Shado-Fox
et sur le forum
Un voyage mouvementé
Chapt 12
Brennan ne voit pas les deux hommes mais entend les gloussements de Al derrière son collègue. - « Tenez ! » dit Rafe en balançant quelque chose sur le sol. Quelque chose qui fait un bruit métallique. « Vous feriez bien de prendre des forces » ricane-t-il. « Dans pas longtemps vous allez faire la connaissance de notre chef et vous en aurez besoin. » son rire retentit dans la pièce et glace le sang de Brennan. « La fille sera tout à fait à son goût ! Hein Al ?»
Brennan l'entend faire demi-tour et refermer la porte d'un coup sec puis tourner le cadenas.
Il se dégage de dessous la veste, doucement pour ne pas faire de mal à Shalimar, toujours inconsciente. Il s'agenouille sur le sol afin de trouver ce que Rafe a laissé pour eux. Il cherche à tâtons et fini par trouver une boite métallique, fermée, posée sur une espèce de plateau, accompagnée d'une gourde, ainsi qu'un morceau de tissus qu'il prit pour une serviette.
'Flûte ! je n'y vois rien' grogne-t-il en essayant d'ouvrir la boite, sans savoir comment ni dans quel sens. Il la repose alors, s'essuie les mains sur son pantalon et les porte sur le haut de son visage. Il cherche le bout du bandage que Shalimar lui a passé autour de la tête, le trouve et commence doucement à le dérouler. 'Je n'ai pas le choix. j'ai besoin de mes yeux' se motive-t-il tandis que le tissus qui adhère aux plaies de ses yeux, se décolle. Les plaies à vif le font souffrir mais cela lui importe peu. Il tente alors d'ouvrir doucement, progressivement ses yeux. l'effort à fournir est important mais sa volonté l'aide. La lumière, très faible, de la pièce, parvient lentement à percer les brumes à travers lesquelles il voit. Il est obligé de cligner des paupières plusieurs fois de suite pour tenter d'ajuster sa vision, mais c'est comme si un voile recouvrait ses deux yeux. Il parvient à voir les formes et les couleurs de façon floue mais il ne distingue pas réellement ce qui l'entoure. Les larmes coulent le long de ses joues sans qu'il n'en ai conscience, il ne les commande pas, ses yeux blessés les produisent dans l'espoir de chassé le mal qui les contamine. Il attend alors quelques minutes que le liquide les nettoie et que sa vision s'éclaircisse. Il sent la brûlure de l'air et de ses larmes autour de ses yeux mais se retient de porter ses mains à sa tête afin de ne pas infecter les plaies plus qu'elles ne le sont.
Il tourne ensuite la tête à droite puis à gauche pour essayer de mieux cerner l'endroit où ils sont retenus captifs, il voit le lavabo auquel il a été prendre de l'eau pour Shalimar, il distingue les contours de la porte par laquelle ils ont été introduit dans la pièce et enfin la paillasse sur laquelle se trouve Shalimar.
Il regarde ensuite ce qui se trouve à ses pieds et distingue une forme rectangulaire claire, la boite en métal, et un cylindre, la gourde. Il récupère une nouvelle fois la boite et essaye de l'ouvrir. Ca ressemble en fait à une boite de ration militaire. 'Etrange' se dit-il. Quand il parvient enfin à l'ouvrir, il voit apparaître différentes choses à l'intérieur, sans vraiment savoir de quoi il s'agit, mais au moins il peut en discerner les contours. Il en sort deux sachets contenant ce qui ressemble à des biscottes ou du pain dur, puis deux conserves avec ouvertures pratiques, il ne parvient pas à lire ce qu'elles contiennent et également deux petits sachets foncés et mous. Il se relève, emportant avec lui la gourde et le contenu de la boite sur le plateau. Il s'approche du lit d'un pas mal assuré, s'assied sur le rebord et dépose le plateau au pied. Il se tourne vers la forme allongée, se penche en essayant de clarifier sa vision. Il force sur ses yeux pour la voir, se rapproche encore jusqu'à avoir son visage quasiment collé au sien. Il sent son souffle léger sur son visage, il parvient à discerner ses traits et la pâleur de son visage.'Dieu qu'elle est belle' songe-t-il malgré lui. - « Shal. » lui souffle-t-il à l'oreille. « Shal, tu m'entends ? » Un gémissement sort alors de la bouche de la jeune femme. - « Shal, il faut que tu reprennes des forces. tu dois boire un peu et manger aussi. tu as perdu beaucoup trop de sang. » dit-il en essayant de la réveiller. Il pose sa main sur le front de son amie et s'aperçoit qu'il est humide et très chaud. « Tu as de la fièvre. »
Il ouvre la gourde, en renifle le contenu pour s'assurer qu'il s'agit bien d'eau, puis le verse sur la serviette. Une fois la serviette bien mouillée et fraîche, il l'a plie en plusieurs épaisseurs et la dépose sur le front de Shalimar dans l'espoir de faire tomber sa fièvre.
Shalimar sursaute légèrement sous le coup de froid du linge que Brennan lui a déposé sur le front, sa conscience remonte tout doucement en même temps que la douleur. Elle grimace, puis ouvre les yeux pour voir Brennan penché sur elle. Proche. très proche d'elle, elle sent son souffle lui caresser le visage, elle le regarde dans les yeux. 'Ses yeux !' complètement consciente à présent, elle recule légèrement la tête afin d'avoir une meilleur vue de son ami. Le bandage sur ses yeux à disparu, la peau, à vif est rouge foncée et infectée. - « Brennan ! Qu'as tu fais à tes yeux ! » demande-t-elle affolée. « Où sont les bandages ? Tu es fou tu risques de perdre la vue si jamais l'infection gagne ta cornée ! » la colère se mélant à la peur. - « Chut.ne t'inquiète pas. Je te promets que ça va » lui répond-il d'une voix qu'il veut calme et apaisante. « Ca me picote un peu mais j'y vois, mes yeux fonctionnent, et avec un peu de temps tout redeviendra clair. » - « Mais. » Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'il lui pose un doigt sur les lèvres pour la faire taire. - « Il n'y a pas de mais, gardes tes forces pour te guérir. » Il s'éloigne légèrement puis revient pour lui présenter le goulot de la gourde. « Tiens tu vas boire un peu d'eau, ça te fera du bien, je regrettes que nous n'ayons pas les antalgiques à notre disposition, ça aurait pu faire tomber ta fièvre. » - « Dans la veste. » souffle-t-elle. « Regardes dans une des poches de la veste. »
Il glisse ses mains dans la poche droite mais elle est vide, il cherche alors dans la seconde poche et trouve une plaquette entamée de cachet. Un sourire éclaire alors son visage. - « Comment ont-ils atterris dans la poche de la veste ? » demande-t-il à Shalimar. - « Hé bien disons que je les y ai mis hier au lieu de les prendre. » dit- elle en baissant les yeux. - « J'aurais dû m'en douter ! » dit-il, pas surpris du tout parce qu'elle venait de lui dire. « Tu es incorrigible ! Mais dans un sens heureusement que tu en avais cachés» Il lui glisse les deux comprimés sur la langue avant de faire couler de l'eau dans sa bouche. Elle avale les cachets et manque de s'étouffer avec l'eau. Elle tousse pour chasser l'eau qui s'est introduit dans le mauvais conduit, se faisant, la blessure se remet à saigner. - « Flûte ! » grogne-t-il en essayant de la redresser pour qu'elle reprenne son souffle. « Respires lentement et calmement ça ira mieux. » dit-il en la maintenant. Une fois la toux calmée, il la repose délicatement sur le matelas. - « Ca va aller ? » demande-t-il inquiet. - « Oui. oui.. » halète-t-elle. « Ca ira. » - « Il faut manger un peu. Ils nous ont apporté de la nourriture pendant que tu étais inconsciente. » - « De la nourriture ? Mais que veulent-ils de nous à la fin? » demande-t- elle. - « Si je le savais. Je ne comprends rien à cette histoire. Ils nous ont capturé, nous ont enfermé ici sans nous tuer, nous ont même apporter de la nourriture. c'est quand même étrange tout ça. » répondit-il.
Il récupère, sur le plateau, une des boites en métal contenant la nourriture, il l'ouvre et renifle. - « Je crois que c'est corned-beef au menu de ce soir. » dit-il en souriant malgré la gravité de la situation. - « Super ! Moi qui déteste ça ! De toute façon, je ne pourrais rien avaler. » - « Il faut pourtant que tu manges quelque chose Shal. Notre dernier repas remonte maintenant à plusieurs heures et ton corps a été soumis à de dures épreuves, qui ne sont pas terminées semble-t-il. » il ouvre alors un des petits sachets mou, qui se trouve avec la ration. Il le sent et le lui tend. - « Ca je crois que tu vas aimé. » dit-il en souriant. « De la gelée de raisin ! Toi la gourmande tu ne refuseras pas ça. » Il lui tend alors le petit sachet. - « Bon d'accord, je vais faire un effort.. parce que c'est toi. » elle prend le sachet et le porte à ses lèvres, le goût sucré lui réveille les papilles et elle engloutit rapidement toute la gelée. « C'était bon. » - « Tu vois que tu peux quand tu veux ! » lui répliqua-t-il. Il dévora la conserve de corned-beef sans se faire prier, à part les barres de céréales du matin, il n'avait rien mangé.
Shalimar reprend tout doucement quelques couleurs. Malgré sa cécité, Brennan peut s'en rendre compte. La blessure a arrêté de saigner et les cachets ont du faire effets car le front de Shalimar ne brille plus. Il y pose sa main doucement pour vérifier. - « Je crois que ta fièvre est un peu tombée. Heureusement que tu avais ces cachets dans la poche. » remarque-t-il. - « Oui, j'ai la tête moins lourde et j'ai moins chaud. Le sucre m'a fait du bien aussi. »
Shalimar perçoit alors des bruits de pas au dehors. - « Quelqu'un arrive ! » chuchote-t-elle. - « Je vais essayer quelque chose. Avec un peu de chance je pourrais bien visé et les griller sur place. Nous pourrons alors nous enfuir ! » lui répond-il. - « Arrêtes ! Tu es fou ! Nous ne savons même pas combien ils sont, ni où nous sommes. Que veux-tu faire ! » dit-elle en proie à la peur. « Ne tentes rien de stupide ! S'il t'arrive quelque chose je ne pourrais jamais survivre ici toute seule dans mon état. et je ne me le pardonnerais jamais de n'avoir pu te protéger. » finit-elle. - « Hey Shal. calmes toi d'accord. Je ne ferais rien si je vois que c'est dangereux. » la rassure-t-il.
Le cadenas s'ouvre puis la porte. Dans l'embrasure, Brennan distingue deux silhouettes massives. Rafe et Al sûrement.
et sur le forum
Un voyage mouvementé
Chapt 12
Brennan ne voit pas les deux hommes mais entend les gloussements de Al derrière son collègue. - « Tenez ! » dit Rafe en balançant quelque chose sur le sol. Quelque chose qui fait un bruit métallique. « Vous feriez bien de prendre des forces » ricane-t-il. « Dans pas longtemps vous allez faire la connaissance de notre chef et vous en aurez besoin. » son rire retentit dans la pièce et glace le sang de Brennan. « La fille sera tout à fait à son goût ! Hein Al ?»
Brennan l'entend faire demi-tour et refermer la porte d'un coup sec puis tourner le cadenas.
Il se dégage de dessous la veste, doucement pour ne pas faire de mal à Shalimar, toujours inconsciente. Il s'agenouille sur le sol afin de trouver ce que Rafe a laissé pour eux. Il cherche à tâtons et fini par trouver une boite métallique, fermée, posée sur une espèce de plateau, accompagnée d'une gourde, ainsi qu'un morceau de tissus qu'il prit pour une serviette.
'Flûte ! je n'y vois rien' grogne-t-il en essayant d'ouvrir la boite, sans savoir comment ni dans quel sens. Il la repose alors, s'essuie les mains sur son pantalon et les porte sur le haut de son visage. Il cherche le bout du bandage que Shalimar lui a passé autour de la tête, le trouve et commence doucement à le dérouler. 'Je n'ai pas le choix. j'ai besoin de mes yeux' se motive-t-il tandis que le tissus qui adhère aux plaies de ses yeux, se décolle. Les plaies à vif le font souffrir mais cela lui importe peu. Il tente alors d'ouvrir doucement, progressivement ses yeux. l'effort à fournir est important mais sa volonté l'aide. La lumière, très faible, de la pièce, parvient lentement à percer les brumes à travers lesquelles il voit. Il est obligé de cligner des paupières plusieurs fois de suite pour tenter d'ajuster sa vision, mais c'est comme si un voile recouvrait ses deux yeux. Il parvient à voir les formes et les couleurs de façon floue mais il ne distingue pas réellement ce qui l'entoure. Les larmes coulent le long de ses joues sans qu'il n'en ai conscience, il ne les commande pas, ses yeux blessés les produisent dans l'espoir de chassé le mal qui les contamine. Il attend alors quelques minutes que le liquide les nettoie et que sa vision s'éclaircisse. Il sent la brûlure de l'air et de ses larmes autour de ses yeux mais se retient de porter ses mains à sa tête afin de ne pas infecter les plaies plus qu'elles ne le sont.
Il tourne ensuite la tête à droite puis à gauche pour essayer de mieux cerner l'endroit où ils sont retenus captifs, il voit le lavabo auquel il a été prendre de l'eau pour Shalimar, il distingue les contours de la porte par laquelle ils ont été introduit dans la pièce et enfin la paillasse sur laquelle se trouve Shalimar.
Il regarde ensuite ce qui se trouve à ses pieds et distingue une forme rectangulaire claire, la boite en métal, et un cylindre, la gourde. Il récupère une nouvelle fois la boite et essaye de l'ouvrir. Ca ressemble en fait à une boite de ration militaire. 'Etrange' se dit-il. Quand il parvient enfin à l'ouvrir, il voit apparaître différentes choses à l'intérieur, sans vraiment savoir de quoi il s'agit, mais au moins il peut en discerner les contours. Il en sort deux sachets contenant ce qui ressemble à des biscottes ou du pain dur, puis deux conserves avec ouvertures pratiques, il ne parvient pas à lire ce qu'elles contiennent et également deux petits sachets foncés et mous. Il se relève, emportant avec lui la gourde et le contenu de la boite sur le plateau. Il s'approche du lit d'un pas mal assuré, s'assied sur le rebord et dépose le plateau au pied. Il se tourne vers la forme allongée, se penche en essayant de clarifier sa vision. Il force sur ses yeux pour la voir, se rapproche encore jusqu'à avoir son visage quasiment collé au sien. Il sent son souffle léger sur son visage, il parvient à discerner ses traits et la pâleur de son visage.'Dieu qu'elle est belle' songe-t-il malgré lui. - « Shal. » lui souffle-t-il à l'oreille. « Shal, tu m'entends ? » Un gémissement sort alors de la bouche de la jeune femme. - « Shal, il faut que tu reprennes des forces. tu dois boire un peu et manger aussi. tu as perdu beaucoup trop de sang. » dit-il en essayant de la réveiller. Il pose sa main sur le front de son amie et s'aperçoit qu'il est humide et très chaud. « Tu as de la fièvre. »
Il ouvre la gourde, en renifle le contenu pour s'assurer qu'il s'agit bien d'eau, puis le verse sur la serviette. Une fois la serviette bien mouillée et fraîche, il l'a plie en plusieurs épaisseurs et la dépose sur le front de Shalimar dans l'espoir de faire tomber sa fièvre.
Shalimar sursaute légèrement sous le coup de froid du linge que Brennan lui a déposé sur le front, sa conscience remonte tout doucement en même temps que la douleur. Elle grimace, puis ouvre les yeux pour voir Brennan penché sur elle. Proche. très proche d'elle, elle sent son souffle lui caresser le visage, elle le regarde dans les yeux. 'Ses yeux !' complètement consciente à présent, elle recule légèrement la tête afin d'avoir une meilleur vue de son ami. Le bandage sur ses yeux à disparu, la peau, à vif est rouge foncée et infectée. - « Brennan ! Qu'as tu fais à tes yeux ! » demande-t-elle affolée. « Où sont les bandages ? Tu es fou tu risques de perdre la vue si jamais l'infection gagne ta cornée ! » la colère se mélant à la peur. - « Chut.ne t'inquiète pas. Je te promets que ça va » lui répond-il d'une voix qu'il veut calme et apaisante. « Ca me picote un peu mais j'y vois, mes yeux fonctionnent, et avec un peu de temps tout redeviendra clair. » - « Mais. » Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'il lui pose un doigt sur les lèvres pour la faire taire. - « Il n'y a pas de mais, gardes tes forces pour te guérir. » Il s'éloigne légèrement puis revient pour lui présenter le goulot de la gourde. « Tiens tu vas boire un peu d'eau, ça te fera du bien, je regrettes que nous n'ayons pas les antalgiques à notre disposition, ça aurait pu faire tomber ta fièvre. » - « Dans la veste. » souffle-t-elle. « Regardes dans une des poches de la veste. »
Il glisse ses mains dans la poche droite mais elle est vide, il cherche alors dans la seconde poche et trouve une plaquette entamée de cachet. Un sourire éclaire alors son visage. - « Comment ont-ils atterris dans la poche de la veste ? » demande-t-il à Shalimar. - « Hé bien disons que je les y ai mis hier au lieu de les prendre. » dit- elle en baissant les yeux. - « J'aurais dû m'en douter ! » dit-il, pas surpris du tout parce qu'elle venait de lui dire. « Tu es incorrigible ! Mais dans un sens heureusement que tu en avais cachés» Il lui glisse les deux comprimés sur la langue avant de faire couler de l'eau dans sa bouche. Elle avale les cachets et manque de s'étouffer avec l'eau. Elle tousse pour chasser l'eau qui s'est introduit dans le mauvais conduit, se faisant, la blessure se remet à saigner. - « Flûte ! » grogne-t-il en essayant de la redresser pour qu'elle reprenne son souffle. « Respires lentement et calmement ça ira mieux. » dit-il en la maintenant. Une fois la toux calmée, il la repose délicatement sur le matelas. - « Ca va aller ? » demande-t-il inquiet. - « Oui. oui.. » halète-t-elle. « Ca ira. » - « Il faut manger un peu. Ils nous ont apporté de la nourriture pendant que tu étais inconsciente. » - « De la nourriture ? Mais que veulent-ils de nous à la fin? » demande-t- elle. - « Si je le savais. Je ne comprends rien à cette histoire. Ils nous ont capturé, nous ont enfermé ici sans nous tuer, nous ont même apporter de la nourriture. c'est quand même étrange tout ça. » répondit-il.
Il récupère, sur le plateau, une des boites en métal contenant la nourriture, il l'ouvre et renifle. - « Je crois que c'est corned-beef au menu de ce soir. » dit-il en souriant malgré la gravité de la situation. - « Super ! Moi qui déteste ça ! De toute façon, je ne pourrais rien avaler. » - « Il faut pourtant que tu manges quelque chose Shal. Notre dernier repas remonte maintenant à plusieurs heures et ton corps a été soumis à de dures épreuves, qui ne sont pas terminées semble-t-il. » il ouvre alors un des petits sachets mou, qui se trouve avec la ration. Il le sent et le lui tend. - « Ca je crois que tu vas aimé. » dit-il en souriant. « De la gelée de raisin ! Toi la gourmande tu ne refuseras pas ça. » Il lui tend alors le petit sachet. - « Bon d'accord, je vais faire un effort.. parce que c'est toi. » elle prend le sachet et le porte à ses lèvres, le goût sucré lui réveille les papilles et elle engloutit rapidement toute la gelée. « C'était bon. » - « Tu vois que tu peux quand tu veux ! » lui répliqua-t-il. Il dévora la conserve de corned-beef sans se faire prier, à part les barres de céréales du matin, il n'avait rien mangé.
Shalimar reprend tout doucement quelques couleurs. Malgré sa cécité, Brennan peut s'en rendre compte. La blessure a arrêté de saigner et les cachets ont du faire effets car le front de Shalimar ne brille plus. Il y pose sa main doucement pour vérifier. - « Je crois que ta fièvre est un peu tombée. Heureusement que tu avais ces cachets dans la poche. » remarque-t-il. - « Oui, j'ai la tête moins lourde et j'ai moins chaud. Le sucre m'a fait du bien aussi. »
Shalimar perçoit alors des bruits de pas au dehors. - « Quelqu'un arrive ! » chuchote-t-elle. - « Je vais essayer quelque chose. Avec un peu de chance je pourrais bien visé et les griller sur place. Nous pourrons alors nous enfuir ! » lui répond-il. - « Arrêtes ! Tu es fou ! Nous ne savons même pas combien ils sont, ni où nous sommes. Que veux-tu faire ! » dit-elle en proie à la peur. « Ne tentes rien de stupide ! S'il t'arrive quelque chose je ne pourrais jamais survivre ici toute seule dans mon état. et je ne me le pardonnerais jamais de n'avoir pu te protéger. » finit-elle. - « Hey Shal. calmes toi d'accord. Je ne ferais rien si je vois que c'est dangereux. » la rassure-t-il.
Le cadenas s'ouvre puis la porte. Dans l'embrasure, Brennan distingue deux silhouettes massives. Rafe et Al sûrement.
