Ce texte répond au défi n°148 de la Bibliothèque de Fictions : Un génie apparaît devant votre personnage et lui propose de réaliser un de ses vœux. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu...

Note de l'auteur : Façon alternative de comment Giselle est arrivée à New York.


Gisèle marchait dans la forêt en chantonnant. Il faisait un temps magnifique et il aurait été vraiment dommage de ne pas profiter d'une si belle journée pour se promener. Elle se retrouva à la croisée d'un chemin qu'elle ne connaissait pas. La belle rousse décida de prendre le sentier de gauche, elle ne savait pas où ça la mènerait mais elle avait le goût de l'aventure. La jeune femme commença donc à avancer sur ce chemin et au bout de quelques mètres elle vit un magnifique collier en argent avec une énorme pierre bleue au centre tombé sur le sol. Elle ramassa le bijou et l'enfila, elle voulait juste savoir quelle sensation on ressentait lorsqu'on portait un tel bijou. La rousse n'avait jamais eu que des bijoux simples et jamais rien d'aussi luxueux et coûteux. Elle observa le collier et vit un génie sortir de la pierre. Il lui fit face :

-Tu m'as libéré ! J'étais coincé dans ce collier à cause d'une malédiction et pour te remercier je vais t'accorder un vœu, celui de ton choix.

-J'aimerais rencontrer l'amour de ma vie, mon prince charmant.

-D'accord.

Il lui sourit et Giselle se retrouva propulsée dans le noir.

Elle sortit par une espèce de trappe en métal et fut pétrifiée. Tout autour d'elle était bruyant, aveuglant, d'énormes édifices en pierre et en métal l'entouraient. D'étranges charrettes en acier avançaient dans tous les sens sans être tirées par des chevaux. La rousse était terrorisée, elle ne savait pas du tout où elle était mais une chose était sûre : ce n'était pas Andalasia. Elle sortit de la trappe et commença à marcher sur le drôle de chemin où tout le monde se bousculait. Elle essayait de parler aux gens mais personne ne l'écoutait. La belle rousse était perdue, le génie s'était trompé, elle n'y voyait pas d'autre explication possible. Elle ne rencontrait pas l'amour de sa vie, elle était au milieu d'un endroit hostile, inhospitalier et où tout le monde semblait se détester. Giselle avait confiance, elle savait qu'elle finirait par retrouver le chemin d'Andalasia. Toutefois, en attendant elle devrait trouver un endroit où dormir car il faisait nuit et qu'il se mit à pleuvoir à torrents. La jeune femme errait donc au gré des bousculades des passants. Elle se jura une chose, elle ne ferait plus jamais confiance à un magicien, une sorcière, une fée, un génie ou toute autre personne capable d'utiliser la magie.

Au bout d'un temps qui lui parut interminable elle finit par voir un château en hauteur. Elle y accéda grâce à une échelle et toqua à la porte, suppliant pour qu'on lui offre l'hospitalité pour la nuit. Malheureusement personne ne vint lui ouvrir, un éclair la fit sursauter et elle trébucha en arrière, ses pieds glissant sur le sol humide. Elle se retrouva comme par magie dans les bras d'un homme qui l'avait rattrapée au vol. La rousse était si déboussolée qu'elle ne réalisa pas tout de suite ce qui était arrivé. En attendant l'inconnu proposa de la ramener chez lui en attendant qu'elle trouve un hôtel disponible. Gisèle ne se rendait pas encore compte que le génie ne s'était pas trompé et que c'était ce parfait inconnu qui serait l'homme de sa vie, son prince charmant. Pour le moment elle était surtout au bord de l'évanouissement à cause de tout ce bruit, de toutes ces lumières chatoyantes et du fait qu'elle arrivait à peine à respirer à cause de cet air qui semblait chargé de fumée. La rousse avait hâte de retourner chez elle, ce drôle de monde n'était vraiment pas fait pour elle et à son humble avis, aucun prince charmant ne pouvait vivre dans ce monde si désordonné. Une fois chez cet inconnu, qui, elle le savait maintenant, s'appelait Robert, elle tomba endormie sur le premier fauteuil qu'elle croisa. Toutes ces émotions l'avait épuisée, elle n'avait pas fait exprès de s'endormir si vite, elle aurait voulu résister plus longtemps. Dès le lendemain elle trouverait le moyen de rentrer à Andalasia, elle se l'était juré juste avant de s'asseoir sur le fauteuil.


Fin.