Deacon aida Cassie à s'installer sur le canapé. La jeune femme était rentrée chez elle depuis quelques heures.

- Ça va ? Tu veux un coussin de plus ?

- Je vais bien, Deacon. Je ne suis blessée qu'à l'épaule.

- Tu es déjà trop blessé pour moi.

Il l'embrassa tendrement.

- Tu n'étais pas obligé de venir me chercher. Tu as déjà bien à faire entre t'occuper de tes enfants et aller au travail.

- Ta famille m'aide avec mes enfants, ce qui d'ailleurs fait le bonheur de Mattew et de Lucas.

- Même de Dounia, j'en suis sûre. Elle peut voir son Deadea plus souvent.

Il sourit. Partir de chez les Nolan était difficile car la petite voulait toujours un câlin. Et il devait avouer qu'il avait aussi du mal à lui refuser.

Il s'assit à côté de Cassie et l'attira dans ses bras.

- Comment va Annie ?

- Bien. Elle devrait sortir dans deux jours. Robert est auprès d'elle et quand je vais la voir, il nous laisse.

- Vous avez parlé tous les deux ?

- Oui. Il m'a remercié de m'avoir fait prévenir pour l'accouchement. Il sait qu'Annie ne l'aurait pas fait d'elle-même. Il est prêt à assumer ses enfants. Il sait que j'ai reconnu Harper, mais il voudrait le faire.

- C'est un homme bien.

- Oui.

- David ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Notre conversation m'a fait comprendre qu'il veut avoir plus souvent sa famille à ses côtés, et je le comprend, mais aussi que la situation telle qu'elle est ne doit plus durer. - Que veux-tu dire ?

- Nous devons nous séparer avec Annie. Nos enfants doivent se rendre compte que les choses ont changé. Annie doit pouvoir être avec l'homme qu'elle aime et je désire passer plus de temps avec toi.

Cassie le regarda. Il se pencha puis il l'embrassa tendrement en caressa sa joue gauche.

Il venait de rentrer chez lui avec ses enfants. Ces derniers n'avaient plus qu'à se brosser les dents et se mettre en pyjama. Ils avaient souper chez les Nolan.

- Papa. Ça va ?

Il sourit à Lila.

- Oui ma puce. Je suis juste fatigué.

Sa fille vint dans ses bras pour un câlin. C'était leur meilleur remède à tout.

Il regardait Annie border la petite Victoria. Ils avait que la conversation qui allait suivre allait être difficile, mais elle devait avoir lieu.

Quand sa femme sortit, il lui demanda de le suivre dans le salon.

- Annie. Je sais qu'on s'était dit qu'on devrait continuer à vivre ensemble, mais ce n'est pas juste pour nous, pour nos enfants, pour Robert et Cassandra.

- David…

- Nous ne pouvons pas continuer ainsi.

- Je sais que tu as raison. Mais que va dire..

- Annie. C'est notre vie. Le fait que nous sommes chrétiens ne veut pas dire écouter les autres et être malheureux.

- Tu as raison. Mais comment devons-nous faire ?

- Déjà, nous devons parler à nos enfants. Ensuite, nous verrons pour la maison…

- Non. Je veux que tu gardes la maison. Tu travailles dur pour la payer.

- Mais tu es la mère de mes enfants, je ne veux pas te mettre dehors.

- Je ne serais pas dehors. J'irai vivre chez Robert.

- Tu sais que si c'est le cas, que je reste ici, Cassandra viendra ?

- Je sais. Cela ne me dérange pas. Puis ce serait l'inverse, ce serait pareil.

- C'est vrai.

- Je suis vraiment désolée de nous mettre dans cette situation.

- Annie. Tu n'es pas la seule coupable. Je suis tombé amoureux de Cassie.

- Mais je suis celle qui t'a trahi en premier. Te faisant croire à ta paternité alors que deux des enfants ne sont pas de toi. Puis, Cassandra et toi, vous n'avez rien fait. Donc tu ne m'as pas trahi.

- Nous nous sommes embrassés.

- Ce n'est pas réellement tromper vu ce que je t'ai fait.

Il la prit dans ses bras.

- Ne prends pas toute la culpabilité.

- Tu crois que ça va aller ?

- Oui. D'autres sont passés par là et ont survécu. Nous y arriverons, surtout que nous restons amis. Non ?

- Oui. Bien sûr que oui. Mais saches que je t'aimerai toujours, David.

- Moi aussi, Annie.

Il posa un baiser sur son front puis un sur ses lèvres. Il ne pourrait pas oublier toutes ces années. Il avait aimé Annie au premier regard. Mais il devait tourner la page sur eux pour se consacrer à une autre femme qu'il aimait encore plus.