Le lendemain matin, je suis réveillé par mon téléphone qui sonne de manière continue. Il ne me semble pas avoir mis un réveil, mais peut-être que j'ai oublié de l'éteindre hier ? La musique de ma sonnerie et réveil sont exactement les mêmes, qui fait ça ? Ben moi, pour m'obliger à me réveiller. C'est un appel et non un réveil, je vois sur le voyant s'afficher « Régina ». Je décroche avec ma voix le moins réveillé.

- Régina tout va bien ?

- Bonjour lieutenant Swan, c'est une infirmière du Seattle Army Hospital. Je me lève d'un coup. Je vérifie une nouvelle fois l'identifiant, pour être sûr, mais il y a bien écrit Régina.

- Excusez-moi je ne comprends pas ?

- Nous avons admis Madame Mills cette nuit, elle vous réclame.

- Où est son fils ? Il va bien ?

- Il est avec elle, oui tout va bien.

- Et elle comment va-t-elle ?

- Ça pourrait aller mieux, mais à voir si elle décide de vous en parler, car comme vous êtes une amie de notre patiente, je suis tenue au secret professionnel.

- Je comprends, je suis là dans une trentaine de minutes, pouvez-vous lui dire ça ?

J'ai conduit à toute allure, donc me voici vingt minutes plus tard à déambuler dans l'hôpital militaire de Seattle à la recherche de Regina. La dame de l'accueil me donna le numéro de sa chambre ainsi que l'étage et quelle aile emprunter pour la trouver, un vrai labyrinthe. J'ai même dû lui montrer mon badge sous ses ordres pour prouver mon identité.

Quelques minutes plus tard, me voici devant sa porte, à devoir montrer mon badge ainsi que ma pièce d'identité aux policiers militaires qui gardent sa porte. Je toque avant de rentrer dans sa chambre.

- Coucou, et bien tu es bien gardé !

Dis-je à peine entré dans sa chambre. Je m'arrête un instant quand je vu son visage tuméfié. Elle dormait à poings fermés. Henry lui est réveillé et se rue vers moi pour m'enlacer.

- Je suis contente que tu sois là. Maman t'a beaucoup réclamé, les médecins sont venus pour lui donner des médicaments qui font faire dodo.

Une infirmière entre dans la chambre et me demande si l'on peut discuter à l'extérieur, donc je la suis.

- Vous êtes sans doute le lieutenant Swan ? Je suis l'infirmière Steward, je vous ai appelé. Elle était très agitée quand je vous ai appelé, le médecin a décidé de lui administrer un calmant. Les parents de Regina vont venir chercher Henry d'une minute à l'autre, vous pouvez vous restaurer le temps que Regina ne se réveil ou vous pouvez patienter dans sa chambre, comme vous le souhaitez.

- Je patienterai dans sa chambre, merci.

Avant d'entrer à nouveau dans sa chambre, je me suis décidé à acheter auprès d'une machine automatique deux petits chocolat chaud, c'est généralement le seul truc buvable dans un hôpital.

Une fois les deux gobelets en main, je retourne dans la chambre.

- Tiens Henry, c'est pour toi. Il me regarde d'un air interrogateur. C'est un chocolat chaud. Le jeune homme prend le gobelet sans hésiter en me remerciant. Tes grands-parents sont en route, ils vont venir te retrouver et dès que ta maman sera réveillée dans la journée, tu pourras revenir la voir.

- Non ! En protestation, il posa le verre en plastique sur une table, s'assoit sur une chaise proche de sa mère et lui tient la main.

- Je veux être là quand elle va se réveiller. Je ne veux pas la laisser seule.

- Elle ne sera pas seule, je veillerai sur ta maman, pour toi.

- Non.

Les grands-parents de la brune arrivèrent à cet instant précis. Ils me dévisagent, c'est plus qu'évident.

- Bonjour, je suis le lieutenant Swan une amie de Régina.

- Oui l'infirmière nous a averties de votre présence. Merci d'avoir gardé Henry. Les parents de la brune se rapprochent de leur fille avant d'embrasser son front. Trouvez son Mari et prévenez-nous quand notre fille se réveillera.

Je me contente de hocher positivement la tête. Ma suspicion se révéla donc malheureusement bonne, elle était dans cet hôpital à cause de son mari et celui-ci était encore dans la nature ce qui avait engendré cette garde encadrée... Géniale. Je m'installe sur le siège qui est juste à côté du lit, je m'endors sans crier gare, car mine de rien il était cinq heures du matin.


Je me réveille en sursaut avec l'impression d'être observé, ce n'est pas qu'une impression puisque quand j'ouvre les yeux, je peux voir la brune qui m'observe. Elle me sourit quand elle a vu que je la regardais, son regard lui est plutôt triste et éteint. Elle me fait signe qu'elle souhaite boire. Elle a une petite table dans sa chambre avec de l'eau et une carafe d'eau, je me lève pour la servir et lui tend le verre.

- Mer... Ci.

Sa voix elle, elle est cassée, éteinte et c'est à ce moment que je vois un énorme bleu au niveau de sa gorge. C'est une main qui lui a fait cette marque, c'est évident.

- Hen... Ry ?

- Il est avec tes parents, ils sont venus le récupérer pour que tu puisses te reposer. Je peux voir des larmes perler au coin de ses yeux, et je la vois tourner la tête pour que je ne la vois pas pleurer. Je me lève pour me rapprocher d'elle.

- Tu veux que je dise à l'infirmière d'appeler tes parents pour leur dire que tu es réveillé ?

- Non. Elle me fait signe de lui passer un stylo et quelque chose pour écrire, heureusement je ne sors généralement pas sans un calepin et un stylo au cas où. Je lui tends et la voit écrire doucement « Je ne veux pas qu'ils me voient comme ça ».

- Tu sais tes parents t'ont vu et t'ont embrassé le front, Henry aussi t'as vu, il était à tes côtés quand je suis arrivé et ne voulait pas te laisser. Je ne dis pas ça pour te rendre triste au contraire ça pourrait te faire beaucoup de bien de les voir.

- Ok... Appel.

Je sors de la chambre, informant l'infirmière du réveil de Régina, lui demandant d'appeler ses parents. Quand je rentre dans la chambre celle-ci me suit, pour lui demander comment elle va, ou si elle a mal quelque part. Je n'hésite pas à lui demander si c'est normal qu'elle a autant de mal à parler. L'infirmière me dit que Oui, avec un tel bleu à la gorge celle-ci doit certainement la brûler et lui faire mal à chaque parole qu'elle prononce. Sans m'en apercevoir tout de suite je serre sa main dans la mienne. Je la vu lui donner des médicaments par intraveineuse. Elle lui dit que ça soulagera ses douleurs, mais ne va pas la faire dormir, donc qu'elle pourra "Discuter" Tranquillement avec ses parents. Une fois l'infirmière partie, je la vu écrire sur le calepin, elle me montre ensuite le résultat. « Est-ce que tu peux passer chez moi prendre des affaires, j'ai peur qu'il soit là-bas et fasse du mal à mes parents. Si tu y vas, n'y va pas toute seule s'il te plaît. »

Je hoche simplement la tête de manière positive. Elle m'indique que ses clefs sont dans son petit placard en face du lit, dans son manteau. Je récupère ses clefs ainsi que son téléphone, je le lui tends.

- Normalement dans mon téléphone, j'ai toujours le message avec ton adresse. Tu peux juste me renvoyer ton étage ? Ensuite, tu me dis tout ce que tu veux que je ramène.

Je demande au Capitaine s'il veut bien m'épauler, quand j'irai récupérer des affaires chez Régina, car comment dire, vu que je suis en arrêt le temps de récupérer, mon arme m'a été enlevée. Celui-ci accepta sans mal.


Une vingtaine de minutes plus tard j'étais avec mon capitaine devant la porte de Régina. On entre sans difficulté dans son appartement.

- Eh bien toutes les deux, on ne peut pas dire que vous êtes chanceuse. Entre toi, blessé en pleine intervention et Régina avec son mari. On le cherche activement, mais il est introuvable... On surveille ses dépenses par carte de crédit, des policiers surveillent discrètement ici et devant l'hôpital, mais aucun résultat jusqu'à maintenant.

- D'ailleurs il me semble que vous attendez mon rapport sur l'accident, je sais qu'il vaut mieux que je sois en service pour vous le donner, mais il est tout prêt, dans ma voiture. Je préfère vous le donner avant mon retour... Mon binôme a été un véritable danger public.

- Ne vous en faites pas pour ça, nous avons préféré le mettre à pied, car la police des polices enquête... J'ai regardé les vidéos avec le son et je leur ai transmis. Heureusement, vos deux caméras étaient activées. Il a failli vous faire tuer et lui avec. Son comportement est plus que dangereux et n'a rien à faire dans la police.

Je suis heureuse d'entendre ça, même si cela veut dire qu'un collègue va sans doute perdre son travail. Il était trop dangereux que ça soit pour lui ou les autres.

Je prends diverses affaires pour la brune, du maquillage, des vêtements, brosse, sèche-cheveux, produits pour le corps et cheveux histoire qu'elle se sente "Chez elle" À l'hôpital pendant le court séjour qu'elle fait. Heureusement, elle a deux valises assez grandes, j'avoue ne pas savoir quoi lui prendre dans son armoire, donc j'opte pour en prendre six de chaque, histoire qu'elle ait le choix, je lui ai pris deux pyjamas, ça va être plus confortable que ceux de l'hôpital. Parce que je ne sais pas réellement si elle retournera chez elle quand elle sortira.

- Tu crois que l'on devrait lui appeler un serrurier pour changer sa serrure ?

- Demande-lui, si l'appartement est le sien avant, ça pourrait lui éviter un dépôt de plainte de Monsieur... Vu qu'aux yeux de la loi, ils sont toujours Mariés.

À ce moment précis, je suis heureuse d'être célibataire et pas marié, ça a l'air trop compliqué en cas de séparation. J'envoie un message à Régina qui ne tarde pas à me répondre qu', en effet, c'est le sien, acheté avec ses propres sous et que ça serait une bonne idée.

- C'est le sien, si vous connaissez un bon serrurier elle est toute ouïe.

- Très bien, je m'en occuperai demain, vu que l'on est le vingt-cinq ça lui coûtera les yeux de la tête sinon.

- Je crois qu'elle s'en moque un peu du prix. Lui dis-je. Je vais retourner à l'hôpital, j'ai pris tout ce qui lui fallait. J'étais contente de vous voir capitaine et surtout contente que son mari n'était pas là.


Me revoilà à nouveau dans cet hôpital qui empeste le désinfectant. Je déteste les hôpitaux et encore plus cette odeur qui est tout sauf normal. C'est plutôt anxiogène que rassurant.

Je décline une nouvelle fois mon identité auprès des policiers qui écrivent sur une feuille toutes les personnes qui passent en interrogeant leur talkiewalkie à chaque fois.

Je toque à la porte avant d'entrer, la brune a l'air heureuse de me voir et encore plus en voyant que je suis accompagné de deux valises. Ses parents sont là aussi ainsi que son fils.

- Je t'ai apporté quelques affaires pour que tu sois confortable puis si tu ne rentres pas directement chez toi, tu seras tranquille quelques jours avant qu'il ne te manque des vêtements. Mon capitaine fait le nécessaire pour te changer la serrure au plus vite. Je vous laisse.

- Merci Emma. Vous l'avez retrouvé ?

- Pas encore, on surveille tout. Ton appartement est surveillé, ici aussi. On surveille ses dépenses. Si jamais tu bouges ou quoi n'hésites pas à me tenir au courant.

- Oui, mais tu es en arrêt, je ne vais pas te déranger.

- Appel moi dès que tu sors, je sais très bien faire le gorille. Bonne journée à vous Madame et Monsieur Mills ainsi que le mini Mills, Régina. Dis-je avant de partir.


Quelques jours plus tard.

Je reçois un coup de téléphone de mon Capitaine. Je suis ahurie, on m'a assigné un travail que je n'ai jamais fait auparavant... Je retrouve certes mon travail et ait retrouvé ma voiture originelle de travail, ce qui me fait du bien. James lui a été licencié pour faute grave, tout semble allez au mieux dans le meilleur des mondes, mais voilà, maintenant je dois faire le baby-sitter de Madame Régina Mills, je vais être sa garde rapprochée à sa demande. On me fait donc aujourd'hui un stage accéléré avec diverses mises en situations. Je vais donc vraiment quitter mon uniforme, il est vrai que je ne le mettais pas tout le temps, mais là, je serais tout le temps en civil... Puis bon, je ne comprends vraiment pas leur choix, je n'ai pas l'expérience adéquate dans la protection et la personne qui pourrait potentiellement faire du mal à Régina m'a vu… J'ai essayé de refuser, mais on ne m'a pas laissé le choix. On m'a fait un peu du chantage... Comme quoi j'étais pressentie pour monter en grade et diriger le service de police secours dans un autre Commissariat de Seattle, à condition de rendre ce service et de retrouver le mari de Madame Mills. Les militaires mettent la pression également pour qu'on le retrouve au plus vite en nous menaçant de mettre les fédéraux sur le coup.

Après ma journée de formation rapide, on me donne finalement mon nouvel uniforme. Moi qui pense être simplement en civil, voilà que l'on me donne des vêtements blanc et noir comme les men in black... J'ai beau avoir discuté avec les formateurs pour leur dire que ça se voit à des kilomètres que je protège Madame Mills, ils n'ont rien voulu savoir ! Ah et bien-sûr qui dit nouvel uniforme dit nouveau véhicule... Mais, conduit par d'autres policiers, la voiture, elle aussi, est noir et ressemble à un véhicule de police tellement c'est le cliché des voitures de police banalisé.

Oh et comment dire tant qu'on n'a pas retrouvé le mari de la brune, je dois vivre avec celle-ci... Enfin on change d'hôtel tous les deux, trois jours, on va parfois dans des appartements prêtés à des policiers pour des planques ou autre, du moment qu'on bouge beaucoup. On a toujours de courtes discussions, je la suis à son travail et ai toujours un œil sur tout.

Mais, voilà après deux semaines à la surveiller sans cesse, je dénote un changement quand un de ses collègues lui apporte une lettre, je la prends directement, devant le regard un peu noir de la brune. En revanche, je n'en ai que faire, puisque là ce qui m'importe, c'est de faire mon travail. Je demande à son collègue, qui lui a remis, il me dit simplement qu'un livreur l'a apporté plus tôt. Je me mets à l'écart tout en m'assurant d'avoir un visuel sur la brune. Je lui explique qu'il ne peut pas faire de choses comme ça, que chaque lettre qu'ils reçoivent à son nom doit-elle lu au préalable par un officier qui se présente en plus de cela au quotidien, qui une fois assuré qu'il n'y ait pas de danger les lui laissent dans sa loge. Une fois que celui-ci fût parti, j'ouvre la lettre... Des coupures de lettre issues de journaux forment des mots.

"Je comptais au début adresser cette lettre à Régina, mais j'imagine bien que tu vas l'ouvrir avant Emma. Je n'en ai pas fini avec toi ou Régina, vous n'êtes pas prêt quant à ce que je vous réserve. J'espère que la suite vous plaira."

- Le faucon à besoin d'aide, je demande une évacuation immédiate, sous protection. Des renforts si possible ! Je me rapproche de la brune pour lui faire comprendre qu'on doit évacuer maintenant. Elle n'a pas trop envie de venir, je la force donc à me suivre. Je n'ai pas le temps de lui expliquer à elle ou ses collègues. Je vois mes collègues rentrer par une porte, un Monsieur par une autre avec un gâteau dans les mains, je ne prends aucun risque et pousse Régina vers mes collègues. Quant à moi je cours vers les civiles à l'autre bout de la pièce, pour que mon corps fasse comme un bouclier en les protégeant. Je ferme les yeux et une seconde plus tard une explosion intervient.

Pov Régina.

Ma journée de travail commence plutôt bien, je me sens vraiment en sécurité quand Emma est à mes côtés et je me demande quand tout cela va cesser, c'est-à-dire ne plus être sous protection quotidiennement à toute heure, bien que j'apprécie la présence de la blonde et que je n'ai pas réellement envie que cela s'arrête. Je participe à l'émission comme d'habitude depuis mon retour. D'ailleurs je suis plutôt contente, mes collègues ont fait croire que j'étais partie en vacances et cela avait fonctionné, rien n'avait fuité. Bien que beaucoup de personnes se demandent pourquoi j'ai un garde du corps, ou ils pensent que je ne me prends pas pour n'importe qui, mais bon, je ne peux pas empêcher les autres de penser n'importe quoi.

Emma se comportait de plus en plus étrangement... Un collègue avait une lettre pour moi, je m'apprête à la prendre et la blonde m'a devancé, je lui ai offert mon plus beau regard noir, elle a fait comme si de rien était en se mettant à l'écart avec mon collègue, ils avaient l'air de ne pas avoir une conversation agréable, surtout celui-ci. Une fois qu'il fut partie, je peux la voir ouvrir la lettre et la lire, vraiment je déteste les voir fouiller mon courrier comme ça, ça me rend folle... Je sais pertinemment qu'elle fait son travail, mais je ne le vie vraiment, comme une énorme intrusion dans ma vie privée... J'ai hâte qu'elle redevienne à moitié privée et vite. Je sens que la brune me tire pour je ne sais quelle raison, mais je ne peux pas partir du plateau comme ça, surtout que l'émission n'est pas finie. Je peux voir mes collègues qui commencent à se lever un peu fâché, pour lui demander ce qu'il y a, ensuite tout se passe vite ! Une porte s'ouvre pile devant moi quand une autre s'ouvre à ma gauche, Emma me pousse en face vers ses collègues, ses collègues me sortent à la va-vite, on court vers l'extérieur. On fait à peine quelques mètres qu'une explosion se fait entendre, les murs bougent, il y a de la poussière un peu partout, l'alarme incendie se met en marche, les extincteurs automatique d'eau se mettent en marche sur les plafonds, les pièces sont assez vite trempées. Tout ce à quoi je pense là maintenant, c'est à Emma, de mémoire elle n'était pas derrière moi, je ne sais pas si elle va bien. Tellement paniqué, je ne me rends pas compte tout de suite que je suis à l'extérieur. Le bâtiment semble avoir été vidé, mais impossible de voir Emma. Les sirènes hurlantes, des pompiers, ambulances ainsi que des policiers se font entendre tant ils commencent à se rapprocher. Je fixe la porte du bâtiment inquiète, je commence à voir les pompiers s'activer et au même moment, je vois enfin la porte d'entrée s'ouvrir, mais pour le moment toujours pas de visuelle sur la blonde. À la place, je vois mes collègues sortir un peu sonné et poussiéreux, et finalement en toute dernière, je vois la blonde sortir. Je ne me suis pas rendu compte que jusque-là j'ai retenu mon souffle. J'ai l'impression de respirer enfin correctement.

- Emma ! Tu vas bien ?

Elle s'approche de moi en souriant.

- J'ai eu beaucoup de chance. Me dit-elle, je la vois quand même se diriger vers les ambulanciers, pendant que les policiers en civil me mettent dans la voiture Direction un nouvel endroit inconnu, serait-ce encore un hôtel ? Ou peut-être un petit appartement ? Je remarque au fil de la route qu'on quitte Seattle, je me dis qu'ils m'emmènent au fin fond des États-Unis, mais pas du tout, je suis à une heure de Seattle, à Tacoma. On s'arrête devant une belle maison, les officiers m'escortent à l'intérieur, m'affirmant que mes affaires vont arriver dans la journée, ce qui veut dire que cette planque, comparé aux autres n'a pas été prévu en amont comme les autres... Habituellement, mes affaires sont déjà arrivées quand j'entre ce qui est appréciable. Emma n'étant pas là, on me laisse avec une jeune officier prénommé Blanchard, qui par contre est énormément bavarde tout le contraire d'Emma, en attendant que ma nounou attribuée revienne de ses divers examens, elle me fait la conversation. Mon Dieu que la blonde me manque, bien que la brune à la peau pâle et aux beaux yeux gris-vert est sympathique, ma mâtiné a été plus que mouvementé et un peu de calme ne va pas me faire de mal. Elle m'explique qu'elle est tombée folle amoureuse d'un de ses collègues David Nolan, mais qu'elle n'arrive pas à lui demander un rendez-vous, je ne pense vraiment pas à faire psychologue aujourd'hui, mais je lui donne tout un tas de conseils, après deux bonnes heures je lui dis que j'ai besoin de m'allonger un peu pour reprendre des forces, même s'il n'est que midi, elle comprend et me souhaite une bonne journée, me dit qu'à mon réveil le Lieutenant Swan aura sûrement repris la relève.


Pov Emma.

Après quelques examens qui ont duré une éternité je me rends à la nouvelle planque de madame Mills à Tacoma, je suis heureuse qu'on m'y conduise, car je ne me sens vraiment pas d'attaque pour une heure de route. Une fois arrivée devant la charmante maison, mes collègues me font comprendre que les affaires de la brune et les miennes sont dans le coffre. Ils m'aident donc à les décharger et les laisses justes devant la porte. Je regarde aux alentours, on a un jardin plutôt pas mal, avec de grands arbustes qui délimite tout le tour du terrain, ce qui nous donne pour une fois un vrai cocon "Privé". Peut-être que cette fois-ci on restera plus longtemps ici, au vu de l'agencement et du fait que c'est assez proche de Seattle, mais pas trop non plus. J'entre enfin dans la maison en rentrant ma valise et celle de la brune, je retourne chercher son sac ensuite. Je croise ensuite l'officier Blanchard qui me fait un topo. Elle me dit que Regina est partie faire une sieste, je regarde l'heure, il est dix-sept heures. Je fronce un peu les sourcils.

- Elle va bien ? Elle s'est couché à quelle heure ?

- Vers midi, je pense qu'elle va bien oui, elle a quand même été secoué par ce qu'il s'est passé ce matin.

- C'est plus une sieste qu'elle fait là. Dis-je en riant un peu. Les collègues ont apporté des courses ?

- Oui, pourquoi ?

- La belle au bois dormant va avoir très faim quand elle va se réveiller. Merci beaucoup en tout cas officier Blanchard, d'avoir pris le relais.

- Elle n'est vraiment pas difficile à surveiller. Comment allez-vous ?

Je souris. Je regarde mes bras.

- Quelques égratignures et brûlures bénignes. Ça aurait vraiment pu être pire. Il n'y a que la personne qui a apporté le gâteau qui est dans un état assez critique.

- Comment tu as su pour le gâteau ?

Ça je n'avais pas le droit d'en discuter avec elle, donc je me contente seulement de lui sourire sans répondre à sa question.

- Merci beaucoup pour aujourd'hui officier. Elle a compris que pour elle c'était le moment de partir, je lui ferme la porte après qu'elle est partie. Je souffle un coup, ça fait du bien d'être dans du "silence" mes oreilles n'en pouvaient plus. Je me contente de ranger mes affaires dans ce qui semble être ma chambre, puisqu'elle est inoccupée ainsi que dans la salle de bain. Une fois tout ceci fait, je me décide à cuisiner, je n'ai pas non plus mangé ce midi et je crève de faim ! Je ne tarde pas trop avant de voir la brune arrivée, elle a sans doute été attirée par la douce odeur du repas que je prépare.

- Je suis contente de te voir et en plus, tu cuisines, c'est que ça ne va pas si mal ?

- Effectivement quelques égratignures, rien de bien méchant. Je ne veux tout de même pas l'inquiéter, mais je suis bête puisque mes brûlures requièrent tout de même l'intervention d'une infirmière qui va venir tous les jours pendant une semaine ou deux, j'avoue que je n'ai pas écouté cette partie tellement j'étais énervé. Je... Euhm.

Regina s'installe autour de la table de Bar sur une chaise, du coup en hauteur aussi, mais comme ça elle est juste en face de moi puisque c'est une cuisine américaine. Je la vois me regarder.

- Tu sais, tu peux tout me dire, j'ai remarqué que tu as tendance à perdre tes mots quand tu as quelque chose d'important à dire. Mince, elle commence à me connaître...

- Une infirmière va passer tous les jours en soirée pour changer mes pansements, vu qu'ils sont dans le dos.

- Je croyais que c'était juste quelques égratignures. Dit-elle en levant un sourcil. Qu'est-ce que tu as exactement ? Je ne vais plus t'avoir les prochains jours ?

- J'ai des brûlures dans le dos. Je serai encore avec toi pour les prochains jours, je vais juste être secondé par l'officier Blanchard au cas où.

- Ok, tu aurais dû me le dire directement, tu peux tout me dire Emma. Dit-elle en me regardant droit dans les yeux, je me sens un peu comme un enfant pris sur le fait... Pour ce qui s'est passé à la radio, c'est mon abruti de mari qui a fait ça n'est-ce pas ? Je ne sais quoi lui répondre... Je ne peux pas réellement lui mentir en même temps.

- Oui, pour l'instant, nous allons rester ici quelques jours le temps que l'équipe réfléchisse à un plan. Henry peut venir passer le week-end ici, je sais que tu ne l'as pas vu depuis plusieurs semaines, ça va te faire du bien.

- Merci Emma, vraiment !

- Je t'en prie. Mes supérieurs réfléchissent à te mettre dans la protection des témoins. Dis-je comme si c'était la plus mauvaise nouvelle du monde.

- Ok, et ça voudrait dire ?

- Mise sous protection dans un endroit lointain, jusqu'à ce qu'on trouve ton mari et qu'il soit jugé. Jusque-là c'est comme on fait maintenant, sauf que là tu auras une nouvelle identité, une nouvelle profession, et tu seras considéré comme morte, enfin Regina Mills sera considéré comme morte, ça veut dire plus de contact avec ton fils, tes parents, puisqu'ils devront penser que tu es morte aussi. Je vois que la brune est dans d'intenses pensées, mais comment ne pas l'être.

- Donc t'es en train de me dire qu'il faut que je prie pour qu'on retrouve mon mari assez vite sinon je peux oublier ma vie entière, c'est ça ?

- En gros oui, mais que tu pourras retrouver une fois ton mari attrapé.

- Certes, mais ça veut dire que j'aurais fait du mal à toutes les personnes que j'aime, puisqu'ils auront cru à ma mort... Je ne veux pas de ça. Ce n'est pas une option. Je l'a vu partir de la table, pour s'installer sur le canapé, avant de se mettre devant la télévision. Évidemment, la première chaîne qui s'allume est une chaîne d'information. À votre avis ils parlent de quoi ? Bingo, de l'explosion.

"Voici les images que nous avons réussies à nous procurer de l'explosion, nous pouvons y voir plusieurs personnes courant vers l'extérieur ainsi qu'une chroniqueuse des lèves tôt, être sortie par des agents, quand d'autres personnes les rejoignent quelques minutes plus tard, certains ont l'air blessé. Nous dénombrons qu'un blessé grave pour le moment, celui qui tenait le gâteau qui a explosé. Pour l'heure, nous ne savons pas pourquoi il y a cette escorte policière autour de cette chroniqueuse précise. Nous avons voulu lui poser des questions, mais nous n'avons eu aucune réponse de sa part ou celle de la radio jusqu'à maintenant. Le bâtiment est pour le moment fermé et devrait commencer des travaux, la chaîne de radio est en pleine recherche d'un endroit qui pourrait les accueillir à nouveau en attendant."

- Mon Dieu, je me suis attendu à ce qu'ils citent mon nom et prénom... Je ne sais pas par quel miracle ils ne l'ont pas fait. J'imagine que sur les réseaux sociaux, mon nom et prénom a dû circuler...

Au même moment mon téléphone sonne, c'est mon capitaine qui m'appelle.

- Oui Capitaine Jones ?

- Juste pour vous informer, on va profiter des feux des projecteurs pour révéler que nous recherchons activement son mari. Je pense que c'est plus préférable ainsi, ça éviterait à Madame Mills d'atterrir à la protection des témoins, bien que vous allez devoir rester caché sans sortir le temps qu'on le trouve. Je regarde Régina qui essaye d'écouter attentivement notre conversation.

- Je suis d'accord et je pense qu'elle vous donnerait son feu vert mon capitaine.

- Très bien lieutenant Swan, vu que vous ne sortez pas, vous n'aurez pas besoin de l'officier Blanchard ?

- J'aimerais tout de même avoir son appui, j'ai été un peu blessé lors de l'explosion et je dois avouer que les antalgiques ont tendance à me faire dormir. Je sais que Madame Mills est très sage et ne ferait pas de bêtise, mais vu que le problème est plutôt d'ordre extérieur, je préférerais une personne supplémentaire.

- Très bien Lieutenant. Je vous souhaite une bonne journée. Une fois raccroché, je peux voir la brune qui me dévisage et qui a l'air peu contente.

- Tu as donné mon feu vert sur quoi au juste ? Je peux voir des éclairs dans ses yeux. Si je n'étais pas dans mon rôle de policière, j'aurais sûrement été intimidé, mais je reste droite comme un i, un sourire en coin.

- Tu le seras bien assez tôt, reste sur la chaîne des informations et vient t'installer à table, le repas va être froid.

La brune ne pipa mot et vient s'installer à côté de moi sur une chaise, je la sers en premier avant de me servir.

- Et en plus, gentleman, j'ai toujours tendance à choisir un bad guy plutôt qu'une superbe personne. Dit-elle en soupirant.

- C'est physiologique ou plutôt scientifique, un mauvais garçon ou une mauvaise fille va plus nous attirer qu'une personne sympathique, c'est comme ça... Je l'entends soupirer encore, j'avoue ne pas trop savoir quoi lui répondre pour la rassurer.

Heureusement, on se fait un peu couper par la télévision.

Le présentateur annonce :

"Flash Spécial, l'attachée de presse de la police de Seattle a souhaité nous rencontrer pour nous parler de l'explosion qui a eu lieu un peu plus tôt à la Radio Seattle for fun".

La caméra bascule ensuite sur la police de Seattle, l'attaché presse, se tient sur une mini estrade avec un micro.

- Nous recherchons activement Monsieur Robin de Locksley pour l'explosion qu'il a préparé avec préméditation à la radio de Seattle For Fun et qui a fait un mort. Il est aussi recherché pour violence domestique. Ce qui est en fait un homme imprévisible et dangereux. Si vous le croisez, Veuillez appeler la police immédiatement. Je vous en remercie, si vous avez des questions n'hésitez pas.

Les questions ne tardèrent pas à fuser.

- N'est-ce pas le mari de la chroniqueuse des lèves tôt qu'on a vu plus tôt être évacué par des agents ?

- Malheureusement je ne peux ni réfuter ni vous confirmer cela. Ça sera tout pour aujourd'hui.

- Madame Mills étant introuvable, on suppose que vous l'avez planqué. L'interview s'arrête là. La brune en profite pour éteindre la télévision, je peux voir qu'elle tremble légèrement.

- Ça va ? Lui demandais-je en lui servant de l'eau.

- C'était par rapport à ça le coup de fil ? Je hoche la tête. Il fallait ton aval pour ça ? Je n'ai qu'une envie, baisser la tête tant son ton est tranchant.

- C'était ça ou la protection des témoins. On me demande mon aval, pour moi, cela était la meilleure option pour toi. Bien que la protection des témoins aurait été la plus adaptée, ta famille et ton fils auraient beaucoup souffert. Je peux voir une larme perler au coin de ses yeux. J'ai donné mon avis au capitaine même s'il n'est pas objectif, il m'a écouté alors qu'il aurait pu très bien tout décidé sans m'en tenir rigueur.

On avait fini nos repas, je débarrasse la table pour rincer les couverts et assiettes avant de les mettre au lave-vaisselle. La brune est partie sur le sofa en face de la télévision et lance un film. Pendant ce temps-là, la porte sonne, mes collègues me disent dans l'oreillette que c'est l'infirmière. Mon micro étant éteint, je peux seulement que les entendre me parler, ce qui est plutôt rare heureusement. Généralement, c'est juste un message pour me dire que l'équipe de jour tournait avec celle de nuit. J'ouvre, Regina me regarde, je lui dis juste que c'est l'infirmière pour qu'elle ne s'inquiète pas.


Hey ! Désolé pour l'attente, pour me faire pardonner, le chapitre est un peu plus long avec une fin de chapitre qui vous laissera un peu moins sur votre faim que celui d'avant. Je n'allais quand même pas vous faire ça à tous les chapitres ! Je tenais à vous préciser que le prochain sera quand même plus concentré sur Emma et Régina, on se rapproche donc de la fin.

J'espère que ce chapitre vous aura plus !

Je vous souhaite une merveilleuse fin de semaine et au plaisir de lire vos commentaires !

Sammii16 : Your welcome, and thank you for your message. You are always here.

Guest : Il est encore dans ce chapitre, désolé.