Après une année bien compliquée mentalement, et la perte d'un être cher, le covid étant passé par là, je suis de retour. Je n'aime pas laisser les choses à l'abandon et des lecteurs m'ont convaincu de continuer cette histoire dont j'avais fini la traduction l'année dernière.

J'espère que vous me rejoindrez pour suivre les aventures de nos deux héros.

Bonne lecture :)

Attention : ce chapitre contient une scène de suicide d'un des personnages. J'ai mis des ... pour séparer le texte si vous voulez éviter le lire le passage.


Chapitre 2

Réparer ce qui est brisé

26 Mars 1921

BPOV

La plupart du temps, j'aimais courir, mais pas lorsque j'étais chassée.

''Bella, où vas-tu ?''

''Edward, tu ne peux pas venir avec moi ! Je serais bientôt de retour. Je t'en prie ! Rentre à la maison !'' Je savais que s'il me suivait, il serait que je manigançais quelque chose. Les falaises près du Lac Supérieur était à quelques kilomètres au loin et j'avais besoin qu'il parte.

''Tu es restée recluse pendant des jours ! Je ne partirai pas avant que tu me dises ce qu'il se passe ! Je sais que tu me caches quelque chose !''

Je m'arrêtai alors, me tournant sur mes talons pour lui faire face. Je ne voulais pas le faire mais je le devais. ''Edward, j'ai juste besoin de partir ! Tu es constamment là et j'ai besoin de temps pour penser !''

La rage implicite dans ma voix, non pas à cause de la colère mais du désespoir, entraîna la plus déchirante des expressions sur le visage d'Edward. ''Je suis désolé, Bella. Je n'avais pas réalisé que tu avais un tel besoin d'être loin de moi.''

Mon cœur se brisa en milliers de petits morceaux alors qu'il se détournait et partit en courant vers la maison, ses pensées en conflit les unes avec les autres. Il avait tellement peur que je ne revienne pas et ses pensées justifiaient les raisons que j'aurais de m'éloigner de lui : il ne me satisfaisait pas, il n'était pas assez affectueux, il était trop voyeur, il ne me donnait pas assez d'espace, je pensais qu'il était un monstre… Rien ne pouvait être moins vrai. Edward ne pouvait pas être trop près. Sa présence était un désir constant au plus profond des confins de mon âme. Je suis désolée, mon amour. Je dois seulement trouver Esme et garder ce secret.

Je me remis à courir, poursuivant à toute vitesse l'aube qui perçait à l'horizon. Un œil humain ne serait pas capable de discerner les changements de couleurs dans le ciel pendant encore une heure. J'avais une fenêtre de vingt minutes, d'après les calculs que j'avais fait dans ma tête, pour atteindre Esme avant que le pêcheur ne la trouve. Je pouvais laisser l'histoire se répéter mais je n'avais pas entièrement confiance que les évènements se déroulent de la manière dont j'avais besoin, je prenais donc les choses en main. J'arrivai au promontoire, près du lac, sachant à quoi m'attendre.

...

Mes yeux se posèrent sur la silhouette d'une femme vêtue d'un caban en laine qui allait jusqu'à ses genoux. Ses bras étaient tendus de chaque côté de son corps, sa tête levée vers le ciel. Elle était belle, immobile, avec toute la peine qui émanait d'elle. Je me tins là à regarder, fascinée par l'expression de résolution et de paix qui se dessinait sur son visage. Elle voulait vraiment mourir. Sans prévenir et sans la moindre hésitation, ses muscles se tendirent et elle sourit alors qu'elle sautait de la falaise vers le lit rocheux en contrebas.

J'aurais pu jurer que mon cœur bondit à la vue d'Esme, ma figure maternelle adorée, tombée vers sa mort. Je fermai les yeux et serrais la mâchoire en entendant le son écœurant de son corps qui touchait le sol dur au pied de la falaise. C'était quasiment presque trop douloureux à supporter, voir une Esme humaine abandonner si librement sa vie. Elle n'avait ressenti aucune appréhension ni aucun doute de ce que j'en avais conclu. Je voulais hurler, n'étant pas préparée par l'horreur que je verrais. Je savais que cela arriverait mais cela ne rendit pas le choc moins tolérable.

Je pris quelques inspirations courtes pour calmer mes nerfs en feu, trouvant la force intérieure pour faire face à son corps brisé. Je descendis la face de la falaise, mon corps bougeant sans que je ne fasse quoi que ce soit. Je ne pouvais pas analyser le spectacle qui m'attendait. Du sang, des ecchymoses, des membres tordus, un battement de cœur qui s'affaiblissait et une respiration superficielle… je peux le faire. Sans vraiment la regarder, je la pris dans mes bras et marchai le long de la côte pour trouver une route plus facile. Son corps était lâche et son sang, qui aurait dû avoir une délicieuse odeur, commençaient à devenir difficile à supporter. Je me mis à courir, poussant mes jambes à aller plus vite que jamais auparavant.

Je fus envahi par le soulagement en voyant la maison, Edward visible à travers la fenêtre de la salle. Je montai les marches et tournai la poignée. ''Edward, appelle Carlisle à l'hôpital maintenant !''

''Oh mon dieu !'' Edward semblait horrifié en voyant le corps d'Esme dans cet état. ''Que s'est-il passé ?''

''Elle a sauté d'une falaise près du lac. S'il te plait ! Appelle Carlisle !''

Je la posai sur la table de la salle à manger, arrangeant prudemment ses membres brisés du mieux possible. L'étrange courbe de son torse m'indiquait que son dos était aussi brisé. Je saisis un torchon dans la cuisine, l'humidifiant pour nettoyer le sang qui coulait de son nez et de son oreille gauche. ''Tiens bon, Carlisle sera bientôt là. Il arrangera tout,'' chuchotai-je, espérant qu'elle pouvait m'entendre où qu'elle soit.

...

''Il arrive à pied.'' Edward se tenait dans l'espace entre le salon et la salle à manger, ses bras croisés sur son torse. ''Pourquoi l'as-tu amené ici ?''

Je le regardai, n'arrivant pas à croire ce qu'il venait de dire. ''Voulais-tu que je la laisse là-bas pour mourir ?''

''C'était ce qu'elle voulait, non ? Qui sommes-nous à jouer à Dieu et lui voler son choix ?''

''Edward, je ne te reconnais pas. Elle mérite une autre chance. Elle est bonne jusqu'au plus profond de son âme je ne pouvais pas la laisser mourir. Elle a tellement de choses qui l'attendent.''

''Comment le sais-tu, Bella ?''

''Je le sais, c'est tout !'' Je perdais patience. Il n'avait pas posé autant de question à Carlisle lorsqu'ils l'avaient trouvé à la morgue la première fois. Je pressai le linge contre ses lèvres qui prenaient une teinte violette et eus un soupir de soulagement lorsqu'elles bougèrent. C'est bientôt fini.

Carlisle arriva en trombe dans la pièce, venant vers moi, pour examiner Esme. ''Mon dieu !''

''Elle a sauté de la falaise près du lac. Je ne pouvais pas la laisser là. Son cœur bat toujours. Peux-tu la sauver ?'' Je t'en prie, ne change pas d'avis, Carlisle !

''Esme, pourquoi as-tu fait ça ?'' soupira Carlisle, la douleur évidente dans ses yeux.

''Tu la connais ?'' demanda Edward, la regardant de plus près. L'adolescente avec la jambe brisée, la femme enceinte, cette femme… il fit le rapprochement. ''Qu'allons-nous faire ?''

''Je ne peux pas la laisser mourir. Non, je ne peux pas.'' Carlisle parlait avec une dévotion que je n'avais jamais entendue auparavant. Je savais qu'il nous aimait, Edward et moi, mais cela n'était rien en comparaison de la révérence qu'il avait pour Esme.

''C'est si facile alors ? Tu choisis ceux que tu veux garder éternellement avec toi ?'' Edward était plus frustré par cette situation que je m'y attendais. C'était différent d'avant.

''Edward, viens avec moi,'' dis-je, tendant ma main pour qu'il la saisisse. Il me regarda avec une douleur résiduelle dans les yeux, certainement dû à mes paroles plus tôt dans la journée. ''Allons marcher.''

''Je pense que je vais plutôt aller dans notre chambre.'' Sur ces mots, il se détourna et se précipita à l'étage, claquant la porte avec plus de force que nécessaire.

Je ressentais une peine intérieure, non seulement à cause d'Edward mais aussi d'avoir vu Esme sauter. Je tournai mes yeux vers Carlisle au moment même où il perçait le cou d'Esme avec ses canines et je sus qu'il fallait que je m'en aille. L'acte de la changer était étrangement tabou, comme si j'espionnai un acte intime entre deux personnes.

Je courus à travers le jardin et le verger, poursuivant le long de l'orée de la forêt jusqu'à ce que je trouve le chemin qui menait à la clairière qu'Edward et moi avions découvert. Elle ne pouvait pas être comparée à celle de Forks, mais elle était assez éloignée pour que personne ne puisse m'entendre. Je laissai libre les hurlements que j'avais réprimé, écrasant mes poings sur les arbres, souhaitant qu'ils résistent plus à ma force sans limite. ''Comment suis-je supposée faire tout ça, Elizabeth ? Comment puis-je rester à l'écart et laisser ces choses arriver aux gens que j'aime ? Je peux à peine gérer ce qui vient d'arriver à Esme, comment vais-je pouvoir faire face à ce qui arrive à Rose ? Comment puis-je laisser ces hommes la torturer comme ça ? Pourquoi dois-je faire ça seule !?''

Je tombai à genoux, des pleurs sans larmes secouant mon corps. Je pleurai pour tout ce que j'avais déjà enduré et pour les choses abominables qui allaient arriver. Je fis tomber ma tête en arrière et hurlai une fois encore, souhaitant pouvoir trouver une manière de faire sortir ce dilemme insoutenable. Je frappai des poings contre la terre, désirant plus que tout pouvoir déchirer ma peau de granite et de renaître, d'être quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'avait pas à faire ces choses-là.

Un battement d'ailes… un vrombissement… Je vis apparaître un colibri devant moi avant qu'il ne déplace sur le côté. Je le suivis rapidement, seulement pour découvrir Edward au loin qui m'observait avec une expression déchirée sur le visage.

''Edward, je…''

''Qui est Rose ?''

Je tremblai intérieurement.

Je lui avais trop dit.

''Pourquoi maudis-tu ma mère, Bella ? Réponds-moi !'' Edward n'avait jamais levé la voix pour me parler, pas plus qu'il n'avait utilisé une telle exaspération ou animosité.

''Je ne peux pas te le dire, Edward,'' chuchotai-je, trop défaite pour lui mentir.

Un éclair zébra le ciel du petit matin, violent et lumineux. ''Bella, je ne t'ai jamais menti. Je ne m'attendais pas à ce que tu commences à le faire.''

La pluie commença à tomber en trombe, nous trempant tous les deux quasiment immédiatement. J'avais la sensation d'être déchirée, désirant lui dire et ressentant de la peine parce que je ne pouvais pas. ''Je t'en prie, ne sois pas fâché. C'est juste tellement compliqué. Je ne peux rien changer.''

''Bella, tu m'as dit toi-même que nous pouvions faire n'importe quoi tant que nous étions ensemble. Comment puis-je être là pour toi si tu ne m'en laisse pas la possibilité ?'' Ses cheveux mouillés collaient à son front, les éclairs illuminaient sa peau, me montrant sa peine et sa beauté, en une seule fois.

''Je te le dirai si je pouvais, Edward, je te le jure. Mais tu ne peux pas voir à l'intérieur de ma tête alors tu ne pourrais pas comprendre ce que je sais.'' Ma voix était brisée. Je ne voulais plus être brisée.

''Dis-moi quoi faire et je réparerai les choses, Bella. Il faut seulement que tu me dises quoi faire.'' Il s'approcha de moi, tombant à genoux à mes côtés et enroulant ses bras autour de moi. ''Dis-moi, mon amour.''

Les mots gonflaient en moi mais ils ne voulaient pas sortir. Je ne pouvais pas trahir la confiance du destin, ou d'Elizabeth d'ailleurs, et dire à Edward ce qu'il se passait.

N'ayant aucun mot, je laissai mes actions parler plus fort qu'aucune phrase que j'aurais pu marmonner, étreignant Edward avec une force brutale. Je pressai mes lèvres sur les siennes, glissante à cause de la pluie, entremêlant mes doigts dans ses cheveux. Amour, besoin, désir, colère, mensonges, trahison, excitation… Je déversais l'amertume de mon âme sur Edward avec des baisers et des gestes violents, espérant qu'il se rende compte que ce n'était pas facile pour moi.

Je voulais qu'il m'arrête, qu'il me dise que ce n'était pas bien de faire quelque chose de si sacrée avec autant d'hostilité présente dans nos émotions, mais ce n'était pas Edward. Il donnait, encore et toujours, ne voulant jamais vraiment rien en retour. J'étais le monstre, en train de profiter de mon amant pour essayer d'apaiser le fou désespoir dans mon âme.

Mes ongles griffaient son dos, déchirant sa chemise sans trop de difficulté. Je la retirai pour révéler son torse si parfait qui ne méritait pas mon abus. Mon corps entier criait que mes actions étaient mauvaises mais je ne pouvais pas m'arrêter. Edward associa son feu au mien, vénérant mon corps avec des baisers brutaux et des mains violentes.

Je redressai sa tête, regardant ses yeux lourds, cherchant la haine que j'avais besoin d'y voir, mais elle n'était pas là. ''J'ai besoin de toi, tout de suite.'' Ma voix était un impérieux chuchotement.

Il hocha la tête avant de me déshabiller rapidement puis de se dévêtir également, il me souleva de la terre trempée, seulement pour poser mon dos contre un vieux chêne. L'écorce était douce contre ma peau alors qu'Edward s'enfonçait en moi avec une force frénétique, remplissant un vide et relâchant ma haine.

J'aimerai ne pas avoir à te mentir, Edward.

Je le tins étroitement, mes jambes enroulées autour de ses hanches, le son de nos peaux claquant contre l'autre emplit mes oreilles. ''Plus fort…'' grognai-je, mordillant sa mâchoire avec mes dents.

Je voulais qu'il brise ce démon en moi, d'écraser l'obscurité avec un amour qui ne connaissait pas de limite. Ce n'était pas juste de me servir de lui à cause de ma propre faiblesse. Il était mon égal, mon partenaire éternel… pas quelqu'un qui était là juste pour me réparer à chaque fois que je ne pouvais pas gérer quelque chose. Je l'utilisai et je le savais.

''C'est ce que tu veux, Bella ? Moi ? Tout ce que je peux te donner ? Qu'est-ce que je reçois en échange ?'' Je pouvais entendre la colère, l'amour et le ravage dans sa voix.

J'étais une moins que rien. Mon corps s'éteignit et je me perdis dans mon esprit, dans l'abysse en moi. Edward était là, mais j'étais seule seule avec cette responsabilité et seule dans ma propre folie. Mes défenses tombèrent en un instant et je me mis à pleurer, m'accrochant au seul havre de paix qu'il me restait.

Edward s'immobilisa au son de mes gémissements, sachant qu'ils n'étaient pas causés par le plaisir mais par la peine dans mon cœur. Il s'assit et me serra contre son torse, tentant de me calmer en me disant qu'il était désolé et que j'avais besoin de lui dire ce qu'il n'allait pas. Je ne pouvais pas parler alors que j'essayai de tout gérer, sachant que je ne serais jamais vraiment préparée à ce qui m'était demandé. Je voulais tellement pouvoir partager avec lui et je pouvais sentir les murs s'écrouler dans ma tentative de lui faire comprendre que je voulais lui dire tout et rien en même temps.

Des souvenirs d'Elizabeth et de ce qu'elle m'avait dit la nuit avant qu'elle m'abandonne le combat s'écrasèrent sur moi comme des vagues. Esme… Rose… Emmett… Alice… Jasper. Le futur qu'Edward et moi avions eu et qui avait disparu. L'opportunité de tout recommencer. La responsabilité de construire cette famille et d'espérer que s'il y avait un dieu, il me donnerait la force de faire tout ce qui était nécessaire.

Ce ne fut pas d'avoir trouvé une réponse qui me sortit de mes émotions turbulentes mais Edward, assis, figé et immobile sous moi. Il ne respirait même pas. Je relevai les yeux, seulement pour voir ses lèvres pincées en une fine ligne et une expression illisible sur son visage. Je me pressai dans ses pensées pour y rencontrer un regard choqué.

Ma bouche s'ouvrit alors que je réalisais la portée de la situation. D'une manière ou d'une autre, Edward m'avait entendu. Il avait vu mes secrets. Il avait vu le destin de tous ceux dont j'étais la garante. Je me relevai soudainement, le soleil matinal perçait à travers les nuages transformant le monde en un gris délavé. Une désolation qui copiait mon humeur.

''Edward, je…''

''Arrête, Bella.''

Je m'appuyai contre le même arbre que nous avions utilisé et regardai, horrifiée, alors qu'Edward se rhabillait, sans sa chemise déchirée, et me regardait froidement. ''Je ne peux même pas… Je pars. Ça m'écœure de penser que tu peux jouer à Dieu. Toi et Carlisle avez ça en commun. N'essaye même pas de me suivre.''

Une douleur, telle que je n'avais jamais ressenti auparavant, m'écrasa alors que je récupérai mes vêtements, les mettant rapidement. ''Où vas-tu aller ?''

''Je ne sais pas, Bella. Pourquoi ne lis-tu pas dans mes pensées ?''

''Edward, peut-on juste en parler, je…''

''Qu'est-ce qu'il reste à dire, Bella ? Que tu me mens ?''

''Si tu me laissais t'expliquer, Edward. Je dois revivre une nouvelle fois cette vie. Je l'ai choisi parce que ça voulait dire que je pouvais être avec toi ! Si tu pouvais, un instant, essayer de comprendre l'importance que cette famille va avoir pour toi, tu ne penserais pas que mes actions sont si exécrables.'' Je t'en prie, ne pars pas.

''Je suis désolé que tu aies eu à choisir ça, Bella. Je suis désolé d'être tombé amoureux de toi. Je suis désolé d'avoir à te faire du mal. J'ai besoin de m'éloigner et de m'éclairer l'esprit. Il n'est jamais trop tard pour recommencer, hein ? C'est ce que ma mère a dit ? Peut-être que j'aurais aussi dû l'écouter.''

Je n'avais jamais Edward aussi en colère depuis que je le connaissais, passé et futur. ''Peux-tu juste penser à ce que j'ai dit ? J'ai traversé tout ça, juste pour être avec toi. Je t'en supplie, ne pars pas.''

''Je comprends, Bella. Je ne sais pas quels sont mes sentiments sur cette histoire. Je ne sais pas ce que je ressens de cette vie et je ne sais certainement pas ce que je ressens de tes mensonges. Je te dis tout et tu ne pouvais pas me faire confiance pour t'aider à porter ce fardeau ? Tu ne pouvais pas me demander mon opinion ? Penses-tu vraiment que je puisse passer mon existence avec quelqu'un qui est si préoccupé par tout le reste, et plus encore qui me ment depuis le début ? Je suis dégoûter. J'avais une foi entière et complète en toi, Bella. Je ne sais pas quoi faire.''

J'étais véritablement désespérer maintenant. ''Edward, réfléchis, ressasse, sois en colère contre moi, mais je t'en prie, ne me laisse pas !''

''Je n'aime pas penser que mon destin a été décidé pour moi. Le libre arbitre est quelque chose que j'aime penser avoir. Je ne sais pas quand je reviendrais. Je t'aime, Bella. Je t'en prie, ne me suis pas.''

Pour la première fois depuis que j'étais devenue un vampire, je ressentis une froideur interne. ''Je t'aime aussi, Edward,'' chuchotai-je. Je doutai qu'il m'ait entendu. Il courait déjà.


Et ce n'est que le début des changements fait par Bella.

J'espère que ça vous a plu. A la semaine prochaine pour la suite.