Disclaimer : L'univers ne m'appartient pas, comme d'hab'.
Note d'auteur : J'espère que ce chapitre vous plaira et bonne lecture !
Chapitre 3 :
Ser Barristan Selmy, lord commandant de la garde royale du roi Joffrey Baratheon, premier du nom, portait, lourdement accroché à son buste, l'insigne de main du roi qui appartenait autrefois à Lord Stark. Le chevalier avait été nommé à ce poste par la reine-régente, Cersei Lannister, mais même s'il en avait le titre, le garde royal n'avait pas les prérogatives qui allaient normalement avec. Le poste de maître des lois avait été réattribué, sans que la régente ne lui demande ne serait-ce que conseil, à Ser Balmain Boulleau, un chevalier et courtisan assidu à la cour. Lord Renly était lui aussi un traître, à la solde des Stark, c'était ce qu'avait répété la Lannister pour imposer son point du vue, seulement le vieil homme ne savait plus qui était dans le droit légal et qui allait contre les intérêts de son roi.
Janos Slynt, aide d'Ilyn Payne, son nouveau frère-juré sur ordre de la reine, avait mis au pas l'ensemble de la ville, empêchant la populace de se soulever. Mais la situation ne pouvait pas durer éternellement, et la situation était pour l'instant en leur désavantage. Si jamais un seigneur, quel qu'il soit, pénétrait dans le donjon rouge, c'était eux qui seraient en tort et non pas les Stark, qui avaient comploté pour tenter de s'emparer du pouvoir. Sous les questions insistantes du maîtres des chuchoteurs, Varys, et d'Ilyn Payne qui avait gardé sa fonction de justice du roi, l'intendant des Stark avait fini par avouer que son seigneur fomentait un coup d'état en mariant les trois enfants royaux aux siens. Il aurait été aidé en cela par Lord Stannis Baratheon, qui avait été sommé de quitter son fief de Peyredragon, où il demeurait depuis déjà plusieurs mois, et de venir prouver son innocence à la cour.
- Seigneur-Main.
Tout le monde ne l'appelait plus qu'ainsi, mais il était seulement un frère juré de la garde royale.
- Mon Seigneur.
Il avait fait réunir le conseil restreint au grand complet, incluant la reine-régente et sa nouvelle créature, bien que cela ne lui fasse pas plaisir, afin de décider de la marche à suivre. Il ne croyait pas aux aveux de l'intendant des Stark, qui sonnaient bien trop faux selon lui. Varys et Ilyn Payne avaient dut très longuement le torturer.
- Il manque toujours un frère juré à la garde royale, fit remarquer le nouveau maître des lois
- Plus maintenant, intervint la reine Cersei, j'ai pris la peine d'y faire nommer un homme de confiance, Ser Osmund de la maison Potaunoir.
- La maison Potaunoir ? demanda Janos Slynt surpris
Le commandant du Guet avait été autorisé à siéger au conseil restreint par la régente, de même que Lord Gyles Rosby, et ce n'était pas pour leurs compétences. Ils n'en avaient aucune, à part de savoir flatter les bonnes personnes aux bons instants afin d'obtenir des titres et des charges pompeux.
- Une maison récente, lui expliqua le grand mestre Pycelle, originaire du Val d'Arryn.
- Bien. Pourquoi la citadelle n'est pas encore tombée Selmy ? lui demanda ensuite le fils de boucher avec un ton agressif
- Ser Barristan Selmy, je suis chevalier. Et je ferais donner l'assaut lorsque j'estimerais que le roi ne courra aucun danger à quitter la citadelle de Maegor. S'il s'y est enfermé …
- Notre souverain est sous l'influence de la fille Stark, rétorqua Janos Slynt en lui coupant la parole, j'ai vu l'homme qui l'a emmené s'y "réfugier" comme vous dites : Sandor Clegane, son bouclier-lige. Sous l'influence de cette garce de rousse, je les ai vus discuter ensemble après la première journée du tournoi qui a été donné en l'honneur de son félon de père. Peut-être même a-t-elle déjà ouvert les cuisses pour lui, elle ou sa sœur.
C'était immonde. Et c'était aussi une partition apprise par cœur, probablement sur ordre de la reine Cersei. Le chevalier doutait qu'il s'agisse là d'un coup joué par le grand argentier du roi. Pas que ce dernier soit d'une plus grande fidélité à son souverain que le commandant du Guet, seulement il était bien plus fin dans sa manière d'agir.
- Janos Slynt, ordonna la reine-régente, vous ferez arrêter le grand mestre Pycelle pour haute-trahison envers le roi.
- Bien, Votre Majesté.
Deux de ses hommes se saisirent du vieillard, qui tenta de se débattre, en vain.
- Des corbeaux ont été vus quittant votre roukerie, vous avez averti des seigneurs de notre situation.
