Bonjour !

Oui, oui bien longtemps que je n'avais pas publié quelque chose mais comment résister à une soudaine envie d'écrire un petit truc! (quatre chapitres seront amplement suffisant je pense. On parle de Pettigrow tout de même !)

Enfin, voilà. J'espère que cette petite débilité vous plaira!

Avertissement: La grande JKR! Qui vous voulez que ce soit l'autre de toute façon!

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Pettigrow en avait gros sur la patate.

On s'en fout me direz-vous. Oui, c'est vrai ... Mais même le plus naze, que dis-je! La plus grosse sous-merde de Poudlard méritait que l'on conte son histoire.

L'heure était donc au drame. Qui n'avait pas frissonné d'horreur lors de cette tragique journée? James en avait encore mal au nez. Même Dumbledore, le pif dans son bol de céréales, aurait pu prédire ce qui allait se passer ce jour là ...

Peter Pettigrow n'était pas rencard.

Oui chers lecteurs! Je peux entender vos cris d'horreur! Ressentir votre terrible état de choc! Et pourtant, Pettigrow, loser de son état, allait comme il aimait à le dire: "serrer de la pépette".

Oui, c'était horrible ... (Enfin surtout pour la fille).

Tout avait commencé lors du banquet de rentrée.

Les hauts murs de la Grande Salle laissaient résonner dans tout le château ses cris joyeux. Un brouhaha assourdissant avait empli les lieux, donnant à Poudlard sa gaieté si grisante. Sur riait. On s'amusait, racontant ses vacances avec enthousiasme. Et, haut dans le ciel, les milliers de chandelles semblaient couver de leur chaleureuse lumière cette nouvelle année pleine de promesses.

Le brouhaha mourut lentement.

Dumbledore, les mains posées sur son pupitre, intima d'un regard le silence.

- Bonsoir à tous, commença-t-il de sa voix calme et résonnante. Une nouvelle année commence (petite pause théâtrale) et déjà Monsieur Rusard m'a fait part d'une explosion de bombabouse dans son bureau.

Ah! Quelques ricanements moqueurs résonnèrent avant de s'arrêter net devant l'air courroucé de McGonagall.

Plissant son nez d'un air réprobateur, elle s'exaspéra silencieusement. Elle savait très bien qui avait fait cela. Tournant la tête, elle fusilla les maraudeurs du regard, plus particulièrement Potter et Black.

HURG ! Tous deux crispèrent violemment les fesses d'un air épouvanté. Non ! Ce n'était pas eux !

Ils se ratatinèrent du mieux qu'ils purent sur leur banc, seuls leurs yeux dépassant de la table. Oooh non...Si Remus l'apprenait, il allait les pulvériser sur place...

Et effectivement, c'est ce qui se passa !

- Vous deux ! S'énerva Remus dans un chuchotement. Qu'est-ce qu'on avait dit ?!

Sirius ouvrit grand la bouche, un doigt en l'air.

- Et bien tu avais dit... Enfin je ne m'en souviens pas dans les détails hein, bafouilla-t-il dans un sourire crispé. Mais... Euh... Enfin il me semble...Euuuh...

Et à mesure qu'il pataugeait lamentablement, Moony prenait une affreuse teinte rougeâtre. Oh Merlin pensa Patmol en déglutissant avec difficulté. Il allait déguster sévère !

Se tournant vers James en guise d'aide, il vit que celui avait disparu sous la table. Ah bah bonjour le soutien !

- J'avais dit quoi !? Rugit de nouveau Remus,une cuillère à la main.

Pas de réponse.

La table se mit alors à trembler doucement, Potter se fendant la poire dans sa cachette ultra secrète.

- M'en fou, Ria-t-il dans un gloussement sonore. Je n'ai pas écouté ! Remus le rabat-joie !

Oh, oh... Mauvaise réponse...

Lupin, les narines aussi fumantes que celles d'un dragon, décida de passer à l'action.

D'un geste vif de baguette, il provoqua un violente explosion sous la table. Potter rôti au dîner !

La table décolla d'une bonne dizaine de centimètres tandis qu'une fumée noire et épaisse commençait à s'élever dans les airs.

Au moins James aura retenu la leçon maintenant ! Non mais ils n'étaient pas possibles ! Il avait dit pas de plan foireux le premier jour ! Une seule règle à respecter ! Une ! Mais non. Il avait fallu que ces deux agités du chaudron n'en fassent qu'à leur tête.

Alors, jetant un regard digne à McGonagall, tous deux hochèrent la tête d'un air convenu. Pas de pitié !

James finit enfin par émerger de sous la table, le visage aussi noir que l'intérieur des fesses d'un troll et les cheveux encore fumants. Ses lunettes complètement explosées, il avait la lèvre qui tremblait tant il avait envie de pleurer.

Mais... Mumus ! Ce n'était pas juste ! Pourquoi c'était lui qui avait tout pris d'abord ? C'était toujours lui qu'on punissait...

N'y tenant plus, James fondit en larmes dans un "MUMUUS !" sonore, Peter lui tapant le dos d'un air réconfortant. Voilà, voilà... Fallait que ça sorte... Puis voyant les cheveux encore fumants de James, Pettigrow embrocha un marshmallow au bout de sa baguette pour le faire griller. Miam !

Dumbledore, qui attendait patiemment pour reprendre son discours, se dit que c'était le moment ou jamais.

- Bien, Reprit-il les sourcils arqués. Ceci était une excellente démonstration du... euh... Du sortilège de Bruletête !

( Petits applaudissement de la part des professeurs).

Puis d'une voix plus sérieuse, Dumbledore reprit son discours.

- Cette année, Poudlard accueillera un événement des plus importants.

Il y eut un long silence, le vieil homme se délectant de tenir ainsi son auditoire en haleine. Les élèves se jetaient des petits coups d'œil excités, gesticulant sur leur chaise. Un événement ? Oh Merlin pour vu que ce soit un bal !

Plusieurs filles laissèrent échapper un soupir niais, priant le grand manitou des froufrous pour que ce soit un bal.

- Cette année n'est pas une année ordinaire, reprit Dumbledore d'un air malicieux. Mes enfants, voici officiellement mille ans que Poudlard à ouvert ses portes. Alors, avec la participation du Ministère de la Magie, un grand ...

- UN BAL ! Beugla une Poufsouffle au bord de l'hystérie. Y'A UN BAL !

Le vieil homme, coupé en pleine prestation, resta les bras ballants. On lui avait gâché sa surprise !

- Euuh..., finit-il par bredouiller, l'air penaud. C'est exact...

La grande salle explosa dans un vacarme assourdissant.

Un bal ?! Y'AVAIT UN BAL ! OH OUAAAAAIS !

Une trentaine de filles pivotèrent la tête à s'en péter les cervicales vers Sirius. Merlin ! Depuis le temps qu'elles attendaient ça ! Être choisie par Sirius Black ! Fallait travailler le bonhomme au corps !

Une Gryffondor s'éventa le décolleté avec une assiette, les joues écarlates. Oooh oui... Au corps !

Dumbledore avait abandonné l'idée de terminer son discours dans un haussement d'épaules désabusé, marmonnant dans sa barbe contre ces élèves malpolis.

Une heure passa. Puis deux.

Un terrible concours faisait rage à la table des maraudeurs. Qui allait avoir le plus de demande pour le bal ?

Sirius avait littéralement explosé le compteur, un sourire victorieux aux lèvres. Moui, moui c'est vrai qu'il avait un certain succès aujourd'hui, s'avoua-t-il en regardant ses ongles d'un air prétentieux. Mais que voulez-vous ! Ce n'était pas sa faute s'il était terriblement sexy !

James et Remus se talonnaient de près, s'amusant à compter pour savoir qui était le meilleur. (Et même si Remus prenait cela sur le ton de la rigolade, ce n'était pas du tout le cas de Potter !)

Et pour finir ! Le dernier maraudeur ! Le célèbre briseur de cœur, j'ai nommé Peter Pettigrow, atteignant l'incroyable chiffre de...Euuuh... Et bah zéro !

C'était Peter, il ne fallait pas abuser non plus.

Queudver en avait donc gros mais alors très gros sur la patate.

Pourquoi n'était-il jamais choisi ? Sans cesse il était mis de côté ou rejeté. Qu'avait-il de si peu attirant ? Bien de fois il s'était regardé dans le miroir, ne comprenant ce qu'il avait de moins que les autres. Bien sûr James et Sirius était drôles et beaux. Mais lui aussi pouvait l'être !

Ruminant tristement, il n'entendit pas les murmures qui s'élevaient derrière lui.

Haut dans les poutres de la grande salle, une hirondelle en papier virevoltait joyeusement, mue par quelque enchantement. Les élèves, excités par cette soudaine distraction, suivait le petit bout de papier du regard dans un grand sourire.

L'hirondelle continua de virevolter un instant avant de redescendre vers la table des Gryffondors.

On retient son souffle.

Qui serait l'heureux élu ? Certains tentèrent d'attraper l'animal dans des cris d'encouragement de leurs amis.

On s'amusait. On rigolait de ce bout de papier que personne n'arrivait à attraper. Même les professeurs semblaient avoir cessé leur discussion, manifestement curieux.

L'hirondelle continuait de slalomer entre les verres argentés, s'échappant de justesse à chaque fois que des mains avides voulaient la capturer.

Mais voilà. Le drame arriva.

Alors que l'animal allait se poser au creux des mains de Sirius, James éternua violemment, faisant dévier la trajectoire du bout de papier.

Le destinateur ne fut plus Patmol mais Peter.

L'euphorie de la grande salle retomba soudainement, chacun ouvrant de grands yeux. C'était pour... Pettigrow ?! Naaaaan !

On se poussa des coudes. On se tortilla pour avoir une meilleure vue depuis sa table. Certains montaient sur les bancs, prêts à mettre le pied dans leur assiette s'il le fallait.

Peter n'avait pas bougé, les yeux fixés son bout de papier.

Pour... Lui ? Ses joues rosirent instantanément, un sourire timide aux lèvres. Il n'avait jamais reçu d'invitation... Jamais une seule carte de la Saint-Valentin... Il restait comme hypnotisé par cette soudaine avalanche de papillons qui lui chatouillait le ventre.

- Mais t'attend quoi pour l'ouvrir ! S'écria James en se trémoussant d'impatience.

Roh ! Cela être intéressant !

Peter sortit enfin de sa léthargie, dépliant le bout de papier d'un air mal assuré. Et si c'était un piège ? Une mauvaise blague des Serpentards ?

Inspirant profondément, il ouvrit tout de même.

La lettre s'éleva aussitôt quelques centimètres au-dessus de son assiette, une voix de fillette résonnant dans toute la Grande Salle.

Mon amour,

Je n'ose imaginer tes pensées lorsque tu entendras ceci. Je t'aime depuis tant d'années en silence que me taire plus longtemps serait une torture. Tu hantes mes nuits et éblouis mes journées. Alors je me lance dans l'espoir que ton amour me rattrape. Veux-tu m'accompagner au bal ?

Tout mon amour,

Eléonore S.

Un violent bruit de table résonna alors dans toute la salle.

Sirius victime d'un violent hoquet de surprise cumulé à une terrible crise de fou rire avec perdu connaissance, s'éclatant au passage la tête dans son assiette de pancakes.

Gros blanc. Mais alors méga gros blanc.

Un silence de mort avait envahi la grande salle. On ne souriait plus, certaines filles affichant une expression d'horreur. Les Serpentards eux, se tordaient dans de silencieux fous rire. C'était trop poilant !

James avait pris une affreuse tête verdâtre, menaçant de recracher le jus de citrouille qu'il n'arrivait pas à avaler. Seul Remus restait souriait, visiblement ravi que Peter ait une admiratrice secrète.

Et, comme pour clôturer cette si divine déclaration d'amour, la lettre se mit à trembler. Une tête de rose sembla être vomie du papier, s'éclatant pathétiquement dans l'assiette d'œufs brouillés de Peter.

Ce fut le coup de grâce pour James.

Dans un violent hoquet de surprise, il recracha son jus de citrouille par les narines. Poussant alors une terrible plainte de douleur, il pleura toutes les larmes de son corps, le pif aussi violet qu'une aubergine.

- MAIS CA FAIT MAL BORDEL DE MERDE ! Beugla-t-il en se tenant le nez.

Les Serpentards déjà pliés de rire, hoquetèrent de plus belle en tapant du poing sur la table.

Seul Peter demeurait muet, un sourire béat aux lèvres.

- J'ai..., couina t-il. J'ai un rencard...

Puis, semblant soudainement percuté, il beugla comme un dingue dans la salle.

- J'AI UN RENCARD !

Amusés, certains élèves se mirent à applaudir, d'autres sifflant comme s'ils avaient gagné un match de quidditch. Bravo mon gars !

- J'ai un rencard avec Eléonore S !

- C'est qui ? S'enquit doucement Remus.

Peter se figea soudainement. Euh... Il n'en avait strictement aucune idée...

Alors, se levant, il remonta le long de l'allée, sa précieuse lettre contre son cœur.

- C'est qui Eléonore. S ?

Pas de réponse. Certains élèves se tortillaient de curiosité, leurs yeux parcourant frénétiquement l'assemblée.

- C'est qui ? S'enquit de nouveau Peter.

- C'est ta mère ! Cria un Serpentard en faisant éclater de rire la plupart des élèves.

Oh ! Des murmures traversèrent la table des professeurs, certains arborant un air réprobateur. Quelle vulgarité ! N'avait-on jamais vu quelqu'un de plus mal élevé !

- Monsieur Rockwood ! S'insurgea McGonagall d'un air profondément outré. Une heure de retenue vous fera sans doute revoir vos bases de vocabulaire !

- Bien dit ! S'écrira un Gryffondor de cinquième année en levant sa baguette en l'air. Quand on a une tête de gnome comme la tienne, on y pense à deux fois avant d'ouvrir sa grande bouche !

- Monsieur Remington ! S'insurgea de nouveau la vieille chouette. On ne vous a pas demandé votre avis !

Mais le mal était fait. De chaque côté de la grande, Serpentards et Gryffondors se pulvérisaient du regard. Deux mois qu'ils ne s'étaient pas taper dessus et franchement... Et bah franchement ça démangeait !

- T'as dit quoi ?! Menaça Rockwood en se levant dans un raclement de banc.

Roh ! Cela allait chauffer ! James commença à frémir de tous ses membres, les pupilles dilatées d'excitation. Une bagarre ! Oh que oui alors ! Par Merlin il allait enfin pouvoir taper du serpent ! Il était comme un gosse qui n'arrêtait pas de gesticuler, ses lunettes tremblant sur son pif encore violet.

Peter, scandalisé qu'on puisse le croire capable de sortir avec sa mère, émit un reniflement dédaigneux. Lui aussi pouvait être très méchant s'il le voulait !

Plissant les yeux et faisant fonctionner à plein régime le seul neurone qu'il possédait, il répondit simplement :

- Il a dit que t'était moche.

OUH ! Tant de cruauté en une seule personne ! Cela frisait le sadisme !

L'atmosphère devint encore plus électrique. De petites étincelles jaillissaient des baguettes, les maisons se pulvérisant du regard.

James n'y tenait plus. Il fallait qu'il lance l'assaut. Ses troupes étaient prêtes ! Il n'avait plus qu'à s'auto-proclamer chef !

Alors, le torse en avant, la cape au vent, il montât sur table, posant un pied conquérant sur la tête toujours explosé de Sirius. (Très bon repose pied ce Patmol au passage).

- Mes frères ! Cria James d'une voix puissante. Mes Sœurs ! L'ennemi est à nos portes !

- Potter ! Aboya McGonagall. Descendez immédiatement !

- Silence femme ! Je parlemente !

La vieille dame, outrée devant tant d'insolence ne sut quoi répondre tant elle avait envie lui envoyer un maléfice bien placé.

- Bien je reprends, renifla James, pas franchement ravi d'avoir été interrompu.

Pfff ces vieilles dames ! Aucun respect !

Il inspira profondément histoire de se remettre dans son personnage.

- Tenez les positions, fils et filles de Gryffondor ! Cria t-il dans un geste théâtral. Je lis dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon cœur ! Un jour peu venir où le courage des lions faillira, où nous abandonnerons nos amis et briserons tout lien ! Mais ce jour n'est pas arrivé !

- AHOU ! AHOU ! AHOU ! Hurla en réponse Gryffondor.

Les Poufsouffles semblait voir venir l'apocalypse.

Les serdaigles avait déjà barricadé leur secteur, reversant des tables et murmurant quelques sortilèges de protection.

Les Serpentards, nullement intimidés, avaient sortis leurs baguettes tandis que certains se faisaient la malle.

- Allons, tenta Flitwick dans couinement. Pas de violence s'il vous plait !

Mais personne l'écoutait.

James détacha alors sa cravate, l'enroulant autour de sa tête tel un valeureux guerrier. Puis se mettant à remonter la table au pas de course, il dégagea les verres et assiettes sur son chemin.

- On tient la position ordonna-t-il, cravate au vent. A mon signal ! ...

(Petit moment de calme avant la tempête).

- ON CHAAAAAAARGE !

Et ce fut le giga bordel.

Les deux maisons hurlèrent leur sortilège en même temps telles deux vagues déferlant à toute vitesse. On sautait des tables en hurlant comme une bande de sauvages. On se tapait dessus. Les assiettes volaient à toute vitesse, éclatant des victimes au passage. La Grande Salle se transforma en véritable foutoir. On se serait cru au beau milieu d'un feu d'artifice, les maléfices multicolores fusant à toute vitesse, touchant une victime au petit bonheur la chance.

Le but n'était plus de viser le camp adverse. Nan, nan chers lecteurs. Le but était de taper tout court !

James la rage aux lèvres beuglait comme un gnome, courant à toutes jambes pour plonger dans la mêlée. Alors qu'il commençait à articuler son premier sort, Remus lui choppa brusquement l'oreille, arrêtant par la même occasion l'abruti congénital.

- Tu as fait assez de bêtises pour aujourd'hui, déclara Moony l'air intransigeant.

- Mais Mumuuuus ! Pleurnicha James d'un air pitoyable. S'te plaît !

Mais non. L'imperturbable Lupin restait aussi expressif qu'un radis, désespéré de toujours devoir toujours calmer les cervelles enflammées de ses abrutis d'amis. Et ainsi fut la tragique fin du valeureux chef Potter... Dur.

Partout on hurlait. Partout on pleurait. Les Pousouffles semblaient être les plus terrorisés, courant lamentablement dans tous les sens en hurlant à la mort. Les Serpentards avaient quant à eux délaisser la méthode sorcière au profit d'une méthode plus moldue (ironie du sort si vous voulez mon avis !)

Aaah, une bonne vieille bastonnade à l'ancienne ça vous donnait du poil au nez !

Une Serpentarde joufflue particulièrement en forme avait choisi Pettigrow en guise piñata, le défonçant à coup de sortilèges façon mitraillette.

Le pauvre garçon ressemblait davantage à un cochon cuit à la marmite qu'à un être humain. Profitant d'une seconde de répit avant la prochaine salve, il tenta sa chance.

- C'est toi Eléonore.S ? Couina t-il entre deux pleurs.

- J'ai une tête à m'appeler Eléonore ?!

Visiblement non ! Et VLAN !

Il se mangea trois/quatre sortilèges cuisants aux fesses avant de se décider à fuir. Alors, profitant d'un moment d'inattention, il se transforma immédiatement en rat.

Courant de sa petite taille entre les pieds des gens, il slaloma, ses yeux terrifiés cherchant la meilleure planque possible. Alors qu'il approchait d'un trou de mur, une Serdaigle l'aperçu.

- HIIIIIIAAAA ! UN RAT !

Et voilà.

Le drame arriva.

La Serdaigle, voulant frapper l'animal à coup d'assiette, manqua son coup, éclatant au passage la tête à Remus dans un terrible bruit métallique. Le pauvre garçon s'effondra au sol de toute sa longueur, laissant un James euphorique.

- WOW PO PO ! Brailla Potter. LIBERTÉÉÉÉ !

Alors, baguette en main, il sauta à pieds joints dans la bastonnade. Ce fut un véritable massacre. Pas moins de quatorze Crache-Limaces et neuf Furunculus ! Ah Potter tenait une forme olympique ce jour là !

Un peu plus loin les professeurs avaient couché leur table dans un soudain besoin de se protéger. Tout le monde s'était retranché comme il le pouvait, Slughorn tremblant de tous ses membres.

- Mais enfin, s'indigna MacGonagall dans un chuchotement. Albus faites quelque chose !

- Moi ? S'enquit le concerné d'une petite voix.

- Et vous croyez que je parle à qui au juste ?!

- Voyons Minerva, déclara-t-il calmement, un doigt en l'air. Il faut bien que jeunesse se passe.

- Mais enfin !

- Ce n'est pas mon problème.

Et sur ce, Dumbledore se leva brusquement, courant robe au vent vers la porte des professeurs pour s'échapper. Il préférait aller se planquer dans son bureau avec une bonne paire de chaussette et laisser Minerva faire le sale boulot !

- ALBUS ! S'insurgea-t-elle d'un air profondément choqué. REVENEZ TOUT DE SUITE ESPÈCE DE PIGNOUF !

Ce fut un désastre. Qui se dévouerait ? On entendait hurler de partout, un sortilège particulièrement fumant explosant à peine à dix centimètres de Flitwick.

- Bien, couina-t-il de sa petite voix. J'y vais !

Tous les professeurs le contemplèrent tel un héros se dévouant pour une grande cause. Mais qu'il était beau ! Qu'il était valeureux ce Flitwick ! Slughorn lui fit même un petit signe de la main en guise de soutien.

Se mettant à découvert, Flitwick eut à peine le temps de dire " Allons les enfants " de sa petite voix stridente qu'un violent sortilège lui éclata en pleine tête.

Il décolla à fond la caisse avant de disparaître par un des vitraux.

Les professeurs, les yeux aussi gros que des verrues de troll avaient pris une teinte cadavérique. MERLIN ! Ils allaient tous mourir !

Mais, au beau milieu cette terrible bastonnade, une personne n'avait pas bougé.

Sirius était demeuré immobile, le visage éclaté sur la table après la lecture de la lettre. Reprenant vaguement ses esprits, il leva lentement la tête, un bout de pancake collé à la joue.

- Oh..., gémit-il en portant une main à son front.

La vision complètement floutée, il percevait de vagues filaments de couleur voler dans tous les sens sans pour autant percuter ce qu'il se passait. Ses oreilles bourdonnaient affreusement... Euuur... Et il avait la bouche pâteuse...

Éternuant brusquement, il évita de justesse un maléfice qui lui frisa les cheveux. Il ne trouva pas de mouchoir.

Hummm... Cruel dilemme... Boh ! Un pancake ferait bien l'affaire !

Alors qu'il puisait profondément dans ses narines, James vint s'éclater violemment dans un plat de bolognaise juste à côté de lui.

- Cornedrue ! S'épouvanta Patmol dans un hurlement déchirant. Tu saignes ?!

Se levant rageusement, Sirius prit son pancake plein de morve qu'il éclata dans la tête du Serpentard qui avait osé attaquer James. Mange-moi ça mon bonhomme !

- Tout va bien Patmol ! Cria James, en se relevant avec difficulté. J'adore la bolognaise !

Descendant de la table en se massant l'épaule, Potter grogna d'un air féroce. Où était Peter quand on avait besoin de lui ?! S'il s'en était aller taper du serpent c'était bien pour défendre l'honneur de son pote !

- Je ne suis pas contraignant, marmonna-t-il. Vous voulez la jouer hard ? Et bien on va la jouer hard !

Ouvrant sa cape dans un geste théâtrale, Cornedrue dévoila une ceinture remplie de pétard à furoncle et de bombabouses ne demandant qu'à exploser. Ça allait chier par Merlin !

Choppant un Serpentard qui passait par là, il lui ouvrit grand le bec et lui enfonça bien au fond de la gorge une bombabouse.

Le pauvre garçon tituba un instant avant qu'une terrible détonation ne se fasse entendre. Dans un violent cri d'horreur il sembla vomir une fumée verdâtre, tuant toute espèce vivante à dix kilomètres à la ronde. Et un de moins !

- Patmol ! Ordonna Potter. Couvre-moi !

Et s'éclipsant dans une roulade furtive, il disparut dans la cohue.

- Pas de problème mon pote ! S'exclama Sirius. Je couvre tes arrières ! Mes enfants je suis prêt ! Les poings levés ! Les yeux ouverts ! Les oreilles aux aguets ! Personne ne tombe par surprise sur Sirius Black !

Alors qu'il allait continuer son blabla, il fut violemment happé à la gorge.

Une fillette de deuxième année lui broyait les cervicales, l'agitant comme un Tipex de haut en bas. Elle avait les cheveux aussi noirs qu'un fond de chaudron et des hublots en guise lunettes.

- ET... È... MA... EEEEETRE ! Hoqueta-t-elle en pleurant à chaud de larmes.

- Uuuuuhrg ! Arrrrrrête... J'étouffe !

Sirius agitait les bras dans tous les sens, ressemblant étrangement à un papillon n'arrivant pas à l'envoler.

Mais la fillette ne l'écoutait pas. Les larmes ruisselaient le long de son visage, son nez coulant comme une fontaine.

Sirius avait fini par virer au vert bocal, ressemblant davantage à un cornichon périmé qu'à un être humain.

- MAIS ...ÉTAIT... POUR... TOI ! Se morva t-elle dessus.

- Mais articule p'tain ! Réussi à crosser Patmol, ses yeux menaçant d'exploser sous la pression. Je ne comprends rien !

- LA... LETTRE... ÉTAIT... POUR TOI !

Sirius ouvrit en grand les yeux, ses neurones se mettant à cogiter. Ah ! La fameuse Eléonore.S !

- ... aarrrlut ! Croassa t-il en guise de bonjour dans un petit coucou de la main.

Alors, Eléonore. S repartant dans une crise de pleurs le lâcha, tombant à genoux pour se cacher le visage.

Qu'allait penser ses amis ? Elle avait eu si peur d'envoyer sa déclaration à Sirius Black et c'était Pettigrow qui l'avait lu ! Elle avait envie de disparaître sous terre, de s'enfuir là où personne ne la reconnaîtrait.

Sirius, soudain l'air penaud devant cette fillette qui pleurait à ses pieds restait les bras ballants avec un mal de gorge terrible.

Il n'avait jamais vraiment compris pourquoi les filles pleuraient tant. Il n'y avait pas de quoi en faire tout un drame !

- Allez, finit-il par dire. Ce n'est pas si terrible.

- Mais c'est Pettigrow ! Hoqueta-telle en pleurs.

- Et alors ? S'exaspéra-t-il.

- Mais il est moche !

Ah... Pas faux. C'est vrai que Peter avait autant de sex-appeal qu'une carotte...

- Ecoute, finit-il par dire en s'asseyant à côté d'elle. Je ne suis pas le cavalier qu'il te faut. Je danse très mal.

- Non ! Je sais que tu mens !

Bon okay il mentait. C'était un dieu de la danse, mais quoi ! Elle croyait vraiment qu'il allait sortir avec elle ? Elle n'avait même pas treize ans ! D'un mouvement souple de baguette il contra un sortilège qui fonçait droit sur eux.

- Soit raisonnable, continua-t-il nullement perturbé d'avoir failli recevoir un sort. J'ai cinq ans de plus que toi. Et même si c'est aussi le cas de Peter, lui est attentionné. Je ne le suis pas. Il est gentil. Je ne le serais pas avec toi.

- Mais, souffla-t-elle. En ce moment même tu es gentil avec moi non ?

Pfff... Sirius se retint de grogner d'exaspération. Il avait horreur de ces gamines qui le poursuivait avec des yeux de biche. Il n'était pas une mauvaise personne mais en quoi satisfaire son propre plaisir était mal ? Et même si Peter avait une vache qui rit en guise de cervelle, Sirius ne trahirait jamais son ami.

- Non je ne suis pas gentil, s'énerva-t-il en se relevant. Écoute je vais rester poli mais tu m'emmerdes à la fin ! (Ah...pas poli finalement...). C'est Peter qui a reçu la lettre ! C'est la première fois qu'une fille lui montre de l"intérêt ! Alors arrête de me prendre la tête et assume tes actes ! Je n'en ai rien à cirer de toi !

Et tournant les talons, il la planta là.

Non mais il n'était pas un pigeon! Qu'est-ce que ce qu'il en avait à taper de ces gamines à la con qui lui écrivait des mots baveux?!

Alors qu'il gonflait le torse d'un air dédaigneux, il se mangea un violent maléfice qui lui éclata de nouveau la tête dans une crêpe.

Le karma, que voulez-vous! Fallait être gentil avec ses admiratrices!

Merci de m'avoir lue!