(correction des 3 premiers chapitres. probablement encore des fautes de conjugaison, désolé)
Bien le bonjour à tous.
Je ne vais pas vous embêter longtemps, juste pour préciser 2 petites choses :
primo, que je ne possède pas les personnages et l'univers de Rise of the Guardian,
secondo, ne vous fier pas au prologue, lisez aussi la suite, vous serez rapidement mis dans le bain.
Bonne lecture !
PROLOGUE
Le monde peut sembler cruel. Quoi que l'on fasse, le malheur s'acharne sur nous. On ne connaît que l'obscurité. Pourtant, une lumière perdure, pas forcement là où l'on pense regarder.
L'obscurité, le silence et la chaleur étouffante.
Puis une douce lumière vint chasser les ténèbres et apporter réconfort à un petit être recroquevillé. Attiré par la clarté, deux iris d'or aux reflets de multiples couleurs s'éveillèrent. De son nid de poussière il se redressa, vacillant sur ses jambes frêles, le regard dirigé vers l'astre lunaire brillant à travers le plafond manquant. Il semblait si apaisant.
Décrochant enfin son regard du ciel nocturne, le petit être pris conscience de son environnement. Il était dans un petit bâtiment aux murs noircis composés de pierre et de bois. Le sol était recouvert de poussière et de gravas. Dans un coin, il vit une ouverture partiellement obstrué par une poutre.
Voyant là sa libération, le petit être s'y dirigea, mais dès le premier pas, il perdit l'équilibre et se retrouva à quatre pattes dans la poussière. Doucement il se redressa et cette fois-ci, il sentit quelque chose dans son dos le tirer et l'aider à se rééquilibrer. En se retournant, il s'émerveilla de trouver deux magnifiques petites ailes ancrés dans le creux de ses reins, ainsi qu'une fine et longue queue de lézard se balancer lentement au rythme de ses pensés. Les ailes à demi déployées , le petit être à présent stable, reprit son chemin sans trébucher et se faufila sous la poutre.
À l'extérieur la douce lumière de la lune et une brise fraîche vinrent chasser le dernier sentiment d'oppression, révélant une jeune fille de 16 ans environ.
Elle était vêtu d'un long kimono bleu avec une large ceinture noire brodé de motifs de fleurs jaune, contrastant avec sa peau d'ivoire et de long cheveux d'or lisses qui tombaient jusqu'à ses ailes. Ses dernières avaient un plumage aux couleurs vives, de rouge et jaune, avec quelques plumes bleu royal aux pointes. Les écailles rouges et d'or de sa queue s'harmonisaient parfaitement avec le plumage. De petites cornes bleu nuit en forme de T minuscule se dressaient sur sa tête entre deux mèches. Son visage aux traits simple et fin lui donnait un air de poupée de porcelaine. Mais ses yeux en amandes, dont les paupières peintes de rouge jusqu'aux bord extérieur des yeux, à peine voilés par des mèches, lui apportaient un regard plus mature.
Un petit jardin s'étendait devant elle. Le sol était recouvert de sable avec des pas japonais menant à un petit portail de bois. Un jeune arbre, qui avait perdu ses feuilles, se tenait juste à côté.
Finalement elle fut attirée vers des gémissements. Une jeune fille de son âge, dans un kimono blanc, cheveux noir et court, pleurait doucement. À côté se tenait une femme plus âgé la main posée sur l'épaule de la jeune fille. À cette vue, un flash lui revint en mémoire. Elle connaissait le petite brune, c'était son amie ! Pourquoi pleurait elle ?
Sans plus attendre, elle descendit trois petites marches avant d'atteindre le portillon.
- Yukino ! Yukino, attends ! Appella t elle rapidement.
Mais la petite brune l'ignora et s'éloigna. Au pas de course, l'adolescente ailée rattrapa son amie et tendit le bras pour la retenir. Mais au lieu de cela, sa main passa à travers … Stupéfaite, elle se figea un instant avant que la femme plus âgée la traversa à son tour entièrement, ignorant complètement sa présence. Un grand froid l'a saisi avec un sentiment de mal-être. Haletant, ses mains accrochant son kimono, son regard vint se poser sur la bâtisse d'où elle venait.
C'était une petite maison complètement noircie, dont le toit avait disparu. La bâtisse avait été ravagé par un incendie. Sur le perron était disposé des bougies et des bâtons d'encens à côté d'une estampe. Sur celle-ci était représenté un homme au visage serein portant une petite fille au long cheveux noirs, tout sourire.
En l'espace d'un instant, tous ses souvenirs lui revinrent à l'esprit, la maison, les cris, les pleurs, le feu …
Son cœur s'accéléra ainsi que sa respiration. Elle n'a pas voulu ça, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas … Prise de panique, elle partit en courant, des larmes au coin des yeux. Elle déploya instinctivement ses ailes, et tel un poids plume, elle rejoignit le ciel, ignorant la voix de l'astre scintillant.
Rapidement elle survola les villages et les campagnes pour se retrouver au dessus de l'océan. Elle voulait fuir loin, le plus loin possible de ses souvenirs. Peu à peu, la lune se cacha dernière des nuages et le vent s'intensifia. La jeune fille se retrouva rapidement à faire face à une tempête. Pourtant elle s'en moquait. La peur et la tristesse la submergeaient faisant disparaître les trombes d'eau parmi ses larmes. Elle voulait hurler contre la pluie et le vent, déchaîner ses sanglots avec les éléments. Mais sa force lui manquait, emporté avec l'effort de rejoindre l'horizon, perdu entre les vagues géantes et le ciel noir.
Combien de temps ? De kilomètres ? Cela n'avait plus d'importance. Après ce qui semblait être une éternité, la tempête se calma enfin, comme si elle avait eu pitié de la fuyarde. Les nuages partirent, la mer se transforma en un miroir reflétant le ciel nocturne. La lune revint elle aussi essayer d'apaiser sa tristesse.
À bout de force, la jeune esprit se laissa tomber dans les eaux glaciales juste à côté d'un radeau à la dérive que la tempête avait aussi emporté. Avec le peu qu'elle put faire, elle s'y accrocha pour se laisser bercer par le silence. Son esprit épuisé divaguait. Les larmes ne venaient plus. Elle ne se rendit même pas compte qu'une gigantesque ombre vint glisser sur la mer d'huile la cachant du ciel étoilé. Dans ses divagations, elle crut entendre une voix grave résonner. Il semblait l'appeler avec insistance. Elle essaya alors de se concentrer une dernière fois et comprendre qui pouvait bien venir la chercher dans ce lieu perdu.
- EH ! La luciole ! Tout va bien ?!
La voix grave d'un homme faisait vibrer les eaux calmes de ce monde silencieux. L'interpellée souleva sa tête pour voir dans un flou un énorme bâtiment et une large silhouette penchée en haut. Mais elle ne donna pas de réponse et préféra sombrer dans l'obscurité.
