Deacon quitta les lèvres de Cassandra.

- David…

Elle lui fit signe de la tête derrière lui.

Il réalisa où ils étaient, et surtout qu'ils n'étaient pas seuls.

- Que vient-il de se passer ? Demanda Tan.

- On te le dira plus tard. Répondit Hondo.

- Quand tu seras grand. Continua Luca.

- Ils savent ? Lui demanda Cassie.

- Vu sa réaction quand c'est arrivé, on a su qu'il y avait quelque chose de plus que de voir nos amis sous les décombres. Alors il nous a tout dit. Répondit Chris à sa place.

- Et ton père sait ? Demanda-t-il en voyant son patron sourire.

- Dans les grandes lignes.

- Monsieur…

- Deacon. Comme je l'ai dit à ma fille, son bonheur est ce qui compte puis tu es un homme bien. Ta situation n'est pas facile. Mais tu as su te remonter.

- Merci, monsieur.

- En plus, tu as pris une très belle femme, très bonne cuisinière et qui adore les enfants, pour le faire.

- Papa !

Il rougit sous les rires des autres.

- En parlant d'enfants, j'allais oublier. Tiens ma chérie. Lucas t'a fait un dessin.

- Il est trop beau.

- Et à vous aussi jeune homme. Quand mon petit-fils a su qu'un ami de sa tata était lui aussi blessé, il a tenu à vous faire aussi un dessin.

Il vit Tan sourire tendrement.

- Vous le remercierez pour moi. Il est magnifique.

On frappa à la porte, c'était Bonnie.

- Il commence à avoir trop de monde. Nous allons vous laisser. Dit Hondo.

- Reposez-vous. Dit Chris.

- Ma coccinelle aux fraises, tu vas me manquer. Dit Lucas.

- Profites de mon absence pour t'entraîner, car dès mon retour, je te combat. Et il y a de fortes chance que je t'envoie ici pour ton insulte. Répondit Cassie en souriant.

Luca sourit grandement alors que leurs amis secouèrent la tête, mais avec un petit sourire aux lèvres.

- Deacon, vous pouvez rester un peu avec Cassandra, je vais rentrer pour m'occuper de Dounia le temps que ma femme vienne apporter les affaires de ma fille. Nous préférions que je vienne en premier voir comment elle allait.

- Bien sûr monsieur.

Le père de la jeune femme posa un baiser sur le front de sa fille puis après avoir salué Tan et Bonnie ainsi qu'avoir posé un instant sa main droite sur son épaule gauche, il partit.

Il s'assit sur la chaise à côtés de Cassandra puis il lui prit sa main gauche dans les siennes.

En rentrant chez lui, il était rassuré, mais la fatigue commençait à se faire sentir.

Fatigue qui s'envola en entendant le cri d'Annie.

Il alla arme en main dans la chambre quand il comprit le cri de sa femme. Elle avait perdu les eaux. Elle allait accoucher.

- David.

- Je t'amène à l'hôpital. Appelles Robert.

- Mais…

- Il doit être là.

Sa femme acquiesça.

Il regardait au travers de la vitrine de la nurserie la petite Victoria. Même si à présent, il savait qu'elle n'était pas sa fille, Annie avait tenu à donner au bébé le prénom qu'ils avaient choisi ensemble.

À ce moment-là, il réalisa ce que la trahison d'Annie voulait réellement dire. Ce bébé, il ne pourrait pas le prendre dans ses bras en lui disant qu'il l'aime. Il ne pourrait pas le border le soir en ayant cette fierté d'être son père comme il l'avait fait avec les autres. Même si génétiquement Harper n'était pas son fils, il ne l'avait su que récemment. Il le considérait malgré tout comme son fils.

La nausée l'envahissant, il ferma les yeux. Un doux sourire apparu derrière ses paupières. Alors avant de rentrer chez lui pour avoir une bonne nuit de sommeil, les enfants étant chez les parents d'Annie, il alla voir Cassandra.

La jeune femme s'étant endormie peu après son arrivée, il avait expliqué à Tan leur relation. Comme ses autres amis, il les soutenait.