J'ai eu si peur que Thanatos te tue lorsque j'étais à Elysion. Oh Seïka ! Mais quand es-tu revenue, et comment as-tu fait ? Je t'ai cherchée tu sais, tellement cherchée !

- C'est Marine qui m'a retrouvée, explique la jeune femme, et elle m'a ramenée avec elle au sanctuaire alors que tu étais parti aux Enfers. »

Seiya tourne son visage vers le chevalier de l'Aigle :

« Merci Marine, tu viens de m'offrir le plus merveilleux des cadeaux ! Comment pourrai-je un jour te remercier ? Tu m'as tellement apporté, tellement appris, et maintenant ça...

- Non, ne me remercie pas Seiya, le coupe la jeune femme. C'est moi, nous tous, qui te sommes reconnaissants de t'être battu pour nous, pour Athéna, et de t'être sacrifié comme tu l'as fait. Rien de ce que je pourrai accomplir ne pourra jamais compenser les sacrifices que tu as commis pour nous. Alors non, ne me remercie pas, s'il te plaît, et profite du bonheur d'avoir enfin retrouvé ta sœur. »

Seïka prend son frère dans ses bras, et ils restent tous deux enlacés pendant de longues minutes.

« Il faut que tu te reposes maintenant, murmure Seïka en se libérant de leur étreinte. Tu en as besoin.

- Mais ça fait plus d'un mois que je me repose ! Alors je ne veux plus rester une minute de plus dans ce lit ! »

Le jeune homme tente une nouvelle fois de se lever, mais une violente douleur, insupportable, lui transperce le crâne. Il agrippe sa tête entre ses mains, ferme les yeux, et implore au fond de lui pour que la douleur disparaisse. Il prend alors subitement conscience de l'absence de quelqu'un.

« Mais où est Shun ? questionne-t-il, pris de panique à l'idée que son ami puisse avoir péri au cours de leur dernier combat. Je ne le vois pas !

- Ne t'inquiète pas, répond immédiatement Shiryu, il arrive. Il a senti ton cosmos se réveiller, et il est en chemin. »

A cet instant, Shun pousse la porte de la chambre, et pénètre à l'intérieur en laissant échapper un incroyable cri de joie :

« Seiya, tu es enfin réveillé ! s'exclame-t-il au bord des larmes. Comment te sens-tu ? Tu nous as fait tellement peur, nous avons cru t'avoir perdu pour toujours !

- Eh bien non, tu vois. Je suis vivant et de retour parmi vous. Désolé de vous avoir causé tant de soucis… »

La douleur a disparu, et Seiya se sent désormais parfaitement bien, calme et heureux. Il saisit doucement les mains de Saori et de Seïka et leur sourit. Sa Déesse est vivante. Tous ses amis et frères d'armes sont vivants. Il a retrouvé sa sœur, et la Guerre Sainte est terminée.

Il va enfin pouvoir commencer à VIVRE.


Fin du prologue...

Merci de m'avoir lue… J'espère que cela vous a plu…au moins un peu...