Bonjour/bonsoir et merci d'avoir cliqué ! Je suis Rouge et J'adore l'univers de JKR bien que je n'ai pas la science infuse en ce qui concerne tout l'univers, j'essayerais d'être là plus juste possible dans cette nouvelle histoire, qui j'espère vous plaira
Je suis également une grande fan de romance un peu quitch alors il y aura forcément une intrigue amoureuse dans cette affaire !
Pour être honnête je n'apprécie pas vraiment poster sur ce site, je trouve son utilisation si contraignant pour poster...pourtant je tente le coup quand même.
Enfin bref, je vous souhaite une bonne lecture !
Huit mois s'étaient écoulés depuis la réhabilitation de Percival Graves au sein du MACUSA, après l'incident Grindelwarld. Et même si sa réintégration au poste de directeur de la sécurité magique fut d'une rapidité déconcertante, il ne put qu'être soulagé de retrouver son bureau et son titre, après tout Percival Grave était connu pour sa loyauté et son efficacité dans son travail. Il soupçonnait, d'ailleurs son incomparable efficience, d'être l'une des raisons de sa réinsertion, car ême avec une considération modeste de sa carrière on ne pouvait qu'admettre que le directeur Graves était bon, même très bon dans son travail. Toutefois le bras droit de la présidente du MACUSA était bien loins d'être naïf et savait que derrière le fait que ses qualités, en tant que directeur de la Sécurité Magique, soit hautement appréciées et recherchées du Congrès des Etats-Unis, notamment en période aussi critique, se cacher en réalité, une certaine culpabilité de la part de ce dernier.
Gellert Grindelwald avait réussi à substituer un poste important, avec du pouvoir, qui côtoyé des sorciers tout aussi important, et pourtant aucuns de ces sorciers —aussi puissants soient-ils— ne s'étaient rendu compte que leur Directeur n'était plus Percival Graves. Certes, Graves était connu pour être de caractère très solitaire, privilégiant les relations professionnelles à celles amicales, et en dehors de tout travail, n'échangeait, avec ses collègues que de vagues causalités. De plus le puissant mage noir s'était également approprié son apparence…Mais seulement aucune excuse aussi, valable soit-elle, ne pouvait atténuer la honte qu'éprouvait le MACUSA , d'avoir été si aisément trompé. Et il ne pouvait que comprendre.
Car lui, Percival Graves, fière et inflexible figure du MACUSA, toujours rigoureux dans son travail, mettant un point d'honneur à assurer la paix au sein de la communauté magique d'Amérique, c'était fait enlever…Le directeur de la sécurité n'avait pas réussi à assurer sa propre sauvegarde et rien au monde n'aurait pu enlever le gout amère de l'échec qui tiraillé Graves depuis qu'on l'ait tiré de l'emprise de Grindelwald.
Et même si, au sein de son département, l'atmosphère c'était à présent bien apaisé après ces huit mois, il n'en était rien au début. Les regards fuyants et gênés de ses subalternes le mettait inéluctablement mal à l'aise et il ne pouvait que se demander si leur comportement refléter la culpabilité de ne pas avoir décelé la machination ou s'il relevait d'une commisération mal cachée, mais les deux possibilités l'irritaient grandement, lui rappelant dans chacun des cas, la séquestration qu'il avait subit.
L'horloge murale du bureau de Graves indiquait tout juste 8 heures, quand de faibles coups dérangèrent le calme de la pièce. La plume ensorcelait, qui s'attelée à remplir toute seule des documents se posa doucement sur le meuble en bois sombre, tandis que Graves leva les yeux du rapport qu'il étudiait pour intimer d'une voix directive, le perturbateur, d'entrer.
Un homme de petite taille ouvrit alors la porte et Graves reconnut instinctivement l'un des nouveaux assistants de Picquery.
- Bonjour monsieur le directeur. —Commença l'homme poliment, bien qu'une pointe d'intimidation teintait sa voix.— Pardonnez-moi le dérangement mais la Présidente souhaite s'entretenir avec vous.—Il fit une pause avant d'ajouter.—Elle est actuellement en réunion et n'attend votre présence que dans une heure, je ne peux pas vous donner plus de détails mais elle a souligné l'importance de se rendez-vous.
Graves n'appuya pas l'étrangeté du fait que la Présidente Picquery est chargé l'un de ses assistants de faire cette besogne plutôt que d'ensorceler une lettre et se contenta de répondre de façon monotone.
- Bien, j'y serais. Autre chose ?
- oh..euh..Non..Enfin oui..Peut-être devriez-vous apporter les informations recueillit sur Henri Botey. Bredouilla l'assistant pas préparé à en dire davantage.
Graves hocha la tête et libéra le jeune homme qui s'empressa de quitter la pièce. D'un mouvement lasse de la mains Graves fit s'ouvrir un tiroir de l'un des meubles qui se dressé à sa droite et une dizaine de feuilles s'envolèrent pour se poser, en ordre, sur son bureau.
Sur la première page on pouvait voir l'annotation « Dossier n357: Henri Botey » en lettres rouges, suivit des mots « Proxénétisme; possession d'objets frauduleux; Vente illégale de créatures et objets magiques à des Non-Majs,.. » inscrit sous la notion d'« accusation(s) ».
Graves tiqua, se souvenant vaguement de ce cas, étudié quelque temps avant sa captivité. Une affaire sombre, impliquant de jeune filles Veela, prostituées, bien souvent contre leur gré par cet Henri Botey qui avait habilement su éviter les yeux perçants du MACUSA.
Un homme dangereux, pensait Graves, qui aurait sans aucun doute pu continuer son ignobles commerces s'il n'avait pas commis la grossière erreur de se faire prendre à vendre des filtres d'amours et autres potions de soins à des Non-Majs ( il s'avérèrent, après une longue enquête, que ce trafic lui servait à s'offrir des services effectués par des Non-Majs, le rendant ainsi bien plus difficile à tracer pour le MACUSA ) .Néanmoins cette découverte permis aux enquêteurs de découvrirent le coté beaucoup moins mineur de cette affaire et d'apporter un intérêt bien plus sérieux à cet homme…
Graves se dirigeait vers le bureau de la présidente vers 8h40, le dossier Botey, soigneusement rangé dans une chemise, dans les mains, lorsqu'il entra soudainement en collision avec, quelqu'un de beaucoup trop pressé. Son manteau toujours sur le dos et le souffle cours, Tina Goldstein s'excusa, désemparée.
- Mademoiselle Goldstein…Vous êtes en retards. Affirma simplement Graves
- Je sais…Sir Graves et croyez moi je suis absolument navrée ! Mais je joue les hôtes, en ce moment et il a eu un problème avec les nif…
- Honnêtement Goldstein, je m'en moque, mettez vous au travail et ne vous faites pas remarquer davantage . La coupa t-il d'une voix agacée, avant de reprendre son chemin.
Tina Goldstein était l'une des aurors qui avait participé au descellement de Grindelwald et plus tard à son sauvetage. Graves se devait alors de lui être reconnaissant—et il l'était sincèrement— mais Goldstein avait ce regard incroyablement empathique, lorsqu'elle le regardait, comme si elle voulait intimement lui faire comprendre qu'elle était désolée pour lui et qu'il était à présent en sécurité, et Graves ne pouvait que se sentir particulièrement irrité par l'idée d'être materné ainsi.
« Maudit niffleurs ! »
Cru t-il, cependant l'entendre souffler avant qu'il n'arrive près de l'ascenseur...
Une grande porte en bois massif, au gravure d'or, se dressait, à présent devant le directeur.
- Entrez !
Ordonna la voix étouffée de Séraphine Picquery, lorsque Graves frappa à sa porte. Ordre qu'il exécuta machinalement tout en saluant respectueusement la présidente.
Le bureau de la Présidente du MACUSA était une pièce au murs sombres, chargées de bibliothèques —elles mêmes chargées de livres—, les hautes fenêtres laissaient entrer suffisamment de lumière pour ne pas être plongé dans le noir mais l'immense tableau accroché au mur, derrière la jeune femme, dépeignant un saule cognieur entouré de silhouette féminine blanche, donnait à Graves l'impression d'entrer dans le repère d'un antagoniste détraqué, de film dramatique.
- Sir Graves, je vous en pris installé vous. Accueillit-elle en désignant la chaise en face de son imposant bureau ébène.
- J'aime autant rester debout, Madame. Imposa Graves, soucieux de ne pas faire durer cette rencontre plus longtemps que nécessaire.
La présidente lui lança un regard impatient avant de le laisser tomber sur les copies entre ses mains…La relation entre la présidente et le directeur c'était quelque peu dégradée, au vu des derniers événements et un froid remplis de non dits accompagnait maintenant leurs interactions.
- Bien alors s'en plus attendre…Pouvez me dire ce que nous avons concernant le proxénète Henri Botey.
Graves se retint de toute réflexion sur la réthorique de la question et répondit d'une voix neutre.
- En dehors de son nom, qui pourrait bien n'être qu'un pseudonyme, nous connaissons son âge, ses origines et nous avons pus dresser un portrait grâces aux informations de nos enquêteurs. Les plaintes le concernant sont des accusations de proxénétisme, de ventes frauduleuses impliquant des Non-Majs et du trafic d'êtres vivants. Mais nous n'avons aucunes informations concrètes sur ses origines ou sa localisation actuelle. Récita Graves en posant la chemise sur le bureau.
- Et bien c'est un bon début. Autre chose ? Demanda t-elle lentement.
Une douleur soudaine remonta le long de la jambe droite du directeur de la sécurité et il regretta de ne pas avoir accepté l'offre de Pecquery. Son corps se pencha instinctivement sur sa gauche dans une tentative discrète de mettre le moins de poids possible sur sa jambe douloureuse. Impatient de connaitre la réel raison de sa venu et de retrouver son propre bureau Graves décida alors de presser les choses.
- Non il n'y a rien d'autre Madame la présidente. Mais je suppose que vous ne m'avez pas demandé pour que l'on discute d'informations dont nous avons tout deux connaissances, alors avec tout mon respect je vous prierez d'écourter.
Un nouveau froid emplit leur conversation et l'irritation commença doucement à se faire sentir dans le regard que Picquery qu'elle posait sur son Bras Droit . Elle répondit tout de même, après une longue inspiration.
- Très bien, écourtons dans ce cas…L'une de nos sources a réussit à mettre la mains sur un braconnier, qui revendait des oeufs de dragons à un particulier. Il n'a pas voulut donner de nom mais à laissait échapper quelques informations au sujet de ventes aux enchères illégales. Il a parlé d'un événement très prisé des collectionneurs de créatures rares —Elle lut la feuille qu'elle tenait dans les mains.— Les enchères de Wargram sont des mises à prix qui considère les êtres ayant des caractéristiques inhumaines comme convenable à la vente, ainsi, loup-garou, Veela, et autre mélusine sont autorisés à être vendu et acheté à même titres que les dragons ou les Tiffenotes. —Elle releva la tête —Ces enchères auront lieu dans cinq jours au sud de la ville, Botey y sera. Je veux que vous constituez une équipe, que vous infiltrez les enchères et que vous mettiez la mains sur cet homme. Je vous transférerait les informations complémentaires, concernant cet événement une fois votre équipe complète. pensez- vous pouvoir réussir à faire cela Sir Graves ?
Graves ignorait si la dernière phrase de Picquery était une provocation, répondant à son impertinence de tantôt ou une insinuation qui reflétait un réel doute concernant sa capacité à réussir cette mission. Il ne connaitra jamais la réponse mais s'il devait être parfaitement honnête avec lui-même il devait bien avouer ne pas pouvoir lui en tenir rigueur, si la deuxième options s'avérait être la bonne. Après tout, le déshonneur et l'embarra planaient à chaque instant autour de sa tête comme des oiseaux de proies . Qu'il essayait de cacher tant bien que mal par une allure droite et infaillible, mais qui lui rappelaient constamment sa défaillance et plus encore sa profonde solitude.
Une douleur, plus aiguë cette fois rampa dans sa jambe, manquant de le faire haleter de surprise, le fit tressaillir.
- Je porterais cette mission à son terme avec succès, Madame, vous pouvez compter sur moi et mes aurors. Répondit en courbant poliment la tête. Maintenant si vous le permettez, j'aimerais aller réfléchir à la composition de mon équipe.
Sans attendre de réponse il se détourna de la femme aux allures sévères et se dirigea vers la grande porte, alors que son allure droite paraissait bien moins l'être, avec cette soudaine douleurs —conséquence misérable du séjour passé en la compagnie d'un puissant mage noir.— Il espérait cependant, franchir la porte sans pour autant faire remarquer son mal être à sa supérieure.
-Graves, un dernière chose. Interpela la présidence.
Il se détourna alors, de la porte, la mains crispée sur la clenche, maudissant déjà chaque informations qu'elle aurait eu oublié d'insérer dans ses instructions précédentes. Mais quand il croisa le regard adoucis de sa présidente, qui semblait chercher la meilleure façon de continuer son intervention, il ne put que se détendre légèrement.
- N'en faites pas trop. Ajouta t-elle, après quelques seconds de long silence.
Graves considéra un instant sa supérieur et hocha doucement la tête, avant de la saluer convenablement et de sortir du bureau.
Le poids de ses mots lui pesaient sur le coeur comme du plomb. N'en faites pas trop. C'était pourtant son métier d'en faire de trop. Il devait maintenir la sécurité du monde magique et devait déployer tout les moyens possibles pour y parvenir, tel était l'un de ses plus grands principes. Se restreindre revenait souvent à de lourdes pertes et il mettait un point d'honneur à faire en sorte que ça n'arrive pas. Mais ce conseil, intimé par Séraphine Picquery ne le renvoyait qu'a une chose qu'il essayait d'enfuir au plus profond de son subconscient.
Percival Graves ne pourrait plus jamais en faire de trop. Il avait usé les dernières ressources qui lui rester pour survivre à Grindelwald. Esseulé, à vivre des atrocités pires que les horreurs de la guerre, des douleurs qu'il n'avait jamais expérimenté et qui avaient brisé ses ambitions, persuadé que la mort était sa seule libératrice de cet il était à nouveau là, au même endroit, au même poste, qu'avant Grindelwald, sauf qu'il n'avait plus rien— ou du moins plus grand chose— de Percival Graves et encore une fois personne ne sembler s'en rendre compte.
Mais Percival était un ambitieux qui aimé la vie et se fut pour cette raison, alors, qu'il somnolait dans le canapé de son appartement, un verre de Gin à la mains, qu'il prit la décision de se laisser un dernier chance. Une dernières affaires. Un unique dossier, celui d'Henri Botey.
Echouer signerait son dernier échec…
A l'autre bout de la ville, dans un petit appartement, bien éloigné des pensées noires du directeur, une jeune femme aux cheveux noirs s'agitait dans tout les sens, tantôt accroupit sur le sol, tantôt debout sur une chaise.
-Bon sang Newt ! Tu va me faire le plaisir de verrouiller ta valise et d'enfermer à double tour ta maudite famille de niffleurs ! L'un d'entre eux a la bague de ma soeur !
A quatre pattes sur le sol, le bras tendu sous un meuble, cherchant à tâtons à s'emparer d'une petite créature noire, Newt Scamander, implora le pardon de Queenie Goldsteins qui tentait en vain de reprendre son souffle, bien amusé par la situation devant, bien loin de s'imaginer de le futur qui les attendait...
