Bonjour, Bonsoir,

J'espère que cette suite vous plaira malgré le fait qu'elle est relativement courte, je m'en excuse. Je n'ai pas réellement envie de vous faire patienter longtemps. Je répondrai aux reviews du chap 1 demain sur ce chapitre que je modifierais. Si vous arrivez directement sur ce chapitre, car vous l'avez mis en favori ou alerte dans vos mails, le chapitre 1 à changé également, donc n'hésitez pas à y rejeter un œil.


Ni une ni deux, je me dépêche pour aller en salle de briefing. Le capitaine Jones est étonné de me voir arriver à l'heure et sans être en uniforme, mais bon, il sait très bien qu'avec mon grade de lieutenant, je n'ai guère besoin d'être en tenue tous les jours.

- Bien, je suis heureux de voir que tout le monde est là.

Nous avons deux enfants qui ont été portés disparu ce matin, à la suite d'un vol de voiture à la pompe à essence. Voici la vidéo surveillance, déclare-t-il avant que celle-ci ne s'affiche sur le tableau blanc. Nous recherchons donc un SUV noir de marque Mercedes avec la plaque " Look Up ". Nous avons de la chance dans notre malheur, car les plaques personnalisées ne courent pas les rues. Regardez bien chaque recoin, même si la voiture doit être probablement maintenant abandonnée. Faites attention à vous l'individu est armé et dangereux, donc n'oubliez surtout pas de mettre vos gilets pare-balles et vos go pro, s'il vous plaît ! Merci.

Une fois qu'il eut fini son discours il s'approche d'Emma.

- Tout va bien lieutenant ? Vous étiez à deux doigts d'arriver en retard ce matin, ce qui ne vous ressemble pas !

- Oui tout va bien, j'ai juste pas fait attention à l'heure.

- Peut-être avez-vous besoin de congé, ça fait très longtemps que vous n'avez rien posé.

- Peut-être effectivement, mais pour le moment je suis là. Lui dis-je en lui souriant. Je n'allais quand même pas lui dire la vraie raison de mon pseudo-retard. Quand j'y pense je ne sais même plus la dernière fois que j'ai posé des jours de repos... Je dois regarder ça un soir avec plus d'attention.

Une fois en tenue, je regagne mon véhicule, pour une fois je suis accompagné d'une jeune recrue, il se charge de porter le sac de base, qui comprend des gants, un kit pour les soins d'urgence, des chargeurs ainsi que les fusils à pompe il mit le tout dans le coffre. Je peux le voir se diriger du côté conducteur ce qui me fait rire, personne ne conduit ma voiture hormis moi, sauf si j'ai vraiment confiance, mais je ne le connais pas ce bleu. Je lui fais comprendre d'aller du côté passager, qu'aujourd'hui c'est sa place. Une fois dans ma voiture, je soupire de contentement.

- Je vous laisserais conduire quand j'aurais confiance en vous, pour l'instant, je préfère conduire moi-même officier... Je mets un temps de pause avant de lire son nom sur sa barrette. Nolan.

- James Nolan enchanté. Il me tend sa main que je serre avec enthousiasme. Je fais ensuite mes gestes habituelles en démarrant ma voiture. Je suis heureuse de retrouver les lèves tôt même s'il ne reste que vingt minutes d'antenne.

- Dites-moi, vous avez un frère jumeau, il me semble ?

- Oui David, qui est aussi un jeune officier.

- Je me disais que je ne voyais pas double.

J'essaie de faire une blague pour d'étendre l'atmosphère que je sens tendu. Cependant, rien n'y fait ma jeune recrue a l'air dénué d'une chose qui s'appelle humour. Ma journée promet d'etre longue, bon s'il ne touche pas à ma musique, ça va être bon aussi.

Je sais que la majeure partie de ma journée se résumera à patrouiller... Quelques heures apres, on a eu un appel radio qui nous signale que le véhicule a été aperçu garé dans une rue tout proche de notre position, et que quelqu'un est à l'intérieur du véhicule.

Je me mis en route, le but est d'être discret, donc je ne mis pas les sirènes et me contente uniquement des gyrophares.

Une fois que j'avais la voiture du suspect en vu, je pris ma radio en main pour signaler que l'on est arrivé à destination.

- " 12 Norfolk 10-23"

J'ai tellement l'habitude de patrouiller seule, que je fais tout comme si je le suis sans laisser le jeune officier participer. Il faut que je le laisse participer un peu plus, je mis ça dans un coin de ma tête. Mon ventre se serre un mauvais pressentiment s'empare de moi, sans que je sache ni quoi ni pourquoi.

- Ne sors pas avant que je te l'aie dit James, je ne le sens pas du tout...

Évidemment je suis tombé sur une tête brûlée. Je soupire d'exaspération. Je déteste que l'on ne m'écoute pas, surtout quand je suis la tutrice d'une jeune recrue... Il a déjà ouvert sa portière et est caché derrière celle-ci. Ma tête, elle ne voit que des "red flags". Il ne se rend pas compte, qu'en se sachant derrière sa porte, il est à découvert.

Je l'incite à remonter dans l'habitacle, mais il en fait qu'à sa tête. Ma première journée promet... Je pris donc ma radio.

- 12 Norfolk demande un 10-33

[12 Norfolk à besoin d'assistance immédiatement]

Ni une, ni deux, je passe du côté conducteur au côté passager pour éviter d'être trop à découvert. Mon mauvais pressentiment, lui se confirme sans tarder, puisque j'entends des détonations, des sifflements qui indiquent que les balles arrivent tout proche de moi, mon pare-brise vole en éclat, d'autres s'écrase sur mon capot avec un beau bruit métallique... J'ai reçu quelques éclats de verres au visage, mais vu que l'adrénaline fait des miracles, je n'ai absolument rien senti. Je m'empare de ma radio en m'extirpant de mon véhicule pour me mettre à côté de James, ma voiture n'est plus un lieu sûr dorénavant.

- Coup de feu tiré, je répète coup de feu tiré. Puis je mis ma radio en sourdine, on est déjà à moitié à découvert, je ne veux pas en rajouter...

Je fais des signes à mon Co-equipier, lui montre une grande benne à ordure à quelques mètres de nous qui nous met plus à l'abri, car nos jambes elles sont vraiment à découvert. Il peut nous tirer comme des lapins et nous abattre facilement...

- Je te couvre, profites-en pour courir vers la benne à ordure, surtout fais attention à toi et après tu me couvres pour que je te rejoigne.

J'ai mis mes actes à exécution, je tire dans sa Direction, plusieurs coups de feu, celui-ci tire dans ma Direction sans se poser de question. Une fois que James était à couvert, c'était à son tour de me couvrir, je suis d'ailleurs heureuse qu'il le fasse, car j'ai eu peur qu'il ne pense qu'à lui. Pendant que je rejoins James, j'entends des balles qui ont l'air de m'effleurer plutôt qu'autre chose...

Une vive douleur me prend au niveau du thorax, je me retrouve par terre en moins de deux. J'essaie de respirer, mais je n'y parviens pas, mes oreilles sifflent, je n'entends rien hormis des acouphènes insupportables et un énorme mal de crâne. J'essaie de respirer à nouveau, mais tout mon corps me brûle et c'est à nouveau un refus de mon corps endolori. Les secondes passes et j'ai l'impression d'être moins sonné, j'arrive à sentir qu'une force me tire par le gilet, mes jambes glissent sur le bitume, sans doute pour me mettre à l'abri, enfin je l'espère. Je sens que l'on touche à mon gilet pare-balles, et que l'on me met en position assise contre quelque chose de dur peut-être que c'est la benne finalement ?

- Officier à terre ! Officier à terre ! Cette phrase fait un déclic en moi, et j'arrive enfin à prendre ma première respiration, ma trachée, puis mes poumon se mirent à me brûler, je tousse ce que je peux, ça m'aide à prendre toute l'air que mon corps réclame. Je suis vraiment heureuse d'avoir mis mon gilet pare-balles, car je ne le mets pas souvent... C'est une chose qui va changer dorénavant.

À cet instant pour une raison qui m'échappe je ne pense qu'à une personne, la chroniqueuse des lèves tôt, Regina. Elle veut me revoir, moi, pourquoi ? Je n'en sais rien. Peut-être que finalement je devrais creuser pour savoir pourquoi. Il vaut mieux que je fonce plutôt que regretter après non ? Moi qui n'aime pas sociabiliser habituellement, je devrais après un telle journée lui déclarer que je veux la revoir, car c'est ce que je veux au fond aussi. Je sors de ma rêverie.

- Maintenant on attend les collègues et ne décide surtout plus de rien tout seul. Disais-je en toussant À chaque mot péniblement.

- Je viens de te sauver la vie et c'est ce que tu trouves à me dire ?!

Un de mes sourcils s'arque. Il n'est quand même pas sérieux ? Il a failli me tuer avec ses conneries... C'est lui qui est sortie du véhicule sans mon autorisation alors que je me préparais à rebrousser chemin. Je ne pouvais pas le laisser la tout seul ! J'eus vraiment envie de le pousser d'une t'elle force que je me redresse sans me rendre compte et mon corps m'envoie une décharge de douleur qui me décourage...

- On va terminer cette discussion plus tard, tu es irresponsable...

Trois véhicules de police arrivèrent sortant de leur véhicule presque en osmose demandant au criminel de se rendre, il utilisa les dernières cartouches qui lui restaient avant de se rendre sachant que soit il avait le droit à la case prison ou bien la morgue en fonction de son choix.

Les secours eux ne tardèrent pas à arriver non plus, ils me prenaient assez vite en charge. Je donne mes clefs de voiture à mon capitaine bien qu'il va devoir aller sérieusement au garagiste...


Je sors de l'hôpital vers vingt-deux heures, j'ai passé plus de six heures à l'intérieur de ces murs pour subir divers examens, je m'en sors uniquement avec des coupures au visage, un énorme hématome au niveau du thorax et quelques cotes de cassé.

Quand je regarde mon téléphone, j'ai pu voir que j'ai un tas d'appels et messages manqué de mes amis et collègues, d'ailleurs mes collègues sont restés auprès de moi en demandant sans cesse de mes nouvelles, ils me ramènent chez moi.

Je lis mes messages une fois au calme chez moi, un message se démarque des autres.

« Bonsoir Emma,

Le capitaine Jones m'a dit que vous étiez blessé, j'espère que ce n'est pas trop grave... J'espère que vous ne m'en voulez pas de vous écrire ce message ?

Regina. »

« Bonsoir Régina,

Je viens de sortir de l'hôpital, tout va bien, je suis en vie, c'est le principal non ? »

À peine avais-je envoyé ce message à Régina qu'elle m'appela déjà.

- Dites-moi que ce n'était pas vous qui avez été blessé suite à des échanges de tires.

- Dans ce cas je ne dirais rien, dois-je appeler un avocat également pour vous répondre. Déclarais-je en riant. Outch mes cötes me faisaient un mal de chien, c'est un peu trop tôt pour rire.

- Vous êtes idiote. Vous... Elle prit une grande respiration pour se donner le courage de finir sa phrase. Vous avez écouté la radio ce matin ?

- Oui, j'ai entendu votre phrase, balançant votre musique préférée, c'est sur high hopes est une chanson positive, mais vous auriez pu faire mieux. Déclarais-je d'un air mutin, que mon interlocutrice ne peut pas voir à travers le téléphone.

- Comment ça ?

- Vous avez joué la safe card et avez choisi une chanson relativement connue.

- Très bien, vous écouterez white rabbit de bolier alors, on pourrait supposer que c'est une reprise du classic white rabbit de Jefferson Airplane de base comme pink l'a fait, mais pas du tout, c'est peut-être d'ailleurs pour ça que celle de bolier a moins marché ? J'avoue n'en avoir aucune idée hormis que c'est l'une de mes musiques préférées. Je la ferais passer à l'antenne, demain matin pour que vous l'écoutiez.

- Dites-moi pas que je ne suis pas heureuse de votre appel loin de là, mais n'êtes-vous pas occupé en ce vingt-quatre décembre avec votre fils qui est en vacances ?

- Non, ça va, mon mari revient d'une mission en Afghanistan ce soir, j'ai tout préparé en avance. Je viens de recevoir un coup de massue. J'ai cru que sa proposition à la radio était une date, Je me suis trompé finalement ? Et vous ?

- Euuuh... Je ne fais rien, du coup j'avais demandé à travailler, mais au vu de ce qu'il s'est passé aujourd'hui, je suis en repos forcé pendant sept jours.

- Ça vous dit de venir ce soir manger avec nous ? Mon fils serait vraiment ravi, et je pense que vous pourriez bien vous entendre avec mon mari.

- Oui, mais ne vous sentez pas obligé.

- Je ne me sens pas obligé, ça me ferait très plaisir. Vous croyez au coup de foudre amical ?

- Pardon ?

- Est-ce que vous croyez au coup de foudre amicale ?

- Comme les coups de foudre normaux, mais en amitié, c'est ça ? Aucune idée, j'ai déjà eu un coup de foudre une fois, mais ce n'était pas amicale.


J'espère que la lecture de ce chapitre vous aura plus.

Je vous souhaite une bonne année, la santé, de la joie et du bonheur pour vous, on se voit au prochain chapitre.