Épilogue
Armée d'une simple aiguille, c'est au fil du temps que notre Bonne Mère perça la toile immaculée de l'espace pour y broder des motifs complexes.
Même si Dieu avait une idée générale de son œuvre, il lui faudrait s'y reprendre à plusieurs fois avant d'atteindre un résultat satisfaisant.
Comme toute jeune artiste qu'elle était, elle remettait souvent en question ses choix esthétiques. Par exemple, l'univers devait-il être homogène ou hétérogène ?
- Chapitre 1 -
Démon, tu m'as susurré à l'oreille. Tu m'as dit « ton sssouhait, contre le mien ». Tu m'as fais comprendre que je n'étais pas obligé d'obéir servilement à Adam, car il était mon égal, fait de la même terre que moi. Alors je me suis enfuie, j'ai foulé la terre sans chaînes ni maître pour m'entraver. A présent que j'ai goûté à ma liberté de femme, à la souveraineté de mon corps, , dis-moi, que souhaites-tu en échange ?
~ O ~
Aziraphale s'était comme à son habitude levé du pied droit. Son rituel de beauté matinal consistait à prendre une douche tiède, puis à se parfumer d'une eau de toilette aux senteurs de « cumulus ». Sa signature solaire caractéristique rendait ce parfum préférable à celle du « Cumulonimbus », aux notes bien trop fraîches et orageuses pour son nez sensible.
Comme tout les matins, le miroir de sa salle de bain accueillit un regard emprunt d'une douceur naïve. C'était, au sens propre du terme, le visage d'un ange.
Pour un être de lumière créé à l'aube des temps, aucun critère de beauté n'aurait pu qualifier Aziraphale de « beau ». Son visage rond, ses lèvres charnues, ses yeux bleus pales et ses petites boucles blondes d'albâtre lui donnaient l'air d'un chérubin arrivé trop vite à maturité.
Vêtu d'une chemise beige peu passible d'avoir jamais été à la mode, il n'était pas spécialement grand. Ajouté à cela ses formes généreuses, Aziraphale ressemblait gâteau savarins ridiculement affublé d'un nœud papillon. .
D'après son patron Gabriel, tout ange se devait de garder son corps sein, et éviter à tout prix de le souiller avec de la nourriture humaine. Aziraphale avait cependant laissé le pêché de gourmandise le submerger depuis l'invention des huîtres citronnées, c'est à dire, quatre siècles avant la naissance du Christ. Ainsi, après un copieux petit déjeuné composé d'œufs fermiers et de lard fris, notre ange entama sa journée à 8H30 du matin selon le fuseau horaire anglais.
Dans le quartier Londonien de Soho, plus précisément au 19 Greek Street, on entendait à cette heure grincer les grilles d'une librairie nommé AZ Fell and Co.
Après avoir balayé devant la façade du magasin, Aziraphale s'appliquait à ranger méticuleusement sa collection de livre qu'il accumulait depuis des temps immémoriaux.
Outre les horribles relents de moisi, on pouvait trouver en ces lieux l'héritage culturel de l'Antiquité classique dans sa totalité. Des papyrus sauvés des flammes de la grande bibliothèque d'Alexandrie aux manuscrits perdus de Sanaa, Aziraphale prenait très à cœur la conservation de toutes les connaissances humaines. Sur les sept étages que comptait la librairie, cohorte d'auteurs aussi bien renommés que méconnus étaient classés par siècles et genres littéraires.
Unique observateur de l'Histoire, Aziraphale s'était au fil des siècles réfugié dans une preuve tangible des siècles passés. Six mille ans de vie solitaire avait comme qui dirait rendu notre envoyé céleste un peu casanier.
Aziraphale était en effet le seul ange assigné à plein temps sur terre. Il recevait la visite de collègues et de supérieurs hiérarchiques, bien entendu, mais à intervalles de temps si irréguliers qu'on pouvait aisément qualifier de « rares » ses interactions avec ses semblables.
Seul et constamment en proie au chaos du monde, notre ange avait contré son angoisse de « l'Ineffable », par l'intermédiaire d'une routine bien huilée.
C'est pourquoi il eu un tel choc lorsque tinta la clochette à l'entrée de sa boutique. Rare étaient en effet les clients qui venaient troubler sa tranquillité de si bonne heure. Sa surprise ne fit que s'accroire lorsqu'une odeur de souffre envahit les lieux.
La respiration d'Aziraphale resta bloqué dans sa poitrine alors qu'une fine silhouette s'avança vers lui, à demi éclairée par les premières la lueurs de l'aube. Hormis sa chevelure rousse flamboyante, rien dans l'aspect de l'étranger ne semblait trahir son aura démoniaque.
L'ange ne pouvait pas détourner son regard de la créature arpentant sa boutique. L'homme semblait d'une taille égale à la sienne, à ceci près qu'il était bien plus mince et élancé . Tout comme Aziraphale, il portait sur lui la trace des époques qu'il avait traversé. le démon était vêtu dans un style classique, avec des souliers noirs du XIXe siècle à en juger par leur symétries, des lunettes de soleil rétro ,un jean serré, et une veste en lin noir d'avant guerre que l'ange trouva prodigieusement bien préservée des mites. Le tout produisait un aspect assez chic.
La créature passa devant lui sans s'arrêter. Son regard caché sous des verres sombre opaques semblait parcourir les étagères à la recherche du Saint Graal. Il se figea finalement devant une collection des écrits de Platon et d'une main tremblante, déblaya d'un amas de poussière un vieux manuscrit. Tenant religieusement du bout des doigts l'ouvrage, la créature s'appliqua à le feuilleter sans jamais prendre conscience qu'il était depuis tout ce temps observé pas un ennemi héréditaire. Pris dans sa lecture, la créature quitta peu à peu sa posture élégante pour s'accroupir sur le sol poussiéreux de la librairie.
Prenant soudainement le dessus sur son hébétude, l'ange se décida à agir.
De quel droit cette vile créature venait encombrer sa librairie ? Pire encore ! Comment osait-il toucher à ses livres ? N'avait-il pas sentit son aura angélique en entrant dans la boutique ? Ou peut-être que la moisissure ambiante des lieux et l'odeur de renfermé avait eu raison de son odorat ?
L'ange quitta promptement son comptoirs pour se diriger vers l'envahisseur. Le cœur battant, il se dressa entre l'étagère et le démon.
« Il n'est pas à vendre ! » S'écria Aziraphale, les mains posés sur ses hanches avec théâtralité.
Ce coup d'éclat fit sursauté si fortement le démon, jusqu'alors absorbé par sa lecture, qu'il faillit en faire tomber le précieux manuscrit. Levant la tête pour affronter le regard d'Aziraphale, sa bouche s'entrouvrit pour laisser échapper une exclamation sourde.
L'ange se fustigea de ne pas avoir mieux travaillé son entrée en scène. Les lunettes de l'étranger reflétaient sa propre silhouette sous un faux jour qui aurait pu faire passer Aziraphale pour le croc-mitaines en personne.
« -Vous...Vous êtes un ange ? » Demanda une voix masculine qui fit sortir l'ange de ses réflexions.
« Que croyez-vous que je sois ? » S'emporta Aziraphale. « Un Oryctérope du Cap ? Bien sur que je suis un ange ! N'avez-vous pas sentit mon aura avant de rentrer dans MA boutique ? »
« Votre boutique ? Je ne savais pas que les anges étaient propriétaires de librairies de nos jours. Les temps ont bien changés... »
Aziraphale inspira un grand bol d'air aux relents de papier humides pour tenter de garder son calme.
« Quoi qu'il en soit », parvint-il à articuler, « Je vous prierez de bien vouloir quitter ces lieux. Je ne tiens pas à ce que mes supérieurs apprennent qu'une racaille de votre espèce flâne impunément en territoire céleste ! »
« Je ne flânais pas ! Je lisais ! » S'offusqua le rouquin. « Et puis... » Ajouta-t-il, l'air soudain méfiant . « Comment se fait-il que je n'ai pas sentit votre aura ? Vous êtes-vous dissimulé dans l'éther pour mieux me surprendre ? Pour un ange qui ne veut pas de racaille sur son territoire, je trouve ça assez vicieux ! »
-Moi ? Vicieux ? Répéta bêtement l'ange, interloqué qu'on puisse le croire capable d'une telle fourberie. « Je ne suis pas le genre d'ange à faire la chasse aux démons ! Le problème vient sûrement de votre odorat défectueux ! »
« Peut-être que si vous pensiez à aérer votre librairie de temps en temps, j'aurais pu sentir autre chose que cette odieuse odeur de moisissure ! »
« Ça ne vous a pas empêché de rentrer à ce que je vois ! » Répliqua sèchement l'ange, au bord de la crise de nerfs. « Ni de venir mettre vos sales pattes sur un manuscrit vieux de 3500 ans ! ».
Le démon semblait sur le point d'objecter, mais les mots d'Aziraphale le poussèrent à tourner un regard curieux sur le livre qu'il tenait entre ses mains.
« Vous...Vous voulez dire que c'est...Non...Impossible... » Balbutia le démon, les yeux écarquillés par la surprise.
« Je suis missionné sur cette terre depuis 6000 ans mon cher. Je peux vous garantir qu'il s'agit bel et bien du manuscrit de Platon sur l'Apologie de Socrate. Aucune erreur de traduction ou de réinterprétation possibles ici. Par ailleurs, tout ce qui se trouve dans cette boutique à plus de mille ans d'âge.» Annonça l'ange d'un air dédaigneux.
« Mais...Pourquoi ? » Demanda le démon en jetant un regard circulaire autour de lui, l'air admiratif.
Même si Aziraphale ne se l'avouerais jamais, voir un démon ébahit devant sa collection de livres fit gonfler ses plumes d'orgueil.
« J'apprécie grandement les œuvres authentiques ». Répliqua Aziraphale. « Ce n'est pas forcément du goût de Gabriel, mais pour ma part, il est regrettable de perdre une partie de la pensée de l'auteur uniquement pour que le texte soit accessible à un plus large public. »
« Vous êtes en train de m'avouer que vous allez à l'encontre de l'avis de vos supérieurs parce que vous avez un penchant pour...L'authenticité de la pensée ? » Fit remarquer le démon, un sourire sournois s'inscrivant sur son visage pâle.
« Et bien oui ! » Concéda Aziraphale avec passion. « Vous ne pouvez pas nier qu'il y a une sorte de beauté lorsque qu'une pensée trouve pour la première fois un moyen de se figer sur du papier. »
« Autrement dit... » Résuma le rouquin, « Ce que vous appréciez dans une œuvre, c'est la passion crue et première qui jaillit de son géniteur. Lorsqu'il n'y a encore aucune fioriture ou morale pour l'entraver... »
« Parfaitement, et je soutiendrais même que... » Commença Aziraphale. Mais à la réalisation de se qu'il s'apprêtait à dire, il s'arrêta net dans son élan.
« Oh Seigneur je ne voulais pas dire ça ! Vous me faites blasphémer en tordant mes mots, démon ! » S'écria-t-il.
« Et pourquoi vous arrêter en si bon chemin ? Vous aviez l'air sssi passsionné à l'instant ». Répondit le démon en sifflant ses derniers mots à la manière d'un serpent. « Pourquoi vous rétracter alors que vous commenciez à peine à parler avec vos tripes et non plus avec votre foie ? »
« Ma foi est la meilleure des guides ! » riposta l'Ange. « Pourquoi la choisirais-je à autre chose ? »
« Je ne parlais pas de votre foi religieuse mon ange, mais de l'organe » Expliqua calmement son interlocuteur. « A force de craindre la chute », poursuivit-il, « Les êtres célestes semblent incapables de parler avec autre chose que leur foie, siège de leurs peurs. Dépouillés de toute force, mais surtout de tout courage, leurs foies sont malades, vides de sang et aussi blanc et aseptisé que le paradis... ».
« Si, comme vous le dites, les anges sont mue par la peur », rétorqua Aziraphale avec un sourire sans joie, « je préfère mille fois être l'esclave de mon foie plutôt qu'être contrôlé par les mêmes pulsions lubriques que celles des démons ! Au moins, mon cerveau continu d'être irrigué, si vous voyez de quoi je veux parler ! »
L'ange ignorait d'où toute cette vulgarité lui venait. Peut-être que la présence du démon pervertissait ses pensées ?
Le rire chaud qui accueillit sa réplique lui fit monter le rouge aux joues.
Comme pris de spasmes incontrôlable, la créature infernale ne semblait pas vouloir mettre fin à son embarra. Il gloussait encore lorsque Aziraphale lui arracha des mains son précieux livre.
Toujours souriant, le démon retira ses lunettes pour essuyer ses yeux, larmoyant d'avoir trop ri.
Aziraphale eut le souffle coupé à la vue des deux pupilles reptiliennes qui l'observait avec amusement.
« Le serpent tentateur ! » S'écria-t-il intérieurement.
Il venait de converser avec la créature qui avait incité les hommes aux péchés !
Un frisson parcouru sa colonne vertébrale et il aurait souhaité en cet instant avoir son épée avec lui.
« Je vous aime bien, Ange. » Avoua le démon dans un murmure. « Je comprend mieux pourquoi ils vous ont assigné sur terre depuis 6000 ans. Même dans le coin le plus reculé des archives célestes, vous auriez contaminé tout le bloc par une lente et douce rébellion... »
Aziraphale sentit son cœur chuter comme une pierre dans son estomac. Le démon venait de souligner un des aspect le plus affligeant de son existence.
« Sortez... »Ordonna-t-il à la créature.
« Oh voyons mon ange, ne soyez pas si à fleur de peau ! » Dit le démon en posant une main réconfortante sur son épaule.
Ce contact fut comme une brûlure pour Aziraphale. Non pas parce que la main du démon l'avait blessé, mais parce qu'être touché de cette façon par un être aussi vil lui donnait la nausée.
« J'ai dit SORTEZ ! » Hurla-t-il en déployant ses ailes pour mieux intimider son adversaire.
« Si c'est ce que vous désirez... » Grimaça la créature en lui tournant le dos.
Mais juste avant que l'être infernal ne quitta définitivement la boutique, le serpent tentateur se retourna vers l'ange.
Ses yeux étaient de nouveau recouvert par ses lunettes de soleil. Aziraphale ne pouvait cependant plus cesser de penser aux deux globes oculaires jaunâtres qui l'observaient sous la teinture sombres de ses verres.
« Vous savez... » Entonna le démon d'un ton détaché, « je monte rarement à la surface. Mes devoirs de démon s'applique principalement à gérer les crises existentielles de mon patron. Je sais cependant que peu d'ange peuvent se venter d'être resté aussi longtemps que vous parmi les humains. Personnellement, une telle expérience m'aurait rendu fou.»
« où voulez-vous en venir » s'exaspéra Aziraphale, désireux que la conversation prenne fin et que le démon s'en aille.
« A un démentit » répondit le rouquin. « Je voudrais retirer mes précédentes affirmations sur le foie des anges ».
« Et bien ? »
« Il faut certainement une grande force de volonté pour être resté sur terre en tant que un témoin de l'histoire, n'enviez donc pas vos camarades célestes, car d'entre tous, vous êtes certainement le plus courageux.
Et sur ces mots , le démon partit.
Aziraphale resta pendant plusieurs minutes le regard fixé sur la porte de la boutique, bras et ailes ballants.
Ce démon avait-il réellement tenté de lui donner une leçon de vie ? A dire vrai, la conversation qu'il avait eu avec la créature lui paraissait à la limite du paradoxale.
Aziraphale était d'un naturel posé. L'ange avait toujours eut la capacité de garder la tête froide en temps de crise. Son esprit fonctionnait toujours avec une logique et une froideur méticuleuse afin de ne jamais se laisser dépasser par les événements. Cependant, la pression qui menaçait d'exploser dans sa poitrine l'obligea à admettre qu'en cet instant, il était tout sauf calme.
Après trois thés à la camomille, deux minutes de méditation et un aspirine contre un mal de tête persistant, l'ange du se rendre à l'évidence. Endiguer la marée de ses pensées allait s'avérer plus difficile que prévu. Il n'y avait plus qu'un moyen à sa connaissance pour surmonter l'angoisse qui le submergeait.
L'ange alla dans sa cuisine se mettre en quête d'un peu pain dur qu'il emballa soigneusement dans un sac. Aziraphale s'habilla par la suite d'un lourd manteau en laine, peu adapté pour la mi-saison, mais de loin le plus confortable qu'il possédait.
Avant de sortir, il pensa à retourner l'écriteau à sa porte pour signaler que la librairie était fermé. Non pas qu'il s'attendait à chagriner de potentiels clients par son absence. Jamais personne n'était entré plus d'une fois dans sa boutique sans promettre de ne plus jamais y remettre les pieds. Aziraphale redoublait d'ingéniosité pour que les choses demeurent ainsi. Ange ou non, dès qu'un humain avait la prétention de vouloir acheter un de ses livre, Aziraphale pouvez devenir un vrai dément, à défaut d'autre chose...
Sans mauvais jeu de mot, son poste de libraire n'était qu'une couverture. Son unique but était en réalité de mettre à l'abri du temps ses précieuses œuvres littéraires.
Une nouvelle vague d'angoisse déferla dans la poitrine de l'ange à la pensée qu'à présent, un démon avait connaissance de son trésor. Tremblant de rage, il ferma à double tours sa porte et laissa ses jambes l'emporter au dehors.
A peine eut il fait quelques pas qu'un nouveau sentiment l'étreignit. Aurait-il du faire appel à ses supérieurs pour chasser définitivement le démon de Londres ? Il était en effet dangereux de laisser un tel être se déplacer librement dans une si grande métropole. Qui sait quels odieux desseins il prévoyait de mettre en œuvre ? Nombres d'âmes innocentes étaient peut-être en danger ! Et pourtant, il avait préféré protéger sa librairie d'une potentielle destruction plutôt qu'engager le combat avec un démon.
Qu'aurait dit Gabriel si il avait été témoin d'un tel manquement au protocole ? Aziraphale n'était pas vraiment apprécié par ses supérieurs. On lui reprochait souvent d'avoir pris des habitudes trop humaines pour être efficace dans ses missions. La réaction d'Aziraphale face au démon n'était qu'un des nombreux exemple prouvant les craintes de ses semblables. Aziraphale n'avait plus sa place au paradis.
Manquant à un croisement de se faire renverser par un vélo, il ne tarda pas non plus à se faire houspiller par tout les passants qu'il bousculait malencontreusement.
Ce n'est qu'en croisant son propre reflet à surface du lac de St James Park que son esprit parvint à s'extirper de la mélasse de négativité dans laquelle il se noyait. Négligemment, il donna un peu de pain aux canards. C'était sa manière à lui de trier ses pensées.
Les paroles du démons lui revinrent alors en mémoire :
« N'enviez donc pas vos camarades célestes, car d'entre tous, vous êtes certainement le plus courageux. »
Un air frais et revigorant le fit soudainement frissonner de plaisir. Aziraphale pris une inspiration timide, comme pour goûter l'ambiance matinale. C'était comme si, subitement, son regard s'était éveillé au monde qui l'entourait. Des yeux humain n'auraient pu décrire avec la même précision le fourmillements de détails, de nuances et de couleurs que percevait en ce moment Aziraphale.
Pour la première fois depuis fort longtemps, l'ange se sentait ouvert au changement.
Notes:
Nouveau chapitre tout les jeudi et dimanche soir.
Je cherche un lecteur Beta pour relire et conseiller avant publication. N'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé ^-^
