Bon-jour/soir !
Merci à :
Moi : Courage, voici la suite !
Sakka-Sensei : Ce chapitre devrait te donner quelques indices ;) et tu as bien vu pour notre ami Sasuke (l'auteur s'enfuit pour ne pas mourir)
Miko2005 : Ah toi aussi tu paries sur Naruto ? allez, je vais finir par prendre les paris ! Haha
N'oubliez pas de commenter une histoire que vous lisez, c'est le seul salaire des auteurs de fanfictions !
Et surtout c'est le moyen de savoir si une histoire plaît ou non !
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Bonne lecture à vous !
" Et là, il me dit : « Non, mais n'avez vous pas honte ?! Et mes laitues ?!» Je lui ai sauvé la vie et le type me prend la tête pour ses laitues ! Pas croyable !" S'écria Naruto au souvenir de ce vieux monsieur qui lui avait des remontrances alors qu'il lui avait sauvé la vie. L'affaire était allée jusqu'à Tsunade qui l'avait à son tour puni pour les dégradations. Les vieux, je vous jure...
Kāra rit encore à s'en tordre le ventre. Cela faisait un petit temps qu'ils discutaient en mangeant, ils s'étaient raconté leur enfance chacune remplie de solitude. Il l'avait amené dans un restaurant de grande envergure. La propriétaire les avaient salués humblement avant de prendre leur commande. Il semblerait que cet endroit avait été pour Naruto, un lieu d'évasion. Le vieux propriétaire faisait parti des personnes à croire en lui depuis son enfance et à ne jamais l'avoir ignoré malgré toutes les choses affreuses que les rumeurs prétendaient. Elle avait été surprise de savoir qu'un homme aussi respecté que le Hokage de Konoha avait passé son enfance seul, avec très peu d'ami et très peu de respect de la part de ses concitoyens. Mais elle avait été rassurée de savoir que depuis qu'il avait fait ses preuves, notamment en sauvant à 16 ans seulement tous les villageois d'un homme qui avait voulu détruire le village, tous le respectaient sincèrement.
" Vous avez de la famille du côté de votre père ? Des oncles ou des tantes ?" Demanda Kāra. Elle ne voulait pas embêter Naruto en parlant de choses qui pourrait le blesser, mais elle voulait savoir, et connaître sa famille.
" Non, mon père était orphelin. Il n'avait plus de famille. Ma mère aussi par ailleurs." Lui répondit-il, serein.
" Et ... votre père, il était comment ?
- On peut se parler de façon un peu plus familière, étant donné que nous sommes frère et sœur. " Proposa le blond, en prenant sa main dans la sienne. Kāra sourit en entendant ses mots qui lui rappelèrent qu'à présent, elle n'était plus seule.
" Mes parents sont morts le jour de ma naissance, je n'ai pas pu passer beaucoup de temps avec eux." Il lui semblait que Naruto n'était pas froissé par les questions de Kāra. Il ne semblait pas avoir de ressentiments par rapport à la mort de ses parents. Enfant, elle en avait voulu longtemps à sa mère d'être morte et de ne pas s'être plus battu pour rester avec sa fille qui n'avait qu'elle. Aujourd'hui Kāra savait que la vie était bien plus compliquée que cela.
" Et votre mère, elle était comment ?
- Elle avait très mauvais caractère et une longue chevelure rousse, comme la tienne. " En disant cela, il attrapa doucement l'une des mèches de cheveux de la reine et l'admira : " C'est une très belle couleur, je trouve.
- Merci." Rougit Kāra, radieuse. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois que quelqu'un avait complimenté ses cheveux. : "Il aimait bien les rousses, je pense." S'amusa-t-elle.
" En même temps, ma mère était très belle ! " Ajouta Naruto, fier. " Et toi aussi tu l'es, donc on peut en conclure que ta mère était une très belle femme.
- Elle l'était !" Renchérit-elle : "Elle avait aussi un fort caractère.
- Dans ce cas, il aimait les belles rousses à fort caractère." Rit Naruto avant de reprendre plus sérieusement. " Je pense que c'est pour cela qu'il a dû sceller leur mémoire. Pour que personne ne sache... Mais je ne comprends pas... Ce n'est pas dans sa nature d'abandonner un enfant...
- Il avait peut-être peur de la réaction de ta mère ?
- Je ne sais pas ..." Fit Naruto songeur. " Je suis à la fois triste et à la fois content. Je suis triste pour ma mère évidemment, ils sont tous les deux morts en me protégeant. Ils semblaient être heureux ensemble, mais j'imagine qu'on a tendance à idéaliser ses parents surtout quand on les voit peu..."
Remarquant la moue triste qu'affichait Kāra, il s'empressa de finir de dire le fond de sa pensée : "Mais je suis aussi content parce que j'ai de la famille, et de mon expérience, on a jamais assez de famille !
- Je t'en filerai de la famille..." Grommela une voix de mécontentement derrière eux. Lorsqu'ils se retournèrent ils firent face à un brun qu'ils connaissaient bien, plus maussade que jamais :
" Sasuke ?" S'étonna Naruto : " Qu'est ce que tu fais là ?"
L'homme en noir prit place à la droite de Kāra visiblement grognon. Il commanda à son tour un bol de ramen. Les deux le regardèrent en silence recevoir sa commande.
" Sakura m'a viré de la chambre alors que je lisais une histoire au petit...
- Oh, c'est vraiment gentil de votre part, merci." Le remercia chaleureusement Kāra en s'inclinant le plus possible puis elle rit encore devant l'air boudeur que continuait d'afficher Sasuke qui commença à manger sans le quitter des yeux.
" De rien, c'est avec plaisir. Il est mignon ce petit, il me rappelle ma fille.
- Elle a quel âge ?
- Douze ans.
- Elle est grande, dîtes donc ! " S'extasia Kāra : " J'ai hâte et en même temps peur de voir mon fils grandir. Qu'est ce que je vais faire quand il n'aura plus besoin de sa maman ?" S'angoissa-t-elle faussement.
" En refaire un." Lui répondit du tac au tac Sasuke, Naruto prit le parti d'en rire accompagné de sa nouvelle famille.
" Je me ne pensais pas humoriste ...
- Excusez-moi de vous demander ça, mais pourriez vous me lire encore un passage du parchemin." Lui demanda la jeune reine, hésitante. Elle ne voulait pas déranger plus l'Uchiwa mais elle mourait d'envie d'en savoir plus sur les écritures de sa mère et malheureusement il était le seul à pouvoir les lire.
Il prit dans sa main le parchemin et chemina avec ses yeux aux étranges couleurs le papier et s'arrêtait quand un passage retenait son attention. La description du père de Kāra collait en tout point avec les résultats du test, un homme blond, bon et beau, des yeux bleus clairs comme le ciel en été et une endurance sans limite. De la bonté et un sourire ravageur. Un vieux maître qui avait servit de repère paternel car il était lui-même orphelin et qui l'avait entraîner des années, sachant invoquer des grenouilles.
Kāra était heureuse de découvrir l'homme qui avait été à l'origine de sa vie, mais il lui semblait qu'il manquait une information, une chose la froissait sans pour autant qu'elle ne sache quoi. Elle ne dit rien, trop curieuse de savoir ce qu'allait décrypter encore Sasuke qu'elle regardait avec attention. Quand ils eurent finit de lire le parchemin, elle sentit un poids en moins sur ses épaules.
Naruto lui raconta alors comment l'homme qui avait entraîné leur père l'avait également entraîné et qu'il était aussi son parrain. Un grand homme, il semblerait. Pendant qu'il lui racontait avec minutie ses aventures avec "l'Hermite Pas Net", elle l'observait et plus son regard restait sur lui et plus elle éprouvait une véritable joie d'être liée à lui. Il avait l'air fort, confiant et rassurant, l'homme qui lui avait toujours manqué, elle espérait que son père soit pareil. Elle était heureuse de faire partie de sa famille à lui, de tous les gens qu'elle avait vu ici, il était celui qu'elle préférait. Maintenant elle savait ce qu'elle avait ressentit en le voyant la première fois, il s'agissait en fait du lien puissant qui les unissait.
" Naruto ! " Appela une voix. Le dénommé se stoppa dans son odyssée pour rencontrer les yeux nacrés d'une femme accompagnée d'une petite fille. Si Kāra se fiait à la ressemblance entre la petite fille et l'homme qui était assis à coté d'elle, elle pouvait en conclure qu'il s'agissait de la femme et de la fille de Naruto. La femme semblait avoir à peu près son âge et était plutôt de petite taille. Elle avait les cheveux noirs bleutés, les mêmes dont avait hérité sa fille.
" Hinata ! " S'exclama-t-il. Celle qui sembla être sa femme lui sourit et sans un mot, il se leva d'un bond de sa chaise et prit la petite dans ses bras en lui disant à quel point il lui avait manqué. En voyant cette scène, son cœur se serra et Kāra sentit monter à ses yeux des larmes qu'elle réprima.
" Il a l'air d'être un chouette papa." Commenta-elle à l'attention de Sasuke, en essuyant ses yeux avec sa manche. "J'aurai aimé en avoir un comme lui.
- On en rêve tous, une famille comme la sienne..." Marmonna-t-il, les yeux rivés dans son bol.
" Vous aussi ? " Lui demanda la jeune reine de Rōhan, plongée dans son regard onyx. Il avait l'air si triste...
Le brun haussa les épaules en guise de réponse et ajouta : " Il est le centre névralgique de sa famille, sans lui, elle tombe. Sans moi, la mienne continuera sa vie comme elle l'a toujours menée.
- Je suis sûre que votre famille vous aime. Il n'y a pas de raison." En guise de réponse, il lui sourit. Un sourire sincère mais torturé. Même en souriant, il avait l'air triste.
Prise par surprise, elle bégaya et rougit tant qu'elle devint couleur cramoisie, elle se cacha discrètement le visage dans sa tenue couleur orange pâle. Les gens beaux ne devraient pas avoir le droit de faire des frayeurs pareilles aux gens normaux ! Elle fut sortie de sa panique par une main douce et chaleureuse qui lui saisit l'épaule amicalement. En se retournant, elle constata que la femme de Naruto s'était rapprochée d'elle :
" Bonjour Kāra, je m'appelle Hinata. Je suis l'épouse de Naruto et voici notre fille : Himawari. Nous sommes ravies de vous compter dans notre famille.
- Oh mon...je !" Kāra ne parvint à aligner plus de mots tant elle était surprise. Elle ne s'était pas attendue à un si bon accueil. " Pardon ! Je suis un peu à bout de nerf.
- Ne vous inquiétez de rien. Nous venons de faire le test ADN avec Himawari et Boruto.
- J'espère que je pourrai sauver Tāra. Je lui ai fait coucou depuis le couloir !" S'écria joyeusement la petite fille qui s'était jetée toute euphorique qu'elle était dans ses bras, sous le regard bienveillant de ses parents.
En guise de remerciement la jeune reine lui caressa le haut de la tête, partageant son euphorie. Elle retenait ses larmes du mieux qu'elle pouvait, elle avait toujours été seule avec sa mère, mais maintenant elle pouvait compter sur sa famille. Ses yeux glissèrent malgré elle, un regard qu'elle espérait discret, sur Sasuke qui ... la regardait. Elle se figea.
Qu'est ce qu'elle pouvait être ridicule !
- TONTON !
Ils tournèrent tous la tête vers l'endroit d'où venait le hurlement pour découvrir un blondinet qui courait à toute vitesse dans leur direction accompagné d'une jeune fille aux cheveux noirs et d'un garçon aux cheveux blancs. Sasuke déglutit difficilement et avant dire :
" J'ai laissé une casserole sur le feu, je dois y aller.
- Mais vous avez pas fini votre bol." Tenta Kāra, espérant que le brun resterait un peu plus longtemps.
Mais avant que le maître au sharingan ne puisse s'enfuir, le même blondinet arriva de l'autre sens et s'agrippa à taille de l'homme en noir et fut vite rejoint par son clone qui s'agrippa à tour.
" APPRENDS MOI UNE NOUVELLE TECHNIQUE !" Exigèrent les deux Boruto simultanément.
" Lâche-moi !
- Pas tant que tu ne m'auras pas appris une nouvelle technique !" S'entêta son filleul.
" Et ta mission ?
- C'était trop facile, en une demi-heure c'était réglé !" Fit-il fièrement.
Pendant quelques secondes, tous regardèrent incrédule Sasuke tenter de s'extirper de la poigne d'un garçon de douze ans, en vain. Pris de pitié pour lui, Hinata rappela son fils à l'ordre :
" Boruto, lâche Sasuke tout de suite.
- Mais il avait promis de m'apprendre une nouvelle technique il y a deux mois déjà !
- Lâche-le je te dis !" Réitéra la mère moins patiente.
" Non." Statua le fils, un regard de défit dans les yeux.
Alors que juste là les efforts de Sasuke pour se défaire de son filleul avaient été vain, soudainement comme habité par une force inhumaine, il prit le garçon par le col, le détacha de lui sans effort et dit :
" Comment oses-tu t'adresser à ta mère ?! Je te jure que je vais te faire regretter ton comportement et jusqu'à ta naissance même !"
De peur que cette prophétie se réalise, Boruto fila le plus vite possible coursé par son maître qui hurlait : "Reviens ici !"
" Ils ont l'air de bien s'entendre." Fit la reine en riant, très vite rejointe par tous les autres. Elle aurait aimé qu'il reste un peu plus, sa présence lui faisait du bien...
Elle se sentait tant en confiance quand il était là. Sa compagnie était agréable et quand bien même il ne se passerait jamais rien de plus, elle voulait passer un peu de temps avec lui avant de devoir rentrer chez elle. Elle lança encore un regard à Sasuke qui s'éloignait avant de se flageller mentalement. Pire qu'une adolescente.
Elle savait qu'elle ne devait pas penser à lui de la sorte. Il était marié, à une femme formidable en plus ! Kāra appréciait déjà énormément Sakura, elle voyait en elle une femme forte et l'admirait grandement. Comme elle aurait aimé être comme elle. Sa mère était semblable à la médecin. Elle soupira intérieurement et se résigna à rêver simplement.
" Papa doit-il encore partir en mission prochainement ?" Demanda la jeune fille brune à Naruto.
" Pour le moment, il n'y a rien de prévu..." Lui répondit le Hokage souriant mais il semblait gêné pour vite changer de sujet, il présenta la jeune fille brune à Kāra et lui expliqua qu'elle était la fille de Sasuke et de Sakura. La jeune reine se présenta humblement, elle-même embarrassée d'avoir eu des pensées concernant le père de Sarada, et ce devant sa propre fille.
La jeune fille s'inclina respectueusement ainsi que son camarade qui répondait au nom de Mitsuki. Puis elle sourit à Kāra avant de partir à la recherche de Boruto. Elle était le mélange parfait de ses deux parents : elle avaient les mêmes couleurs que son père, elle avait hérité du visage de sa mère.
Kāra sentit un pincement dans son cœur.
Ils finirent par arriver près de la forêt de la mort. Entre les arbres, Sarada repéra très vite les cheveux blonds de son coéquipier. Derrière lui, elle vit son père courant toujours après son élève tout en jurant. Elle s'arrêta brusquement, Mitsuki en fit de même posant ses iris doré sur elle. Elle se demandait ce qui avait changé. Elle aurait voulu savoir pourquoi. Pourquoi son père s'éloignait d'elle ? Encore.
Ses parents, croyaient-ils qu'elle ne verrait rien ?
La croyaient-ils si naïve ? Elle ne l'était pas.
Cela avait progressif.
Au début, son père dormait sur le canapé. "Ce n'est rien." Avait-il dit. Il était soi-disant rentré tard et n'avait pas voulu réveiller sa mère qui avait le sommeil léger. Certes. Elle pouvait accepter cette excuse mais quand il dormait sur ce maudit canapé alors qu'il avait passé la soirée avec elles ? Et plusieurs nuits d'affilées ?
" Je suis allé me promener, je n'ai pas voulu réveiller ta mère."
Bien sûr, oui.
Elle les entendait se disputer. Avant, elle pensait simplement qu'ils discutaient. Jamais un mot n'avait été plus fort que l'autre. Mais quand elle avait commencé à prêter attention à ce qu'ils disaient, elle s'était rendue compte que ce n'était pas le cas.
Puis, ses missions duraient de plus en plus de temps, à tel point qu'il passait plus de temps en mission qu'à la maison, avec elles. Il lui était même arriver de croiser son père en ville alors qu'elle le pensait encore en mission. Lui se promenant tranquillement. Parfois, c'était quelqu'un d'autre qui lui disait que ce dernier était déjà rentré depuis plusieurs heures. Pourtant, il n'était pas rentré à la maison.
Les disputes se faisaient de plus en plus souvent.
Et finalement, au bout de plusieurs mois, Sarada remarqua que cela faisait un moment qu'elle n'avait pas surpris son père à dormir sur le canapé. Cela l'avait rassurée d'abord. Avant qu'elle ne se rende compte qu'il rentrait très tôt le matin, essayant d'être le plus discret possible. Il ne dormait même plus à la maison pour ne pas éveiller ses soupçons !
Elle l'avait retrouvé depuis peu et ne voulait pas le perdre de nouveau. Le voir pour la première fois lui avait amené tellement de bonheur.
Elle avait enfin pu mettre un visage sur ce mot "Papa". Certes, elle avait une photo de lui chez elle, la seule existante à ce moment, mais très vite elle avait bien vu que sur cette photo son père était très jeune. Il n'était donc pas encore "techniquement" son père.
Et maintenant il partait de nouveau...
Mitsuki posa un main amical sur son épaule. Elle le remercia d'un sourire avant de se remettre en route.
Après dix minutes de course, son insupportable filleul avait finalement prit la poudre d'escampette et par la même occasion il avait inventé une nouvelle technique de replis pour échapper à son maître dans la crainte d'une punition pour avoir manqué de respect à sa mère. Sasuke savait que Boruto était simplement caractériel mais que jamais il ne ferait ça volontairement. Il était certain que son élève courrait immédiatement demander pardon à sa mère dès qu'il la verrait, punition ou pas. Voilà, Sasuke allait avoir la paix le temps que le gamin apprenne à se servir de sa nouvelle technique, il allait pouvoir souffler un peu.
Il entra discrètement dans sa propre maison. Normalement Sakura était à l'hôpital avec le petit, alors il en profiterai pour aller prendre une douche. Cela faisait plus de vingt-quatre heures qu'il vagabondait dans les rues de Konoha, craignant de rentrer. Il retira ses chaussures sans le moindre son et s'en alla vers le salon. Quand il passa près dans la salle à manger, il vit celle qu'il tentait d'éviter depuis des mois attablée. Elle était profondément perdue dans ses pensées, à tel point qu'elle ne l'avait même pas remarquer.
Parfait ! Je vais pouvoir m'éclipser en douce !
Il fit deux pas en direction de la sortie avant de, malgré tout, revenir lancer un regard sur sa femme. Elle avait l'air si triste, il savait que c'était de sa faute mais il savait aussi que l'issue de la discussion qui lui pendait au nez ne serait jamais celle qu'il espérait. Il aimait Sakura, il en était sûr. Elle avait une grande importance pour lui et il lui serait toujours redevable pour tout ce qu'elle avait pour lui et pour la magnifique petite fille qu'elle lui avait donné. Le plus beau jour de sa vie, et de loin. Mais de là à dire qu'il était encore amoureux, il ne le savait pas. Il n'imaginait pourtant pas la vie sans elle.
Il prit une profonde inspiration et décida de faire face à ses responsabilités, il le devait bien à Sakura.
" Salut..." Fit-il pour attirer son attention, toujours en dehors de la salle à manger.
Elle releva la tête, surprise de sa présence.
" Il y a un soucis avec le petit à l'hôpital ?
- Non... enfin, je ne crois pas.
-Oh."
Il vint s'asseoir en face d'elle, à son regard, Sakura compris qu'il était temps d'avoir cette discussion tant redoutée.
" Sasuke, je..." commença la Rose : "Ce n'est plus possible entre nous.
- Quoi ?" Le monde s'écroulait autour de lui, il s'attendait à cette fin mais il ne voulait pas la voir. Pourquoi n'avait-il pas pris la fuite ?
" Je voudrais que tu saches que... je t'aime et que je t'aimerai toujours. Tu es toujours l'une des personnes les plus importantes pour moi. Mais je ne t'aime plus comme ta femme devrait d'aimer."
Sasuke se pinça l'intérieur de la joue pour ne pas s'écrouler devant la Rose, cela allait être particulièrement difficile.
"C'est un 'au revoir' mais pas 'un adieu'. Je sais que c'est cliché de dire que je voudrais qu'on reste amis. Je veux toujours faire partie de ta vie mais plus comme ça. Et je sais que c'est ce que tu ressens aussi, même si tu ne le dis pas. Je suis contente d'avoir eu ma fille avec toi, tu es un bon père."
Sans pouvoir se retenir, des larmes coulèrent sur les joues de Sasuke. C'était la première fois qu'il pleurait de tristesse depuis la mort d'Itachi. A la naissance de sa fille, il avait pleuré. Oh oui, mais de bonheur. Par pudeur, il s'était caché pour que Sakura ne le voit pas. Mais là, il n'avait ni la force, ni le courage de se cacher d'elle.
Son pire cauchemar se réalisait, il n'avait pas été à la hauteur. Il avait espéré secrètement que tout se réglerait comme par magie, que tout rentrerait dans l'ordre. Il avait espéré en revenant après dix ans loin d'elles qu'il reprendrait sa vie là où il l'avait laissée. Quelle naïveté.
Sa famille était encore détruite et c'était encore une fois de sa faute.
" Je suis tellement désolé, Sakura. Je n'ai pas été à la hauteur, je ne suis qu'un incapable. Je n'ai pas su garder notre famille unie. Tout est de ma faute."
Il avait l'impression d'être dans un cercle vicieux. Peut-être qu'il aurait dû resté seul. Parce qu'il n'était pas capable d'aimer ou de s'occuper d'une autre vie, lui qui avait toujours été tout seul.
" Je voulais tant réussir, nous rendre heureux et j'ai tout foiré. Je voulais être digne de ce que tu attendais de moi."
Quand son regard osa enfin rencontrer celui de sa femme, il la vit pleurer à son tour. Elle se leva précipitamment de sa chaise pour venir le prendre dans ses bras. Il serra sa taille et pleura encore quand Sakura prit à son tour la parole :
" Tu n'y es pour rien. Cette mission était nécessaire pour la sécurité du village mais on ne peut pas ignorer la conséquence de tout ça.
- J'aurais pu rentrer des fois mais j'avais si peur de ne pas réussir à vous quitter... J'étais si triste.
- Je sais." Dit-elle en caressant ses cheveux tendrement. "J'étais dans un si grand désarroi quand tu es parti. J'ai passé des mois puis des années à m'autopersuader que j'étais heureuse comme ça, que tout allait bien. J'étais si naïve !" Fit la Rose entre deux sanglots :
" J'étais tant perdu quand Sarada est tombée très malade quand elle avait sept ans. Une fièvre qui a duré trois semaines et qui ne partait pas. Quand tu es rentré, j'étais si heureuse de te revoir. Tu m'avais tant manqué. Mais quand on a fait l'amour cette fois-là, je me suis rendue compte d'une chose à laquelle je n'avais jamais accordé d'importance.
- Quoi donc ?
- Que j'étais vraiment très naïve.
- S'il te plaît, ne dis pas ça.
- Si." Elle se détacha légèrement de lui pour lui faire face tout en gardant ses bras autour de ses épaules. " C'était irréel de ma part d'attendre de toi de devenir le prince charmant simplement parce que tu étais revenu à Konoha. Que ta souffrance à toi était bien trop grande et forte pour que je puisse la comprendre, moi qui n'avais jamais perdu personne.
- C'est pas un défaut." Tenta le brun, la voix tremblante.
"J'étais naïve de croire qu'il suffisait de se marier et d'avoir un enfant, de te "redonner une famille" pour te rendre heureux. Tu ne pouvais pas être soigné par magie. Toutes les souffrances que tu avais enduré ne pouvaient pas disparaître d'un coup simplement parce que je t'avais dit "je t'aime".
- On a pas besoin de souffrir pour consoler quelqu'un d'une souffrance.
- Je sais mais cette fois-là, après dix ans. Je me suis rendue compte que j'aimais une version idéalisée de toi, une version où tu étais parfait et où tu n'avais pas besoin de mon soutien parce que tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles. Je n'ai pas remarqué qu'au début de notre relation tu avais bien plus besoin que ce je t'ai donné."
Sasuke serra son bras autour de sa femme, il ne voulait pas que cela se termine. Il ne savait pas s'il l'aimait toujours mais il ne voulait pas la quitter. Il ne voulait pas que tout s'arrête. Elle reprit :
"C'est moi qui n'ai pas été à la hauteur. Au début de notre relation, je t'ai pris pour acquis simplement parce que je pensais t'aimer depuis longtemps. Je n'avais pas réalisé l'envergure de ta tristesse. J'ai choisis de l'ignorer parce que je voulais être avec ce que je pensais être toi. Mais le vrai toi avait besoin de plus que ce que j'étais capable d'offrir."
- Je suis désolé.
- Ne t'excuse pas." Sakura hésita à poursuivre. Puis semblant avoir fait son choix, elle continua : " Avant que je n'ai pu me rendre compte de mon erreur, mon ressentiment envers toi était trop grand puis ton absence et ma culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur pour toi m'ont fait perdre les sentiments amoureux que j'avais pour toi.
- Je suis désolé.
- Arrête de t'excuser. Je ne peux pas t'en tenir rigueur. C'est moi qui m'excuse d'avoir mis sur ses épaules tant de pression. J'avais imaginé pour nous, la vie parfaite sauf que personne n'est parfait et j'en ai été frustrée. Je voulais tant te rendre heureux, te voir sourire et pensais naïvement y arriver sans effort."
Elle détendit ses bras et caressa affectivement l'épaule sur laquelle sa tête reposait :
" Tu as été heureux avec moi ?
- Très heureux.
- C'est tout ce que je rêvais d'entendre." fit la rose.
Elle l'enlaça encore avant de poser ses mains sur les joues de son mari et de déposer un dernier baiser sur ses lèvres.
Toujours dans les bras de la femme qu'il avait aimé il se sentit plus léger, libéré comme s'il n'était plus en prison.
1 an de retard, qui dit mieux ? Voilà un chapitre qui aura eu du mal à sortir, j'en reviens pas que cela fasse déjà presque un an après la sortie du précédent chapitre. Vous êtes très patients, haha.
