Me revoila avec une nouvelle fic Divergente. Bien que je me doute que ce ne sera pas beaucoup lu, je la poste tout de même. Cette fic fera 11 chapitres. J'ai voulu essayer de faire un AU, en espérant que ça vous plaira. Bien sûr, il n'y a que du tris/tobias, on l'aime tellement ce couple ! Je les ai volontairement vieilli de quelques années, ça collait mieux à l'histoire.

Bonne lecture


Tobias était un jeune entrepreneur puisqu'à seulement 24 ans, il était patron d'un atelier de restauration de vieilles motos sur Chicago. Il s'était associé à son meilleur ami, Zeke, il y avait deux ans déjà et leur entreprise était florissante puisque leur carnet de commande était rempli en permanence et qu'ils avaient été contraint d'embaucher d'autres mécanos afin d'assurer la charge de travail. Naturellement, ils s'étaient tournés vers leurs amis, eux aussi passionnés de motos. Il s'agissait d'Amar et Georges, qui non seulement travaillaient mais vivaient aussi ensemble. Zeke était en couple avec Shauna et Tobias sortait avec une fille prénommée Lauren depuis maintenant deux mois.

La journée fut longue et épuisante cependant, quand il entra chez lui, un grand loft rénové de ses mains aménagé dans un vieux bâtiment, il trouva une petite valise dans l'entrée contenant les affaires de Lauren. Il souffla, laissa tomber son sac puis se dirigea vers la jeune fille qui l'attendait sur le canapé où il s'assit sur le fauteuil face à elle.

- Bonsoir, commença-t-elle.

- Lauren, pourquoi ta valise est dans l'entrée ?

- Tobias, j'ai essayé, j'ai vraiment essayé d'apprendre à vivre avec toi mais tu ne laisses personne entrer dans ton monde.

- Ne dis pas ça…

- Oh je t'en prie, tu rentres à pas d'heure et quand tu es là, j'ai l'impression que tu n'y es pas vraiment. Je ne peux pas être en couple avec un fantôme.

- Je vais faire des efforts…

- Tobias, tant que tu ne laisseras personne passer au travers de ta carapace, tu ne pourras jamais trouver le bonheur. Je ne peux pas me battre pour deux en permanence et j'en ai donc conclu que tu ne tenais pas suffisamment à notre couple.

- Non Lauren, écoute, je suis désolé mais mon travail me prend beaucoup de temps…

- Tu rentres tous les soirs entre 22 heures et minuit et le matin on se voit une demi-heure puis tu repars au boulot.

- Je suis désolé. On vient d'embaucher d'autres mécanos, je vais pouvoir souffler…

- Mais toi et moi savons pertinemment que tu ne vas pas ralentir la cadence.

- Lauren, ne t'en va pas.

- Tobias, en deux mois tu ne m'as pas parlé une seule fois de ta famille, de ton enfance, de ta vie avant moi ! Une relation, ce n'est pas à sens unique. Je suis désolée mais je ne peux plus vivre comme ça. Au revoir Tobias.

Le jeune homme souffla mais ne tenta même pas de lui courir après pour la retenir puisqu'il savait malheureusement qu'elle avait raison sur toute la ligne. Alors pour décompresser, Tobias prit sa veste, son casque et se dirigea vers son garage, qui était souterrain au loft et qui était en réalité son premier atelier avant qu'il n'ouvre son propre garage de restauration. Il y avait encore deux motos en cours de remise en état ainsi que trois autres qui ne demandaient qu'à rouler et qui tournaient comme des horloges. Il chevaucha alors une vieille Triumph, démarra, enfila son casque et sortit rouler. Cela lui donna alors du temps pour réfléchir à ce qui venait de se produire : une fois encore, il n'avait pas réussi à conserver une relation amoureuse et d'ailleurs, il entendait déjà Zeke se moquer de lui à ce sujet. Jamais il n'avait réussi à avoir une relation qui durait plus de quelques mois et ce n'était pas non plus la seule à lui reprocher son absence et son manque d'implication dans leur histoire. A vrai dire, Tobias n'arrivait pas à faire confiance aux autres. Tout petit, il avait déjà dû rapidement apprendre à ne croire qu'en lui-même puisqu'il avait été abandonné par sa mère alors qu'il avait six ans et il avait été obligé dès lors de gérer le tempérament violent de son père. Il savait malheureusement encaisser les coups puisque c'était la raison pour laquelle sa mère était partie. Il aurait tellement voulu qu'elle l'emmène avec lui mais au lieu de ça, il était resté chez son père, encaissant les coups en attendant d'avoir l'âge de s'émanciper et de se gérer seul. Toutes ces épreuves l'avaient donc obligé à s'endurcir et à monter des barrières entre lui et ses relations amoureuses. Il arrivait à peine à partager quelques informations personnelles avec Zeke alors qu'il le connaissait depuis ses seize ans puisqu'une fois qu'il avait été émancipé, Tobias était parti de chez lui et avait pris un appartement avec son ami. Mais ce dernier n'insistait pas lorsqu'il voyait Tobias seul en permanence, il était juste là pour lui. Tobias avait toujours apprécié cela chez son ami et c'était aussi pour cela qu'il avait accepté d'être son associé pour leur entreprise. Certes, il s'épanouissait dans sa vie professionnelle mais il devait faire quelque chose pour sa vie personnelle.

Alors qu'il était en plein virage, Tobias ne vit qu'au dernier moment un pick-up sortir d'un chemin de terre et ne put l'éviter.


Ce soir-là, Beatrice devait prendre sa garde à 22 heures. Alors deux heures avant, elle sortit son magnifique malamute d'Alaska prénommé Baloo et courut un peu afin de lui faire faire un peu d'exercice. En effet, il devrait passer la nuit sans elle et sa meilleure amie et coloc Christina ne pourrait le sortir que le lendemain matin. Une fois fait, elle se doucha rapidement, enfila ses vêtements de travail et s'apprêta à s'y rendre quand elle reçut un sms. Elle le consulta et se rendit compte qu'il s'agissait de son ex. Leur relation de deux ans venait de prendre fin mais il ne voulait pas lâcher l'affaire si facilement, au grand dam de la jeune femme. Elle préféra donc ignorer ce message puis fonça à l'hôpital où elle avait un poste d'infirmière au service des soins intensifs. Du haut de ses 22 ans, elle avait réussi à se faire respecter pour son travail et avait fait un stage dans plusieurs services de l'hôpital mais celui des soins intensifs lui convenait puisqu'elle pouvait aider de grands blessés dès leur réveil et ils le lui rendaient bien. De les voir sortir de son service en pleine guérison lui suffisait amplement. Donc comme tous les jours, elle partit au travail, confiante, dans l'idée qu'elle pourrait aider quelqu'un d'autre.

Alors qu'elle roulait à bonne allure, elle aperçut au loin une moto couchée sur le flanc ainsi qu'une voiture sur le bas-côté et décida donc de s'arrêter. Elle descendit de son véhicule et vit qu'une personne était sortie de la voiture.

- Que s'est-il passé ? commença-t-elle.

- J'ai vu un pick-up sortir du chemin et le pauvre motard n'a rien pu faire pour l'éviter.

- Mais où est le motard ?

- Je m'apprêtais à le chercher car j'ai vu la scène de loin et l'autre véhicule s'est enfui !

Beatrice ne perdit pas une seconde de plus puis commença à scruter l'endroit des yeux et ce fut à cet instant qu'elle le vit, une dizaine de mètres plus loin, allongé sur le dos mais ne bougeant pas. Elle demanda à l'autre personne d'appeler les secours et qu'elle s'en occuperait entre temps puisqu'elle était infirmière. Elle courut vers le motard tout en l'appelant puis une fois à ses côtés, elle ouvrit la visière pour s'apercevoir que le motard était un jeune homme :

- Monsieur ? Est-ce que vous m'entendez ? Monsieur ?

N'ayant pas de réponse, elle commença à observer les blessures visibles à l'œil nu. Heureusement pour lui, le jeune homme était équipé et mis à part quelques coupures dans le cou, elle n'aperçut pas d'hémorragie à proprement dite ce qui malheureusement, n'était pas forcément de bon augure. Le jeune homme ne répondant toujours pas, elle frotta avec son poing le long de son torse ce qui eut pour effet de stimuler son réveil. Ce dernier grogna en tentant d'ouvrir les yeux.

- Monsieur ? continua-t-elle.

- Argh… dit-il souffrant horriblement.

- Vous ne devez pas bouger, les secours arrivent.

- Mon dos, mes côtes, j'arrive pas… à… respirer, ajouta-t-il en commençant à bouger.

- Restez où vous êtes, c'est important. Si vous avez mal au dos, vous avez peut-être des lombaires de touchées alors il faut juste attendre les secours, ok ?

- Je… ma moto… Il faut la mettre debout.

- On s'en occupera plus tard, pour le moment j'ai besoin que vous restiez calme.

- Oh, j'ai mal…

- Hey, regardez-moi, rétorqua-t-elle alors qu'il tentait de se focaliser sur ce qu'elle disait. Bien, moi c'est Beatrice. Et vous ?

- Tobias, répondit-il dans un soupir et sentant ses paupières de plus en plus lourdes.

- Tobias, restez avec moi !

- Tris … si fatigué…

- Non, non, non, vous devez lutter ! Alors on se connaît à peine et vous m'avez déjà trouvé un surnom ? continua-t-elle pour l'occuper. Tris, c'est sympa.

- Merci.

- Vous devez rester avec moi le temps que les secours arrivent. Je sais que c'est difficile mais vous devez me faire confiance.

En entendant ces paroles, le jeune homme se força à ouvrir les yeux et à la regarder. Elle ne semblait pas bien grande, blonde cependant il pouvait ressentir une aura qui émanait autour d'elle et il avait envie de la croire mais même s'il serait bien resté à la contempler, ses paupières se fermèrent lentement.

- Non ! Tobias ! Tobias ?

Elle ne perdit pas un instant et se mit au-dessus de lui et posa ses mains de chaque côté de son cou pour maintenir sa nuque dans l'axe. Le contact de ses mains froides sur sa peau le réveilla :

- C'est bien, dit-elle. Je suis là, ajouta-t-elle en se mettant dans son champ de vision tout en maintenant sa position. Très bien Tobias, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

- Je… répare des… motos argh…

- Oh, et bien je crois que vous allez avoir du boulot avec la vôtre ! rétorqua-t-elle, faisant sourire le jeune homme.

- Ne me faites pas rire !

Beatrice lui sourit à son tour quand il fut pris d'une violente quinte de toux. Malheureusement, elle ne pouvait rien faire sinon maintenir sa position et lui parler pour qu'il sache qu'il n'était pas seul mais elle commença à s'inquiéter véritablement quand elle le vit cracher du sang. Elle appela l'autre personne et ensemble, elles le firent basculer sur le côté afin qu'il ne s'étouffe pas tout en lui maintenant la nuque dans l'axe.

- Mais il faut lui retirer le casque !

- Non ! dit la jeune infirmière. Surtout pas ! Les secouristes le feront une fois que sa colonne vertébrale sera immobilisée. Tobias ? Vous êtes toujours avec nous ?

- Tris ?

- Oui, je suis là, dit-elle alors qu'elles le remirent sur le dos.

- Aidez… moi.

- Je sais que vous avez mal mais les secours arrivent ! répondit-elle alors qu'on entendait le son des sirènes. Regardez !

Mais Tobias n'arrivait plus à lutter et sombra dans l'inconscience.