Scotis en 2020 : Caca prout. C nul.
Scotis en 2021 : Non, mais, sérieusement sérieux là ?
En résumé : mes chats vont mieux, les soucis de cœur de Calypso vont mieux (prochain RDV de suivis en décembre), j'ai de l'eau chaude et du chauffage depuis peu (yay), on doit m'opérer en janvier pour retirer 4 dents (u_u'), j'ai finis normalement la relecture du T1 de Par-delà, mais faut encore que je mette en ligne et finisse de passer Antidote dessus, j'ai fini le plan de re-écriture du T2 de par-delà et, heu, courant du mois ça va être le bordel dans la publication du T2 vu que je vais séparer le T3 qui est actuellement dedans (j'ai un plan, paniquez pas). J'voulais finir d'écrire le T3 pendant ce nano, mais, hum, ça fait une semaine que j'ai très bobo toute la machoire et ça m'empêche de réfléchir, là le régiment de médoc que j'ai commence à faire effet et les RDVs sont fini , donc j'ai prit du retard sur le NaNo, donc je promets rien, mais voilà, je publie pour vous.
Gros merci aux gens par mail ou reviews qui me laissent des pitouts mots, c'est pour vous que je publie et que je garde pas tout pour moi :D !
J'vous apprécie très fort !
(le prochain chapitre va mettre quelque jours à arriver je pense, en trois jours j'en ai écrit 1/10ème parce que j'avais pas prévu de m'étaler autant dedans)
Chapitre 59
Bon choix ? Mauvais choix ?
5 mars
Je suis partagée.
D'un côté, je veux sauter de joie partout en hurlant " Rohan " en boucle.
De l'autre, je ne veux pas lâcher Fíli et Kíli qui me sert aussi fort contre eux qu'ils le peuvent et que je le fais également.
" On se reverra, hein ? " je marmonne, la joue écrasée contre l'épaule de Kíli.
" Bien sûr qu'on se reverra. " tente de nous rassurer Fíli. " Tu viendras bien nous voir au Hall de Thorïn, hein ? Histoire de voir si c'est pareil que dans ton jeu. "
J'étouffe un rire humide.
" C'est un deal. " je conclus. Je les serre une nouvelle fois contre moi et recule d'un pas pour tenter d'absorber un maximum de détails de leur visage.
Je sais bien qu'ils comptent revenir pour les cinq ans de la reprise d'Érebor, donc je les reverrais déjà à ce moment. Mais je ne sais pas quand exactement ça sera et je m'étais re-habituer à avoir la compagnie au complet (avec Gimli en plus). Savoir que ça ne sera plus le cas pendant un long moment ... Et que je vais perdre en quelque sorte les deux nains qui ont presque mon âge mentalement, ça va demander un temps d'adaptation quand je reviendrais du Rohan.
On est début mars, début du mois de rethe.
Óïn nous a enfin lu les augures dans les mouvements migratoires des oiseaux pour nous annoncer après presque quinze jours de non-neige qu'on était bon pour partir ! Il y a encore de la neige qui s'accroche au paysage, mais elle n'est pas retombée. C'est ça qu'on attendait pour partir : on avait nos affaires de prêtes depuis plusieurs jours déjà. À la base on avait prévu d'attendre une semaine sans tomber de neige, mais ça s'est transformé en quinze jours parce que Dori tenait absolument à attendre le feu vert d'Óïn et Bilbo a insisté pour qu'on attende Dori. Même si je suis très impatiente, c'était pas une mauvaise chose de prendre trop de sûreté que pas assez je pense. Après tout, on voulait partir au milieu de rethe au début, on part quand même en avance sur le planning décidé, donc bon.
Ni Bilbo ni Nori n'a vraiment été surpris de me voir débarouler dans la salle commune de la compagnie avec mes deux sacs sortie de sous mon lit dès que j'ai su ça. J'étais absolument pas prête depuis un mois et n'attendait pas que ça.
Thorïn a beau eut dire qu'on partirait dans trois jours, parce qu'il fallait du temps pour réunir les vivres mit de côté ou prévu pour nous, ça m'a pas empêcher de vivre ces trois derniers jours dans l'attente en redemandent un peu trop régulièrement " quand est-ce qu'on part ".
Si ces trois derniers jours on été très long pour moi, j'ose pas trop imaginer comment ils ont été vécu ces trois jours pour le reste de la compagnie (et même Scili qui m'a entendu vanter le Rohan en long, en large et en travers).
Tout le monde avait des choses à fignoler pour notre départ et bien entendu, je me suis occupée de vérifier la santé des chevaux et de la chèvre qu'on emmène avec nous, ainsi que de finir de préparer leurs affaires respectives. Selon Scili, il semblerait que ces derniers jours je sautille plus que je ne marche. C'qui est sans doute pas faux, je suis véritablement excitée à l'idée d'enfin voir le Rohan. Pas que les chevaux du Rohan, bien que ce soit une grande composante, mais surtout, une culture tourné autour du cheval. Un peu comme une culture mongole, mais moins nomade et totalement différente vu que mon monde et Arda ça n'a rien à voir. Je veux tout découvrir, comparer, profiter. Vivre.
Je fini d'ajuster la carriole tiré par un bouc au même moment que Dori fini de la charger. Je souffle un instant, le regard figé sur la Montagne solitaire. Malgré quelques déboires, c'est un endroit qui est devenu ma maison. Ce n'est que pour quelques mois, mais elle va me manquer.
Je suis même pas partie que je suis déjà nostalgique !
Que pour quelques secondes, cependant, parce que je sautille vers Bilbo.
" On va au Rohan ! " je couine en le prenant dans mes bras par derrière.
" Oui Charlotte, on va au Rohan. " s'exaspère-t-il. Quoi ? C'est que la dixième fois depuis ce matin que je lui saute dessus pour annoncer ce qu'on sait tous.
" Est-ce que tout le monde est prêt ? " demande Nori qui vérifie les sacoches d'Esteban, sa monture pour le voyage.
" Je crois ? " je demande en relâchant Bilbo pour vérifier du regard qu'il n'y a plus de sac par terre. Ori est déjà en selle sur Esperanza, Dori s'approche de moi avec Alma et Tally.
" On est bon. " annonce Dori pendant que je lui refuse les rênes de Tally. Il me regarde bizarrement avant que je file prendre un à un tous les membres de la compagnie restant à Érebor dans mes bras. Je sais que ça ne se fait pas vraiment d'être aussi tactile, c'est pour ça qu'on a déjà passé du temps ce matin à se dire au-revoir en privé, mais là c'est vraiment la dernière chance que j'ai de leur dire "à bientôt". Même Thorïn me laisse faire, maintenant un peu trop habitué à mon extranticité.
Je serre même la main de Scili, qui finalement me tire à elle me faisant rire, surprise.
" Ne fais pas trop de bêtises que ton frère ne pourra pas réparer. " me conseille-t-elle dans l'oreille.
" Quand est-ce que tu m'as connu ne pas faire d'idiotie ? " je lui demande sérieusement, avant de rire et de m'éloigner des gens venus nous dire au-revoir.
Enfin sur le dos de Tally qui suit Bilbo dans la carriole, je salue les nains restés derrière.
Tous vont me manquer, mais mon coeur tambourine.
Le rohan.
Le ROHAN !
On va au Rohan !
Le pays des chevaux !
" Rendez-vous en automne prochain ! " hurle de bon coeur Bilbo.
On est les premiers à partir, parce qu'on a moins de choses et pas une énorme délégation par rapport aux deux princes.
Malgré ma joie immense d'aller au Rohan (enfin), j'ai le cœur serré et le ventre noué. Parce que tout changera à nouveau quand je reviendrais, entre la fin de construction du smial, mon écurie que j'aurais laissé presque un an, notre relation avec Nori qui aura changé d'ici là je l'espère, tout le monde qui aura changé. Tout sera différent, tout en étant un peu pareil.
Il y a aussi le voyage en lui-même. C'est pas juste une traversée d'Arda en TGV (même si j'aurais adoré), il y a les aléas classiques de randonnées qui nous attendent et toujours un certains danger à être sur les routes. Les Ris, Bilbo et moi on sait se battre oui, enfin, à peu près dans mon cas et celui de Bilbo, mais est-ce que ça sera suffisant ?
J'inspire profondément, me retournant sur ma selle pour arrêter de regarder s'éloigner la montagne.
Ça ira.
Je suis avec ma famille proche.
Ma famille moins proche sait s'occuper d'elle et sera certes séparée entre la montagne Solitaire et la montagne Bleue, mais toujours présente si j'ai besoin d'elle.
C'est juste des genres de vacances de plusieurs mois ? On va dire ça.
Dori fait marcher Alma à côté de la cariole de Bilbo. Ils discutent de quelque chose de façon calme, de la route à prendre après Däle j'ai l'impression du peu que j'en entends.
Ori et Esperanza sont un peu éloigné de nous, vraisemblablement perdu dans son monde.
Nori et Esteban est juste à côté de Tally et moi.
Je lui souris, véritablement heureuse et lui tends la main qu'il prend sans hésiter. On est suffisament loin pour pouvoir être tactile sans être jugé par qui que ce soit.
Et dès ce soir, je pourrais renfiler mes pantalons ! J'ai mit une jupe pour notre départ et j'aurais jamais cru dire ça, mais je me suis habituée aux robes et elles vont me manquer. Clairement par contre, sur la route les robes ça serait une mauvaise idée : c'est donc le retour des pantalons !
Ce n'est qu'un peu plus loin sur la route que j'ai une énorme envie d'occuper l'espace vocale et ne peut m'empêcher de commencer à fredonner. J'ai aucune idée des paroles, je les connaissais déjà pas avant d'arriver en Arda, mais même si je les avais connu, comme beaucoup de chansons je galèrerais à les retrouver.
Avec le temps, les souvenirs les moins importants s'effacent et avec, beaucoup de chansons que j'aimais ne sont plus que des bribes de paroles et des refrains. C'est le cas de We're on the run. J'ai encore parfaitement l'air, des scènes de Steven Universe que je pense être de la séquence de la chanson, mais les paroles sont intangibles pour mon cerveau. Je sais que cela devrait m'attrister plus que ça, de perdre doucement, mais sûrement les souvenirs du système solaire, de ma première vie, mais j'arrive jamais à être triste. Parce que j'ai gagné de nouvelles chansons, une nouvelle (troisième) vie et je regrette pas la décision de quelques divinités de m'avoir envoyé ici.
C'est totalement différent, incomparable et ... c'est chez moi.
Ma maison est avec Bilbo et Nori.
Nos origines, nos races ne sont quelque chose de pertinents.
Tout ce qui importe c'est nos buts communs d'être heureux et de voyager ensemble, de nous construire une vie en Érebor et de se construire une vie de famille.
