Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Conrad arriva après la police, les gangsters avaient fini par lâcher les armes, non sans avoir blessé un membre de chaque camp. Ce qui faisait un sacré bordel. Yuuri pleurait, les coups de feu ne laissaient personne indifférent. Et pour cause. C'était vraiment bruyant. Le jeune garçon tenait toujours entre ses mains le canard de la dame. Ne sachant pas quoi en faire. Il le porta à sa bouche. C'était assez logique compte tenu de son jeune âge. Il n'osait pas le toucher. Mais devait rendre cet enfant à sa mère. Il posa un regard sur le médecin. Bien qu'il était en cosplay, dans son sac, il devait avoir de quoi soigner.
L'homme comprit le message mental de son ami et prit l'enfant de la dame.
« Rendez-le moi. Il ne doit pas retourner avec cette femme horrible.
- Je suis médecin, je dois vérifier qu'il va bien.
- Et je suis censé croire un sale geek ?
- Il ne faut pas juger quelqu'un à sa couverture. »
Il disait ça avec son sourire habituel. Tout doux et gentil. La dame finit par lâcher l'enfant, mais elle fixait l'homme. Ce denier sortit de son sac un stéthoscope. Il vérifiait vraiment que Yuuri allait bien. Il avait sourire. Conrad savait à quel point il tenait à la future amitié de leurs deux âmes réincarnées. Pour l'instant loin de l'une de l'autre. Mais leur réunion était inévitable. Il savait le Japon avait beau être un pays, les deux famille finirait par se croiser. Grâce à la magie mazoku. Il ne savait pas s'il devait la bénir ou la maudire. Mais elle était là.
Il avait beau regardé, il ne trouvait pas détestable ce petit être. Le médecin finit par poser l'enfant dans les bras du soldat de l'autre monde. Un sourire s'étala sur le visage du futur souverain. Une part de son être était sûrement contente de le retrouver. Il caressa avec tendresse ses cheveux sombres. La dame se collait à lui. Voulant reprendre l'enfant.
« Je peux le reprendre maintenant, je dois l'éloigner de cette folle.
- Cette folle, c'est sa mère pourquoi lui avoir retiré sa majesté ?
- Parce qu'il est mal traité. Il a des coups, je peux le prouver... »
Conrad souleva un sourcil, il avait vu de nombreux coups, mais jamais cette femme ne ferait ça à son enfant. Elle avait dû le présenter à son frè pouvaient en vouloir à un enfant de six ans d'être maladroit ? Il en avait vu assez. Toujours avec tendresse, il sortit de la rue. Retrouvant à la fois la femme qu'il avait aidée et l'homme qui lui faisait découvrir ce que ce monde pouvait apporter. Les deux parents pleuraient. Ils étaient si heureux d'avoir leur fils à nouveau dans leur bras. Mais il ne s'attendait pas à ce que l'enfant lui tende un objet. Le fameux canard qu'il avait mordillé. Il pouffa doucement. Il acceptait ce cadeau improbable.
« Maintenant, vous voyez à quel point, il est important pour cette famille. Je suis sûr que ne voulez pas vous attirer des ennuis, donc vous ferriez mieux de retourner dans votre bureau et aider des enfants vraiment dans le besoin. Pas juste ceux que vous trouvez assez beau. »
Conrad n'avait aucune envie de faire la leçon à cette femme, il n'était pas un moralisateur. Il préférait largement passer le temps qui lui restait à voir comment son futur souverain grandissait. Il s'écouterait, il ferait en sorte de rester avec lui encore. Il aimait bien ce monde, il était plus ouvert sur certaines choses, moins pour d'autres. Yozak serait bien triste dans cet univers. Elle n'aurait pas l'occasion de se sentit vraiment femme. Il sourit avant de sentir un poids sur ses bras. C'était son jeune roi. Ses parents lui souriaient.
« Pourquoi ?
- Parce que vous l'avez aidé. Que vous êtes en quelque sorte le parrain de cet enfant, avec Bob. Mais juste du côté mazoku. Je ne sais pas si ça se fait chez vous. Mais sachez que je vous considère assez pour vous confier maintenant dans vos bras… Et quand le temps sera venu. Dit doucement Shouma
- Nous aurons tous les deux difficiles de le voir partir, surtout moi. J'ai entendu parler de vous par mon mari, disait calmement la femme de Shouma. S'il peut vous faire confiance, moi aussi. Il a l'air content de vous voir. C'est sûrement l'âme en lui qui vous reconnaît. Qui vous aime déjà. Il a beaucoup de choses à apprendre sur ce monde. Mais nous avons promis à Bob de pas trop l'impliquer dans les tradition mazokus. Celles que m'ont transmises mes ancêtres. »
Conrad hocha la tête, tenait le bébé comme il avait appris à le faire. Il était bien content d'avoir été sur ces sites de mamans. Il sourit doucement avant de poser un baiser tendre sur son front. Oh, comme il avait aimé cette âme avant qu'elle ne vienne dans ce si petit être. Si minuscule. Il l'aimait encore un peu. Mais que pouvait-il faire ?
« J'espère vous revoir bientôt au Shin Makoku. »
Le soldat de l'autre monde partit. Laissant cette famille vivre de façon saine sans lui. Son départ tout proche. Il savait. Il pouvait le sentir. Alors il se jetta à corps perdu dans la convention du médecin. Quel drôle d'univers. Tant de gens en costume, tant de monde, de chose échangés contre quelques billets verts. Il y avait de tout. Il était presque sûr qu'un gars comme Gunther ne passerait sûrement pas inaperçu dans cette foule. Il pouffa et rejoignait un endroit couvert de terre. Il avait vite compris que ça aurait dû être son affinité. La terre. Il respira avant de se faire ensevelir par cette dernière retient sa respiration un moment puis la reprenait à la fin de son transfert. Il toussa. Il avait gardé les habits de l'autre monde dans un sac. Ces connaissances en tête, il aurait plus de poids pour faire évoluer ce monde, mais du côté non-magique peut-être. Il secoua la tête. Ce n'était pas à lui de le faire. Mais à Yuuri.
Quelques années plus tard, au Japon, Yuuri était sur les genoux de son frère. Ce dernier lui posa un bref baiser sur la joue. On pouvait voir dans ses yeux qu'il adorait son petit frère. Il prit une profonde respiration puis montra un geste à son cadet. Ce dernier fixa les doigts qui formaient un oiseau.
« C'est un signe qui signifie la victoire. Un peu comme mon prénom. Sauf qu'il s'inspire de l'anglais Victory. Si mon nom est victoire. Le tien veut dire avantagé.
- Avan… ? »
Le petit garçon avait du mal à prononcer ce mot si compliqué. L'aîné de la fratrie frotta doucement les cheveux de son frère cadet. Qui tenta encore et encore de prononcer le mot.
Pendant ce temps, les parents des deux garçons s'habillaient de façon élégante. Si l'homme avait opté pour un costume trois pièces. La femme avait opté pour un Kimono. Il était d'un joli rouge bordeaux avec des fleurs discrètes et élégantes.
« Pourquoi on doit venir à New York pour cette fête ? C'est toi qui as voulu rester au Japon tout ce temps. Alors pourquoi ?
- C'est mieux que Chicago, au moins, il y a la statue de la liberté ?
- On doit prendre un sale bateau pour aller la voir. Tu penses que ça me fait plaisir ? Puis tu as de la chance que Shuri et Yuuri n'ont pas école. Leurs professeurs n'auraient pas vu d'un bon œil leur absence. Tout ça pourquoi ? Un dîner d'entreprise. Et tu crois que c'est une bonne idée ce Kimono ?
-Tu es très belle dedans, chérie.
- Ce n'est pas toi qui dois supporter les regards et les remarques des autres. Les femmes de l'entreprise et celles de tes collègues masculins vont ne voir que moi dans cette tenue. Et diront que je suis la parfaite femme japonaise.
- Elles essayent de te faire un compliment, ne le voient pas mal.
- Puis la sélection d'habits pour enfant pour ce genre de vêtements est si terne. Du noir, du gris. Les robes colorées, voilà ce qui lui va le mieux. Avec de jolis motifs... »
La femme avait changé de sujet, sous le regard surpris de son mari. Incapable de comprendre ce revirement. Pourquoi parlait-elle de robe ? Elle portait un kimono. Voulait-elle en porter une aussi ? Mais plus vite pour dire le nom de ses enfants, la femme ouvrit la porte. Yuuri était toujours les genoux de son frère et tentait de dire des mots en anglais. Ce n'était pas facile pour lui. Il portait une petite robe noire avec des froufrous de la même couleur. Avec des détails blancs. Le tout formant un ensemble assez adorable.
« Yuuri ?
- Victory ! »
L'homme le trouvait mignon, mais son jeune fils était habillé en fille. Sa femme et son aîné ne semblaient pas être choqués de ça. Au contraire. Il se pinça le sommet du nez.
« Ma Chère Femme pourquoi notre jeune fils porte t-il une robe ? C'est un garçon. Il devrait porter des vêtements de petit garçon, non ?
- Oh, mais il est si mignon dedans et son frère est d'accord.
- Mais je n'ai pas envie que notre enfant grandisse avec cette habitude. Tu sais que ce n'est pas bien vu au Japon. »
Ils se firent face, en se disputant. Les mains de Shouri sur les oreilles de son cadet. L'homme finit par le remarquer se tourna.
« Si vous pourriez éviter de vous disputer devant nous. Surtout devant Yuuri.
- Désolé Shouri. C'est ma faute, mais je ne veux que le bien de ton frère.
- Et pourquoi ça serait mauvais qu'il s'habille en fille ? Tonton Bob dis souvent qu'il ne fauit pas juger les gens, qu'importe la manière dont on s'habille. J'ai vu des femmes sacrément masculines, même au Japon. Alors pourquoi ça serait différent pour les garçons ? »
L'homme se disait que ce jeune garçon était parfois trop mûr pour son âge. Ou trop plongé dans la mentalité mazoku. Peut-être. Il se gratta le cou. Devait-il le gronder plus. Il en savait rien.
« Tu sais, il ne faudrait pas qu'on voie mal papa et maman à cause de ça. Même si tonton Bob sera content…
- Nous retournons au Japon ! »
C'était sa femme qui avait parlé, paniquant, l'homme se tourna vers sa femme.
« Mais pourquoi ?
- Parce que moi et ton fils, nous avons passé des heures à trouver une jolie robe à Yuuri. Tout ça pour aller à cette fichue fête de ton travail. Alors tu nous laisses arriver comme nous sommes ou nous partons.
- Tu me demandes de choisir ?
- Oui, ta famille devrait plus importante que ton travail. Et si tu ne choisis pas vite, je demande le divorce. »
Shouri voyant que ça tournait à nouveau au vinaigre lâcha un soupir avant de doucement à son frère.
« Allons faire un tour. »
Il était parfois difficile pour eux de faire face à la dispute des adultes. Il savait que pour eux. Shouma s'était donné à fond dans son travail. Pour qu'ils manquent de rien. Que leur mère puisse rester à la maison. Pour qu'elle puisse être avec eux. Mais c'était sans oublier son tempérament parfois explosif. Autant, elle pouvait être douce, autant parfois, ces colères étaient vraiment effrayantes.
Les deux enfants sortirent de la pièce. L'endroit où se tenait la soirée était dans un hôtel de grand luxe. Certains regardaient les deux enfants avec un sourire. D'autres trop occupées passaient rapidement devant eux. Ils finirent par sortir, non sans un regard surpris du garde qui était devant la porte. La ville grouillait de monde. Comme d'habitude.
« Ne lâche pas ma main, Yuuri. »
Le petit garçon hocha la tête. Même si habillé comme il était, Yuuri ressemblait plus à une petite fille de bonne famille. L'endroit était assez calme. En cette fin d'après-midi. Il y avait même un musicien qui dansait avec son saxophone. Les enfants n'allaient pas bien loin. Central park n'était pas bien loin de cet endroit. La végétation doucement sous le vent. Malgré l'agitation dehors. Le sourire de Yuuri s'étalait sur son visage.
« C'est chouette de se promener grand frère. Il manque plus que papa et maman.
- Ils ne viendront pas, tu sais bien quand ils se crient dessus, ça peut durer longtemps. Mais ne t'en fais pas, je suis là avec toi. Je te protégerais. »
Le jeune garçon hocha doucement la tête. Marchant toujours vers l'immense parc. L'aîné racontait ce qu'il savait sur la ville à son jeune frère fasciné par les histoires racontées par son aîné. Comme le fait que la ville se nommait parfois la grande pomme. Pour mettre plus à l'aise le plus jeune, il restait en japonais. Ce n'était pas facile, mais avec lui. Il serait plus doué. Enfin, il espérait.
Le petit être qu'il trouvait mignon, l'était encore plus. Dans cette robe. Bien sûr, il n'avait pas aimé la période où Yuuri hurlait. Le réveillant. Mais le grand frère qu'il est ne regrettait rien, il était heureux de le voir porter une robe. Ils avançaient jusqu'à un passage à piéton. Deux enfants tout seuls, ça intriguait un peu. Mais pour le jeune Yuuri, c'était normal. Au Japon, il n'était pas rare qu'il parte tout seul. Ce qui n'empêchait pas parfois sa mère de le suivre jusqu'à son école. Pour lui, rien n'était dangereux. Shouri, lui savait que l'endroit était moins sûr que le Japon. Surtout qu'il y avait des types très dangereux.
« C'est encore loin, il faut attendre que le bonhomme soit vert, Yuuri.
- Je pourrais courir ? Il y a des jeux dans le parc ?
- Oh sûrement. Mais avant ça, il faut y arriver. Et attendre. Je n'aimerais pas que tu te fasses écraser parce que tu es trop pressé.
- J'attendrai grand frère. »
Mais l'aînée ne se sentait pas totalement en sécurité. Comme si le temps allait tourner. Ou quelque chose arriverait. Il ne savait pas d'où venait ce pré-sentiment. Mais il n'aimait pas la pression qu'il mettait sur lui. Shuri. Tennait avec fermeté. Une voiture s'arrêta proche du passage à piéton. Peut-être un voyageur dans un taxi. Il n'y avait pas quoi s'inquiéter. Et ce feu qui ne passait pas au vert. C'était trop long.
« Que font des enfants seuls dans la rue ? »
Bien sûr en anglais, seul Shouri comprenait ce que l'homme disait. Il ne semblait pas plus âgé que son père. Il garda la main dans la main de son frère.
« On va prendre le bus…
- Mais les bi-us ne circulent pas aujourd'hui. »
C'était bien la chance de Shouri, une grève. Son mensonge tombait à l'eau. Il se reculait, il n'avait aucune confiance en cet homme. Même si c'était effectivement un taxi. En témoigne sa couleur jaune et l'objet sur le toit qui brillait. Ils devaient trouver quelque chose d'autre, vite...
