Hello tout le monde ! Et un chapitre qui va bien ! ^.^

Je suis en vacances mais je poste quand même, vous avez vu ça.

Juste une chose : ne me détestez pas trop pour la fin…

Merci à Mimi Kitsune, Animevivie et Brenda Joyeux pour leurs reviews !

Animevivie : j'aime les moments mignons, j'aime le fluff, on ne me refera pas. Et je t'en promets d'autres !

Bonne lecture !

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Le Fléau : Chapitre 25

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John était conscient que Sherlock n'allait pas bien. Son ami ruminait sans doute à cause de la perte de l'antidote. Mycroft avait mis une nouvelle équipe scientifique sur le coup, avec deux voire trois fois plus de moyens étant donné la dangerosité qui avait été démontrée pour cette fonction, ainsi que pour remédier à l'urgence de la situation. Mais cela ne semblait faire ni chaud ni froid à Sherlock. Le détective en avait marre. John savait qu'il s'en foutait de se nourrir de sang, de ne pas pouvoir dormir – ça ne changeait pas tellement de sa vie d'avant – et qu'il appréciait même ses nouvelles capacités – contrôler l'esprit des gens, cela devait être tellement jouissif pour quelqu'un comme Sherlock Holmes ! C'était parce que John était au milieu de tout cela que Sherlock ne voyait pas le bout du tunnel. Pour l'instant, les poches arrivaient en quantité suffisante, mais il faudrait bien qu'un jour le détective recommence à s'alimenter sur lui. John avait réfléchi à une autre solution et il n'y en pas d'autre. Il était le seul à pouvoir remplir cette question. Oh, Sherlock lui avait bien dit un jour qu'il pouvait se nourrir sur n'importe quelle personne dans la rue et l'hypnotiser afin qu'elle n'en garde aucun souvenir, mais John s'était fermement opposé à cela. D'une part, parce que Sherlock avait perdu sa capacité à se contrôler et d'autre part, parce que John n'était pas sûr de la capacité totale de la personne à oublier une chose pareille. En plus d'être confronté à quelque chose de complètement surnaturel, elle passait quand même à deux doigts de la mort, merde. Elle pourrait oublier les faits mais sentir que quelque chose cloche et, incapable de mettre le doigt dessus, devenir complètement folle. Non, John s'était engagé à en faire son affaire. Même s'il n'en avait plus la fonction, il était toujours un soldat, sensible à la sécurité de la population. Il ne pouvait pas laisser de pauvres gens faire les frais de l'état de son ami alors qu'il était parfaitement capable de tout supporter.

Mais Sherlock avait des scrupules. C'était pour cela qu'il se torturait. Tant qu'il continuerait à se nourrir sur John, le détective ne serait pas à l'aise avec lui-même.

Alors John faisait son possible pour lui montrer que tout allait bien. Il passait du temps avec lui, ce qui lui permettait également de le surveiller un peu. Le médecin l'assistait volontiers dans ses tâches quotidiennes pour éviter qu'il ne mette tout en pièces à cause de sa force décuplée par le sang des Westwood. A ce propos, il n'aurait pas cru que le simple fait de l'aider à s'habiller pût être aussi… éprouvant. De par leur statut de colocataires, il avait vu plusieurs fois son ami sortir de la douche avec une simple serviette autour des hanches. C'était une vision fugace car le détective, même s'il n'avait aucun complexe, savait que le blond n'aimait pas qu'il se ballade à poil dans l'appartement. Alors il remettait ses vêtements plus ou moins rapidement. Mais là, il s'agissait d'habiller ou de déshabiller un Sherlock, ce qui impliquait d'une, de rester à côté de lui et de deux, de se concentrer sur ses mouvements, sans aucun moyen de se défiler. Or, cela n'avait rien d'évident. Pas avec la superbe plastique dont était fait le détective. Cette peau immaculée et parfaite, qui ne serait gâchée par aucune cicatrice, désormais. Ces muscles solides qui roulaient dessous, détenteurs d'une force incroyable. Sherlock était déjà bel homme avant sa transformation, mais là, le médecin devait reconnaître qu'il surpassait tous les canons de beauté masculins. Sherlock avait beau avoir le corps d'un cadavre, il était parfait. John aurait pu se contenter d'admirer le corps du détective comme celui d'un bel homme mais d'un homme lambda, comme une simple œuvre d'art. Mais il devait reconnaître… qu'il n'y arrivait pas. Et que cela le troublait plus qu'autre chose.

Déboutonner les boutons de la chemise de Sherlock un à un, effleurer sa peau au passage, lui enlever son pantalon… Heureusement, Sherlock lui faisait la grâce d'enlever son caleçon lui-même, même s'il galérait et qu'il en avait déjà déchirés deux. John savait que son ami n'en avait rien à foutre de se retrouver pratiquement nu devant lui, mais comment se faisait-il que lui si ? John était médecin. Il avait vu des quantités de gens se dénuder dans son cabinet, homme ou femme confondus. Et, Dieu merci, cela ne lui avait jamais posé problème. Alors, pourquoi, maintenant, avec son meilleur ami ? Est-ce qu'il avait loupé quelque chose entre Sherlock et lui ?

Il y avait déjà eu ce moment étrange, au coin du feu. Ce moment où le médecin avait tenté de réconforter son ami en lui prenant la main, sans réfléchir. Ça lui était venu comme ça et, l'espace d'un instant, ça avait semblé marcher. Le visage de Sherlock s'était détendu, ses muscles aussi, et son ami s'était mis à le considérer avec curiosité. La suite, John ne savait plus trop. Il se souvenait de ce contact agréable sur sa main et, le moment d'après, il s'était retrouvé penché sur Sherlock devant une Madame Hudson perplexe tenant un plateau de pâtisseries.

Qu'est-ce qu'il était sur le point de faire, au juste ? Et Sherlock, aussi, pourquoi se tenait-il aussi proche de lui ? Cela le perturbait autant que ces séances d'habillage. Quelques jours plus tard, il n'avait pas fait le fier. Ayant trop potassé à ce sujet, il s'était presque mis à redouter le moment où le détective prendrait sa douche. Heureusement d'ailleurs que le détective était encore capable de se sécher lui-même, sinon il ne savait pas comment il aurait réagi. Oh, et puis, il ne fallait pas tout dramatiser, non plus. Ce ne devait pas être si terrible. De se tenir à quelques centimètres du corps nu du détective et de sentir ses muscles durs et magnifiques sous la serviette alors qu'il…

- John ?

Le médecin sursauta. Sherlock sortait de la salle de bain, justement, vêtu de son habituelle serviette. Le médecin était en train de trier machinalement des factures sur la table du salon.

- Ça va ? Tu ne réponds pas, s'étonna le brun.

- Qu'est-ce que tu disais ?... Ah euh, oui ! Oui, j'arrive ! marmonna le blond, qui se trouva idiot puisque Sherlock, dans cette tenue, ne pouvait que lui avoir demandé de l'aider à s'habiller.

Le médecin le suivit dans sa chambre et fouilla dans son placard pour sortir des vêtements propres. Il lui tourna le dos pour le laisser enfiler son caleçon, puis il s'avança avec un pantalon à la main.

- Je n'ai toujours pas trouvé ce qui tu me caches, lança soudain le détective.

Le médecin se figea. Une microseconde seulement, car sinon cela paraîtrait suspect à Sherlock. Il n'osait pas lever les yeux.

- Ah ouais ? répondit-il en se forçant à prendre un ton détaché. Tu recommences. Il n'y a rien, Sherlock. Rien.

- Je n'ai pas droit à un petit indice ? minauda le détective.

- RIEN, Sherlock ! Tu comprends, ça ? s'entêta le blond, agacé.

Puis John sentit quelque chose de froid sous son menton. Sherlock venait d'y poser deux doigts, le forçant à lever la tête. La pression semblait infime au détective, pourtant le médecin avait l'impression d'avoir une barre de fer sous la gorge.

- Alors dis-le moi en me regardant dans les yeux, intima le brun, un air malicieux sur le visage.

John sentit lui souffle lui manquer. Les yeux gris le scannaient, étudiant chaque micromouvement de son corps, chaque tic de son visage. Rien ne leur échappait. Ils savaient que leur propriétaire s'était rapproché du médecin, qu'il frôlait à présent son corps, simplement vêtu d'un boxer. Une pression serra la poitrine de John mais malgré tout, il aimait cette proximité. Il n'avait plus ce sentiment d'écrasement qu'il ressentait parfois quand Sherlock essayait de l'intimider. Il se sentait juste à sa place, si près de Sherlock, respirant l'odeur de son gel douche. Et il fut tenté. De poser sa main sur ce corps exposé, sans aucune raison cette fois. Qu'est-ce qu'il l'en empêchait, d'ailleurs ? De s'étirer légèrement, de rapprocher son visage du sien. D'ailleurs, voilà qu'il était déjà à mi-chemin. Son corps n'était pas très coopératif. Non vraiment, pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas…

Ton ami, John. Ton ami.

Il se figea.

- Rien, dit-il en s'efforçant d'avoir l'air convainquant.

- Tu mens, répliqua le brun.

John souffla de dépit, bougonnant que le détective se faisait des idées tout seul et termina de l'habiller sans douceur.

Le médecin décida encore une fois de mettre ces pensées de côté. Elles l'encombraient plus qu'autre chose et lui faisaient faire des choses maladroites et insensées. Vides de sens. Il essaya de se persuader que rien, rien n'avait eu lieu.

Et puis, peu à peu, le détective regagna ses facultés. Il arriva de nouveau à saisir des objets entre ses mains sans les briser systématiquement. Un jour, il redevint capable d'utiliser son ordinateur portable puis – ô miracle – son téléphone. Le sang de ces maudits Westwood finissait par s'estomper, ouf. John avait l'impression que cette hémoglobine perdurait depuis si longtemps dans l'organisme de Sherlock qu'elle ne s'en irait jamais. Sherlock regagnait un semblant de vie normal et il ne risquerait plus de briser les os de John en lui touchant simplement le bras. Et surtout, John n'aurait plus à l'aider à s'habiller.

John, de son côté, s'efforçait de tenir le coup. Trop occupé à veiller sur Sherlock, il minimisait l'effet que le manque de morphine avait sur lui. Mais la molécule lui manquait. Certes, cela n'avait rien à voir avec la fois où Sherlock s'était absenté pendant plus d'un mois, mais le manque le démangeait quand même sérieusement. Alors il fumait cigarette sur cigarette. Il mangeait plus, également, des trucs sucrés de préférence, comme en témoignait les deux ou trois kilos qu'il avait récemment pris. Il buvait un peu. Il aurait bien essayé de coucher avec des femmes, comme lors de sa pitoyable tentative de la dernière fois, mais John n'était pas comme ça, et puis il doutait que Sherlock le laissât faire. Comme en attestaient ses anciens rendez-vous avec Sarah, Sherlock était devenu possessif et voyait d'un mauvais œil ses moments passés avec la gente féminine. John jugeait que ce n'était pas le moment de le contrarier plus qu'il ne l'était – contrarier un vampire qui ne contrôlait pas sa force était une très mauvaise idée – et, de toute façon, il avait besoin de le garder à l'œil.

Alors il passait du temps avec Sherlock, parfois en lui parlant, même s'il n'obtenait parfois pas de réponse en retour, ou en pianotant juste sur son ordinateur à côté de lui. Il cherchait des sujets de conversation, comme d'ailleurs l'énigme dont Moriarty avait parlé à Sherlock alors qu'il menaçait John, attaché sur une chaise, dans le sous-sol de son hôtel particulier.

- Vous venez de le dire, vous ne pouvez pas prévoir le futur, entendait-il encore dire Sherlock.

- Le nôtre, non. Mais celui d'une simple personne comme Johnny…

- Vous ne connaissez pas John.

- Un vampire et un humain. Vous croyiez vraiment que votre deal pourrait fonctionner ? A moins qu'une des étapes ne soit pas dans l'ordre… et pour le coup, cela pourrait devenir vraiment intéressant…

De quel futur Moriarty avait-il parlé à propos de lui ? Sous-entendait-il que John ne serait un jour plus capable de donner son sang à Sherlock ? Et que se passerait-il, ensuite ? Le médecin, trop confiant, n'aurait pas fait cas de ces paroles pleines de venin s'il n'avait vu le crédit que Sherlock leur avait portées.

John avait tenté d'en parler à Sherlock. Tenté, seulement, parce qu'aussitôt, son ami s'était refermé comme une huître et avait refusé de dire quoi que ce soit, arguant qu'il ne s'agissait que de divagations d'un criminel fou furieux ne cherchant qu'à semer le trouble entre eux. Ce qu'il avait déjà suffisamment fait, et qu'il ne servait à rien de lui laisser l'occasion d'en rajouter une couche. Mais John n'était pas idiot. Il avait bien vu la tête que Sherlock avait faite quand Moriarty et lui en avaient discuté. Et ce n'était pas de bon augure.

Et puis, un jour, les poches manquèrent. Mycroft avait appelé John quelques jours avant pour le prévenir. Comme Sherlock s'était réhabitué à se rationner et qu'il ne risquait plus de le blesser John en le touchant, il fut convenu que le médecin lui donnerait à nouveau son sang. Le blond ne put s'empêcher d'en éprouver un immense soulagement ; cela faisait longtemps qu'il en crevait littéralement d'envie et, de toute façon, il en avait marre de toutes ces clopes.

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Les deux hommes s'installèrent dans le canapé. C'était une fin d'après-midi pluvieuse de novembre et la nuit était déjà tombée. Le temps exécrable durait depuis ce matin et John n'avait pas mis les pieds dehors de toute la journée. Il avait pensé faire deux ou trois courses au bout de la rue, mais il lui avait suffi de jeter un coup d'œil par la fenêtre, d'apercevoir les silhouettes grises des passants qui se hâtaient, les parapluies trempés et les trottoirs inondés pour l'en dissuader. Difficile de faire plus déprimant. Heureusement, il y avait une source de réjouissance ici, à l'intérieur. Il allait enfin pouvoir donner son sang à Sherlock après ces semaines d'abstinence. Il allait se sentir un peu mieux. Et Sherlock aussi.

Le détective prenait son temps pour s'installer, pourtant John nota que son poignet tremblait légèrement. Lui aussi était impatient. Lui aussi en avait terriblement envie. Pourquoi diable s'étaient-ils infligés la peine d'attendre si longtemps ?

Sherlock le considéra avec sérieux.

- Tu es sûr, John ?

- Oui.

Le médecin nouait déjà ses bras autour de son cou.

Le détective sembla hésiter, ayant un léger mouvement de recul. Mais il n'avait pas le choix. Son corps exigeait trop celui de John pour cela. Il se rapprocha du médecin. Ses yeux tombèrent sur les lèvres du blond, puis sur l'angle de sa mâchoire, et sur son cou. Il posa ses lèvres sur sa peau et les laissa courir, déclenchant une chair de poule grisante. Il referma son étreinte autour du torse du médecin. En l'espace d'une microseconde, John eut peur. L'instant d'après, il eut mal.

Il cria, mais surtout de surprise. Parce que la douleur passa très vite. Et le plaisir de la morphine arriva, fulgurant. Le médecin n'en revenait pas. C'était comme si on lui avait injecté une dose massive d'héroïne. Il ferma les yeux. De toute façon, il ne voyait plus rien. L'appartement était devenu complètement flou autour de lui. La toile de fond ambiante composée du roulis de la circulation, du bourdonnement du frigo et du ronronnement des radiateurs avait été remplacée par un silence sourd. En fait, il n'y avait plus rien autour de John. Rien, à part Sherlock et cette morphine qui se déversait dans son sang.

John perdait pied. Il se sentait tellement bien. Certes, ce n'était pas comparable à un orgasme, mais ça n'en était pas loin. Son corps entier allait bien, à présent. Pourquoi donc s'était-il encombré de cigarettes puantes et de sucreries écœurantes ? Tout cela lui semblait bien futile, à présent. Jamais il ne recommencerait. Cela n'avait plus aucun sens. Tant qu'il avait Sherlock, ses bras, sa morphine, tout cela n'aurait plus lieu d'être. Il ne demanderait rien. Juste Sherlock.

Alors il lâcha prise et se laissa couler. Peut-être qu'il riait, peut-être qu'il gémissait. Mais ça n'avait aucune importance.

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Sherlock buvait avec appétit. Cela faisait tellement longtemps. Il en avait presque oublié à quel point le sang de John pouvait être délicieux, au moins trois fois plus nourrissant que le sang en poche avec lequel il essayait de se contenter depuis les dernières semaines. C'était paradoxal de la part de quelqu'un qui en était venu à détester son état, mais Sherlock avait l'impression de redevenir lui-même. Sans le sang de John, c'était comme s'il n'était que l'ombre de lui-même, un corps sans âme, prompt à baisser les bras et à s'apitoyer sur son sort. Le sang de John lui donnait de la force. Il le rendait entier. C'était comme si, quelque part, il était destiné à recevoir le sang de son ami, et de lui seul.

Le détective sentait son corps se gonfler, se durcir et se gorger de plaisir face à cet apport merveilleux. Il prenait garde à se pas trop serrer John. Il ne fallait pas qu'il s'emballe trop non plus.

- Sherlock…

Il sentit soudain ses entrailles se contacter. Est-ce que John venait vraiment de prononcer son nom avec tant de… luxure dans la voix ? Est-ce que le médecin ressentait autant de béatitude que lui-même en cet instant ?

S'il en croyait ce qu'il sentait entre ses bras, John était totalement détendu. Son corps était moelleux et sa respiration paisible, bruyante et profonde, comme s'il se sentait particulièrement bien. Ce qui devait être probablement le cas, la faute à cette foutue morphine. John lui faisait confiance. John s'abandonnait totalement à lui.

- Sherlock…

Nouvelle étincelle dans l'estomac. La respiration de John s'amplifia. Un gémissement lui échappa. Grisé, Sherlock sentit son propre corps lui échapper. D'un mouvement souple du bassin, il enjamba le médecin pour se mettre à califourchon sur ses cuisses.

Et il la sentit. L'érection de John.

Qui vint se loger contre son propre entrejambe.

Sherlock eut un hoquet de surprise. John se sentait-il si bien que ça ? Lui n'était pas mieux, d'ailleurs. Au fur et à mesure qu'il buvait, son corps se réchauffait, sans compter qu'à l'instant-même, sa température corporelle venait de prendre deux degrés. Et ce n'était pas simplement dû au sang. Il porta son poids légèrement en avant, écrasant un peu plus son ami contre le dossier du canapé. Le médecin gémit ostensiblement sous le contact appuyé, griffant son dos à travers la chemise. Il aimait ça. Sherlock était sûr que s'il continuait de le torturer ainsi, il serait capable de le faire crier. Mais le blond ne serait pas le seul à le faire. Sherlock sentait en effet le sang, celui qu'il ingérait, migrer dans son bas-ventre. Le sang de John, dans son bas ventre. Qui le réchauffait et, bientôt, le durcissait.

Et Sherlock se mit à avoir désespérément envie de John.

Le détective le tenait fermement contre le canapé, entre ses bras, entre ses cuisses. Il buvait toujours, mais il en voulait plus. Il désirait les coups qu'il donnait à l'entrejambe de son ami, il désirait les gémissements lascifs qu'il lui arrachait. Mails il aimait par-dessus tout les nouvelles sensations qui naissaient dans son bas-ventre et qui irradiaient dans son estomac puis dans tout son corps. Si bien qu'il ne put s'empêcher de continuer à onduler des hanches, pressant toujours plus sur l'érection de son ami. C'était une dimension qu'il ne connaissait pas chez John et qui, il était en train de le constater, était loin de lui déplaire. Bon sang, tout était clair à présent. Il voulait John tout entier. Son sang. Son amitié. Son affection.

Et son corps.

Alors il but. Beaucoup.

Ce fut quand le corps de John s'affaissa complètement qu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Les muscles de son ami étaient amorphes, comme vidés de toute force. Alarmé, il se retira et se recula.

Le médecin était inconscient et pâle comme un mort.