Totalement OOC mais je suis amour pour Percival depuis des années, il fallait que j'écrive sur lui.

Bonne lecture !


Berlin Ouest.

Septembre 1989.

Nom de code : Corbeau Blanc.

Mission : Rencontrer le contact du MI6 nommé Percival. Gagner sa confiance. Renseigner l'agence de ses moindres fait et gestes. Dérober une copie des documents classés secret contenant des informations capitale sur la Bundesrepublik Deutschland.


Une jeune femme aux cheveux auburn poussa la lourde porte du bar miteux. Les lumières chaudes des fenêtres éclairaient le quartier grisâtre de sa résidence berlinoise, cette douce chaleur l'intima de se rendre à teinturerie. Le jeune femme se dirigea doucement vers le bar. Il n'était pas bondé, loin de là. En s'asseyant au comptoir elle pu remarquer un jeune couple dans le fond de la salle, un groupe d'amis, qui étaient certainement venu fêter quelque chose et un homme, seul. Elle prit place sur un des grand tabouret du bar, se mettant volontairement dos aux autres clients.

- Un verre de Jäger s'il vous plait. Fit elle au serveur.

La jeune femme trempa délicatement ses lèvres dans le liquide brun et sirupeux. Elle portait une haute et longue jupe, se blouse rentré à l'intérieur. A l'instant où elle reposa son verre, une voix se fit entendre derrière elle.

- Qu'est ce qu'une si jolie jeune femme vient faire dans ce bar miteux.

L'homme qui avait prononcé cette phrase continua d'avancer et s'accouda avec nonchalance au bar pour faire face à la jeune femme, tout en posant sa peinte de bière sur le comptoir.

- Hé bien, comme vous, je bois. Est-ce interdit aux jeunes femmes, monsieur ? Répondit la jeune femme en terminant son verre.

- Je ne pense pas, je me disais simplement qu'il ne s'agissait pas d'un lieu pour les jeunes femmes tel que vous. Continua l'homme, en prenant une gorgé de sa bière.

- Tel que moi ? répétât la femme au cheveux auburn en riant. Et quel serait le lieu approprié pour une jeune femme comme moi ?

- Venez chez moi, je pense que le lieu serait beaucoup plus approprié, comme vous dites. Répondit l'homme avec un aplomb impressionnant.

La jeune femme resta muette l'espace de quelques secondes. Elle aurait dû s'attendre à cette réponse. Mais elle ne s'en offusqua pas. Il était plutôt bel homme, son manteau de fourrure lui donnait un air bestial qu'elle aimait déjà. Elle se mit à sourire doucement.

- Hé bien, vous ne perdez pas de temps avec les futilités. C'est vrai que le choix est plutôt mince, l'autre jeune femme présente dans ce bar semble déjà prise.

- Effectivement, je n'ai pas l'embarras du choix. Mais c'est parfois mieux, c'est que vous me convenez. Répondit-il en reposant sa pinte, vide. Quel est votre réponse, madame ?

- Asseyez-vous, dans un premier temps, voyons si je vous supporte plus de dix minutes, puis nous verront.

- Cette idée me plait bien, madame jäger.

- Appelez-moi Agathe.

Les deux jeunes gens discutèrent longuement, Agathe riait beaucoup.

- Vous n'êtes pas allemande n'est ce pas, lança l'homme en la toisant derrière sa bière.

- En effet… chuchota Agathe pour ne pas être entendu des autres usagers du bar. Comment l'avez-vous su ?

- Votre accent. Il est parfait, mais pas pour un berlinois. Vous auriez presque pu me duper. Et qu'est ce qu'une touriste fait ici, à Berlin ouest, dans ce bar miteux ? Demanda l'homme, presque suspicieux.

La jeune femme fit une pause, elle regarda autour d'elle et se pencha pour s'approcher de l'homme assied en face d'elle.

- Je ne suis pas une touriste. En vérité, je suis journaliste. Je voudrais écrire un article sur les conditions de vie à Berlin Ouest.

L'homme s'approcha à son tour de la jeune femme en se penchant, son visage à quelques centimètres de l'oreille d'Agathe.

- Le Jäger vous rend imprudente, chuchota-t-il lentement, vous savez ce qui arrive aux journalistes trop curieux, étranger ou non, à Berlin ouest ?

L'homme se redressa, et arbora un grand sourire.

- Mais Madame Agathe, figurez-vous que c'est une très bonne nouvelle !

- Pourquoi parlez-vous si fort ? Commença à s'inquiéter la jeune femme

- Hé bien, figurez vous que je suis né ici ! Je sais tout ce qu'il y a savoir de Berlin ! Raison de plus pour que vous veniez chez moi. Il s'approcha de nouveau, et soufflât dans son cou, que diriez vous d'une petit « interview », en privé ?

Agathe s'avança à son tour son visage à quelques centimètres de celui de l'homme.

- Vous avez achevé de me convaincre.

L'homme se releva silencieusement en enfila son manteaux de fourrure. Il tendit le bras à Agathe.

- Je peux vous assurer, vous ne le regretterais pas.

La jeune femme, prit la dernière gorgée de son shooter, inspira un grand coup et pris le bras de l'homme au manteau de fourrure.

Après tout, qu'avait elle à perdre ? Au mieux, elle pourrait glaner des informations intéressante, au pire elle savait se défendre. Et puis, pour être honnête, il était plutôt bel homme. Il ne possédait pas une beauté fulgurante, mais avait un charisme hypnotisant. Il y avait en lui quelque chose de terriblement sexy, une attirance contre laquelle elle pouvait difficilement se battre. Le claquement de la porte du bar la ramena à la réalité.

Elle marcha silencieusement au côté de cet homme qu'elle avait rencontré deux heures plus tôt. En peu de temps il lui fit signe de le suivre dans une ruelle. Agathe lui emboita le pas, le suivant des les escaliers en colimaçon. Il ouvrit la porte de son appartement et déclara :

- Faites comme chez vous madame la journaliste.

Agathe s'avança doucement et s'assied sur un canapé, elle posa son sac pour sortir un bloc note qu'elle ouvrit, elle amorça la mine de son stylo et déclara :

- Alors, vous êtes né à Berlin ?