Bienvenue sur cette nouvelle histoire de LOTR, j'espère qu'elle vous plaira, n'hésitez pas à me donner votre avis !

Je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt.

Chapitre 1 : La tâche de Boromir

Faramir se fraya un chemin parmi les soldats et arriva bientôt à la hauteur de son frère qui discutait avec plusieurs de ses hommes.

- Joli discours ! S'exclama le jeune homme, attirant l'attention de son grand frère qui se tourna vers lui, un grand sourire aux lèvres. Clair et concis!

Le capitaine général du Gondor attrapa son frère et l'enferma dans une ferme étreinte qu'il lui rendit avec tout autant de vigueur. La bataille était finie et Osgiliath avait été reprise, une victoire qui n'avait, pour une fois, pas un goût amer.

Relâchant Faramir, Boromir braqua sur lui un regard malicieux et s'exclama haut et fort :

- Cela laisse plus de temps pour s'enivrer ! Faîtes couler la bière ces hommes sont assoiffés !

Les hommes clamèrent leur accord et les tonneaux de bière coulèrent bientôt à flot et les Gondoriens se servirent avec enthousiasme, des rires tonitruants retissant ici et là. Boromir apporta une coupe à son frère et ils trinquèrent à la victoire.

- Souviens-toi de ce jour petit frère, aujourd'hui la vie est belle.

Soudain le sourire de Faramir s'effaça de son visage et un voile sombre tomba sur ses yeux, inquiétant son frère.

- Qu'y a-t-il ?

- Il est là... Soupira-t-il.

- Oh ne peut-il donc pas nous accorder un moment de paix... Maugréa Boromir.

- Où est-il ? Demandait la voix de Denethor, Intendant du Gondor. Où est mon fils ? Où est mon aîné ?

Boromir soupira et lança un regard désolé à son jeune frère avant de se tourner vers son père en riant.

- Père ! S'écria Boromir en ouvrant les bras à son géniteur.

- Ils disent que tu as vaincu l'ennemi d'une main ! D'une seule ! Confia Denethor en regardant son fils.

- Oh ils exagèrent ! La victoire revient aussi à Faramir ! Dit-il invitant ainsi celui-ci à se joindre à eux.

Se détachant lentement de son aîné, Denethor foudroya du regard son plus jeune fils qui s'était approché d'eux, une lueur d'espoir au fond de ses prunelles mais celle-ci disparut rapidement devant les mots haineux de l'Intendant.

- Mais sans Faramir cette cité serait encore debout. N'étais-tu pas chargé de la protéger ?

- J'aurais réussi mais nous étions trop peu... Avoua Faramir honteusement.

- Trop peu ! Tu as laissé l'ennemi y pénétrer et la prendre à sa guise. Tu renvoies toujours une piètre image de ton père.

Déglutissant, le jeune homme baissa le regard vers ses pieds, le cœur lourd. Quoiqu'il fasse il n'était jamais assez bon, assez courageux, il n'était jamais assez tout simplement.

- Ce n'était nullement intentionnel...

- Vous ne lui accordez aucun crédit et pourtant il essaie de faire votre volonté. Il vous aime père. Grogna Boromir en bousculant son père, allant à l'écart pour calmer la colère qui grondait en lui.

Son père n'aimait pas Faramir, il ne faisait que le rabaisser et il ne pouvait plus le supporter, il ne pouvait accepter la tristesse que ressentait le petit dernier, c'était trop. Denethor n'était qu'un tyran et Boromir, bien qu'il aimait son père, ne comprenait pas pourquoi Faramir n'était jamais à la hauteur à ses yeux. C'était pourtant un jeune homme mature, fort et vaillant, menant ses hommes avec courage. Tout le monde le respectait dans l'armée. Depuis que leur mère était morte, Boromir avait la nette impression que Denethor blâmait son jeune fils pour la mort de sa femme.

- Ne m'ennuie pas avec Faramir, je connais ses capacités et il n'en a guère ! Contra Denethor en le suivant. Nous avons à parler d'affaires plus urgentes. Elrond de Fondcombe a convoqué un conseil. Il ne dira pas pourquoi mais j'ai deviné son objet. On raconte que l'arme de l'ennemi a été retrouvé.

- L'Anneau unique !? Le fléau d'Isildur?! Chuchota furieusement Boromir en dévisageant son paternel.

- Il est entre les mains des Elfes ! Chacun va essayer de le réclamer. Les Hommes, les Nains, les Magiciens. Nous ne pouvons laisser cela se faire. Cette arme doit venir au Gondor.

- Au Gondor !?

- C'est dangereux j'en suis conscient. L'Anneau cherche toujours à corrompre le cœur des Hommes faibles. Mais toi tu es fort. Et notre besoin est grand. C'est notre sang qui vient d'être versé. Notre peuple qui s'éteint. Sauron attend le bon moment. Il rassemble de nouvelles armées. Il reviendra. Et lorsqu'il le fera, nous ne pourrons l'arrêter. Le Gondor est faible. Tu dois y aller. Rapporte-moi ce don de puissance.

- Non ! S'exclama Boromir en reculant le plus loin possible de Denethor. Ma place est ici au près de mon peuple ! Pas à Fondcombe !

- Désobéirais-tu à ton père ?

- S'il faut vraiment aller à Fondcombe, envoyez-moi à sa place. Intervint Faramir.

Denethor braqua sur lui ses yeux moqueurs et colériques.

- Oh je vois. Une chance pour Faramir, capitaine du Gondor de prouver sa valeur. Cracha l'Intendant au visage de son fils. J'en doute. Je ne peux confier cette mission qu'à ton frère. Celui qui ne me décevra pas.

- Je n'irai pas. Trancha Boromir attirant sur lui le regard surpris de son paternel. Je n'irai pas si Faramir ne vient pas.

- Boromir... Grinça Denethor.

Comment osait-il le contredire ? Tout cela pour ce maudit frère qui n'apportait que la honte au Gondor depuis qu'il était venu au monde ?

- Réfléchissez Père ! Les autres races viendront avec des émissaires, si vous m'envoyez seul, je n'aurai aucune chance de ramener l'Anneau. Nous devons être deux pour plaider la cause de notre peuple. Laissez Faramir m'accompagner Père, je vous en conjure.

Denethor dévisagea son aîné, les traits durs et froids. Pendant plusieurs minutes le silence pesant entoura les trois hommes jusqu'à ce que le plus âgé ne pousse un long soupir.

- Très bien. Emmène cet incapable avec toi puisqu'apparemment rien ne te fera changer d'avis. Claqua Denethor pour tourner les talons et se retirer d'un pas raide, laissant les deux frères éberlués.

- Boromir... Je...

- Je ne pouvais pas te laisser seul avec lui. Articula le capitaine général en posant sa main sur l'épaule de Faramir. Viens. Allons nous préparer.

Ils s'en allèrent au camp prendre leurs affaires, leurs épées et l'arc de Faramir ainsi que son carquois, et se dirigèrent vers leurs chevaux. Ils n'avaient pas le temps de dormir, ni même de se reposer quelques heures, les minutes étaient comptées et ils ne voulaient surtout pas que leur père ne change d'avis. Alors ils s'en allèrent après un dernier regard au drapeau du Gondor qui flottait au vent.

- Souviens-toi de ce jour petit frère. Sourit Boromir.