NA : Je tiens à remercier le calme accueil et la tolérance de ce récit rempli de noirceur. Je vous avoue que je n'étais pas rassurée de publier un tel texte, de part le sujet évoqué.

Je vous exprime ma profonde amitié pour votre tolérance et votre ouverture d'esprit. Avec la montée du mouvement Woke, et de toutes les tendances progressistes extrémistes, je crains que la liberté d'expression ne nous soit coupée et que je sois contrainte de censurer mes écrits

Je vous souhaite une bonne lecture

Dressage

« Vous disposez d'une semaine pour le préparer ! La prochaine vente aux enchères y aura lieu. Employez tous les moyens possibles !

-Vous estimez sa valeur de départ à combien ?

-5 millions. C'est une pièce rare, limite unique.

-Il était dans le monde de Dissidia. Dans ses mémoires j'ai pu voir qu'il a eu des relations sexuelles avec un autre homme. Est-ce que ça va faire chuter sa valeur ?

-Merde ! C'est problématique là !

-C'était lui qui pénétrait. Son partenaire était toujours dominé.

-Vous êtes sûr ?

-Vous voulez les mémoires en détails ?

-Non c'est bon, ça ira… veillez à ce qu'il reste vierge.

-Oui, monsieur.

-Vous avez ferré le gros poisson en tout cas, une demande sur un tel antagoniste… on tuerait pour l'avoir. Dressez-le de façon efficace et vous en serez récompensé. »

ooo

Il poussa un long gémissement et se prit la tête comme si un troupeau de bêtes venait de passer sur lui… quand il ouvrit les yeux, ce fut pour être dans une sorte de chambre isolée. Que faisait-il ici ? Plutôt… quel était cet endroit ? Qui est-il… ? il n'avait aucun souvenir de la veille ni des autres jours avant… ni aucun jour, ni aucune vie. Il essaya tant bien que mal de se rappeler de quelque chose. Cela se résultait à des migraines et un violent vertige.

-Bon sang… gémit-il

Il avait aussi le sentiment d'avoir perdu une partie de lui-même … comme si on l'avait déraciné à quelque chose… une nouvelle migraine le saisit et le fait de ne rien savoir le frustrait. Soudain, un bruit de verrou attira son attention. Un homme entra dans la pièce et lui déposa un plateau de nourriture. L'ex-SOLDAT cligna des yeux, méfiant face à cette introduction. Les maux de tête revinrent de plus belle…

-Je vois que tu es réveillé, comment te sens-tu ?

Lui parlait-on ? Ces satanés migraines n'arrangeaient pas son cas. L'homme devant lui ne semblait pas inquiet de son état. Sephiroth mit un bon temps avant de répondre, comme s'il valait mieux répondre et ne pas se soucier de son état.

-Je ne sais pas… j'ai mal à la tête… vous êtes… ?

Il n'aimait pas ce qu'il voyait… une blouse blanche, des lunettes… oui c'était bien un scientifique… son instinct lui ordonnait de s'en méfier. Ne pas croire à tout ce qu'il pourrait dire… ce soudain qui-vive n'augurait rien de bon. Il ignorait tout de ce qui pouvait lui arriver…

-Odine. Dr. Odine. Te souviens-tu de quelque chose ?

Se souvenir ? C'était le trou noir… pourquoi lui demander ? Est-ce que son état était… naturel ? Tout aussi hostile, l'ex-Général finit par répondre d'un ton prudent :

-Navré… je ne vous connais pas et j'ignore ce que je fais ici. Je n'arrive même plus à me souvenir de mon nom…

-Oh, cela reviendra, c'est dû à ton réveil. Tu as eu un accident de voiture et tu es resté dans le coma pendant 2 mois.

Cette nouvelle le décontenança. Un accident de voiture qui provoquerait une pure amnésie ? Un coma de 2 mois qui l'aurait rendu aussi apathique ?

Rien à faire, il ne se rappelait de rien… quelque chose en lui, l'ordonnait de ne pas croire cet individu, mais il ignorait tout ce qui avait pu lui arriver. N'empêche cette raison sonnait faux à ses oreilles… beaucoup trop faux. On lui cachait quelque chose. Il serra des poings et toisa l'homme :

-Où suis-je ?

-Dans un chambre temporaire le temps que tu aies plus de confort. Hélas mon pauvre, te voilà bien seul… mais ça va aller… je t'ai apporté de quoi te requinquer un peu. Tu verras cela te fera du bien. En attendant, je vais t'examiner si tu veux bien.

Se faire examiner ? Pourquoi se sentait-il accoutumé à ce mot ? Si seulement il avait des éléments de réponse beaucoup précis…

Sans attendre son avis, l'homme lui tendit des comprimés à boire. Non, il ne le devait pas… il ne devait pas ingérer ça… pas ça… c'était comme un cri… un cri d'alarme, une alerte, un hurlement qui lui disait non.

-Qu'y a-t-il ? Ce sont juste des antidouleurs. Tu dois avoir une forte migraine non ?

Comment était-il au courant ? Etait-il celui qui s'était occupé de lui pendant ce soi-disant coma ? La douleur était vive… un côté de sa tête voulait que cette douleur ne fût qu'un lointain souvenir, de l'autre, il y avait toujours ce refus. Sephiroth trembla.

Ce fut avec une boule au ventre qu'il finit par accepter les médicaments. L'ex-SOLDAT les observa un temps : un blanc, et un bleu…

-La blanche en premier, déclara Odine.

Sephiroth soupira et obéit. Il avait encore des gestes simples et naturel. Il n'était pas encore devenu un légume ou un cas perdu. Pendant ce temps, Odine l'ausculta… il massa ses tempes et malgré lui, il poussa un soupir. Cela chassa son mal de tête horrible… il le laissa faire, fermant à demi les yeux.

Ce n'était peut-être pas si horrible… son esprit était brouillé, naturellement brouillé alors… n'empêche… avait-il vraiment besoin de deux comprimés ?

-Allez, on prend le bleu maintenant.

Irrité, Sephiroth l'avala aussi. Si un temps, il ne sentait rien, il était tout de même sur la défensive. Le comprimé bleu n'avait pas un goût que l'on qualifierai de « normal ». Non c'était… quelque chose clochait…

Soudain, son bas ventre brûla, pris dans un flamboyant désir incandescent... Son souffle se saccada… que lui arrivait-il ? Jamais il n'avait ressenti autant de chaleur… autant… d'envie… ?

Il jeta un regard vers le docteur. Qu'est-ce qu'il lui avait fait ingérer ? Son corps frissonna soudainement au toucher de l'homme. Non pas un toucher… c'était… comme des caresses. Pris au piège, Sephiroth se recroquevilla, luttant contre cette envie. Le « médecin » ôta alors sa blouse, montrant alors tout un attirail de sangles, suspendus à ses vêtements. Il empoigna sa victime et le contraignit de s'allonger sur le lit, avant de l'y menotter. Alerté par ce nouveau changement de situation, l'ex-SOLDAT cria, mais ce fut plus un long gémissement qu'un vrai cri.

-Lâchez-moi… !

Pourquoi éprouvait-il un certain plaisir et une excitation d'être menotté comme ça ? Pourquoi se sentait-il… impuissant… ?

Solidement attaché, l'homme déplaça sa main vers ladite zone où un feu semblait se propager. Son corps se cambra aussitôt.

-Arrêtez… stop… non, pas… !

Des sueurs froides perlèrent de son front. Son entrejambe laissa entrevoir une bosse bien proéminente. Il tenta de cacher ses rougeurs, mais ne parvint qu'à couiner plus fort quand le médecin rentra sa main sous son vêtement et le caressa à pleine main. Il le savait que la pilule bleue n'était pas normale… c'était un aphrodisiaque ! Ses gémissements se muèrent en cris.

-Arrêtez… !

Son ordre sonnait comme faux dans ses oreilles, il voulait le supplier de continuer, mais sa raison le poussa à refuser. Au final, que pouvait-il faire ? il ignorait tout de lui, il ne souvenait plus de qui il était autrefois…

Il hurla soudainement, quand son bourreau pinça ses mamelons. Son contact sournois touchait des zones rendues sensibles à cause du comprimé. Les doigts laissèrent place à sa langue, alors que sa main accélérait ses va et vient sur son membre. N'y tenant plus, il ne tarda pas à ajouter ses propres mouvements et ses coups de reins. Ce qui fit rire le docteur qui lui murmura :

-Tu ne te rappelle pas, mais tu es né pour ça. Tu es né ici pour devenir un objet sexuel et finir tes jours chez un particulier qui t'achètera d'ici une semaine.

Pour prouver ses dires, une équipe arriva avec un écran télé, branchée sur secteur. Un lecteur de cassette était intégré au téléviseur. Quand un des hommes l'alluma, le « médecin » tourna la tête de Sephiroth. Une série de vidéos étaient projetées, venant vraisemblablement de caméras de surveillance. Il en visionna une, au hasard, se voyant exercer des va et vient sur un jouet et se donner du plaisir devant un examinateur… il serra du poing, pressentant l'envie de vomir en voyant ça. Certaines étaient prises de loin, d'autres, tenaient dans la main la caméra pour filmer ce qui se passait.

Sur une autre, L'ex-SOLDAT prenait en bouche le propriétaire de l'appareil, avec entrain et envie. Son regard rempli de luxure, alors que sa langue passait de haut en bas sur le membre faisait gémir l'homme au-dessus de lui.

« -Allez, caresse-toi, Salope… »

Ce qu'il fit, avec entrain, vu le sourire qu'il arborait, tout fier de se donner du plaisir et de se voir attribuer des noms aussi bas.

Les images pornographiques stimulaient son envie et il lâcha dans un cri un orgasme avant de venir dans la main du docteur. Celui-ci sourit et rentra ses doigts dans la bouche de l'ex-SOLDAT. Encore sous l'effet de l'aphrodisiaque, il lécha allègrement ses doigts, grimaçant sous le goût de sa propre semence. Il avait honte… il se sentait sale mais voilà qu'on lui mettait une visière sur les yeux où les souvenirs de sa vie de jouet sexuel défilaient… il n'y avait pas de doute… il était… pourquoi avait-il du mal à le croire ? Quel était son nom au moins ? Les phalanges de son tortionnaire sortirent et ses lèvres murmurèrent :

-Tu te nommes Sephiroth…

Ce nom résonna encore dans ses oreilles. Il savait au fond de lui que c'est vrai… mais toute cette vie de débauche et de luxure… était-ce bien lui… ? Les images lui montraient que oui…

Son bourreau partit, le laissant avec ses vidéos. Il ne prit pas la peine de le détacher, sachant que cela ne ferait que faire monter son plaisir.

Les vidéos devinrent des films. Leurs longueurs stimulèrent encore le jeune homme, qui supplia son bourreau de le lâcher. Il avait compris… il était un… futur esclave… il geignit encore et encore. Son érection était encore dure, il en voulait encore. Cette torture lui arracha des sanglots brisant quelque chose en lui.

Son supplice dura bien deux heures, quand l'homme revint. Il lui ôta la visière des yeux. Des larmes étaient sur le point de couler de ses yeux… mais le médecin ne s'en souciait pas plus que ça.

Une fois relâché, Sephiroth n'osa plus le regarder. Alors, son futur instructeur et formateur leva son visage par le menton et déclara :

-C'est juste le temps de réapprendre certaines choses, Sephiroth… mais n'oublie pas que tu es là pour plaire…

Là pour plaire… il devait se faire une raison… il inclina la tête et murmura les mots qui scellerait son destin :

-Oui, Maître…