Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Conrad voyait les voitures défiler à une vitesse folle. Il était sûr et certains qu'ils ne voulaient pas de ces choses dans l'autre monde. Bien que c'était pratique pour se déplacer. Il était bien conscient de ce monde qui doucement s'isolait et s'empoisonnait. Même si les conflits étaient moins visibles. Ils étaient là. Juste ce monde était bien plus égoïste que son ancien. Pourtant, il aimait être ici. Le temps que le futur roi montre le bout de son nez. Rester dans cette ville avait pour but d'être là pour la mère de son futur souverain. La seule chose qu'il risquait de regretter d'ici, les connaissances et le café. Cette boisson aussi sombre que les cheveux du premier maoh. Son amertume lui rappelant son existence. Il souleva la tasse doucement en voyant quelqu'un s'approcher de lui. Sans voir qui c'est en premier lieu. Quand la silhouette se détacha du reste des gens dans ce bâtiment. Il lâcha un soupir.
« Conrad, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vu. »
Le médecin qui l'avait aidé à parler la langue de ce monde. Et d'autres. Qui l'avait accepté chez lui jusqu'à ce que Bob lui prête un de ses appartements, était là. Il était habillé de façon étrange. Sûrement un cosplay. Il avait appris depuis son accident avec la figurine d'armure miniature que cet homme était une de ces personnes qui regardaient beaucoup ces dessins animés japonais. Souvent précédé par une chanson entraînante. Bien qu'il comprenait le Japonais. Il était souvent largué par ses histoires imaginaires. Il s'installait en face du soldat de l'autre monde avec son éternel sourire.
« Une tarte aux pommes et un café, s'il plaît. »
La serveuse les laissa seuls. Conrad le fixa un moment. Son costume pourrait presque passer pour un uniforme de son monde. Presque. Il y avait des détails qui correspondait à aucun royaume qu'il connaissait.
« Je suis surpris de te voir, que fais-tu à Boston ?
- Actuellement pas grand-chose, mais demain, c'est le grand jour, la convention commence. Je me suis dit que c'était le moment idéal pour roder mon cosplay. Même si je fais un personnage inventé. Je dois être le plus crédible possible. En plus, ils fêtent un anniversaire important de licence Gundam. Licence que tu sais que j'aime beaucoup. J'ai même entretenu mes dreadlocks et coloré. Tu vois cette couleur si vive. »
Le soldat pouffa, il reconnaissait bien là cet homme. Sa passion avait quelque chose de rafraîchissant pour lui.
« On n'est jamais de trop pour battre Char et ses hommes. Bon, à part ça. Voilà que tu souris, je suis content. Que s'est-il passé ?
- Oh, rien de particulier, je me disais seulement que le café me manquerait dans le monde Mazoku. Je suis sûr qu'il plairait au peuple mazoku pour sa teinte. Pas pour son amertume peut-être. J'ai beau savoir comment ça se cultive et tout. J'ai peur que ça ne fonctionne pas dans l'autre monde.
- Pourquoi ? »
Conrad haussa les épaules. Il n'avait vraiment pas de réponse à sa question. L'agriculture n'était pas son domaine. Mais certaines plantes, animaux étaient propres à chaque monde. Il posa ses mains sur la tasse.
« C'est étrange tout de même, avant de venir sur terre. Je ne savais pas ce que je ferais dans le futur. J'étais toujours dans mon deuil, sûrement.
- Tu n'étais que l'ombre de toi-même. Mais c'est différent à présent, n'est-ce pas ? »
Le sourire du soldat de l'autre monde répondait à sa place. Le docteur rit doucement. Sa bonne humeur s'étendant sur tout son visage. Il rayonnait presque. Pour sûr, il aurait été élevé dans le monde des mazoku, il aurait la même affinité que Gunther.
« Maintenant que j'y pense que deviens le futur roi César ?
- C'est Yuuri. Il doit être actuellement avec sa mère à l'hôpital. C'est un jeune garçon plein d'énergie d'après ce que dit Bob.
- Tant mieux.
- Il fait si froid en ce moment. Le temps change beaucoup ici. L'hiver n'est pas toujours le plus clément. Ce n'est pas de chance pour toi de subir ça. Mais je me demande pourquoi Yuuri est ici ? Alors que Bob fait de son mieux pour que le père de ton souverain à en devenir travaille dans sa terre natale.
- Je pense que même s'il est très attaché à sa nation, je crois que Shouri a adopté un peu ce pays. Si plein de contraste, mais riche. Mais ce n'est qu'une hypothèse. Je ne suis pas sûr complètement.
- Je vois.
- Puis, je pense qu'il attend que je rentre dans le monde mazoku pour y retourner. Il m'aime bien…
- Tu dois voir le petit régulièrement alors ?
- Non, je ne préfère pas trop m'approcher de mon futur roi. Je ne sais pas comment je pourrais réagir face à lui. Il a une partie de la personne que j'ai tant aimé. J'ai des nouvelles avec Shouma et Bob. Il est le parrain de cet enfant, il est aux petits soins pour ce grand mazoku à en devenir.
- J'ai des nouvelles de la famille de l'enfant auquel j'ai confié l'âme. Il faudra vraiment que Yuuri rentre pour devenir ami avec Ken. Ça serait dommage qu'ils se ratent. »
Alors que Conrad finissait doucement son café, un fin sourire sur son visage. Il ne s'attendait pas vraiment de voir à travers la fenêtre, une femme courir avec un enfant dans les bars. Au premier coup d'œil, il ne reconnaissait pas l'enfant, mais au second. Il ne pouvait pas être plus sûr que ça. Il posa quelques billets sur la table avant de courir vers la sortie. Il devait sauver son roi.
« Ce n'est pas sa mère… Votre majesté ! »
Voir ce garçon en danger et loin de sa maman inquiétait le soldat. Pas sûr que ça soit u n bon plan qu'il soit élevé par une kidnappeuse d'enfant. Il devait grandir en tant qu'enfant aimé au Japon. La mère de Yuuri arrivait plus tard, armé d'un balai-brosse. Une jolie robe à fleurs sur elle. Sa veste épaisse la protégeait du froid ouvert.
« Ou est mon petit Yuu ? Où est cette femme ? »
Il était clair que la femme était au courant qu'on lui avait volé son enfant. Malgré son arme improvisée, elle faisait peur aux gens. S'écartant d'elle. Il fallait dire que sa motivation à obtenir ce qu'elle voulait, se voyait sur son visage. Pourtant, quelques heures, plus tôt, elle se promenait dans la ville avec son fils, le sourire aux lèvres. Son bébé contre elle grâce à porte-bébé quand un jeune couple l'approchait. C'était le docteur qui l'avait accouché. Bien qu'il possède la nationalité de ce pays, pour y être né. Elle savait qu'ils retournaient au Japon. Le médecin était avec une jeune femme, peut-être son épouse. Comme beaucoup de femmes devant un enfant, cette dame avait demandé à porter son jeune enfant. Ce qu'elle avait fini par accepter malgré que Yuuri l'avait tenu si fort.
« Madame Shibuya, voici une travailleuse sociale. Elle est là pour voir si vous vous occupez bien de vos enfants. Comme Yuuri est né ici, à Boston. Il est américain, donc soumis à nos lois. Madame Mondemilles est très compétente.
- D'accord. »
La femme avait un sourire mauvais. Américain ou non. Yuuri était son fils. Elle le portait assez bien, elle avait sûrement l'habitude avec son travail.
« Nous avons des raisons de croire que votre enfant est maltraité. »
La mère resta figée. Comment cette femme osait la traiter comme une mauvaise mère. Shouri était en parfaite santé et adorait son petit frère. Les enfants ne sont pas toujours adroits avec les bébés. Et il était possible qu'elle ait mis quelques fois l'enfant dans les bras de son aîné. Si c'était ça, c'était totalement injuste. Elle ne comprenait pas pourquoi on s'en prenait à elle. Peut-être à cause de la position de Bob. Mais pourquoi comme ça ? Puis la femme avait commencé à s'éloigner à grandes enjambées pour finir par courir. Le médecin la retenait. Alors que c'était elle la victime de toute cette mascarade. Un coup monté pour mettre à mal Bob et leur association avec ce dernier. Certains Américains étaient vraiment sans scrupules.
« Elle a dit qu'elle l'emmenait en lieu sûr…
- en lieu sûr, je suis sa mère. Et tout ce que j'ai fait. C'est de lui présenter son grand-frère. Son parrain et les associés de mon mari. Je n'ai rien fait de mal. On ne peut pas me reprocher de le présenter aux autres. C'est normal. Lâchez-moi avant que je fasse mal… C'est un kidnapping, purement et simplement. »
La main sur son sac. Elle donna un coup de coude dans le médecin et se mit à la poursuite de la femme. Attrapant au passage, un balai-brosse. Hors de question qu'elle s'échappe sans conséquences. En plus, les Kidnapping n'étaient pas bien vues. Bob ne laisserait pas ce moment impuni. Son filleul enlevé par une travailleuse sociale. Elle aurait la presse à dos. Travailleuse sociale ou non. On n'enlevait pas son enfant.
La jeune mère était paniqué, même si Souma s'occupait de Shouri, elle s'inquiétait pour lui. Pas sûr qu'il apprécie de ne plus avoir de frère. Ils étaient très liés. Elle devait retrouver son bébé. Son tout petit garçon. Elle sentait la panique prendre le dessus sur elle. Alors qu'elle courait dans les rues, cherchant du regard la dame. Elle ne devait pas être si loin. Elle était dans un club d'athlétisme au collège. Elle n'allait pas l'échapper éternellement….
La dame était devant, se cachant dans une rue sombre de Boston. Yuuri tout contre elle. Il ne pleurait pas, mais sa maman commençait à lui manquer. Comme tous les enfants, il s'agita en gémissant. Il voulait sa mère. Elle ne savait pas trop comment le faire taire. Alors, elle sortit de poche un jouet. Un canard en plastique coloré. L'enfant, curieux se stoppa et se mit à jouer avec l'animal fait de plastique. Rassurée, la dame sourit doucement. Elle se demandait comment une furie comme cette femme pouvait faire un enfant aussi adorable et mignon que le petit Yuuri. Elle devait le protéger de cette folle. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu. C'était que la ruelle était le territoire d'un gang. Les tatouages et leurs regards haineux n'étaient pas bons signe. Définitivement. Le petit garçon se mit doucement à pleurer. Ce qui alerta les gens autour. Y compris la mère. Reconnaissant la voix de son petit.
« Mon petit Yuu ! »
La mère fit demi-tour, il était là. Pas loin d'elle. Il avait besoin d'elle. Pas de cette femme.
La dame, quant à elle, faisait face à un gang armé jusqu'aux dents. Les gens autour s'étaient mis à fuir. Ils ne voulaient pas être pris dans ce conflit. Bien sûr. Conrad n'était pas bien loin. Il n'aimait pas cette sensation. Celle du danger qui planait sur Yuuri. Il appréciait déjà ce jeune garçon. Il devait le protéger. Tant qu'il était ici. Car il savait que son séjour sur terre finirait par se terminer…
Bien sûr, que le gang tenait une femme et un enfant en otage, ça amenait les policiers. La mère de famille avait appelé son mari. Qui n'allait pas laisser ce genre de choses impunies. Il posa un regard sur les forces de l'ordre. L'arme au poing. Ils étaient bel et bien aux états-unis… Le chef de la troupe prit un haut-parleur pour parler au gang.
« Messieurs, je vous prierai de relâcher cette femme et cet enfant. Et ce dans le calme. »
Le gang fixait ce qui semblait être le chef. Il n'avait rien à faire de cet enfant. Il savait que céder pourtant ne serait pas bon pour son image. Il fixa la police. Quel était cet enfant ? Cette femme ?
La dame ne savait pas quoi dire. Elle avait voulu bien faire. Mais elle se retrouve entourée d'un gang et de policier. Elle était certaine que son action allait rester longtemps dans son dossier. Elle avait voulu bien faire. Il était un citoyen américain. Une Japonaise ne pourrait pas l'élever de façon correcte. Même si le mari travaillait pour une grande entreprise du pays. Bien sûr à force de pleurer. L'enfant avait fini par s'endormir.
Observant de loin, Conrad plaignait son souverain. Pris entre le gang et la police. Il serrait le mur derrière il était dissimulé de la vison de la dame de Shouma. S'il pouvait faire quelque chose. Pas sûr qu'il passe inaperçu.
« Je vois que tu aimerais agir, mon ami. Je pourrai te donner l'uniforme d'un livreur de nourriture. Ce genre de personnes commande pas mal de choses. On pourrait faire en sorte de leur donner un peu de nourriture contre les otages.
- Pas sûr que ça fonctionne. Ils ont l'air de rien demandé. Pas comme ces images qui bougent sur la télévision.
- Ou je peux t'expliquer mon plan, même si en contre-partie, tu devras porter l'uniforme féminin. »
Conrad se demandait où était Yozak quand on avait besoin de lui. Il regrettait parfois que cette personne n'avait aucun pouvoir. Mais c'était comme ça qu'ils pouvaient s'entendre.
« Ah, j'ai bien fait de commander l'uniforme féminin. Je n'étais pas sûr de son utilité, mais maintenant, je peux te révéler ce que contient mon sac. »
Le soldat de l'autre monde le vit en effet avec un sac de sport bien rempli sombre. Il ouvrit ce dernier et un uniforme semblable au sien, mais de couleur rose sortir du sac. Le docteur avait un immense sourire. Il allait être embarqué pour la convention qui attendait cet homme. Il le sentait arriver gros comme une maison.
« Tadam ! Je pense avoir pris les bonnes dimensions pour toi. En plus, j'ai même le Haro. Avec ça, tu pourras attaquer le vilain gang. Ramener la paix dans cette ville terrienne. Tu entreras dans les mémoires. »
Conrad se pince le sommet du nez. Il savait que ça ne servait pas grand-chose de se présenter en cosplay. Surtout à la mère de son souverain à venir. Il posa un regard sur la police. Le gang était là. Toujours menaçant la dame et l'enfant. Il ne servait à rien d'enfiler le costume du médecin. Mais il pourrait parler à ces gens. Histoire qu'il aie moins de dégâts possibles. Même collatéraux. Il s'avança. Il était trop tard pour paraître discret auprès de la mère de famille. Son mari avait sûrement parler de lui. Elle sourit doucement. Elle était à côté d'une femme policier et son mari était à ses côtés. Il les salua de loin. Ils devaient être réunis. C'était mieux pour l'avenir. Pour ce monde aussi. Pas sûr qu'il survive à une attaque massive du monde mazoku. Même avec toutes les armes qu'ils possédaient. Et les démons savaient à quel point, les humains étaient armé dans ce monde. Une vraie artillerie. Il souffla, les policiers faisaient face aux gens. Ils n'avaient pas l'air tous méchants. Juste des personnes perdues.
