BÉNÉVOLENTS - Partie II SACRIFICES


4 Convocation

─ o ─

T'Pau fut sortie de sa méditation par la sonnerie de sa porte. Ses sens psioniques sur-sollicités perçurent les débordements empathiques des ondes mentales du médecin. Elle lui ouvrit la porte.

─ Bonsoir, Madame, puis-je entrer?

─ Je vous en prie docteur.

Le médecin vit le tapis de méditation à terre, devant des bougies allumées.

─ Ah-hem... je vous dérange en pleine méditation. Je vous prie de m'en excuser

─ Vous ne pouviez le savoir. Quel est l'objet de votre visite ?

Il parut embarrassé puis se lança :
─ Je sais que vous possédez des dons télépathiques très importants, comme ce petit Spohkh sur T'Khasi. Cela doit être… hum… usant de vous retrouver au milieu d'humains aussi émotionnels que nous. Et le contact avec Nammu a dû être épuisant. Je… hem... en tant que médecin... je souhaite m'assurer de votre état de santé.

En temps normal, T'Pau aurait froidement repoussé toute proposition de ce type de la part d'un Humain. Mais la bienveillance de cet homme ne méritait pas qu'elle réagisse aussi. De plus, cette démarche était logique de la part d'un médecin. Elle s'assit sur son lit et acquiesça d'une voix neutre
─ Faites, docteur.

McCoy sortit son médicorder. Il fronça imperceptiblement les sourcils.

─ Vous êtes effectivement épuisée. Dit-il tranquillement

Il parvient à contenir sa préoccupation : épuisée... ce mot était bien faible pour désigner cet état de grand épuisement.

T'Pau ne fut pas dupe de l'inquiétude éprouvée par le médecin, resté presque impassible. Elle ne contredit pas l'évidence. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans cet état.
Elle évitait autant que possible les voyages spatiaux en compagnie de non-Vulcains. En raison de leurs incessants flux mentaux, elle ne parvenait pas à se reposer correctement ni à reprendre des forces. Les nuits étaient les moments les plus difficiles, car elle devait lutter pour ne pas percevoir leurs rêves illogiques.

Ses dons s'étaient considérablement accentués aux cours des 39 dernières années... Cela avait commencé lors de la grossesse de Dame Amanda, l'épouse Humaine que son petit-neveu Sarek avait choisie, provoquant ainsi un scandale au sein de la famille, auquel elle n'avait pas pris part. Qu'un Ambassadeur auprès des Terrien se marrie avec l'une d'entre elleux obéissait à une certaine logique, qu'elle avait au contraire approuvée...

─ Existe-t-il à votre connaissance un matériau qui bloquerait efficacement les ondes psychiques? Je demanderai à notre ingénieur en chef d'en tapisser les murs de votre chambre afin que vous puissiez dormir correctement.

─ Pas que je sache.

─ C'est bien ce que je craignais.

McCoy déposa une petite boite sur la table de nuit
─ Je vous ai apporté des comprimés de psychanesthia, un anesthésiant psychique à courte durée. Je l'avais conçu au départ pour Spock, en cas de besoin. J'ai adapté la formule à la physiologie des Vulcains non métissés. Ces molécules induisent entre autre la production d'ondes delta par le cortex cérébral. Cela vous permettra de bénéficier d'une forme de sommeil profond d'une durée d'une heure environ. Un sommeil dénué de toute forme de pensée ou d'émotion, que celles-ci soient produites de façon endogène ou perçues de façon exogène. En se limitant à deux comprimés par jour, il n'y a pas de risques d'accoutumance.

T'Pau n'avait pas eu une vraie nuit de sommeil réparateur depuis qu'elle avait rejoint les vaisseaux des Humains.

─ Les comprimés sont sécables en deux. Précisa le médecin. Je souhaiterai que vous en preniez un quart dès maintenant. Les tests en laboratoire ont donné de très bons résultats. Cependant, avec votre accord, je resterai près de vous afin de surveiller vos constantes et vérifier que votre organisme ne fait pas réaction de rejet.

T'Pau hésita. La proposition était tentante : elle ressentait le besoin de prendre enfin un vrai repos psychique. Elle n'avait aucune raison logique de refuser. Elle ouvrit la boite, cassa l'un des petits comprimés et l'avala avec une gorgée de thé.

T'Pau s'allongea sur le lit. La molécule commença rapidement à faire effet. La psychanesthia effilocha doucement ses pensées et surtout, elle gomma progressivement tous les affects externes qui l'assiégeaient. Un silence ouaté s'empara de son esprit. Un délectable silence. T'Pau ne put retenir un soupir de soulagement, parfaitement indigne d'une Vulcaine. Elle sentit que le médecin étendait sur elle une couverture, puis se laissa emporter par le sommeil.

T'Pau se sentit sortir de son assoupissement doucement. Ses naph-fo-dan se remirent en place naturellement, ses pensées lui revinrent sereinement. Elle ressentait une sorte de fraîcheur psychique. Cette demi-heure de sommeil profond avait été incroyablement réparateur. Elle avait même l'impression que ses boucliers mentaux avaient gagné en efficacité
Le médecin était toujours là, assis dans un fauteuil. Il l'auscultai déjà avec son médicorder.

─ Comment vous sentez-vous?

─ Reposée.

Rassuré, McCoy esquissa un joyeux sourire :
─ Vous avez vraiment des capacités de récupération hors du commun! Je pense que dans votre cas, une demie dose par jour, voire un quart sera suffisant… je vais concevoir pour vous des mini comprimés !

Il se leva
─ Je ne vais pas vous déranger davantage. Je vous laisse la boite. Je vous ferai parvenir la composition de cette molécule, cela pourrait être utile à d'autres personnes.

T'Pau l'interpela alors qu'il s'approchait de la porte:
─ Docteur McCoy

─ oui ? S'inquiéta-t-il aussitôt.

─ Je vous suis reconnaissante pour votre aide.

McCoy se sentit rougir. La voix de la vieille dame était parfaitement neutre, mais avait une certaine douceur :
─ Je vous en prie, madame. Je n'ai fait que mon travail de médecin.

─ o ─

McCoy ne retourna pas à l'infirmerie. Christine Chapel gérait tout de main de maître, et, pour une fois, il n'y avait pas beaucoup de malades.
Il était très satisfait d'avoir pu aider la vieille Dame Vulcaine.

Il contempla les marques de brulures laissées par les doigts de Spock sur son avant bras, elles étaient légèrement douloureuses... cette sensation était étrangement agréables. Il avait eu la puissante sensation que cette main avait aussi été celle de Jim. Il se coucha en soupirant, un livre à la main. Une fatigue puissante l'écrasa et il s'endormit aussitôt.

Leonard ouvrit les yeux dans un sursaut.

Il flottait dans un grand vide blanc. Ce devait un rêve bizarre. (Pour une fois qu'il dormait suffisamment profondément pour rêver)

Son esprit éveillé, les soucis revinrent le hanter. Il repensa à la "fièvre" qui unissait actuellement ses deux précieux amis, et par extension à ce dangereux Pon farr. Connaissant la poisse de Jim, cette fièvre risquait de s'abattre à nouveau sur eux en plein milieu d'une mission, au pire des moments.

Le brouillard blanc changea de forme : une pièce immense se matérialisa autour de lui. Il y avait d'un côté une immense bibliothèque et de l'autre ce qu'il reconnut comme un laboratoire de recherche médicale. Il comprit. Ce n'était pas un rêve. Il devait être dans le vaisseau-bulle. Cette bon sang de Nammu s'étaient passée de son consentement! Cela n'avait jamais été une invitation, mais une convocation. Il ne se sentait pas en danger, contrairement aux prémonitions qu'il avait perçues en provenance de Jim. Il baissa les yeux sur son bras, les marques y avait été reconstituée à l'identique...

─ Quel endroit bizarre ! Jim et Spock ne doivent pas être loin. Je me demande comment ils vont...

Une fenêtre s'ouvrit dans le mur. Elle donnait sur un verger en fleurs. Jim et Spock étaient face à face, assis à une table, de part et d'autre d'un copieux repas, composé de petits pains dorés, de fromages, de légumes crus, de fruits colorés, ...de gâteaux à la crème pâtissière, de morceaux de poulet frits, de beignets salés et de frites que Jim trempait dans une sauce avant de les croquer. Leonard s'en amusa avec tendresse.

─ Ce gourmand ne changera donc jamais!

Jim ne portait qu'un pantalon blanc, il était resplendissant. Ses yeux noisette étaient pailletés d'or. Une brise légère soulevait doucement ses cheveux presque blonds dans cette lumière étrange. Sa peau était comme dorée par le soleil. Il souriait avec une malice enjôleuse, parfaitement conscient de son charme. Il n'avait d'yeux que pour son amant.

En face de lui, Spock était revêtu d'un tee-shirt noir à manche courte et d'un pantalon anthracite, il était aussi beau que pouvait l'être un dieu Vulcain. Ses cheveux noirs comme la nuit, ses prunelles de velours sombre, les traits fins de son visage avaient une impassible tranquillité. Il était parfaitement Vulcain, en apparence totalement insensibles aux assauts de séduction de son amant. C'était comme un jeu entre eux…

Leonard n'entendait pas les mots qu'ils s'échangeaient, il ne souhaitait s'immiscer davantage dans l'intimé de ses précieux amis. Il se sentit rassuré et heureux pour eux. La fenêtre disparut.

Il remarqua un réplicateur et commanda un Mint Julep*. Sa boisson favorite. Une coupe argentée, avec une paille et des brins de feuilles de menthe apparut. Les proportions de sirop de menthe glacée, de Vieux Bourbon et de glace pilée étaient parfaites!

Sur une table, de gros livres et des tablettes attirèrent son attention. Des livres d'anatomie et biologie Vulcaine! La curiosité fut la plus forte. De toute façon, il en était persuadé, il ne se souviendrait de rien à son réveil. Alors, autant occuper son temps agréablement.

Leonard s'assit et perdit la notion de temps. Il les dévora tous, emporté par une délicieuse excitation intellectuelle. Il n'eut aucune difficulté de compréhension : tout était écrit en Standard, excepté certains mots spécifiques, tous traduits. Depuis le temps qu'il recherchait toutes ces informations: les guérisseurs Vulcains refusaient catégoriquement de partager leur savoir avec des non-Vulcains. «Nous ne parlons pas de cela avec des étrangers»

Puis il utilisa le laboratoire pour faire des recherches, il avait la sensation que ses capacité cognitives et analytiques fonctionnaient à cent à l'heure et à mille pour cent de leur rendement habituel. Tout semblait si facile, si évident : il trouva rapidement le remède qu'il recherchait depuis le Pon Farr de Spock.
Nammu devait être la complice de Ny'One et Athênâ : cette découverte miraculeuse était le meilleur cadeau qu'illes pouvaient lui offrir, en remerciement de l'aide qu'ils leurs avaient apportée sur Elládha et T'Khasi.
Dommage, ce n'était qu'un rêve... il ne pouvait même pas écrire la formule dans sa paume. Cet environnement, cette main, ce corps au cerveau surpuissant, tout n'était qu'une illusion d'un incroyable réalisme. Mais, peut-être, avec un peu de chance, ou un coup de pouce de ces Lh'mh'thl, allait-il pouvoir reconstituer cette découverte une fois de retour à bord de l'Enterprise. Oui, il en était sûr. Il avait été téléporté en ce lieu dans ce but ! Il but une nouvelle coupe de Mint Julpe pour fêter cela.

Le temps qu'il sirote son verre, de nouveaux ouvrages avaient apparus sur la grande table. D'anatomie Klingonne cette fois-ci. Intrigué, il ouvrit l'un des bouquins. Tout était écrit en Klingon. Il avait commencé à apprendre cette langue. Rapidement, de phrase en phrase, il perfectionna ses connaissances... il avait une étrange sensation, comme s'il redécouvrait ce langage : il comprenait parfaitement ce qu'il lisait. Il ne s'en étonna même pas. Cet endroit n'était-il pas magique ?

Vue de l'extérieur, la médecine Klingonne paraissait rudimentaire, elle était surtout utilitaire. Logique, aurait dit Spock, de la part d'un peuple guerrier qui place la force, l'endurance et le courage avant tout. D'autant plus cohérent que l'évolution avait doté les Klingons de brak'lul *: nombres de leurs organes existaient en plusieurs exemplaire, lesquels prenaient le relais lorsque l'un d'eux était défaillant (deux foies, trois poumons, 8 valves cardiaques contre 4 pour les Humains...). Ils jugeaient par conséquent inutile de soigner tous leurs blessés lors d'une bataille. Quant à la maladie, elle était considérée comme une preuve de faiblesse.
Les faibles doivent être éliminés pour préserver la force du groupe… peuple de sauvages, grommela McCoy.
Mais ces principes n'avaient pas empêché la médecine Klingonne de faire des recherches en génétique extrêmement pointues dans le but d'améliorer leur Race... et certaines n'avaient pas eu tous les effets escomptés.

Léonard s'étira, satisfait d'avoir appris tant de choses. Il se leva de son fauteuil et se dirigea vers la bibliothèque, à la recherche de nouvelles choses à découvrir. Peut-être un bouquin sur les Romuliens : étaient-ils anatomiquement si différents des Vulcains ? Son mouvement se figea. Il sentit comme un appel.

«Docteur McCoy! Revenez!»

Il reconnut la voix ferme et tranquille de T'Pau.
«Je ne suis pas parti, madame. Je suis en train de rêver que je suis dans le vaisseau de Nammu»

«Il est temps pour vous de vous réveiller!»

Leonard soupira. Si Dame T'Pau s'était donné la peine de venir le chercher, c'est qu'il était temps pour lui de revenir. Il ne s'opposa pas cette volonté. Il y eut une sorte de flou et il se retrouva soudain allongé dans un lit. Il ouvrit les yeux, Miss Chapel était très pâle, penchée au-dessus de lui. T'Pau se tenait à côté d'elle, impassible, comme toujours.

─ …mmm ? Ronchonna-t-il

─ Vous avez dormi deux jours d'affilée! S'exclama aussitôt l'infirmière avec réprobation. Aucun de nos traitements n'est parvenu à vous réveiller, quelque-chose en vous désactivait les effets de nos médicaments dans votre organisme.

McCoy s'assit lentement, il se sentait tout engourdi. Il constata qu'il était sur un lit médical, qu'il avait une perfusion à son bras... la marque de Spock avait viré au vert...

─ ...deux jours? Grommela-t-il

─ Votre cortex présentait une activité cérébrale importante. Précisa Miss Chapel.

─ Ce rêve a duré deux jours… Répéta-t-il, incrédule

─ Quel rêve, Docteur? S'inquiéta Miss Chapel

─ ...j'étais dans le vaisseau de Nammu. Dans une immense bibliothèque et j'y ai lu une quantité invraisemblable d'ouvrages médicaux… et…

Mc Coy se concentra sur ces souvenirs et éprouva un vif étonnement :
─ ... incroyable, j'ai la sensation de me souvenir de tout!... au mot près! Comme si... comme si j'avais tout appris par cœur!

─ Votre lobe temporal et votre hippocampe étaient en état de suractivité. Précisa T'Pau. Regardez.

Elle lui tendit le pad. En effet, au vu des graphiques de son activité corticale, il n'était pas étonnant qu'il ait tout mémorisé : tous ses centres de la mémoire avaient été activés de façon quasi-permanente. Il se tourna vers T'Pau.

─ Il y avait des livres d'anatomie Vulcaine. Et un laboratoire! Je pense avoir trouvé une piste pour atténuer les terribles effets de ce-que-vous-savez.

T'Pau ne répondit pas immédiatement. Si telle était la vérité, cette découverte allait libérer les Vulcains de cette contrainte millénaire. Principalement ceux qui entreprenaient un long voyage stellaire...
Ce n'était pas la première fois qu'un Humain venait en aide à son peuple.
Le combat fratricide entre Spock et le Capitaine Kirk lui avait ouvert les yeux sur ce rituel. Elle revoyait la dignité de Spock qui pensait avoir tué son Capitaine et ami, la profondeur de sa douleur silencieuse...
Elle s'interrogea rapidement. Ce trauma avait-il eu un effet révélateur de la force des liens entre ces deux hommes ? Leurs Kash-naf actuel était si intense. Les deux hommes devaient déjà être T'hylara sans en avoir conscience. La preuve était que leur Adun-tow était survenue si brutalement, seulement 17 jours plus tard !
Peu importait : T'Pau ne voulait plus jamais avoir à présider une telle irrationalité au nom d'une coutume ancestrale qu'elle estimait aujourd'hui dépassée, illogique et bestiale.
La voix Syrran, de son mentor, lui revint en mémoire, «Nam-tor rubaian bolaya-torek t'ek'kya» [le changement est le processus essentiel de toute existence] Il était temps d'offrir la possibilité de cette libération à son peuple.
Le médecin attendait calmement sa réponse.

─ Il faudra informer Shi'Oren t'Ek'Has-tal T'Khasi, l'académie Vulcaine de Médecine de votre découverte.

─ Il serait plus pertinent que ce soit vous qui le fassiez. Je ne suis qu'un médecin Humain.

─ Je le ferai.

McCoy se redressa lentement. Ses vertiges s'estompèrent rapidement. Il posa pied à terre et se leva. Il serait tombé si T'Pau ne l'avait pas soutenu. Ce toucher involontaire permit à la vieille Dame d'avoir à nouveau bref aperçu de l'esprit de cet homme. Beaucoup de chaleur, de lumière et une infinie bonté... et d'allégresse à la pensée de sa découverte. Cette fois encore, ce contact avec toutes ces émotions lui fut étonnement agréable.

─ Merci madame.
Il crut voir un sourire dans son regard neutre.

─ Je vous en prie.

─ Vous devez absolument vous alimenter!

─ C'est ce que je compte bien faire, ma chère Christine! Répondit joyeusement le médecin. Dès que j'aurai revêtu une tenue décente.

─ Si vous le permettez, je vais vous accompagner, vous me narrerez votre découverte.

─ Avec un grand plaisir ! Nous nous installerons dans mon bureau afin de pouvoir en parler librement.

Décidemment, le T'hai'la de son petit-neveu, cet Humain sur-émotif savait faire preuve d'une grande délicatesse!

─ 0 ─

Jim soupira doucement. Spock était allongé tout contre lui.
La Adun-tow s'était éteinte, les libérant de sa brûlure. Après ces heures de fièvres, il était agréable d'être juste là, l'un contre l'autre. Écouter leurs respirations tranquilles, sentir la douceur du peau à peau, percevoir les ondes calmes de leurs pensées… et se laisser glisser doucement dans un sommeil réparateur.

Ils se réveillèrent au matin, en même temps. Reposés. Ils surent avant même d'ouvrir les yeux qu'ils étaient de retour à bord de l'Enterprise.

─ Allons libérer Bones de mon fauteuil de Capitaine. Dit Jim avec malice.

.

C'est avec le plus grand des naturels qu'ils se rendirent au mess. Ils y retrouvèrent Bones et le rejoignirent à sa table.

─ Ah, le retour des enfants prodiges! S'exclama le médecin, souriant.

Jim remarqua que les cernes qui entouraient habituellement les yeux du Doc avaient disparues :
─ Bonjour, Bones, vous êtes vraiment… hum, resplendissant ce matin!

─ Vous pouvez remercier votre amie Nammu. Le soir même de votre départ, quand je me suis endormi, elle a emmené mon esprit à bord de son vaisseau, obligeant mon corps à dormir deux journées entières d'affilées!

─ Vous n'avez pas de séquelles physiques? Il est dangereux de séparer ainsi un esprit de son corps sans aucune préparation mentale.

McCoy ne prit pas ombrage du ton sec du Vulcain, il le connaissait à présent suffisamment pour percevoir l'inquiétude sous le masque impassible

─ Je me porte comme un charme, Christine a bien pris soin de mon corps. En fait, je me suis rarement senti aussi reposé.

─ Pourquoi Nammu a-t-elle fait une chose aussi risquée? S'étonna Jim.

─ Peut-être pour nous remercier de ce que nous avons fait pour Ny'One et Athênâ. Il faut croire qu'elle y tenait vraiment, à ce que je consulte ses bibliothèques médicales. Une fois sur place, j'ai été incapable de résister à ma curiosité: j'ai eu le temps de compulser des bouquins d'anatomie Vulcaine et Klingonne. C'était passionnant.

Il tapota sa tempe du bout du doigt
─ ...et le plus étonnant dans tout cela est que je me souviens de chaque mot que j'ai lu, de chaque schéma ou équation.

─ Il serait temps que vous cessiez de vous sous-estimer. Rétorqua Spock froidement.

McCoy eut un léger temps d'arrêt. Il rougit un peu, tandis que Jim souriait gentiment.
─ …hem… j'ai aussi eu le temps de faire aboutir un de mes sujets de recherche.

─ Lequel? Demanda Jim avec intérêt, Bones semblait si satisfait de sa découverte qu'il en rayonnait !

─ Je préfère ne pas évoquer ce sujet en public

Jim posa la main sur la cuisse de Spock, sous la table. Il put vérifier que cette transmission de pensée par le toucher était toujours possible alors que leur Adun-tow avait pris fin. Il en ressentit une bouffée de bonheur.

«Le pon farr, je suis sûr que c'est cela. C'est comme cela qu'il avait trouvé ce calmant »

« Isha nah-tor nash-veh ish-veh [Je le pense aussi] »

Le regard de McCoy se fit perçant, il murmura :
─ Transmission de pensée?

─ C'est si visible que cela? S'étonna Jim

─ Non, mais c'est une chose courante entre époux après ce que vous avez partagé, n'est-ce pas?

─ Si vous avez trouvé un moyen de contrer les effets de la fièvre, vous devez transmettre votre découverte à l'Académie Vulcaine de médecine. Recommanda Spock

─ C'est aussi ce que m'a suggéré Dame T'Pau. Mais vous croyez sérieusement qu'ils vont me croire, moi, un Humain irrationnel?

─ Peut-être que si elle vous accompagne en tant que caution intellectuelle, ils vous écouterons. Suggéra Jim

─ Oui, peut-être. Je pense qu'elle les a déjà contactés après que je le lui ai demandé. Répondit McCoy

─ En attendant, nous devons reprendre notre mission d'exploration. Il nous reste 86.254% de ce cadran à répertorier. Décréta Spock tranquillement

─ Oui, dès que j'ai fini mon croissant à la confiture d'abricot.

Jim mordit dedans avec provocation, et McCoy, au lieu de s'en agacer, se surprit à le trouver beau. Il détourna le regard sur Spock, dont les yeux de velours étaient posés sur Jim, et il le trouva beau lui aussi. Il se secoua mentalement, ce n'était pas le moment d'avoir des pensées aussi stupides. Ces deux hommes étaient ses T'hai'lu.

─ Alors, pas de leçon de morale alimentaire ? S'étonna Jim

Leonard se pencha pour lui répondre à voix basse :
─ Tu n'es pas en surpoids pour le moment, mais ne t'inquiétes pas, je reste vigilant. Tu es un gamin dès qu'il s'agit de nourriture

Jim se figea, froissé. Il se tourna vers Spock, qui masqua habilement son amusement :
─ Vous l'avez provoqué.

─ Vous ai-je déjà dit combien il était dérangeant que vous approuviez mes paroles ou mon comportement ? Grommela McCoy en essayant de ne pas sourire

─ Oui, justement. Répliqua le Vulcain très calmement

Jim éclata de rire.

─ 0 ─

36910.22 (22 octobre 2269)

─ Capitaine, Starfleet commande vous a envoyé une nouvelle affectation. Il y a aussi une lettre écrite en Vulcain, souhaitez-vous que je la vous traduise? Ajouta Uhura qui était visiblement embarrassée par le contenu de ces messages.

─ Ce ne sera pas la peine, merci, transmettez-moi tout cela sur mon pad. Je suppose que nous sommes à nouveaux transformés en taxi pour Ambassadeur?

─ C'est ce que j'ai cru comprendre, Capitaine.

Kirk lut rapidement le message. Spock perçut immédiatement le vif mécontentement de Jim, resté pourtant parfaitement calme. Il ne se permit pas de poser de question.

─ C'est bien ce que je pensais. Chekov, calculez la trajectoire la plus rapide pour nous rendre sur Vulcain. Nous avons ordre de ramener l'Ambassadeur Sarek et Dame T'Pau sur leur planète.

─ Aye Capitaine.

─ Sulu, nous nous y rendrons en distorsion 8, dès que Chekov aura fait ses calculs. Je vous laisse mon fauteuil, je dois m'absenter.

─ Bien Capitaine.

─ Uhura, priez le docteur McCoy, l'ambassadeur Sarek et Dame T'Pau de me rejoindre en salle de réunion B3.

─ Tout de suite, Capitaine.

─ Spock, vous venez avec moi.

Une fois à l'intérieur du turbolift, Jim avoua ce qui le tracassait:
─ Bones est convoqué à la Shi'Oren t'Ek'Has-tal T'Khasi. Pas invité, non. Convoqué ! Et cette convocation est assortie d'un ordre de Starfleet commande en ce sens.

Il tendit le pad à Spock, en ronchonnant:
─ Bones a trouvé un remède à un mal incurable, et eux, ils le convoquent comme s'il devait s'expliquer auprès d'eux avait accompli un crime!

─ Le Pon farr est un tabou pour mon peuple. Tempéra Spock.

─ Oui, je sais, mais Bones est un médecin, il est tenu au secret médical, il ne révélera jamais ce secret à quiconque. Ce n'est pas la peine d'être aussi méfiant!

Ils entrèrent dans la petite salle et attendirent que les autres arrivent. T'Pau et Sarek entrèrent en même temps.

─ Quelle est la raison de cette réunion? Demanda l'Ambassadeur, en remarquant les lueurs d'indignation dans les yeux du Capitaine pourtant presque impassible.

─ Nous le dirons lorsque tout le monde sera là.

McCoy arriva cinq minutes plus tard. Il vit Sarek et T'Pau, remarqua l'air agacé de Jim, devina le mécontentement de Spock, pourtant parfaitement impassible.

─ Vous en faites une tête, qu'est-ce qui se passe? Laissez-moi deviner : nous avons reçu un message de l'académie de médecine de Vulcain.

─ Vous supposez juste. Répondit Spock

─ Sachez que vous êtes convoqué par "l'honorable" Shi'Oren t'Ek'Has-tal T'Khasi. Expliqua le Capitaine sans cacher son mécontentement

─ Convoqué?

─ Je ne comprends pas. Intervint Sarek

─ Lors de son comas, l'esprit du Hassu McCoy a été transféré à l'intérieur du vaisseau de Nammu la Lh'mh'thl. Expliqua T'Pau. Il y a acquis de vastes connaissances sur la physiologie vulcaine, suffisamment pour trouver un remède afin d'annihiler les effets du Pon farr. J'ai informé Shi'Oren t'Ek'Has-tal T'Khasi de cette découverte.

Sarek parvint à contenir un mouvement de surprise. T'Pau parlait de ce tabou honteux devant des non-Vulcains avec tant de détachement. Puis il se souvint que ces Humains y avaient directement été confronté lors du Pon farr de Spock et de la conduite ignominieuse de T'Pring.

─ Hassu? Demanda McCoy

─ Médecin praticien, guérisseur. Traduisit Spock.

─ Avant son séjour à bord de bibliothèques virtuelle de ce vaisseau, Hassu McCoy avait déjà mis au point une molécule nommée psychanesthia, laquelle permet de suspendre momentanément les dons de télépathie et de plonger l'esprit dans un sommeil profond.

─ Ainsi qu'une molécule qui permet de momentanément diminuer la fièvre d'une Adun-tow. Ce qui nous a permis au Capitaine et moi-même de prendre notre place sur le pont lorsque le vaisseau des Lh'mh'thl est apparu.

─ Vous avez testé ces molécules? Demanda Sarek

─ Oui. Hassu' McCoy est resté près de moi durant la demi-heure d'endormissement induite par cette molécule, afin de surveiller mes constantes. J'ai accompli ensuite une méditation profonde. Ce sommeil ataraxique et cette méditation m'ont permis de remédier à cet état de fatigue qui devient chronique lorsque je séjourne parmi les Humains plus de quinze jours de suite. Je n'ai pas eu besoin de recourir à une transe algique. Cette psychanesthia pourrait être aussi utile pour aider les Vulcains atteints du Syndrome de Bendii.

─ Ce Syndrome proche de la maladie d'Alzheimer des Humains ?... oui, cette molécule pourrait les soulager un peu! S'enthousiasma aussitôt McCoy. Il doit y avoir un moyen pour la modifier afin qu'elle annihile les dons télépathiques, et abaisse le niveau des émotions sans plonger la personne dans le sommeil! Il faudrait pour cela que je...

─ Si nous revenions à nos moutons? Gronda Kirk, qui ne parvenait pas à se débarrasser de son indignation.

─ Nos... moutons? Demandèrent Spock et Sarek d'une même voix

─ À la raison pour laquelle je vous ai demandé de venir.

─ Voudriez-vous me montrer la convocation de la Shi'Oren t'Ek'Has-tal ?

Kirk la tendit à T'Pau. Le texte était écrit en Vulcain, sans aucune traduction en Standard. Ce qui était déjà une forme de mépris vis à vis des Humains
─ Vous lisez le Vulcain. Comprit-elle. Je comprends votre colère, ces mots sont à la fois froids et méprisants.

─ D'une certaine façon, ils sont fort peu Vulcains. Les Vulcains ne sont pas sensés parler avec mépris. Maugréa Kirk.

Les sourcils de Sarek grimpèrent d'un cran. T'Pau lui donna le pad. Il lut et contint un sentiment de honte.
─ En effet.

─ La découverte de mon médecin aurait-elle froissé l'orgueil de cette éminente assemblée? Railla Kirk.

─ Je suppose que cela fait des millénaires qu'ils cherchent une solution. Et que celle-ci leur soit apportée par un simple médecin de campagne comme moi, Humain de surcroît, a de quoi les vexer.

─ Non, Docteur, cessez de répéter que vous êtes un simple médecin de campagne! Rétorqua Spock sur un ton sec qui ne souffrait aucune contradiction. Vous êtes le meilleur médecin-praticien, chirurgien, et chercheur-médical de la flotte de Starfleet.

McCoy en resta figé de surprise. Ce n'était pas la première fois que Spock tenaient de tels propos, mais jamais de façon aussi impérative.

─ S'il n'y avait pas eu cette note de Starfleet commande m'ordonnant de me plier aux desiderata de cette Shi'Oren t'Ek'Has-tal, je leur aurai opposé une fin de non-recevoir! S'emporta Kirk sans laisser à McCoy le temps de réagir.

─ Toute personne se présentant devant la Shi'Oren t'Ek'Has-tal t'Khasi doit être introduit et accompagnée par un tuteur. Je vous propose d'être cette marraine, Hassu'McCoy, je suis moi-même membre honoraire de cette académie.

─ Quant à moi, je vous accompagnerai en tant que représentant de la Fédération des Planètes Unies. Ajouta Sarek.
Cet Humain ne méritait pas d'être traité ainsi!

─ J'accepte vos offres et vous remercie! Dit McCoy qui avait retrouvé la capacité à parler.

─ Spock et moi, nous viendrons avec vous nous aussi. Précisa Kirk.

─ Il est probable que cela vous soit refusé. Le contredit Sarek

─ Qu'ils essaient, McCoy est notre médecin. Gronda Kirk

─ Le Capitaine et moi sommes ses supérieurs hiérarchiques. Poursuivit Spock. Ce déplacement se déroule dans le cadre d'une mission qui nous été assignée par Starfleet.

─ Par conséquent, notre médecin n'ira nulle part sans nous!

─ Logique. Se contenta d'approuver T'Pau.

Cette fois encore, McCoy ressentit une puissante émotion. L'amitié de Jim et Spock était un bouclier qui l'entourait d'un amour protecteur. Mais c'était la première fois qu'il en prenait réellement conscience.

─ Bien, puisque nous sommes tous d'accord, il ne nous reste plus qu'à nous préparer. Conclut Kirk. Vous est-il possible de nous communiquer les noms et les titres de nos interlocuteurs?

─ Bien entendu, Capitaine. Je suis restée en contact avec certains des membres de l'académie. Répondit T'Pau.

0

Ce soir-là, McCoy invita ses T'hai'lu à venir prendre un verre de Mint Julep dans sa cabine. La pièce n'était pas grande, il posa des coussins à même le sol. Jim et Spock s'assirent l'un contre l'autre

Les trois hommes parlèrent des propriétés particulières de l'étrange vaisseau de Nammu et s'interrogèrent longuement sur ses motivations réelles. Puis la discussion dériva sur la convocation impolie de l'académie Vulcaine et sur T'Pau.

─ J'avoue qu'au début, elle m'impressionnait beaucoup. Avoua Leonard

Jim sourit joyeusement :
─ Il se raconte dans les couloir de Starfleet commande que même nos chefs la craignent!

Opid-Kom T'Pau est la Matriarche de notre famille.

─ J'ai la sensation qu'elle est moins... psycho-rigide qu'elle n'en a l'air. Remarqua Leonard.

─ Dans sa jeunesse, T'Pau fut à l'origine d'un grand changement dans notre société.

Les mots échappèrent à Jim :
─ Raconte-nous, T'hy'la !

Le sourire complice de Bones lui confirma qu'il avait eu raison de se comporter de façon aussi naturelle. Spock observa leur échange muet et s'autorisa à être lui-même un peu moins rigide.

Opid-Kom T'Pau est une disciple de Syrran. Ce Vulcain affirmait être entré en possession du Katra de Surak, l'essence de ses souvenirs et de ses pensées, par l'intermédiaire d'une urne katrique. Il a condamné l'hypocrisie et les mensonges du Haut commandement Vulcain, lequel s'était éloigné des vrais enseignements de Surak tout en prétendant s'y conformer. Syrran avait établi un sanctuaire à T'Katath, pour les transmettre à ses disciples. Le mouvement Syrrannite était strictement pacifiste, mais le haut commandement les combattit de façon agressive, en ayant recours au mensonge, à la diffamation.

─ Afin de conserver leur mainmise sur le pouvoir. Comprit Leonard

─ Exactement. Ils allèrent jusqu'à commettre un attentat à l'encontre de l'ambassade de Vulcain sur Terreen, et accuser T'Pau de l'avoir commis. Ils bombardèrent le sanctuaire de T'Katath, provoquant la mort de Syrran...

Le médecin ne pu retenir une exclamation :
─ Les charognes !

Spock sentit l'approbation de Jim, et ne commenta pas son interruption.
─ T'Pau est finalement parvenue à retrouver le Kir'Shara, l'urne katrique qui contenait les écrits originaux de Surak. Elle a ainsi apporté la preuve que les enseignements de Syrran étaient fidèles à ceux du Grand Sage. Elle l'amenée à la Capitale. Cela a provoqué la chute du gouvernement, et une modification de la pratique de la Tu'Surak, la voie de Surak.

─ Une Dure à Cuire! Conclut Leonard. Et une Grande Dame !

Jim posa en riant la main sur l'épaule du Vulcain, pour lui expliquer cette expression.

─ Je partage ton opinion. Répondit Spock.

Leonard rougit brusquement, il fallait qu'il en parle
─ ... elle m'a dit une chose... à propos de nous trois.

─ Quoi donc Bones ?

─ ... T'hai'lu

Il y eut un silence, que Spock rompit en déclarant avec solennité :
─ Oui. Nous sommes T'hai'lu.

Jim enroula son bras autour du cou de Leonard et, avant qu'il n'ait pu s'en dégager, posa un baiser sur sa joue... sous le regard approbateur de Spock.

─ Jim ! Protesta le médecin alors que son cœur explosait

Jim laissa son bras sur l'épaule de son frère d'âme et s'adressa à Spock :
─ Il n'y aurait pas un petit paragraphe sur la tolérance et le respect dans ce Kir'Shara ?

─ Il y en a plusieurs.

─ Et bien ces académiciens feraient de les relire! Ou bien on pourrait leur en envoyer un extrait?

─ Non, Jim, ce ne serait pas convenable…

─ o ─

Leonard se laissa tomber sur son lit. Il était épuisé. Émotionnellement épuisé. Jim avait refusé de lui traduire la convocation, mais sa colère était révélatrice de son contenu. Même Spock avait dû cacher son indignation.

Il lui restait une journée complète avant leur arrivée sur Vulcain. Il allait lui falloir formaliser sa découverte, et T'Pau s'était proposée de l'aider. Contrairement à ce qu'il avait cru lors de leur première rencontre, lors du malheureux Pon Farr de Spock, cette Dame n'était pas une vieille Vulcaine psychorigide engoncée dans ses traditions ancestrales. Sous des dehors de froideur, elle était très ouverte d'esprit, et étonnement bienveillante.

─ o ─

à suivre
La Shi'Oren t'Ek has-tal T'Khasi était composée d'un vaste campus de formations universitaires et d'hôpitaux ultra-modernes...


Un commentaire ?

Christine
Oh oui, les soucis arrivent, les choses se mettent en place tout doucement...
en fait, ça a déjà commencé ^^

─ o ─

* Mint Julep
d'après le memory-alpha·fandom·com/wiki/Mint_julep ce coktail serait la boisson favorite de notre cher médecin
spiegato·com/fr/quest-ce-quun-mint-julep

*Brak'lul Klingon
source memory-alpha·fandom·com/wiki/Klingon#Anatomy

-o-

* T'Pau la dissidente Syrrannite
Cette histoire est contée dans des épisodes de Star trek, de la série Enterprise.
Le Capitaine Jonathan Archer a joué en grand rôle pour aider T'Pau dans le rétablissement de la vérité et la révélation des magouilles du gouvernement en place.
Je ne les ai pas vu, mais j'ai trouvé un résumé au sujet de T'Pau et Syrran dans le bouquin Pdf : Xéno-étude Vulcain, que j'ai trouvé en ligne.
source : surak·nu/vulcanlanguage·pdf

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