Deacon buvait son café le sourire aux lèvres dans la cuisine de la brigade. Il ne cessait de penser à sa nuit et à sa matinée luxurieuse avec Cassandra.
- Quel sourire alors qu'on va attaquer une garde de vingt-quatre heures. Lui dit Hondo en entrant dans la cuisine. Ta bonne humeur vient-elle d'une jeune femme dont notre chauffeur affuble d'un surnom mélange d'un insecte et d'un fruit ?
- Tout à fait.
- Les choses se passent bien entre vous ?
- Oui. Parfaitement. Mais…
- Mais ?
- Elle ne veut pas venir à la maison, même si Annie lui a dit qu'elle en avait le droit.
- Ça se comprend. Tout dans cette maison lui rappelle que c'est celle que tu as partagé avec ta femme.
- Que devrais-je faire ?
- Retapisser ou peindre. Changer les meubles de place. Ce genre de choses.
- Tu crois qu'elle acceptera de venir après ?
- J'en suis certain.
- Merci Hondo.
- Je t'en prie. Je peux t'aider aussi, si tu veux.
- Je ne vais pas dire non.
- À quoi tu ne vas pas dire non, Deacon ? Demanda Luca en entrant dans la cuisine.
- Hondo va m'aider à faire des réaménagements chez moi.
- Si tu as besoin, je suis là. Dit leur chauffeur.
- Merci.
Comme Annie ne pouvait pas s'occuper des petits, elle les avait laissé chez les Nolan. Ces derniers devaient récupérer Matthew et Lila après l'école. Il passa donc les prendre après sa garde.
En entrant dans le salon, après que Madame Nolan lui ai ouvert, il sourit en voyant Cassandra avec Victoria sur elle alors que Dounia était à ses côtés sur Lila. Harper était sur les genoux de Monsieur Nolan.
- Deadea !
Il sourit à Dounia qui l'avait vu.
- Papa.
Il embrassa sa fille Lila, puis Victoria. Il avait envie d'embrasser Cassie, mais il ne savait pas comment réagirait Lila. Puis il prit Dounia dans ses bras.
- Bonjour ma chérie.
- Deadea !
Il embrassa ses joues rondes. Il alla auprès de son patron puis il embrassa les joues d'Harper.
- Les garçons. Appela Madame Nolan.
Quand son fils le vit, il vint contre lui.
- Papa.
- Bonjour mon grand. Ils ont été sages ? Demanda-t-il au Nolan.
- Oh oui. C'est un plaisir de les garder. Répondit Madame Nolan.
- En tout cas merci.
- Deacon, nous en avons déjà parlé. Nous sommes une famille. Dit son patron.
- D'ailleurs papa, tu peux embrasser tata Cassie. Maman nous a dit que c'était ta nouvelle amoureuse, comme Robert est l'amoureux de maman. Lui dit Lila.
Son fils rit.
- Tu verrais ta tête papa. Tu es trop drôle.
- Tu vas voir toi.
Il le chatouilla d'une main.
En redressant la tête, il vit le sourire de Cassandra. Il s'approcha d'elle puis il posa ses lèvres sur les siennes.
- Pardon. Bonjour.
- Bonjour.
- Vous êtes trop mignons. Dit Lila.
Il se sentait vraiment bien.
Il avait expliqué au père de sa compagne ce qui comptait faire chez lui pour que Cassie y vienne quand son patron l'avait trouvé perdu dans ses pensées.
- Je vais vous aider.
- Monsieur…
- Pas de monsieur qui tienne, je te l'ai déjà dit. Puis, Cassandra est ma fille, c'est normal que je t'aide. Je connais des jeunes très bien qui font partis d'une de mes œuvres caritatives. Ils font un travail vraiment bien, pour moins cher que la plupart des soit disant professionnel. Regarde notre cuisine et notre salon, ce n'est pas bien fait ?
- Si très bien.
- Ils ont juste besoin d'avoir la confiance des gens.
- Ils l'auront, mais je vais avoir besoin d'un devis avant.
- J'ai dit que j'allais aider.
- Mais …
- Deacon. Pas de mais.
- Merci.
- Tout va bien ici ?
Il sourit à Cassandra.
- Oui. Ne t'en fais pas ma chérie. Je vous laisse. Dit le père de sa compagne.
Dès qu'il fut hors de la pièce, il enlaça Cassie puis il l'embrassa tendrement.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi. Lui répondit-elle en souriant. Mais très bientôt, tu me verras plus souvent.
- Tu as passé ton contrôle ?
- Oui. Je suis bien remise. Je dois passer un test avec Mumford demain, car Hondo n'a pas le droit de nous faire passer de test, à Tan et moi car il ne pourrait pas être objectif. Si Mumford me trouve opérationnelle, lundi, je suis de retour.
- J'espère que ce sera le cas, même si je vais avoir peur pour toi.
- Parce que tu crois que je n'ai pas peur pour toi ?
Il sourit en caressant sa joue gauche.
- C'est vrai. Désolé.
Il l'embrassa tendrement.
- Papa. Tata Cassie. Vous venez ? Papi va nous mettre un film. Dit Matthew.
- Papi ? Répéta-t-il surpris.
- Mon père est aux anges d'être appelé ainsi par tes enfants. Mais si ça te gêne…
- Non. Comme tes parents me le répètent tout le temps, nous sommes une famille.
Après un autre baiser, ils rejoignirent tout le monde au salon.
