Good news everyone !
J'ai de nouveau un PC (et trois chapitre à poster en retard mdr).


Chapitre 49
Tu fournis les rumeurs, je fournis la colère
20 novembre


Alors que je me renverse un nouveau seau d'eau sur la tête pour me rincer, j'entends tambouriner contre la porte et une voix masculine parler. Avec l'eau dans les oreilles je distingue pas qui s'est, mais c'est sois Bilbo sois Nori, c'pas trop compliqué.
" Entre ! Je suis dans le bain ! " je crie.
Au pire c'est Ori ou Dori ou un combo des quatre et ils auront le réflexe de pas regarder en direction du bain.

" Oh. " je murmure surprise, me cachant vaguement derrière mon seau. " Coucou Dwalïn. "
Il est sur le pas de la porte, l'air furieux. Ça faisait quelque temps que je l'avais pas vu dans un tel état.
Il foudroie du regard les cheveux au sol, avant qu'il ne se tourne partiellement vers moi, sans aucune gêne pour ma nudité. Je panique un peu en le regardant se déshabiller, jusqu'à ce que je reçoive plus en moins en pleine gueule son manteau.
" Hey ! " je hurle, surprise à nouveau. " J'ai prévenu que j'étais dans le bain ! "
Je l'entends grogner dans mon dos pendant que je m'assoie sur le bord de la baignoire, m'enveloppant dans son manteau qui m'arrive presque aux genoux. J'aurais pu m'enrouler dans une serviette, mais eh, je pensais que c'était quelqu'un d'autre que Dwalïn, même si je savais pas exactement qui.
" Je passais juste vérifiais que tu étais bien rentré et qu'Óïn avait raison. "
Je lève un sourcil vers lui.
" T'avais pas confiance en Óïn ? " je demande
" En lui, oui, en toi ? Non. "
Je m'apprête à lancer un laïus outré, mais Dwalïn me coupe.
" Tu as la facheuse tendance à minimiser tout ce qui t'arrive de négatif, je venais vérifier. Merci de m'avoir facilité le coup d'oeil. "
Avec ça, je bafouille je ne sais pas trop quoi, en tentant de trouver une insulte à la hauteur de mes sentiments : je me sens vexé qu'on ne croit pas Óïn, je me sens amusé que ce soit Dwalïn qui me fasse une blague de mauvais gout sur la situation, je me sens frustrée de ne pas savoir quoi penser de la situation.
" J'espère que tu t'es bien rincé l'oeil et que ça valait le coup. Je suis pas pudique, mais je sais pas trop ce que Nori va penser de ça. " je fini par demander, innocemment, reserrant son manteau autour de moi en lui offrant un sourire énorme.
Ce qui fait balbutier Dwalïn avant qu'il ne me tende un obj ...
" Mon couteau ! Merci ! " je m'exclame en l'empoignant vivement.
Je l'avais perdu de vue juste avant l'arrivé des gardes et j'avais pas pensé à demander où il était.
" Il m'a bien servit, merci encore Dwalïn. " je le remercie.
" De rien. " grogne le nain, pendant que j'empoigne une serviette pour me sécher, posant le couteau sur le meuble de l'évier.
" Charlotte ? Est-ce que tu as tout dit lors de ton témoignage ? "
Je hoche positivement la tête, en mummumant affirmativement.
" Nori et le reste de la compagnie est en train de témoigner de ce qu'ils ont vu ou entendu depuis ces vingt dernier jours. Je préferais que tu restes dans l'aile royale, mais je suis prêt à te raccompagner à un poste de garde si tu veux donner ton propre point de vue. "
Je m'immobilise.
" Non. " je réponds fermement. J'interromps Dwalïn qui semble prêt à continuer à chercher à me convaincre. " J'ai tout raconté à la naine qui m'a interrogé, j'ai rien à rajouter, surtout si les autres donnent leur point de vue. Je veux juste me reposer, Dwalïn. Juste ... Je veux Bilbo et Nori, je veux du calme, je veux qu'on me laisse tranquille. J'ai eut assez d'émotion pour aujourd'hui et j'ai confiance dans le fait que les gardes et la compagnie toute entière va faire en sorte que justice soit faite. Je veux juste, pour aujourd'hui au moins, ne pas avoir à revivre dans ma tête ça. " j'explique, de moins en moins ferme au fur et à mesure de ma tirade.
Il hoche la tête, avant de poser une main sur mon épaule pour me la serrer en marque de confort et d'affection.
" D'accord. Laisse nous faire. Je vais dire à Thorïn qu'il peut effectuer son droit de protection sans soucis, hein ? "
Son droit de protection ? Huh. En tant que roi qui protège son peuple ?
" Yep, on fait ça. Merci Dwalïn. "
Il re-ajuste ses haches sur son dos et il s'éloigne, l'air décidé et le pas lourd. On dirait qu'il part en guerre, mais alors que je le regarde quitter l'appartement, je souris. Parce que si quelqu'un peut faire peur à des nains pour qu'ils m'ignorent dans le futur, c'est bien Dwalïn.

Soudainement, je me sens moins inutile.
Je ne veux pas affronter directement la situation, mais je peux écouter les conseils de ma famille d'adoption et les laisser se battre pour moi.

Au moins pour aujourd'hui. Pour un moment.

Immobile dans la salle de bain, je ferme les yeux et je respire l'odeur de cuir du manteau de Dwalïn et ... wow. Dwalïn schmoute.
L'odeur est rassurante parce que je la connais et que j'ai l'impression qu'il me protège dans ma salle de bain, mais je sais pas ce qu'il a fichu parce que ça pue la transpiration et d'autres odeurs que je reconnais pas. Est-ce que je sens une odeur métallique ? Okay, j'vais arrêter de chercher à reconnaitre quoi que ce soit, j'suis clairement pas un nez et ça commence à être creepy.

Alors que je finis de m'habiller dans ma chambre, la porte de l'entrée s'ouvre à nouveau.
" Charlotte ? " demande dans mon dos un Bilbo qui immobile, m'observe quelques instants, avant d'ouvrir ses bras. Sans rien dire je viens me lover contre lui et le serre fortement contre moi, la tête planqué dans son cou. Il me caresse les cheveux.
" C'est étrange de te voir avec cette coupe. " remarque-t-il
" Coupe asymétrique de mon monde. Très à la mode. " j'explique rapidement. Il y a beaucoup à dire sur cette coupe : qu'on peut avec une tondeuse faire des motifs dans la partie raser, que certaines personnes rase la nuque et pas les côtés, que des personnes imite cette coupe sans se raser avec des tressages très serré près du crâne, qu'elle fait partie du mouvement queer (plus ou moins). Pour le moment, par contre, je profite juste que Bilbo soit enfin là et qu'enfin, je peux le serrer dans mes bras.
" Tu m'as manqué. " je murmure.
" J'étais inquiet. Je suis venu au poste dès que Glóïn est venu me chercher. " commence-t-il à expliquer. " Au poste on nous a refusé de te voir. Tu savais que les nains sont habitués à ce genre de situation en Ered Luin ? Visiblement il y a un protocole à vérifier et la famille ne peut pas voir la victime tant que le médecin n'a pas établis son rapport. Pendant qu'Óïn était avec toi, Balïn nous a envoyé chacun avec un garde différent pour qu'on témoigne de tout ce qu'on a pu observer avant ton agression. Après ça, je suis venu aussi vite que j'ai pu. Visiblement tu m'as réclamé ?
- Oui. Et Nori.
- Je sais pas où est Nori, mais il a sans doute plus de choses à dire que moi, en tant qu'espion de la montagne il en sait plus que nous je pense. "
Ça fait sens.
" Charlotte ? " m'interroge mon frère et je lève les yeux vers lui, de là où je suis avachis contre lui.
" On en a pas trop parlé, mais on est d'accord que tu étais relativement au courant que des nains ne t'appréciait pas dans la montagne ? "
Je pouffe sans humour.
" Bien entendu, j'suis pas idiote. Quand plusieurs personnes prennent la peine plusieurs fois par jours de m'insulter en commun et de m'empêcher de me déplacer librement, j'me rends bien compte que quelque chose cloche. Tu pensais que le cadeau de Dwalïn était juste pour le plaisir ? "
Je sens plus que je ne vois Bilbo souffler.
" Thorïn, Dwalïn, Balïn et Nori ont tenté d'éviter les débordements et de gérer la situation. Ils m'avaient dit que tout irait bien, que Nori était presque toujours avec toi ou au moins quelqu'un de la compagnie ...
- On pouvait pas prévoir. J'aurais pu attendre quelqu'un, mais j'allais voir Bifur et Bofur ... Ils sont pas si loin de l'écurie, je pensais que ça irait ... " j'avoue.
" Quand on a su dans quel quartier ça c'était produit, on s'en est douté ... "
On reste un long moment dans les bras l'un de l'autre.
C'est agréable.
" Je reste avec toi aujourd'hui, la compagnie s'occupe de tout vu qu'ils connaissent mieux les lois d'Érebor que nous. Qu'est-ce que tu veux faire ? "
Je contemple plusieurs idées, avant de revenir sur la première qui m'est venu en tête instantannément.
" Une balade ça te dit ? "

Une bonne demi-heure plus tard, on est à cheval sur les côteaux d'Érebor. Je suis partiellement caché sous une cape avec capuchon et le manteau de Dwalïn. Je suis alourdit par toutes ses couches, mais c'est dans ce fait que je tire du réconfort et me sens protéger. Tally et Mimosa sont contente d'être de sortie et n'arrête pas de tirer sur les rênes pour aller brouter un peu partout. On les laisse globalement faire. Après tout, on a pas spécialement de destination ou d'impératif en vue.
Par chance, maintenant que Bilbo m'a mise au courant de la situation, on ne parle plus de ce midi. Ce qui me va, ça me permet d'ignorer que je suis énervé et attristé. Oui, les deux à la fois.
L'herbe est aux couleurs de l'automne et éparse, l'arrivé de l'hiver devrait donner un air triste aux alentours de la montagne, mais après l'avoir vu sous l'emprise d'un dragon, c'est pas aussi triste que ç'aurait pu l'être.
" Que dis-tu d'une bonne chasse au champignon ?
- Tu as des sacs ?
- Toujours ! "
Je fais pivoter ma monture vers la forêt et nous voilà avec un but en tête qui va nous occuper quelques heures connaissant Bilbo.

Je caresse distraitement Tally en observant Mimosa boire au ruiseau qu'on a trouvé dans les bois. Bilbo est en pleine tirade sur ce qu'il compte faire de tous les champignons qu'on a trouvé.
Ce hobbit a dû être truffier dans une vie antérieur.
Non comptant d'avoir trouvé plein de bolet et autres champignons commestibles, il a trouvé des truffes.
Je sais pas comment il a fait. Visiblement il a repéré les arbres et leurs racines ? J'ai pas trop compris. Les hobbites sont magique.
Il revient vers nous pour se rincer les mains après avoir deterré ses truffes. Pendant qu'il est penché sur l'eau, je sors d'une de mes poches intérieurs un mouchoir dans lequel j'ai glissé des biscuits au éclat de fruits secs et à coques. J'en tends un à mon frère.
" Oh, tu es parfaite ! " s'eclame-t-il ravie.
" Eh. " je hausse des épaules. " Disons plutôt que j'ai pas mangé à midi parce que je comptais me faire payer le repas par Bifur et Bofur et je te connais, tu as toujours faim. " je me moque de lui.
" Je suis un hobbite en bonne santé, que veux-tu. Par contre toi ce n'est pas sérieux de sauter des repas ! Tu aurais dû me le dire et on aurait prit de quoi faire des sandwichs pour pic-niquer ! "
Je regarde vaguement les nuages dans le ciel.
" J'aurais pas eut faim tantôt. "
Quand mon regard redescend, je vois Bilbo qui plisse le nez.
" Merci pour la balade, j'en avais besoin pour me changer les idées. "
Je remonte sur mon cheval et tiens Mimosa pour que Bilbo puisse monter en selle également.
" De rien, je serais toujours là.
- De la même façon que je reviendrais toujours vers toi. Même les voiles entre les mondes ne me séparera pas de toi. "
Bilbo rapproche son cheval de moi pour pouvoir me prendre la main dans la sienne et la main dans la main, on reprends le chemin.

Le milieu d'après midi est tranquille.
Bilbo lit un livre qu'il a trouvé dans mon bureau, assis contre la porte de box de Mimosa. Aucun nain ne s'approche vraiment de moi, si ce n'est pour me demander des indications sur leur tâche de l'après-midi et cela me laisse tout le loisir d'être un brin violente sur le crottin et la paille souillé que je jette sur le tas de fumier. Si j'imagine que je suis en train d'enfoncer ma fourche dans le croupion de mes agresseurs, eh, ça regarde que moi.
Scili m'aide dans l'ombre, mais ne m'approche pas pendant un long moment, avant qu'elle ne profite qu'on soit seule près du tas de fumier pour me poser délicatement une main sur mon avant-bras pour m'immobiliser.
" Entre femme, tu me dirais s'il c'était passer quelque chose que tu n'oserais pas dire à tes amis masculins ou ton frère ? " me demande-t-elle sérieusement. C'est ma seule amie de genre féminin de la montagne et je ne peux m'empêcher d'être assurer de savoir qu'elle a mon dos, même si on est clairement pas les amies les plus proches. Plus de très bonne collègue de travail, mais quand même.
" Je te le dirais si jamais, mais il ne s'est rien passé de tel. " je la rassure. Elle me garde immobile quelques instants de plus, comme si elle vérifiait que je ne mentait pas.
" Toute la montagne a entendu parler de ce midi ? " je fini par lui demander quand on se retrouve dans deux boxs adjacents.
" Oui et non. Il y a pas mal de rumeurs. J'étais au bistrots ce midi pour manger, c'est là que j'ai entendu ce qu'il s'est passé et Bilbo m'a plus ou moins confirmé. "
J'aurais aimé que la montagne ne soit pas au courant, mais vu que je suis proche de Thorïn et de pas mal de noble de la montagne, yep, c'était un peu crâmé que ça resterait pas secret. Je souffle. Je m'en doutais, mais l'avoir confirmé m'enchante pas.

En fin d'après-midi pendant que je m'occupe de graisser les cuirs et nettoyer les mors, Nori arrive derrière moi et me prends dans ses bras. Il ne dit rien, mais je laisse tomber ma tête en arrière pour la poser contre son épaule.
" T'étais où ? " je murmure.
" Ce midi ? " devine-t-il aisément. Je sais où il était cet après-midi, grosso-modo : avec Dwalïn pour s'occuper de je ne sais quoi en rapport avec ce midi, justement.
" Yep. "
Je le sens se crisper derrière moi. Je lui tire un bras pour le forcer à s'asseoire contre moi, épaule contre épaule.
" Hey. " je l'interpelle. " Je t'en veux pas de pas avoir été là. Enfin ... Une part de moi si, parce que je m'étais habitué à t'avoir dans mon ombre, mais tu peux réalistiquement pas être toujours avec moi. On a une vie ensemble, mais tu as des trucs à faire qui ne me regarde pas et surtout, un taf qui demande que tu sois pas toujours collé à moi. "
Et si c'est pas ça qui le travaille, je peux au moins me féliciter d'avoir tenté de le rassurer.
" Mais je savais que tu n'étais pas en sécurité dans la montagne, j'aurais pu m'arranger pour que tu ne sois pas seule. En tant que mari, c'est une de mes responssabilités.
- Je suis pas un-
- Demoiselle en détresse. " me coupe-t-il " Je sais. Toute la compagnie le sait. Personne n'en doute Charlotte. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit te laisser te débrouiller seule. "
Il a raison. Je souffle.
" Il y a pas vraiment de bonne solution là. Je tourne en rond dans ma tête, mais j'ai l'impression que j'ai en boucle les mêmes discussions pour rassurer les gens que je vais bien et qu'avec des si on mets Paris en bouteille. "
Je m'amuse quelques instants de la moue d'incompréhension de Nori.
" Je veux dire qu'on aurait pu changer beaucoup de choses, fait autre chose, mais le passé est passé, ça sert à rien de vouloir le changer, on devrait se concentrer sur le futur, non ? Et arrêter de ressaser ce qu'on aurait pu faire autrement.
- Le futur, Dwalïn, Balïn et Thorïn sont dessus. Dori et le reste de la compagnie ont fait un maximum qu'ils ont pu, mais il n'y a plus rien qu'on puisse faire avant le procès.
- Il va y avoir un procès ?
- Bien sûr. Tu ne t'attendais pas à ce qu'on le relâche comme ça, non ?
- Naaaah. Juste, j'm'attendais plus à une peine directement, sans procès quoi. "
Je sais pas trop pourquoi, d'ailleurs, mais je sais pas, les nains sont directes, donc dans mon esprit leur système judiciaire l'était aussi.
" Il y aura un procès dans quelques jours. Le plus tôt sera le mieux, mais ça dépends de ces (insérer ici insulte) et de la défense qu'ils veulent préparer. Quoi qu'ils fassent, on a différents témoins, ils ne s'en tireront pas. "
Je sursaute.
" Ils ne vont pas être exécuté, hein ? "
C'est mon côté Bisounours qui parle, mais je ne veux surtout pas qu'on tue pour moi des gens, même s'ils m'ont agresser. La mort c'est une très mauvaise punition.
Cela fait rire doucement Nori.
" J'aimerai bien leur faire des choses, mais non, ils ne seront pas exécuté. Ne t'en fais pas, tu pourras approuver ou non le jugement et les peines distribués le jour du procès. Ou déléguer ça à Bilbo ou Thorïn, tu verras ça quand on sera plus proche du procès, te prends pas la tête pour le moment. "
Je souffle un "okay" pas très motivé et retourne à nettoyer mes harnachements, Nori restant à côté de moi pour s'occuper de ses lames.

Deux heures plus tard, Scili nous mets à la porte sous l'excuse qu'elle en a marre de me voir tourner en rond à la recherche de quelque chose à faire. Son intervention fait rire Bilbo qui semble plutôt de son avis : l'écurie royale brille comme un sous neuf, j'ai suffisament bosser pour aujourd'hui et il est l'heure du souper.

Dans la rue, je tiens la main de Nori. Ce n'est pas très convenable, mais je m'en fiche. Les gens parleront de moi aujourd'hui et je préfère que ce soit parce que je suis trop avenante envers Nori que pour ce midi.

Au repas du soir avec la compagnie, Dori me complimente sur mon choix de coiffure comme s'il s'agissait d'une décision que j'ai prit et pas d'un rattrapage.
Chaque membre de la compagnie oscille entre discussion légère et coup de fourchette furieux.
Avec Bofur et Bilbo, on tente de garder un flot de conversation léger, à l'aide de quelques blagues carambars de ma part et finalement, avec le dessert, des chansons paillardes de Bofur, aidé bien vite de Nori. Le concert se fini rapidement quand Kíli décide de montrer à tout le monde qu'il en connait également ! Ce qui me fait mourir de rire. Pendant que je m'ettouffe avec mon morceau de pomme, Thorïn menace d'ettriper celui qui aura aidé Kíli dans son apprentissage. Gimli est rouge, mais c'est le fait qu'Ori a l'air fier de lui qui me laisse deviner qui est le coupable. Pas que Thorïn s'en rende compte puisqu'il semble accuser surtout Nori et Bofur qui s'en amuse, bon joueur qu'ils sont.

Avant que je ne me retire dans l'appartement de Bilbo et moi, Thorïn me prends à part pour m'annoncer qu'il jugera l'affaire. Il ne devrait pas y avoir de complications, tout concorde avec mon témoignage, Nori a retrouvé des témoins de précédantes altercations et bref, c'est juste une formalité à ce stade, mais Thorïn veut savoir si j'assisterais au procès ou non.
Bien sûr que j'y assisterais, pas seule, je veux quelqu'un qui connaisse les lois avec moi pour que je pige bien tout, mais je me cacherais pas derrière la compagnie.
Thorïn semble fier de ma décision.

Seule dans ma chambre, je me laisse tomber sur mon matela comme un caca en étoile.
Nori rit en me voyant faire.
" C'était une journée éreintante. " je déclare avant de jeter mes vêtements au sol, décidé à me mettre rapidement sous la couette. Par chance, Nori suit le mouvement et rapidement, on se retrouve nu lové l'un contre l'autre.
On est souvent sur la même longueur d'onde, c'est agréable.
Je souffle de contentement.
" Il parait que Dwalïn t'a vu nu. " demande-t-il finalement, amusé pour rompre le silence.
Je râle contre son torse une litanie de non-sens. Je sais pas quoi dire, parce que je suis à moitié gêné, à moitié j'en ai rien à faire parce que c'est Dwalïn, un membre de ma famille et de la compagnie en qui j'ai méga confiance.
Nori rit à plein poumons.
Je sais pas trop pourquoi, mais au moins il est pas en colère contre moi ou Dwalïn. ça me va comme réaction.
" Maintenant il va être jaloux de ma chance. " conclu-t-il quand il arrive à se calmer.
Je lui frappe le torse. Il rit de plus belle.
La journée a été dure, même si je suis un peu gêné de cette idée, je ne peux pas empêcher Nori de trouver la situation drôle.
Globalement, c'est absurde, donc c'est fun.
Nori m'embrasse le front et je lui souris, pas rancunière s'il n'est pas jaloux.