Coucou mes loulous j'espère que vous allez bien. J'espère que votre été s'est bien passé tout comme votre rentrée. Je reviens bien sûr avec une nouvelle trad ! (Lucette saute de joie)
Alors nous partons sur une trad de 5 chapitres qui est un… semi AU ? Disons que ça commence en AU mais que ça rejoint le canon. Vous verrez faites moi confiance. Cette histoire a été écrite par DiscontentedWinter qui m'a donné son autorisation pour la traduire. Sachez que c'est elle qui a écrit Promise you'll look after him que j'ai traduite il y a quelques années déjà.
Bon toujours est-il qu'un warning est de rigueur car cette histoire fait mention de pédophilie et de négligence sur enfant. (pas de la part du shérif). La pédophilie n'arrive pas tout de suite je vous préviendrez au chapitre concerné. L'histoire se concentre beaucoup sur Stiles et le shérif mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir tout ça.(en espérant ne pas vous faire peur, je vous assure que cette histoire vaut le détour)
Disclaimer : TW est à Jeff Davis et cette histoire est à DiscontentedWinter
Pairing : Sterek, Shérif/Claudia
Warning : mention de négligence sur enfant et de pédophilie
Il y avait des lettres de bois peintes qui épelaient son nom dans un cadre sur le mur de la chambre de Mieczysław Reid. Sa mère les avaient achetées dans un magasin d'art et les avaient décorées bien avant qu'il ne naisse. Aucun des enfants dans la classe de CP ne savait comment dire son nom. Aucun d'eux ne lui parlait de toute façon puisqu'il avait toujours des problèmes et qu'il avait souvent des poux. La dernière fois qu'il était rentré à la maison avec un mot de l'école disant que les poux étaient revenus, Audrey lui avait rasé toute la tête et avait mis du kérosène sur ce qu'il restait. Ça l'avait brûlé et il avait eu une cloque derrière l'oreille qui avait éclaté et qui l'avait fait souffrir des jours et des jours après.
« Putain mais pourquoi est-ce que tu pleures ? » lui avait demandé Papa avant de lui jeter une canette dessus pour le faire partir.
Mieczysław avait 6 ans. Des fois il restait éveillé la nuit dans son lit et regardait les lettres sur le mur. Maman était la seule qui savait comment dire son nom mais elle n'était plus là maintenant. Elle était morte. Même son père ne pouvait pas le dire. Des fois il regardait les lettres en bois, chacune peinte de différente de couleur et se demandait si sa mère l'avait autant aimé quand il était dans son ventre, qu'est-ce que ça ferait si elle était encore là ?
Audrey et papa se disputaient beaucoup.
Ils vivaient en dehors de la ville près de la casse auto. Papa était propriétaire de la casse. Ils n'avaient pas beaucoup de voisins mais des fois le vent portait leur voix parce que quelqu'un appelait la police.
Mieczysław était derrière la porte de sa chambre quand les adjoints arrivèrent, à regarder à travers l'entrebâillement.
Audrey et papa arrêtèrent de crier et de hurler à ce moment là. Des fois ils se mettaient même à rire et disaient aux adjoints que ce n'était rien. Que c'était pour se défouler. Et Mieczysław se taisait parce qu'il savait qu'il ne devait pas dire autre chose et souvent la police faisait un tour et s'en allait à nouveau.
Sauf durant cette nuit et cet adjoint.
Mieczysław n'avait jamais vu cet adjoint avant. Il était grand. Mais Mieczysław avait 6 ans. Tout le monde était grand. Il avait les yeux bleus, comme le ciel juste avant la tombée de la nuit. La peau autour de ses yeux se plissa quand il vit Mieczysław regarder par la porte et il sourit.
« Hey gamin »
Mieczysław ferma sa bouche.
« Qui est-ce ? » demanda l'adjoint.
« Mon fils » dit papa « Mitch »
Audrey le regarda du coin de l'œil et alluma une cigarette.
Mieczysław retourna rapidement dans sa chambre. Il s'assit entre son lit et le mur le plus éloigné de sa chambre puis sortit le livre de la bibliothèque de son école de son sac. Il n'était pas doué pour la lecture. C'était dur de se concentrer comme les autres enfants le faisaient, encore une chose qu'il faisait tout le temps de travers. Mais il aimait les images.
Il feuilleta le petit livre, écoutant à moitié les haussements de voix et les silences en dehors de sa chambre. Audrey, papa et l'adjoint. Il sursauta de surprise quand la porte de sa chambre s'ouvrit.
« Hey » dit l'adjoint. Son regard ratissa toute la chambre en plissant légèrement les yeux. Et puis il vit les lettres en bois dans le cadre et dit, chaque syllabe parfaite « Mieczysław n'est-ce pas ? »
Mieczysław s'exclama de surprise « Comment tu sais ça ? » (1)
L'adjoint sourit et s'assit sur le lit de Mieczysław. Il tapota le matelas et Mieczysław, totalement désarmé par la prononciation magique de l'adjoint se hâta de s'asseoir à côté de lui.
« Je m'appelle John » dit l'adjoint et puis il baissa la voix comme s'il partageait un grand secret « Mais en vrai c'est Janusz »
La bouche de Mieczysław s'ouvrit en grand.
John lui sourit et se pencha pour ramasser le livre. Il regarda la couverture pendant un moment et puis regarda de nouveau Mieczysław « Est-ce que tu vas bien Mieczysław ? »
Mieczysław acquiesça rapidement, incapable d'exprimer le mensonge.
« Est-ce que maman et papa se disputent souvent ? » lui demanda John.
Il secoua la tête cette fois là. Il ne pouvait se résoudre à corriger les suppositions de John sur le fait qu'Audrey était sa mère. Ce n'était pas le cas. Elle n'était pas sa mère.
« Ok » dit enfin John en soupirant longuement. Il sortit une carte de sa poche et la glissa entre les pages du livre « Si tu as besoin de moi, tu peux utiliser ce numéro pour m'appeler ok ? Ou tu peux appeler le 911. Ou tu peux demander à un professeur ou à un ami de m'appeler. Tu comprends Mieczysław ? »
« Oui » dit Mieczysław.
« Ok » dit à nouveau John.
Mieczysław garda son regard fixé sur le livre jusqu'à ce que John s'en aille. Puis il sortit la carte du livre avec ses doigts tremblants et…
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda Audrey en arrachant la carte de ses mains « T'as pas besoin de ça »
Elle déchira la carte en petits morceaux et s'éloigna.
Plus tard quand la maison devint très silencieuse et très sombre, Mieczysław entra sans bruits dans la cuisine pour se diriger jusqu'à la poubelle. Il ne retrouva jamais tous les morceaux de la carte.
e de police de B
int John Stil
09) 385-757
Il ne savait pas pourquoi il avait gardé les morceaux de la carte qu'il avait retrouvé.
Il ne savait pas pourquoi il était obsédé par le nom à moitié détruit de l'homme qui avait dit le sien avec tant de facilité.
Peut-être que c'était parce qu'il s'était dit que Mieczysław était un secret, un étrange cadeau, une formule magique que seuls lui et sa mère pouvaient prononcer. Comme un mot de passe pour rentrer dans un club secret, comme ceux que les enfants de l'école avaient, sauf que Mieczysław n'avait jamais su le mot secret. Et peut-être que si l'adjoint John le connaissait, alors Mieczysław n'avait pas besoin d'être le seul membre de son club n'est-ce pas ?
Cette idée lui donnait des vertiges, le rendait malade et euphorique en même temps.
Peut-être que si l'adjoint John savait comment dire son nom alors ça voulait dire qu'il faisait parti de l'adjoint John. Et peut-être que ça voulait dire que l'adjoint John faisait aussi parti de lui.
Le jour suivant, à l'école, tout en faisant attention à ses bleus, Mieczysław s'assit et essaya de ne pas gigoter. Ils avaient un remplaçant parce que Mme Frank était malade. L'homme fit l'appel et ce n'est qu'au nom de Mieczysław qu'il buta.
« Je ne sais pas comment dire ça » dit-il et tous les autres enfants se mirent à rire.
Mieczysław avait le souffle coupé. Il releva le menton et dit « Je m'appelle Stiles »
Des fois, Stiles restait dans son lit, éveillé pendant la nuit et se demandait ce que ça ferait si l'adjoint John était son père plutôt que Larry Reid. Il se dit que si l'adjoint John était son père il aurait une belle chambre dans une belle maison. Qu'il aurait beaucoup de jouets et… et… son imagination lui faisait généralement faux bond à ce moment là, parce qu'il avait 6 ans. Il mesurait le luxe en jouets. En revanche la plupart du temps, il se dit que si l'adjoint John était son père, alors il n'aurait pas de problèmes à être lui. Il n'aurait pas à se faufiler dans la maison, à faire attention de ne pas faire craquer le plancher pour révéler sa position. Il n'aurait pas à aller au lit en ayant faim. Il n'aurait pas à essayer d'être invisible. Il n'aurait pas à se baisser et à s'enfuir quand ce n'était pas le cas.
Ce n'était pas vraiment les jouets que Stiles désirait avec tant d'ardeur quand il voyait les autres enfants de son école les montrer.
C'était le fait que ses camarades de classe avaient des parents qui les aimaient assez pour leur en acheter.
La casse Reid était en dehors de la ville, à environ 800 mètres de la route qui continuait jusque dans la réserve. Stiles prenait le bus pour aller à l'école. Beacon Hills était une petite ville alors il n'y avait pas que des enfants de son âge dans le bus. Certains étaient des grands. Des lycéens. Stiles était le plus éloigné de la ville donc il était le premier dans le bus le matin et le dernier l'après-midi. Stiles n'aimait pas le bus. Personne ne s'asseyait à côté de lui. Il se disait que c'était à cause des poux. Une fois, une fille en avait vu un dans ses cheveux et elle avait hurlé. Depuis ce jour là, les autres enfants laissaient toujours les places autour de Stiles vides.
Un jour, Stiles monta dans le bus et il y avait d'autres enfants déjà dedans.
Deux grands et Cora Hale.
Cora allait à l'école de Stiles. Elle était en CE1. Elle ne parlait pas à Stiles parce qu'il n'était qu'en CP. C'était les règles.
Trouver d'autres enfants dans le bus fut tellement choquant que Stiles resta pendant un moment immobile dans l'allée, avant que le conducteur ne lui dise de se dépêcher, qu'ils n'avaient pas toute la journée.
Stiles grimpa à sa place habituelle.
Personne n'avait dit à ces enfants de laisser un espace autour de Stiles en revanche, parce que Cora et le garçon plus âgé étaient assis juste derrière lui. L'autre fille était assise derrière eux.
C'était du jamais vu. D'habitude Stiles était le seul autre enfant dans le bus jusqu'à ce qu'ils arrivent à Mason Road où Harvey Mills montait, c'était un CM2.
« Ca va prendre des lunes » (2) dit Cora Hale avec un long soupir alors que le bus grondait le long de la route.
« C'est seulement jusqu'à ce que la voiture de maman soit réparée » dit la plus âgée « Et puis j'aurais mon permis cet été »
Stiles resta assis et écouta avec avidité tout en essayant de ne pas trop bouger. C'était vraiment dur de ne pas se tourner pour les regarder et Stiles pensait qu'il faisait ça bien jusqu'à ce qu'il réalise qu'il l'avait accidentellement fait et que son regard était entré en contact avec celui de l'autre garçon.
Il était grand. Probablement 11 ou 12 ans ou quelque chose comme ça. Il avait les cheveux sombres, était en train de regarder Stiles et ses sourcils disaient 'Pourquoi ce gamin m'observe ?'
Stiles se retourna et compta les boîtes aux lettres alors que le bus s'approchait de Mason Road.
Les enfants Hale ne dirent plus rien après ça mais Stiles se disait qu'il pouvait les sentir en train de le fixer.
Stiles avait un sandwich au fromage et une brique de lait pour le déjeuner parce que papa n'avait encore pas payé les factures.
S'il avait été le fils de l'adjoint John, il aurait eu peut-être droit aux croquettes de pommes de terre.
Il renversa son lait sur ses vêtements quand il essaya de mettre la paille dedans.
Plus tard, un enfant plus grand le poussa dans la cour, il tomba et s'écorcha les genoux.
Stiles ne pleura pas.
Il avait l'habitude.
« Je suis désolé » dit Audrey la bouche pincée. Elle avait des cernes sous les yeux alors qu'elle fourrait ses vêtements dans un vieux sac de sport « Désolée Mitch »
Stiles ne l'avait jamais entendu dire désolé avant.
Il n'aimait pas Audrey et elle ne l'aimait pas mais Stiles l'appréciait la plupart de temps parce que des fois, elle se fâchait contre lui mais elle ne se mettait jamais en colère. Pas comme papa des fois. Des fois papa était en colère contre eux deux et c'était comme si lui et Audrey étaient du même côté.
Et maintenant, elle jetait ses vêtements dans un sac.
Stiles ne pensait pas l'aimer mais une partie de son cœur s'en alla avec elle quand elle passa la porte.
Et papa fut tellement en colère.
Il y avait un espace étroit sous le lit de Stiles. Il s'allongeait ici, sur le ventre, la tête lancinante. Il ne ferma pas les yeux. Il n'osa pas le faire. La porte de sa chambre était fermée et il y avait une fine bande de lumière dessous.
Dehors, la télé beuglait. Elle était tellement forte que Stiles ne serait probablement pas en mesure de s'endormir de toute façon.
Stiles écoutait la télé. Il l'écouta pendant des heures, comptant les publicités jusqu'à ce qu'il sache que beaucoup de temps était passé. Puis et seulement à ce moment là, il se dépêcha de sortir de sous son lit. Il marcha jusqu'à sa porte et écouta avec attention avant de légèrement l'ouvrir.
Chaque pas qu'il faisait dans le couloir était comme un voyage de plusieurs centaines de kilomètres. Cela prit une éternité, son cœur battant la chamade et son sang rugissant dans sa tête, pour aller jusqu'au salon.
Papa ronflait sur le canapé, des canettes de bières vides sur le sol près de ses pieds.
Stiles aurait souhaité être un fantôme. Il aurait souhaité pouvoir planer, sans bruits et de manière invisible. Il resta aussi loin que possible du canapé dans son chemin vers la cuisine, en marchant aussi doucement que possible. Dans la cuisine, il retint sa respiration alors qu'il ouvrait tout doucement la porte du frigo. Le léger bruit de succion que fit la porte était aussi bruyant qu'un coup de feu. Stiles tendit la main à l'intérieur et trouva des tranches de fromage. Il en attrapa autant que possible et se faufila à travers le salon jusqu'à sa chambre.
Il mangea les tranches de fromages assit le dos contre la porte et enfonça les emballages dans son sac d'école pour qu'il puisse les jeter le lendemain.
Il se glissa dans son lit, le ventre toujours gargouillant.
Il n'aimait pas Audrey mais il aurait souhaité qu'elle l'emmène avec elle.
Il fixa les lettres de bois peintes dans l'obscurité et essaya de ne pas penser à sa mère parce que ça lui faisait encore plus mal au cœur.
Stiles souhait beaucoup de choses mais il était assez intelligent pour savoir que les souhaits ne devenaient pas réalité.
(1) Il a 6 ans donc je pense qu'il tutoie les personnes qu'il rencontre, du moins selon moi.
(2) Vous avez saisi la référence ? J'ai pris une petite liberté dans l'expression de 'ça va prendre du temps'
Alors oui c'est sombre mais je vous promets que c'est un happy ending mes loulous.
Ceux qui me suivent sur Facebook savent d'ailleurs que je me suis gourée de nom pour cette trad jusqu'à ce que je m'en rende compte au dernier chapitre. J'avais écrit Painted WOOD letters. Similaire mais pas identique, heureusement que je m'en suis rendue compte pfiou.
Bon mes loulous je ne sais pas quand sera publié le prochain chapitre mais il arrivera c'est promis. En espérant que ce premier chapitre vous ait plu malgré la dureté des faits (en espérant que ça vous ait pas refroidi)
A très bientôt mes loulous !
