Toujours des remerciements à ma correctrice Kuro no kage ^^
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La reviewwwwwwwwwww!
Merci Tiph ! La responsable des images de tenues plus ou moins absentes sur Dudu est la loutre, comme tu le sais =P
À la base, la team Canada ne devait être qu'une vague mention dans le chapitre 1. Puis ils ont squatté. Oui, et oui ^^
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Et maintenant, le tant attendu :
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Chapitre 5 : Janvier
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Et voilà… Fred et George s'en étaient séparés. C'était triste. Elle allait leur manquer. Ils avaient tant vécu ensemble depuis cinq ans. Tant d'aventures. Tant de ruptures du règlement. Ils avaient tant de fois évité Rusard tous les trois.
Mais elle serait plus utile auprès de Harry. Les jumeaux s'en étaient donc séparés. À regret…
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– Pourquoi !? geignit Fred sur l'épaule de Lee pour la trentième fois en trente minutes.
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– Oui, pourquoi !? sanglota George sur l'autre épaule de leur ami. Pourquoi avons-nous dû confier notre…
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– … tant aimée à quelqu'un d'autre ?
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– Ô rage ! Ô désespoir ! s'exclama George en s'effondrant un peu plus sur l'épaule du métis.
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– Vous n'en faites pas un peu trop, là ? gémit Lee sous le poids des deux frères.
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Le résultat fut immédiat. Les deux rouquins s'écartèrent du garçon, toutes larmes de crocodile effacées. Ils le dominaient, telles de saintes furies de la blague.
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– Quel terrible destin qu'est le notre que d'être ainsi trahi par notre plus proche ami !?
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– Oui ! Quelle tragédie est-ce là que d'être trahi ainsi par la chair de notre chair ?! Celui à qui nous…
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– … avons tout appris !? Celui qui nous a tant aidé dans notre odyssée de l'humour !? Et ainsi…
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À ce stade, les jumeaux étaient debout sur la table de la Grande Salle, sous les regards ahuris de toute l'école en train de dîner.
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– … notre petit Lee nous poignarde dans le dos, estimant que notre malheur n'est pas assez conséquent !
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– Et… et nous devons filer, conclut George, en voyant une McGonagall courroucée se diriger vers eux.
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Et les rouquins se précipitèrent vers la sortie, titubant entre les plats avant de sauter par terre et de se glisser entre les portes.
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– Lee, cher Lee… entama Fred.
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– Sais-tu ce qui se passe le lendemain matin d'un match de quidditch ? poursuivit George.
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Le métis les regarda avec des yeux de hibou mal réveillé. Les jumeaux lui demandaient de réfléchir un lundi matin, avant même le petit-déjeuner ? Ils espéraient quoi ? Un essai philosophique ?
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– Tout le monde dort, expliqua alors Gred d'un ton docte.
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– Et s'il arrivait qu'à leur réveil…
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– Les couloirs soient couverts d'huile à glace…
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– Et plongés dans le noir par cette nouvelle poudre d'obscurité…, finit Forge avec un sourire machiavélique.
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Les deux rouquins s'échangèrent le regard satisfait du chat qui a attrapé le poisson et la famille complète de canaris.
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Jordan réfléchit quelques minutes, le temps d'atteindre le septième étage (et aussi parce que parler en grimpant, ça use le souffle. Non, mais, on n'avait pas idée de mettre autant d'étages dans un châteaux ! Bubus le barbu espérait quoi ? Réduire la quantité d'élèves par crise cardiaque ? Ou former des sorciers capables de courir un marathon?)
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– Et pourquoi on ne mettrait pas plutôt la poudre dans les classes ?
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Pas fou, le métis avait quand même envie de pouvoir rejoindre la grande salle et le petit-déjeuner.
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Les jumeaux le regardèrent babas.
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– La poudre serait plus difficile à ôter. Et un sortilège de permanence sur l'huile à glace…
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À ce point, les deux Weasley étaient, métaphoriquement, sur les fesses. Ils auraient pourtant dû savoir, au fil des années de coopérations, que, s'ils avaient les idées originales, c'était Lee qui les perfectionnait.
Il ne restait donc qu'à mettre ce nouveau plan à exécution.
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Ah, Poudlard ! Son parc, ses plantes tueuses, son calamar géant…
Ses magnifiques tours se dressant sur le ciel gris de l'hiver, ses grandes fenêtres éclairées par les bougies brûlant dans le château. Ses couloirs remplis d'élèves se cassant la gueule et ses classes où on ne voyait même pas le bout de son nez.
Et, en haut des escaliers…
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– On aurait peut-être dû faire l'inverse ? questionna Fred.
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– Les gens qui ne trouvent pas leurs salles et qui se cassent la figure en rentrant n'importe où ? proposa George.
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– Et rater ce splendide spectacle, demanda Lee en pointant un groupe de Serdaigle qui tentaient vaille que vaille de rejoindre la salle de métamorphose. Ils s'appuyaient les uns sur les autres, sans que ce ne soit très utile. Ils s'étalaient de toute façon par terre tous les trois pas.
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– Vous pensez que Rogue va quand même nous donner cours ?
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– Uniquement s'il ne confond pas ses bouteilles d'ingrédients avec celles de shampoing.
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– Et s'il n'est pas traumatisé par le résultat des potions colorantes sur ses vêtements.
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– Au moins, il ne pourra pas dire que nos potions étaient ratées, cette fois.
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– Attendez ! les coupa Lee. Vous voulez dire que notre chauve-souris professorale et lugubre s'est transformée en arc-en-ciel ambulant ?
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– C'est fort probable, confirma un des rouquins.
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– Surtout s'il a le bon goût de les mettre dans l'ordre, conclut son frère.
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Avec un grand sourire, les trois fauteurs de trouble échangèrent un high-five.
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Forcément, le trio se fit prendre. Et reçut deux semaines de retenue.
C'était fou quand même ! On ne pouvait même plus faire une petite blague dans ce château sans que tout le monde vous tombe dessus. Mais où était la bonne humeur ? Où était l'humour ? Quel drame affreux permettait ça ?
Alors que la la seule chose blessée avait été la fierté de Rogue, quand il était arrivé dans la Grande Salle et que Lupin avait éclaté de rire.
En plus, les profs n'arrêtaient pas de leurs mettre la pression pour les BUSEs.
Comme s'ils avaient prévu de réussir leurs examens…
Enfin, ils passeraient forcément celui d'Enchantements. Et avec Lupin, la DCFM était facile.
Ils aviseraient après pour les autres matières. De toute façon ce n'est pas comme s'ils avaient besoin de notes pour le Grand Projet.
Et Lee arrivait à faire des merveilles avec une radio, une bonne antenne, et deux ou trois transistors.
On entendait parfois éclater de la musique dans les couloirs sans vraiment savoir d'où ça venait, avant que le son ne disparaisse aussi vite.
Et de temps en temps, ce n'était pas de la musique qu'il diffusait, mais des potins. Il fallait bien s'occuper, que voulez vous.
Tout ça pour dire que cette pour dire que cette semaine de retenue embêtait sérieusement le trio. Pas pour les BUSEs, ça ils s'en contrefichaient. Mais pour le retard imposé à leur programme anti-morosité.
Et puis d'abord, ça servait à quoi les retenues ? Ça prenait du temps, c'était ennuyant, et ça empêchait de bien dormir. Les profs n'avaient pas idée de les mettre aussi tard ! Ça fichait en l'air tout leur cycle du sommeil. Et Gandalf seul savait à quel point le sommeil leur était important.
Toutes ces réflexions venaient à l'esprit du trio lors de leur dernier jour de colle. À éplucher des carottes avec les elfes de maison.
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– On devrait lancer une pétition ! S'exclama d'un coup Forge.
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– Contre les heures de colle ! gueula Gred.
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– Contre les punitions ! enchaîna Lee en élevant la voix.
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– Viva la Revolucion ! s'égosilla le trio d'un coup en sortant en trombe de la cuisine.
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Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore était perplexe.
Depuis quelques jours, des affiches aux réclamations diverses fleurissaient dans les couloirs. Le bas du parchemin était couvert de signatures.
Ça ressemblait suspicieusement à des pétitions…
Bien sûr, impossible de mettre la main sur qui les accrochaient.
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Exemples de réclamations sur les pétitions :
- Un meilleur chauffage dans les couloirs
- De la pâte à tartiner aux petits-déjeuners
- Et dans les dortoirs !
- Des lits plus confortables.
- La suppression des heures de retenue.
- Le réaménagement des donjons (z'avez vu comment c'est sinistre?!)
- Abolissez le système de points (et la Coupe des lèches-culs)
- Qu'on puisse avoir tous les animaux de compagnie qu'on veut !
- MOINS DE DEVOIRS !
- PLUS DE TEMPS LIBRE !
- Abolissez les punitions !
- Faites les donjons en rouge et or
- Non, en vert et argent ! C'est chez nous !
- En jaune ! C'est bien le jaune !
- En rose, et tout le monde est content !
- Plus de robes dignes du Moulin Rouge !
- Que Dumbledore rende l'argent !
- Des uniformes plus d̶é̶c̶o̶u̶v̶e̶r̶t̶s̶ ̶libres
- De vrais cours d'éducation sexuelle
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La couleur des donjons avaient prêté à débat et ratures sur le parchemin, mais Alicia Spinnet avait réussi à mettre tout le monde d'accord en criant un bon coup.
Et donc, depuis la réunion révolutionnaire avec des membres des différentes maisons, leurs affiches fleurissaient dans le château.
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Un samedi matin dans la Grande Salle, au petit-déjeuner. Quel moment plus calme pouvait-il y avoir ? Les élèves mal réveillés étaient bien calmes, les collègues de Dumbledore tranquilles aussi.
Même Peeves n'avait pas encore semé le bazar de la matinée.
Pourtant, Albus était troublé. Même si les affiches continuaient à apparaître, il se doutait que quelque chose d'autre se préparait.
BAM !
Les portes de la Salle claquant contre les murs l'obligèrent à lever la tête.
Et devant lui, une marée d'étudiants agitaient des pancartes en criant des slogans :
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– Plus de retenues !
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– Non aux punitions !
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– De la pâte à tartiner !
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– De l'éducation sexuelle !
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À côté du directeur, McGonagall écrasa sa tête sur la table, de désespoir.
Au milieu de la manifestation, un trio échangea un high-five victorieux.
