Heyyyyy tout le monde ! Aujourd'hui on se retrouve avec un texte assez ancien et pour lequel je me suis basée sur des indications, qui ne sont que des hypothèses, données par la série. Je profite de cette petite note d'autrice pour vous annoncer que les prochains textes, à l'exception de deux d'entre eux sont les plus longs du recueil. La plupart sont divisés en plusieurs parties.
Bonne lecture !
TITRE: That's what people do, don't they?
SITUATION: post The Reichenbach Fall (SE2EP3)
PAIRING: Je l'ai écrit comme une bromance Johnlock. En revanche, libre à vous de le voir autrement…
DISCLAIMER: Pensées suicidaires
RESUME: La mort de Sherlock a anéanti John. Mais si le détective laissait un signe, un infime signe de vie ?
John saisit sa veste sur la patère et y accrocha d'un même mouvement sa blouse. Il était 19h30 et c'était sans doute l'une des plus longues journées de travail qu'il avait effectuées depuis quelques années. Avant, il soupirait chaque fois qu'un message l'interrompait en plein milieu d'un rendez-vous et lui intimait – le mot exact serait ordonnait – de venir car un nouveau crime avait été commis. A cause de ça, il était incapable de payer correctement sa part du loyer, même si son investissement dans les tâches ménagères aurait pu suffire à remplacer l'argent qu'il ne pouvait donner. Mais John n'avait aucune envie d'être dépendant de son colocataire. Il essayait de ne pas céder, même quand ledit colocataire le harcelait jusqu'à qu'il abdique et puis l'attrait du médecin pour l'adrénaline l'emportait et il quittait son poste, prétextant une nouvelle urgence à chaque fois. Sarah n'avait jamais été dupe quant à la nature de ces «urgences» mais elle n'avait jamais tenté de le retenir. C'était inutile de toutes façons.
Aujourd'hui, il donnerait n'importe quoi pour qu'on vienne le déranger en consultations, qu'on l'appelle pour examiner un corps aussi mutilé soit-il. Il vendrait son âme au diable pour ne plus se sentir seul à Baker Street, qu'il comptait quitter dans les prochaines semaines, pour ne plus avoir à se rendre au cimetière et pleurer sur le marbre noir, sobre. Tellement différent de celui qui était enterré dessous. Tellement peu lui. Il tuerait pour cesser de revoir son corps tomber, tomber et tomber toutes les nuits, pour cesser de voir son sang teinter l'asphalte, pour cesser de se réveiller, trempé de sueurs dans ses draps, les joues creusées de sillons par les larmes.
Il referma la porte de son cabinet, glissa les clefs dans sa poche dans le silence. Il ne salua pas Sarah dont il savait qu'elle le regardait passer sans pour autant essayer d'engager la conversation. Il prit le métro dans un état léthargique, regardant sans les voir les stations se succéder, s'égrainer les minutes. Longues. Interminables. Insupportables.
Pourquoi avait-il sauté ? Pourquoi l'avait-il laissé seul ? Pourquoi l'avait-il abandonné ? Pourquoi ne l'avait-il pas laissé l'aider, le soutenir ?
«Espèce de machine… Et puis merde. Reste ici, si ça te chante. Tout seul.»
«C'est tout ce que j'ai. La solitude me protège.»
«Non. Les amis protègent les gens.»
John serra le poing. Sa dernière vraie conversation avec lui. Et il lui avait crié dessus alors que tout ce qu'il avait essayé de faire, c'était de le protéger. De l'emmener loin de lui.
Comme d'habitude, tu vois, mais tu n'observes pas, John, lui murmura sa voix dans son esprit.
Et Dieu savait combien c'était vrai. Si seulement, si seulement il avait bien observé son ami ce jour-là… jamais il ne l'aurait laissé monter sur ce toit, jamais il ne l'aurait laissé affronter Moriarty. Pas seul. Ça avait toujours été Sherlock Holmes et John Watson. Toujours.
Mais maintenant il n'y avait que John Watson.
Comme un automate, le médecin se glissa hors de la rame et marcha jusqu'à son appartement, ignorant la pluie qui s'écrasait sur son visage, sur ses épaules. Le ciel était sombre, gris, morne. Comme la vie de John.
Pourquoi, pourquoi avait-il sauté ?
John entra en trombe dans son appartement sans voir Mrs Hudson qui l'avait entendu arriver, gravi les dix-sept marches et entra dans son salon avant de claquer violemment la porte. Il s'effondra contre elle, son front posé sur le bois. Ses épaules se secouaient au rythme des sanglots silencieux qui l'agitaient. Ses yeux ne pleuraient pas. Trop de larmes avaient coulé et le médecin était persuadé d'avoir épuisé son stock – ce qu'il savait impossible pourtant – mais la peine ne disparaissait pas. Elle l'accompagnait à chaque instant, lui collant à la peau aussi sûrement que les chemises cintrées que son colocataire portait.
John gémit faiblement entre ses larmes inexistantes. Tout, tout, tout le ramenait à lui. En tout instant. La douleur lui étreignait le cœur en continu, l'absence le lui broyait, effaçant tous les bons souvenirs. Il n'y avait plus rien que lui, coquille vide, rongée par l'absence, le silence, la douleur.
Il ne les supportait plus. Il voulait que tout s'arrête, enfin, qu'il cesse de souffrir. Les séances avec Ella ne servaient à rien, elles n'avaient jamais servi. Il était le seul à l'avoir réanimé, à l'avoir fait vivre de nouveau. Mais maintenant, il était mort. Ce serait si simple d'en finir, de le rejoindre s'il y'avait bien un endroit où ils se retrouveraient. John en doutait.
Il se releva avec difficulté et se traîna jusqu'à sa chambre. Il ne voulait pas dormir. Le voir tomber encore et encore devenait plus difficile avec les jours qui passaient, comme si, au lieu de s'éteindre, la douleur prenait plus d'espace, plus d'ampleur, telle un feu dévorant tout sur son passage. Dévorant John. Il mourrait un peu plus à chaque fois que la scène se rejouait devant ses yeux.
Pourquoi ne pas rendre la chose définitive ? En Afghanistan, John avait toujours dit qu'il préférerait mourir d'une balle en plein dans la tête plutôt que de devoir succomber à des blessures graves plusieurs heures plus tard. Il n'avait jamais été exaucé et c'était comme si le ciel se riait de lui. Mais il ne se laisserait pas agoniser.
Ça serait rapide. Et tellement facile. Finalement, il ne valait pas beaucoup mieux que sa sœur. Peut-être ne s'étaient-ils jamais entendus parce qu'ils se ressemblaient trop en fin de compte? John s'assit à son bureau et sortit son portable de sa poche. Il ouvrit le tiroir et en retira son ordinateur.
Il était là, juste en-dessous. Son revolver. Sa délivrance.
Son regard tomba de nouveau sur son portable. Il hocha la tête imperceptiblement, déverrouilla l'appareil et chercha un instant le numéro d'Harriet dans sa liste de contacts. Appuya sur l'écran et tapa :
Je suis désolé.
Trois mots. Il ne savait pas quoi dire d'autre. Il n'avait pas envie de dire autre chose. Il laissa tomber le téléphone sur le bureau et plongea sa main dans le tiroir. Ses doigts se refermèrent sur l'arme, effleurant quelque chose au passage. Doux, rugueux. John fronça les sourcils et déposa son revolver sur le bureau. Il n'avait pas de papier dans ce tiroir. Son regard tomba sur le fond du meuble.
Il y'avait une enveloppe, d'un papier blanc cassé, très beau. Dessus, seul son nom était tracé d'une écriture qu'il aurait reconnue entre mille. Penchée, en pattes de mouche, presque illisible mais le temps lui avait permis de la déchiffrer sans mal.
Son cœur battit plus fort lorsqu'il relut le seul mot tracé à l'encre noire sur le papier. John. La main tremblante, le médecin se saisit de la pochette, la tourna et la retourna entre ses doigts, caressant la feuille comme s'il s'était agi d'un trésor inestimable.
Il ouvrit un second tiroir et après avoir fouillé un instant, son cœur lancé dans une course au triple galop, en ressortit un ouvre-lettre. Lui qui n'en utilisait jamais. Il reprit l'enveloppe dans sa main et déchira proprement le haut de l'enveloppe avant d'en sortir une petite liasse de feuilles. Elles étaient toutes couvertes de son écriture.
Le cœur de John s'emballa un peu plus. Il lui fallut plusieurs minutes pour calmer les tremblements de ses doigts, les coups de son palpitant contre sa cage thoracique, et être en mesure de poser les yeux sur les feuilles.
Je savais que tu songerais à l'utiliser après ma mort. Tu as mis quoi ? Deux semaines avant de te décider ? Je n'ai pas vraiment besoin de ta réponse pour le savoir. Et puis de là où je suis, je doute pouvoir t'entendre.
John renifla, un son entre le rire étouffé et le sanglot retenu. C'était tellement lui. Se moquer, même dans l'au-delà. Savoir tout sur tout. Evidemment qu'il avait raison. Il avait toujours raison.
J'écris cette lettre en plein milieu de la nuit et demain, lorsque tu partiras au cabinet, je viendrai la déposer dans ton tiroir. Là où tu la trouveras. Là où seul toi la trouveras. Parce que tu es le seul qui mérite de savoir. Tout le monde m'a tourné le dos, tous le croient, lui. Sauf toi. Toi, tu as toujours été là et tu le seras toujours. Ce que je t'ai dit à Baskerville n'a jamais été plus vrai. Je n'ai pas d'amis. Je n'en ai qu'un.
John essuya précipitamment la larme qui menaçait de couler le long de sa joue. Il ne voulait pas abîmer la dernière chose qui lui restait de Sherlock. Il contempla un moment la perle d'eau sur son doigt. Un mot et les vannes sous ses yeux s'ouvraient, tout coulait à flots, obstruant sa vision. Mais il reprit sa lecture quand même.
J'avais préparé mes derniers mots, les derniers que je t'adresserais. J'espérais ne pas avoir à les utiliser, j'espérais ne pas te les dire parce que je sais que cela te briserait. Parce que je suis incapable de te mentir et que j'ai été forcé de le faire. En partie. Mais si tu lis cette lettre, c'est que tu n'as pas relever les indices. Si tu lis cette lettre, c'est que tu as cru mes mensonges, comme tous les autres. Et comment pourrais-je t'en vouloir ?
Tu dois sans doute te demander où je veux en venir. Mais tu sais à quel point je suis mal à l'aise avec les mots, en particulier lorsqu'ils se doivent d'être sincères. Pourtant, il faut que je me lance. Que je fasse le grand saut.
«Putain, Sherlock, c'est vraiment pas drôle, marmonna John en reniflant, un sourire aux lèvres. Il écrasa une nouvelle larme au coin de son œil.
Avant toute chose, John, sache que je suis désolé. Je ne m'excuse pas souvent et tu le sais, et lorsque je le fais, c'est rarement sincère. Mais cette fois, tu dois me croire. Je sais que je t'ai fait du mal, que je t'en ai déjà fait, souvent sans m'en rendre compte. Mais je n'ai pas le choix. J'espère que tu trouveras la force de me pardonner.
Tu te souviens de ce que je t'ai dit à travers le combinéalors que j'étais sur les toits de St Barts ?
Comment pourrait-il oublier ? Chacun des mots de Sherlock étaient gravés dans sa mémoire à l'encre indélébile et chaque nuit, il réentendait sa voix lui dire adieu, il revoyait son corps lui échapper au profit de la gravité, s'écraser sur le bitume.
– Tu m'as dit que tu étais un imposteur. Que tu avais inventé Moriarty. Que tous tes talents de déductions n'étaient qu'un tour de magie. Une illusion. Mais tu sais quoi ? Je ne l'ai jamais cru. Parce que tu n'aurais jamais pu trouver tout ce que tu as dit sur moi sur Internet. J'ai vérifié, murmura le médecin, ses yeux rivés sur les mots de son ami.
Je t'ai dit que c'était une illusion, un tour de magie. Mais je ne parlais pas de notre rencontre. Tu comprends maintenant ?
Une pause. Il avait fait une pause. John avait mis ça sur le compte de l'émotion, mais c'était tout sauf ça. Pourtant le médecin refusait de croire à ce qu'il lisait. C'était impossible. Il avait pris son pouls, vu son sang. Personne ne pouvait survivre à une telle chute.
«Personne ne peut être si intelligent.»
«Toi, tu peux.»
John en lâcha la page qu'il tenait. Ça n'était pas possible, ça ne pouvait pas être vrai. Son cœur reprit sa course folle tandis que l'espoir, pernicieux, se glissait au creux de son cœur. Sherlock ne pouvait pas avoir fait ça, il ne pouvait pas lui avoir fait ça. Pas sans lui en parler. Non. Ça n'était qu'une blague de mauvais goût, comme pour parachever ses intentions. John ressaisit la feuille, prêt à la mettre en pièces. Et puis ses yeux retombèrent sur l'écriture. Son écriture. Alors il se remit à lire.
Je suppose que je te dois des explications. Il y'avait treize scénarii possibles lorsque je serais en haut du toit, tous préparés avec soin et dotés d'un nom de code. Mycroft et moi y avions travaillé longtemps. Il était vital, tant pour moi que pour l'Angleterre, que je survive.
Evidemment que Mycroft serait dans le coup. Si coup il y'avait. Malgré toutes les preuves, John n'arrivait pas à y croire, ne pouvait pas y croire. Ce serait bien trop douloureux s'il se méprenait.
J'avais très vite compris que mon déshonneur ne suffirait pas à Moriarty. Il fallait aussi que je meure. Je pensais savoir jusqu'où il était capable d'aller pour s'assurer de ma mort. Il devait croire qu'il m'avait battu, c'est pourquoi je l'ai laissé détruire ma réputation petit à petit. J'avais peur que même toi ne me fasses plus confiance après cela. Mais tu m'es resté fidèle. Ton amitié est la chose qui m'est la plus précieuse en ce monde.
Sache que l'une de nos treize solutions n'incluait pas ma mort. J'espérais, je croyais que ce serait celle que nous aurions à utiliser. Mais ce n'est pas le cas, pas vrai ?
John sentit son cœur se serrer. Alors tout ça n'était que néant ? Il lui avait fait miroiter depuis le début qu'il y'avait peut-être un espoir, un infime espoir que tout cela ne soit qu'une machination tordue et finalement, il n'en était rien.
– Si tu n'étais pas déjà mort, je te tuerais, tu sais ?
La feuille, à qui il adressait un regard assassin, ne lui répondit pas et le médecin préféra se replonger dans la lecture de la lettre de Sherlock.
Je me suis toujours prétendu sociopathe et cette conviction n'a pas changé. Pourtant, il existe des exceptions à cette règle que je m'étais imposée. Trois exceptions. Toi, Mrs Hudson et Lestrade. Je pensais cacher suffisamment bien à quel point je tenais à vous trois mais Moriarty avait compris bien plus vite que moi ce genre de choses. Aurais-je pu savoir qu'il allait menacer vos vies lorsque nous serions sur les toits de St Barts ? Je l'avais deviné. Les nombreux tueurs qui rôdaient autour de chez nous étaient un indice suffisamment important pour pouvoir le déduire. Qu'il avait installé des snipers à Scotland Yard, Baker Street et dans St Barts, prêts à vous tirer dessus si je refusais d'obtempérer ? C'était couru. Mais j'avais un plan pour le contraindre à me révéler le code d'annulation ou quoi qu'il utilise pour les empêcher de tirer. Une autre de nos treize solutions. Mais je n'avais pas prévu qu'il aille aussi loin. J'aurais dû m'en douter pourtant, après l'épisode de la piscine. J'aurais dû me douter qu'il était fasciné par la mort, qu'il la désirait. Lui mort, je n'avais plus aucune chance de vous sauver.
Il fallait que je me suicide.
Une larme s'écrasa au coin de la page. John chassa la suivante avec rage.
– J'aurais préféré mourir ! Mourir, Sherlock, tu entends ?
Et il allait mourir. Son revolver, sur le bureau, l'appelait. Mais pas tout de suite. Il devait terminer cette lettre. Aussi difficile et douloureux soit-il de le faire, il le devait à son ami. Pour honorer sa mémoire, pour honorer le meilleur et le plus sage des hommes qu'il avait connus.
Je n'avais pas beaucoup de temps. J'ai contacté mon frère pour lancer le plan Lazare et tout le monde s'est mis au travail. Nos figurants dans ce gigantesque coup de théâtre étaient en position et on avait étalé un matelas pour que ma chute soit amortie. Et puis, tu es arrivé. J'avais prévu que tu reviendrais. Il était capital que tu restes là où tu étais. De là, tu ne pouvais rien voir de la manœuvre, tu étais aveugle. D'où Lazare. Mon frère a un sens de l'humour très particulier, je te l'accorde. J'étais heureux d'être loin de toi, tu ne pouvais pas voir à quel point te mentir était difficile.
Il fallait viser juste, ce que j'ai fait. Nous avons agi rapidement, retiré l'airbag. Il nous fallait un corps. C'est là que Molly entre en scène.
John reposa la feuille. Il ne pouvait pas y croire. Quelqu'un lui faisait une mauvaise blague, c'était la seule explication. Molly avait pleuré des torrents de larmes, elle avait inondé ses chemises, comment pourrait-elle ? Et pourquoi lui aurait-elle délibérément menti ? John voulait cesser, cesser de lire et en finir, vraiment. Mais ses yeux étaient irrésistiblement attirés par les lignes sous ses doigts.
Lorsque la petite fille enlevée par Moriarty a hurlé en me voyant, j'en ai déduit que Moriarty avait utilisé quelqu'un me ressemblant pour le kidnapping et qu'une fois son travail achevé, il avait été liquidé. Molly l'a trouvé. Son corps servirait de preuve.
Et puis tu t'es mis à courir vers nous. Notre cycliste s'est chargé de momentanément te neutraliser. J'ai ainsi pu me subtiliser au cadavre. Tu n'y aurais jamais cru sinon, tu me connais trop bien. Le reste n'était que de l'habillage et une touche finale: une balle de squash sous l'aisselle.
Quoi de mieux pour interrompre momentanément le pouls ?
Et tu es arrivé. Devoir rester immobile en entendant ta voix, prétendre que tout ceci était vrai fut sans doute la chose la plus difficile à faire. Mais je ne pouvais pas tout risquer pour te faire comprendre. Pas encore. Il était capital que tu y croies et j'en suis désolé. Ils m'ont soulevé et emporté. C'était fait. J'étais vivant.
Vivant, John, tu entends ? Vivant. C'est pourquoi je ne peux pas te laisser réaliser ce que tu comptais faire en ouvrant ce tiroir. Je suis désolé d'avoir dû te faire croire à toute cette mascarade mais il se trouve que je n'ai pas eu le choix. Mon frère pensait qu'il était mieux que tu y croies, pour que tu ne vendes pas la mèche. Il ignore que je t'écris, planqué quelque part dans St Barts, là où personne ne me trouvera, Molly s'en est assurée, en attendant le moment de m'enfuir. Car je pars, John. Le réseau de Moriarty est vaste et il doit être détruit, avant qu'un de ses sbires ne s'impose comme leur nouveau chef. Je ne sais pas combien de temps je mettrais à le démanteler, mais je te fais une promesse, John. Lorsque ce sera fait, je reviendrais. Les choses se seront tassées pour moi et tout reviendra comme avant. Bientôt, je serais de retour auprès de toi.
Je suppose que c'est la fin de cette lettre de non-suicide. C'est ce que les gens font, non ?
SH
John reposa la dernière page, le cœur battant. Vivant. Il était vivant. Il avait survécu et John n'était même pas étonné. Parce que c'était Sherlock Holmes et qu'il ne cesserait jamais de le surprendre. Parce que c'était son meilleur ami et qu'il avait sauté pour le sauver. Parce qu'il avait pris la peine de ne pas mourir. Parce que John n'était plus seul.
– Si tu ne reviens pas, je te tuerais. Je te retrouverai et je te tuerai.
La sonnerie de son téléphone le fit sursauter. John regarda l'émetteur de l'appel et sourit. Il n'était pas seul.
– Harry ? »
C'est tout pour aujourd'hui, n'hésitez pas à me dire si ça vous a plu. A la semaine prochaine !
