AVERTISSEMENT : Je ne possède pas Harry Potter, ni aucune séries, livres ou films que je pourrais utilisé pour écrire mon histoire.

J'utilise des extraits d'Anita Blake, Plaisirs Coupable et Le Cadavre Rieur

L'histoire est un crossovers et passe au Rating M pour les scènes, pour ceux qui connaissent Anita Blake, vous avez du sang et du sexe. Dans ce chapitre nous avons du sang.

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Réponses au Reviews

Isabelle6116 : je vais essayer d'être assez proche du canon et d'être assez clair donc normalement cela ne devrait pas poser de problème si tu n'a pas lu.

darkyurika : je trouve Richard pire que Remus en fait car autant ils ne s'acceptent pas autant Richard en est dangereux car il n'a aucun problème à utiliser son pouvoir dans le mauvais sens. Anita ? Je l'aime bien la plupart du temps mais j'avoue que elle m'énerve avec son entêtement car c'est à cause de ça qu'elle fait autant d'erreur, elle n'accepte pas son pouvoir ni ce que devient sa vie, elle croit tout savoir et n'écoute pas ceux qui ont l'expérience donc elle doit faire face à ça ... je pense que si elle avait écouté Jean Claude dès le début de l'ardeur elle n'aurait pas eu "besoin" de coucher avec autant de personne. J'adore Nathaniel, c'est mon chouchou de l'histoire.

lesaccrosdelamerceri : Cela ne devrait pas poser de problème. Merci.

darkayora : Je n'ai toujours pas décidé de ce que je vais faire d'Anita, même s'il y aura un peu de bashing au début en tout cas, on verra bien après. Damian n'est pas trop visible dans l'histoire dans les premiers tomes mais j'aime son pragmatisme et son style, comme Jean Claude. J'aime les mêmes métamorphes, j'avoue Nicky est pas mal du tout mais Nathaniel restera toujours mon chouchou.

Serpent d'ombre : merci j'espère que cela sera bien. Je pense que l'on a tous le même avis sur Richard. Pour Anita, je note ton idée je n'y avais pas pensé.

Kharra-may Andre : Pas bête.

kristinamanga : maintenant ;)

Kharra-may Andre : Elles ne sont pas abandonnées, c'est juste que des fois j'ai des idées en suppléments qui ne rentrent pas dans mon histoire donc cela donne une nouvelle fic.

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Chapitre 02

"- Bonjour, vous vouliez me rencontrer ?

La voix était celle de Jean-Claude, propriétaire du club et Maître de la Ville. Il avait une belle apparence : des cheveux bouclés retombant sur la dentelle raffinée du jabot d'une chemise à l'ancienne, un flot de cette même dentelle cachant à moitié des mains fines et de longs doigts blancs. Sa chemise ouverte laissait apparaître un torse discrètement musclé. La plupart des hommes auraient été ridicules dans cet accoutrement. Lui n'en paraissait que plus viril.

Il est à savoir qu'Hadrian était ce qu'on pouvait appeler un pansexuel. La pansexualité flirte avec la bisexualité dans le sens où ce terme désigne le fait que le désir amoureux et sexuel peuvent se porter les deux genre tandis que la pansexualité était le désir sexuel ou amoureux pour l'autre, quel que soit son genre. Ainsi il ne tenait pas compte du genre de l'autre. Il avait commencé sa vie en tant qu'hétéro mais lorsque l'on vit aussi longtemps on essaye tout ce qui se présente et il avait découvert ce terme qui lui convenait parfaitement, ainsi pendant ces nombreuses années il avait couché avec des femmes, mais aussi des hommes, des transgenres et des transsexuels. En vérité, il pensait qu'il avait pu tout essayer en manière de sexe, il avait bien sûr des préférences mais il ne croyait pas qu'il avait beaucoup de restriction à son âge. Donc il n'avait aucun soucis à trouver Jean-Claude magnifique.

- En effet. Pouvons-nous aller dans un endroit plus ... calme ?

- Bien sûr suivez moi.

Hadrian suivit le vampire dans son bureau. Il espérait que cela se passerait bien. On lui offrit une place devant un bureau en bois, pendant que Jean-Claude s'installa derrière.

- Alors que vouliez vous ?

- Je..."

- Je vais commencer par me présenter je suis Hadrian Black, je suis arrivé en ville il y a quelques mois, j'ai passé ce temps à m'installer et je crois qu'il est temps que je me présente.

- Bienvenue Mr Black, je suis Jean Claude comme vous le savez mais j'avoue que je me trouve ... interrogatif sur les raisons de votre présence ici.

- Je sais que vous êtes le Maître de la ville.

- Et pourquoi pensez-vous cela ?

- J'ai mes sources pourrait-on dire. Je ne suis pas là pour vous faire du mal.

- Vous croyez que vous pourriez y arriver ?

- Si je voulais ? Bien sûr. Comme je l'ai montré à votre vampire à l'entrée je ne suis pas un humain lambda. Je suis bien plus.

- Et qui êtes vous ?

- Je suis beaucoup de chose... Tout ce que vous avez à savoir pour le moment c'est que je n'ai pas prévu de chercher la bagarre mais je la finirais si on me cherche. Je tenais à me présenter par respect. Je ne suis pas sous votre juridiction mais je pense que nous pouvons nous entendre. Je sais que vous essayer de mettre en place une certaine entente entre vous et les autres surnaturels de cette ville et j'avoue que je suis plus que d'accord avec cela. C'est une des raisons de ma présence, je suis pas vraiment un ... surnaturel comme vous tous mais je ne suis pas non plus tout à fait humain. Dans tous les cas me voilà.

- Vous êtes bien informé. Je me trouve maintenant curieux. Et que voulez-vous exactement ? Ma protection ?

Hadrian regarda Jean Claude avant d'éclater de rire.

- Désolé, je ne cherche pas à vous manquer de respect mais je n'ai besoin d'aucune protection. Ne vous inquiétez pas pour moi je suis plus que capable de me protéger. Non je suis là pour tout autre chose. Comme je disais je suis Hadrian Black, plus exactement Docteur Hadrian Black. J'ai décidé d'ouvrir une clinique pour les surnaturels, je suis capable d'accueillir les métamorphes mais aussi les vampires sans risques pour moi ou mes employés.

- Une clinique dîtes vous ? Mais pourquoi faîtes vous cela ?

- Pourquoi ? ... Humm... Parce que j'en ai envie ? Je ne vous connais pas assez pour vous donner plus de raisons pour le moment, mais un jour peut-être... Sachez juste que je le fais. Je sais qu'aller à l'hôpital est toujours compliqué, je vous offre une alternative. Je ne vais pas juger ceux que vous enverrez chez moi et ils seront protégés si besoin et personne ne pourra faire de mal à quiconque tant qu'ils seront sur mes terres. C'est aussi pour cela que je devais vous voir. J'ai acheté juste en dehors de la ville un terrain, je tenais à vous dire que tout ceux qui se trouvent sur mes terres devront obéir à mes règles !

- Et que se passe-t-il s'ils désobéissent ?

- C'est à leur risque et péril ! Je donne une chance mais pas deux ! Ma réputation me précède !

- Votre réputation ?

- Je crois que vous me connaissez aussi sous le nom d'Azraël.

- L'Ange de la Mort ? Appelé aussi Thanatos ? s'exclama le vampire.

- En effet. Je donnerais une chance à ceux qui viennent chez moi mais s'ils viennent pour chercher la mort ils la trouveront. J'espère que vous pourrez faire passer le message il serait dommage que des gens meurent car ils ne savaient pas.

- Je ... Je comprends. Mais je pense malheureusement que certains n'écouteront pas...

- C'est leur problème. J'ai donné mon avertissement c'est tout ce qui compte. J'ai l'air humain mais il ne faut pas vous tromper je ne le suis pas plus que vous.

Jean Claude regarda l'homme devant lui. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Alors qu'il travaillait sur quelques papiers dans son bureau, Buzz était venu en urgence disant que quelqu'un voulait le voir, il avait vu que son vampire était agité, ce qui était très étonnant. Il lui avait dit qu'il était un humain mais pas un humain, qu'il lui avait donné l'impression que la mort venait pour lui... C'était étrange. Il avait accepté de le voir, confiant qu'il pouvait se protéger si besoin mais maintenant ... Il n'était plus aussi sûr. Devant lui était un homme, il donnait l'impression d'être humain mais il y avait en lui une certaine confiance. Il donnait l'impression d'être sûr de lui et de ces capacités, et si ce qu'il disait était vrai alors il avait raison. Il avait entendu parlé de l'Ange de la Mort, le médecin et chasseur qui avait commencé à faire parlé de lui il y a une dizaine d'année dans divers pays assez dangereux. Il était maintenant curieux. Il fallait qu'il enquête pour en savoir plus surtout si maintenant il avait Azraël dans sa ville.

- Qu'attendez-vous de moi ?

- Je n'attends rien en vérité. Je tenais juste à me présenter et à vous parler de ma clinique, je sais que vous avez des métamorphes parmi vos employés, si vous avez besoin d'un médecin ...

- Si je dois être honnête j'ai du mal à comprendre... Vous sentez humain pour moi.

- Ha... D'accord.

Hadrian fixa le vampire, il savait qu'il devait se montrer. Il relâcha sa prise sur sa magie pour permettre à son aura de s'évaser autour de lui.

Jean Claude sentit un souffle froid le toucher, il vit des ombres apparaître ... Il regarda l'homme devant lui et il sut ... Ce n'était pas un homme... Il ne savait pas si ce qu'il sentait était toute la puissance de l'être devant lui ou juste une petite partie mais il savait qu'il préviendrait ceux qui l'entouraient de ne pas chercher à s'en faire un ennemi. Rapidement cela s'arrêta.

- Je pense que vous avez comprit.

- Que... Qui ... Qui êtes vous ?

- Qui suis-je ? Est-ce vraiment votre question ? Ou plutôt vous voulez savoir ce que je suis ... Je suis ... quelque chose dont vous ne pouvez imaginer l'existence. Pour le moment tout ce dont vous avez besoin de savoir c'est que je ne suis pas votre ennemi. Vous avez entendu parler d'Azraël, vous savez que je ne fais de discrimination et je ne tue pas pour le plaisir. Pour moi que vous soyez humain, vampire ou métamorphe ne change rien à la fin. Je crois que vous avez beaucoup à faire et maintenant des choses à penser. Je vais vous laisser pour ce soir. Voici ma carte. Vous pouvez me contacter à tout moment. Lorsque vous voulez nous pouvons nous rencontrer si vous voulez voir la clinique. Bonne soirée.

Hadrian se leva et quitta la pièce laissant le vampire dans ses pensées. Il quitta rapidement le bâtiment et reparti sur sa moto pour rentrer chez lui. Une première rencontre de fait. Il en restait encore au moins deux.

Les prochains jours, Hadrian les passa à faire des achats, ainsi qu'à recevoir des commandes par dizaines, il devait s'approvisionner pour sa maison mais aussi pour la clinique. Il avait contacter quelques personnes du gouvernement pour aider à l'officialisation de la clinique, bien sûr cela avait fait cligner quelques yeux lorsqu'il avait dit que c'était spécialement pour les surnaturels mais en même temps cela plaisait car ainsi il n'y avait pas autant de risque de contamination et en dix ans sa réputation n'était plus à faire. On lui avait demandé de prendre contact avec la BRIS et de devenir consultant pour eux, on croyait qu'il serait meilleur que leur consultant actuel qui était une simple exécutrice et réanimatrice.

En plus de cela, il avait reçu une réponse d'Edward qui avait accepté de lui fournir des armes mais en contrepartie il voulait être prévenu s'il partait pour une "bonne" chasse. Hadrian avait fait quelques travaux dans son sous-sol, avec la magie, et Dobby, il avait creusé encore plus pour construire une armurerie, un stand de tir, et une salle d'entrainement intérieur. Avec ces différentes licences, il avait été dans un magasin spécialisé dans les armes et avait commencé un nouveau stock pour diverses armes à feu et armes blanches. Pour son entrainement il avait maintenant deux espaces, un intérieur et un extérieur. Pour celui au sous-sol, il avait acheté plusieurs machines, des mannequins, des poids, et des sacs de boxes. A l'extérieur, il avait construit une terrasse avec une cuisine extérieur, un grand comptoir avec un évier, un grill, un petit réfrigérateur et un bar, une belle table en verre, un espace salon en osier et un espace sport avec un sac de boxe, une machine de musculation et un tapis de yoga. Il réfléchissait à ajouter une piscine avec jacuzzi maintenant.

Il commençait aussi à mettre en place une routine. Tous les matins, il se levait souvent vers 5h30 et allait courir sur la propriété pendant au minimum vingt minutes puis il faisait une demi-heure de fitness, il avalait un smoothie pour reprendre un peu d'énergie et il continuait avec son entrainement au combat avec des katas mais aussi en tapant dans le sac de boxe, suivit d'une douche et d'un bon petit-déjeuner. Même après cela il était encore tôt, donc il s'occupait des animaux et du potager avec Winky, ou Dobby, pendant au moins une heure.

Après cela, il allait dans son bureau pour gérer ses affaires que ce soit ses investissements ou répondre aux mails de certaines personnes. En fin de matinée, il allait dans son atelier, ou laboratoire, et s'occupait que ce soit en créant de nouveaux objets ou en préparant des potions. Il déjeunait puis l'après-midi, il fallait de nouveaux trouver de quoi s'occuper puisqu'il n'avait pas encore de patients et qu'il était assez nouveau dans la région.

Cela faisait maintenant une semaine qu'il avait rencontré Jean-Claude mais n'avait pas eu de nouvelles. Il était temps d'aller parler à d'autres personnes. Il décida de commencer par la BRIS. C'était le début d'après-midi. Il portait un jean avec un tee-shirt moulant, sa veste en cuir et une paire de Doc Marteens, le tout en noir. Il avait aussi un holster à sa hanche pour son Beretta et un couteau dans sa boots. Il vérifia qu'il avait bien tout ses permis par sécurité et se dirigea vers sa voiture.

Il avait fait quelques modification sur sa voiture. Elle pouvait maintenant supporter une bombe et sortir intacte. Il avait placé plusieurs charmes et runes pour la rendre incassable, voir indestructible à ce niveau, mais aussi elle était inviolable. C'étai tune belle Jeep Wrangler noir de cinq portes et il l'avait rendu aussi sécurisé que possible, maintenant personne ne pouvait la voler ou la détruire, elle pouvait supporter le feu, l'eau mais aussi les balles. Les fenêtres étaient teintées, empêchant quiconque de voir à l'intérieur mais aussi de laisser passer les UV. Il s'était aussi attaqué au coffre où il avait installé deux boites, la première était un kit complet de médecin, lui permettant de faire des chirurgies d'urgence si nécessaire, et le deuxième était son kit d'exécuteur. Les deux avaient des sécurités supplémentaires pour interdire à quiconque autre que lui d'y toucher à moins qu'il ne donne une autorisation orale et magique, surtout pour le deuxième. Il avait aussi basé les sécurités sur l'intention, si quelqu'un voulait du mal à lui, mais aussi aux personnes étant dans le véhicule, il pouvait se retrouver assommé pendant un certain temps. Les sièges arrières étaient rabattables de façon à pouvoir installer une civière sans difficulté en cas de nécessité. Il avait finalement rendu le véhicule encore plus tout-terrain que la normale, il pouvait rouler par tout temps et tout terrain sans danger, et aussi avait un besoin moindre de carburant pour rouler. Oui, il s'était un peu lâcher sur son nouveau jouet, il l'assumait.

Bien sûr, il avait aussi ajouté plusieurs armes en plus de con kit d'exécuteur, il y avait un pistolet dans la boite à gant mais aussi dans les portières et sous les deux sièges avant, sans oublier toutes les munitions nécessaires. Il pensait maintenant à ajouter un espace caché dans le coffre pour avoir du supplément, on ne savait jamais quand cela était nécessaire, surtout avec son métier.

Rapidement il se trouva devant le commissariat, il entra et se dirigea vers l'accueil où il demanda à rencontrer Rudolph Storr. On le fit patienter pendant plusieurs minutes avant qu'un homme grand et bâti comme un ancien footballeur de lycée avec des cheveux courts s'avança vers lui.

- Bonjour. Je suis Storr. Suivez moi.

Les deux hommes allèrent dans le bureau du chef de la BRIS.

- Que voulez-vous ? commença Storr dès qu'ils furent installé.

- Bonjour, je suis Hadrian Black. On m'a demandé de me présenter et vous offrir mon aide en tant que consultant si besoin.

- Consultant ? J'en ai déjà un. Pourquoi j'aurais besoin de vous ? Je ne vous connait pas.

- On m'a dit de venir vous voir. Allez parler avec vos supérieurs si vous voulez en savoir plus. Je sais que votre consultant est Anita Blake mais je sais aussi que je suis plus compétent qu'elle. Ce n'est pas mauvais envers elle, c'est juste un fait.

- Et pourquoi cela ? Vous devez avoir le même âge.

- Je ne connais pas son âge mais dans mon cas j'ai 31 ans et je viens de passer dix ans avec Médecins sans Frontières en tant que médecin mais aussi d'autres choses. J'ai fait ma part de chasse. Je possède un Doctorat en Psychologie spécialisé en criminologie, un autre en droit, et un dernier en Médecine, enfin j'ai un Master en Anthropologie.

- A 31 ans ?

- On peut dire que je suis un petit génie... Je parle plusieurs langues, j'ai un port d'arme à feu ainsi que d'arme blanche. Je suis plus que capable de me défendre à main nu si nécessaire. J'ai aussi suivit plusieurs cours sur les mythes et légendes.

- Je ne vais pas nier que vous avez un sacré CV mais cela ne me dit qui vous êtes...

- Officiellement vous pouvez m'appeler Docteur Black. Je possède une clinique privée pour les surnaturels avec l'accord du gouvernement. Mais officiellement je suis Azraël, ou Thanatos, cela dépend à qui vous demandez.

- Clinique ? Pour les surnaturels ? Mais ... Pourquoi ?

- Pourquoi pas... Moins de risque de contaminations... Je n'ai pas peur d'eux et même si je suis plus que capable de soigner les humains, j'ai décidé de faire ainsi. Cela convient aussi au fait que je sois un chasseur. Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse vous renseigner. J'ai fait ce que l'on a demandé de moi. C'est à vous de voir si vous voulez m'appeler ou non.

Rudolph "Dolph" Storr était ce que l'on pouvait appeler un homme de peu de mot, pour lui le plus important était de prouver ce que l'on disait. Il était du genre honnête, un peu trop franc, c'était une des raisons pour laquelle il avait atterrit dans cette brigade mais maintenant qu'il était là, il faisait son métier au mieux de ses capacités. Il avait prit Anita Blake comme consultante car elle pouvait l'aider, c'était son métier de frayer avec les surnaturels. Au moins il la connaissait mais là devant lui était un homme qui ressemblait pour beaucoup à un soldat, sauf les cheveux. On sentait un air de danger autour de lui. Il se mouvait comme un vétéran, faisant attention à ce qui l'entourait, il portait aussi une arme à feu de ce qu'il avait repéré, il avait sûrement plus sur lui. L'homme était une aubaine si ce qu'il disait était vrai. Il devait se renseigner car si c'était réel il était clair qu'il était meilleur qu'Anita mais en même temps, être médecin pour surnaturels lui posait un soucis s'il était honnête avec lui-même... Les humains n'étaient pas assez bien pour lui ? Mais il avait l'accord du gouvernement ... Il devait passer quelques appels.

- Voici ma carte. Vous pouvez me contacter à tout moment. De plus je soigne aussi les humains si besoin. Ma clinique est peut-être pour les surnaturels mais je ne refuserais jamais personne. Je vais vous laisser, je suis sûr que vous avez des appels à passer. Au revoir.

Ils se saluèrent et Hadrian quitta le commissariat. Maintenant il devait aller à l'hôpital pour signaler son existence, il avait déjà fait parvenir l'information aux pompiers et au SAMU pour que les surnaturels soient dirigés vers lui si besoin.

L'hôpital n'était pas loin, rapidement il y fut. En premier lieu, il alla voir le directeur à qui il se présenta avec tous les documents nécessaires, ainsi à partir de maintenant les surnaturels pouvaient demandés à être envoyés dans sa clinique, l'hôpital pouvait aussi le faire directement sans difficultés. En second il chercha Marcus Fletcher, c'était un médecin. Hadrian savait qu'il se cachait même s'il était l'Ulfric de sa meute. Il le trouva rapidement. C'était un homme avec un visage assez carré, une fossette au menton et des lèvres assez fines qui le faisaient paraître sévère, il n'était pas très grand et avait des cheveux châtains. On sentait l'arrogance s'échapper de lui, ainsi que sa fierté, cela se voyait que c'était un homme fière de lui.

- Docteur Fletcher ? Je suis le Docteur Black. je suis désolé de vous déranger mais auriez-vous quelques minutes à m'accorder s'il vous plait.

- Docteur Black ? Je ne connais pas.

- Normal. Je ne travaille pas dans cet hôpital.

- J'ai quelques instants. Suivez moi.

Ils marchèrent jusqu'au bureau de l'homme. Hadrian ferma la porte et discrètement il lança quelques charmes pour préserver l'intimité. Le métamorphe avait dû les sentir car il se redressa rapidement.

- Qu'est-ce que c'était que ça ? s'écria-t-il.

- Des protections de la vie privée. Je suis sûr que vous ne voulez pas que notre conversation soit entendu par vos collègues ou les patients.

- Comment ? ... Qui ? ...

- Comme je disais je suis le Docteur Black, plus exactement Hadrian Black. J'aurais pu venir au Lunatic Café pour vous rencontrer mais comme j'étais ici aujourd'hui... J'ai rencontré le Maître de la Ville il y a peu et maintenant je viens me présenter à l'Ulfric de la meute des Thronnos Rokke.

Dire que Marcus était choqué serait un euphémisme. Personne, autre que les surnaturels, ne savait qu'il était un métamorphe, pas qu'il avait honte mais il aimait être médecin et si cela se savait il perdrait son droit de pratiquer et c'était quelque chose qu'il ne voulait pas. Il fixa l'homme devant lui. Il se doutait qu'il n'était pas entièrement humain avec ce qu'il avait senti.

- Pourquoi vouliez-vous me voir ?

- J'ouvre une clinique pour les surnaturels et je voulais faire passer l'information au responsable des différents groupes. J'ai prévu de rencontrer d'autres personnes. J'avais aussi une mise en garde à faire. Ce n'est pas une menace mais plutôt un ... avertissement. Je ne cherche pas la bagarre par contre je la finirais. La clinique sera protégée. Personne ne pourra blesser quelqu'un sur mes terres sans mon autorisation. Sur mes terres il n'y a pas d'Alpha ou de Maître de la Ville. Il n'y a qu'un seul ... Roi et c'est moi !

- Et vous croyez que vous serez obéit ? ricana le loup.

- Cela sera à vos risques et périls.

- Vous n'êtes qu'un humain !

- Vraiment ? Vous avez senti ce que j'ai fait en arrivant.

- Et alors ? Une Sorcière ? Cela ne vaudra jamais un loup !

- Pensez vous vraiment que je ne suis que cela... Vous me décevez.

Hadrian fixa le loup devant lui. Il garda le silence un instant donnant l'impression qu'il pesait ses prochains mots avant qu'un sourire narquois apparaisse.

- Ha oui ... J'ai oublié une partie de la présentation n'est-ce pas ?

- Hein ... De quoi ?

- Connaissez- vous le nom d'Azraël ?

- Azraël ? ... Vous ... Vous êtes Thanatos ? bégaya Marcus.

- En effet. Comme je disais je ne cherche pas la bagarre mais je la fini sans problème. Je veux travailler avec vous et pas contre vous. Je pense qu'il est possible de vivre en harmonie tous ensemble mais pour cela il faut que tout le monde y mette du sien.

Marcus avait entendu parler de Thanatos, de l'Ange de la Mort, les rumeurs parlaient de lui comme d'un chasseur juste qui ne s'attaquait qu'aux criminels et refusaient de sen prendre aux surnaturels juste pour le sport, on racontait qu'il avait fait ses preuves directement dans les zones les plus dangereuses du monde et qu'il s'en était toujours sorti. Il avait quelques rumeurs sur le fait qu'il n'était pas tout à fait humain... Et maintenant le voilà devant ses yeux. Il ne savait pas vraiment quoi faire de cette information. Si cet homme était vraiment celui qu'il disait être alors cela sera dangereux pour les siens d'aller contre lui. Il savait déjà que certains métamorphes n'écouteraient pas ... en commençant par Raina et Gabriel.

- Je vais prévenir ma meute et les métamorphes que je connais mais ...

- Tout le monde ne vas pas vous écouter... Je sais mais au moins vous pourrez dire que c'est de leur faute. Je n'ai aucun scrupule à tuer. Ironique pour un médecin je sais ... Je peux aussi bien sauver quelqu'un que le tuer et cela ne me posera aucune difficulté. J'ai déjà connaissance d'au moins deux métamorphes qui n'écouteront pas.

- Ha oui ?

- En effet. Je sais beaucoup de choses. Peut-être qu'avec le temps vous en saurez plus mais pour le moment je vais garder les choses pour moi et j'agirais en fonction des actes de chacun.

- Puis-je savoir qui vous soupçonnez ?

- je pense que vous le savez déjà. J'ai au moins un loup et un léopard. Peut-être un deuxième loup...

- Raina et Gabriel, n'est ce pas ? Vous savez que je serais obligé d'agir si vous faîtes quelque chose contre ma Lupa !

- Agissez ! Je n'ai pas de soucis avec cela mais vous savez comme moi qu'elle viendra à moi d'elle-même. Elle ne pourra pas s'en empêcher. Je vous conseillerais de commencer à enfin serrer la ceinture sur elle. Vous êtes l'Ulfric c'est vous qui commandez et je sais de source sûre que vos petits loups ont plus peur d'elle que de vous. Je pense qu'il est temps pour moi d'y aller. Voici ma carte. Vous pouvez me contacter à tout moment que ce soit pour parler ou pour m'envoyer vos blessés.

Hadrian se leva de sa chaise, salua le loup, retira la protection avant de quitter la pièce. Il se dirigea directement vers sa voiture. Il était temps de rentrer à la maison. Il espérait qu'il avait enfin reçu les informations qu'il avait demandé sur la Reine du Vaudou pour finir ce que la Mort lui avait demandé.

Et en effet il avait reçu plusieurs mails sur elle. La Señora Dominga Salvador était la grande prêtresse vaudou du Midwest, elle se croyait toute puissante et n'avait aucun problème à se "vendre" au plus offrant tant que cela rapportait de l'argent. Elle gérait un business familiale puisque ses propres neveux étaient ses gardes du corps. On en savait peu sur elle en vérité mais d'après la Mort elle avait commencé à jouer avec les âmes en les retenant, et les empêchant donc de passer à autre chose et surtout elle les retenait de la Mort et celui ne lui plaisait pas du tout. Hadrian savait qu'il pouvait aller la tuer sans se faire prendre mais par mesure de sécurité, il préférait avoir une ordre d'exécution, pour cela il avait fait la demande qu'il soit le seul nom autorisé sur le papier. Elle était à lui.

Le lendemain en milieu d'après-midi il reçut un appel de l'inspecteur divisionnaire Rudolph Storr qui demandait à Hadrian de venir l'aider sur une enquête. Il avait été prévenu que c'était "sale". Hadrian enfila sa tenue d'Azraël, prit ses armes et partit avec sa voiture vers l'adresse qu'on lui avait donné.

Il y avait du sang partout, constellant les murs blancs comme après l'explosion d'un bidon de peinture rouge. On fit entrer Hadrian après lui avoir donné une paire de gant. Un drap dissimulait en grande partie un canapé blanc cassé à fleurs brunes et dorés était complètement imbibé. Un carré de lumière se découpait par la fenêtre, faisant briller les flaques poisseuses telle de la laque cerise. En grande quantité, le sang frais avait une couleur beaucoup plus vive que celui qu'on pouvait montrer à la télévision ou au cinéma. Comme les camions de pompiers. Mais le rouge foncé passe mieux à l'écran. Voilà pour le réalisme !

Le sang qu'il avait sous les yeux était répandu depuis un moment et il aurait dû se ternir. mais l'éclat du soleil estival donnait l'impression qu'il était encore liquide.

- Bonjour, vous devez être le Docteur Black, je suis l'inspecteur Zerbrowski.

Hadrian salua l'homme, il mesurait un peu moins d'un mètre soixante-dix, il avait des cheveux bruns bouclés qui viraient au gris, et des lunettes à monture noire qui encadraient des yeux noisette. Il portait un costume marron qui était froissée et avait une tache de sauce sur sa cravate jaune.

- Enchanté. Même si je pense que de meilleure circonstance aurait été meilleure pour une première rencontre. L'inspecteur Storr m'a demandé de venir. Où puis-je le trouver ?

- Dans la chambre à coucher.

Il leva les yeux vers la verrière du plafond. Hadrian suivit le geste. Il analysait la pièce dans son ensemble. Il étudia le canapé. LE drapa collait à la masse qu'il dissimulait comme une nappe à une tache de jus de fruit. Mais quelque chose clochait. Il fronça les sourcils. Il n'y avait pas assez de bosses là-dessous pour un corps humain entier. Autrement dit, il manquait des morceaux.

- Dolph est au bout du couloir. La dernière porte à gauche.

Zerbrowski s'éloigna en fendant la foule lui faisant signe de le suivre. Il y avait un tas de gens sur la scène du crime entre les flics, les infirmiers, les techniciens ou encore un type avec une caméra vidéo. Cela ressemblait à un essaim d'abeilles bourdonnant d'activité, on s'y sentait un peu à l'étroit surtout qu'alors qu'Hadrian avait beaucoup de connaissance il devait avouer que les scènes de crimes comme celle-ci étaient une première pour lui. Il traversa le couloir. Il se fraya un chemin entre les gens massés au milieu du couloir essayant de suivre son guide.

- Mon Dieu, regardez tout ce sang...

- A-t-on retrouvé le cadavre ?

- Tu veux dire, ce qu'il en reste ? Non.

Hadrian trouva un espace dégagé devant la dernière porte, sur la gauche. Il vit l'inspecteur Storr agenouillé sur la moquette brun pâle. En l'apercevant, il déplia ses deux mètres de carcasse et de muscle. Derrière lui, le lit à baldaquin parut rétrécir. Un autre petit tas recouvert d'un drap reposait sur le sol près de lui.

- Docteur Black.

- Hadrian s'il vous plait. Cela sera plus facile.

- Bien. C'est Dolph alors.

Il s'agenouilla de nouveau.

- Vous êtes prêt ?

- Pourquoi suis-je là ?

- Je veux votre avis. J'ai contacté Anita Blake, elle est partie peu de temps avant que vous n'arriviez mais elle ne pouvait pas vraiment m'aider. J'ai passé des coups de fils. J'ai entendu beaucoup de choses.

- Vous voulez me tester ?

- En partie. Ce que je veux surtout c'est attraper l'enfoiré qui a fait cela, dit-il en montrant d'un geste la pièce.

- Bien.

Dolph retira le drap qui adhérait à une masse sanglante. Il fallut un peu de temps à Hadrian pour comprendre ce qu'il voyait, en effet il avait devant lui une masse de viande sanglante qui aurait très bien pu provenir d'une vache, d'un cheval ou d'un cerf... Mais d'un humain ? Sûrement pas. Son cerveau avait du mal à enregistré ce qu'il voyait. Il s'accroupit. Sous ses pieds, la moquette émit un bruit mouillé comme si elle était imbibée d'eau. Sauf que ce n'était pas de l'eau.

- Je peux donc toucher sans risques pour les indices ?

- Oui.

Hadrian enfonça son index dans la masse sanguinolente. Au toucher, cela ressemblait à un quartier de bœuf. Sous la chair, il sentit des os recourbés, sans doute des côtes. Il avait donc une cage thoracique sous les yeux. Il repéra un moignon à l'endroit où le bras gauche avait été arraché.

- Aucune marque d'arme de ce que je vois. J'aurais besoin d'aide pour le soulever pour jeter un coup d'œil à l'intérieur.

Dolph obtempéra. Les restes étaient plus légers qu'ils n'en avaient l'air. Pour une bonne raison : tous les organes vitaux avaient disparu.

- C'est bon.

- Première impression ?

- Hummm... Cela a été fait à mains nues donc le coupable doit avoir une force inhumaine.

- Mains nues ?

- Pas de marque de couteau, out tout autre lame. Donc le tueur n'a utilisé aucun instrument.

- Autre chose ?

- Je ne sais pas encore. Le reste du corps ?

- Deuxième porte à gauche.

L'inspecteur le précéda dans la deuxième chambre des horreurs. Il hésita devant la porte fermée, sur laquelle était collé un lapin de Pâques en carton. Au-dessus, une broderie au point de croix indiquait "Chambre de bébé". Hadrian fixa les mots pendant un instant. S'il y avait bien quelque chose qui le mettait hors de lui c'était que l'on ose toucher aux enfants. Il entra dans la pièce.

Le soleil entrait à flots par une petite fenêtre. Des canetons et des lapereaux étaient brodés au bas des rideaux. Des pochoirs en forme d'animaux décoraient les murs bleu pâle. Il n'y avait pas de berceau, juste un lit à barreaux. Et pas la moindre trace de sang. Il aperçut un nounours couvert d'un nappage rouge. Un de ses yeux de verre ronds fixait la pièce. Il s'agenouilla près de lui. Levant les yeux, il avisa une petite commode de bois blanc. Dessus se détachait une empreinte minuscule mais parfaite. Il s'en approcha. Cette empreinte devait appartenir à un enfant de quatre ans. Un garçon a en juger par la couleur des murs.

- Quel âge avait l'enfant ?

- D'après les photos, il s'appelait Benjamin Reynolds et il avait trois ans.

- Il n'y a pas de corps ! Personne n'a été tué ici.

Hadrian se releva.

- Dans le salon c'est le corps de l'enfant ?

- Non.

- La mère ?

- Oui.

- Et l'enfant ?

- Disparu.

- Rien du tout ?

- Rien. Une créature aurait pu le manger entièrement ?

- C'est possible mais il y aurait des traces surtout avec l'état des autres corps.

- Rien du tout.

- Il doit être quelque part.

- Peut-il être encore vivant ?

- Peut-être...

Dolph hocha la tête.

- Autre chose ? demanda Hadrian.

- Oui.

Il sortit de la pièce sans explication et Hadrian le suivit. Ils entrèrent dans la cuisine. Une porte de verre coulissante, brisée en mille morceaux, donnait sur une terrasse en bois. Il y avait une autre verrière au plafond. Toute la pièce immaculée comme une photo de magazine de déco, avec du mobilier en bois clair et de petits carreaux bleus sur les murs. Les enquêteurs s'étaient déplacés dans le jardin. La palissade qui l'entourait les protégeait des regards des curieux des voisins comme elle avait du protéger le meurtrier. Dolph lui fit signe d'approcher.

- Le tueur est entrée en fracassant la vitre, commenta Hadrian. Cela a dû faire un sacré boucan. Les voisins n'ont rien entendu ?

- Pas d'après les déclarations.

- Fais pas attention je vais réfléchir à voix haute un instant...

Hadrian commença à déambuler tout en parlant.

- La vitre est cassée. Le mari vient voir ce qui se passe, il aperçoit la créature et crie pour avertir sa femme, sûrement qu'il lui dit de fuir. Il ne peut pas appeler la police...

- Pourquoi ? coupe Dolph.

- Pas de téléphone dans la chambre de ce que j'ai vu et celui qui est ici est fixé au mur donc il devait sûrement devoir passer devant la créature. Enfin bref... La créature doit assommer le mari, car il est pas mort ici... pas assez de sang. Je dirais qu'il est mort et ... manger dans la chambre.

Hadrian quitta la cuisine pour aller vers la salle à manger laissant Dolph le suivre en silence. La moitié supérieur du corps de la femme était presque intacte. Des sacs en papier enveloppaient ses mains. Les flics avaient récolté des échantillons sous ses ongles. Ses grands yeux bruns écarquillés fixaient le plafond. Sa veste de pyjama était gluante à l'endroit où son corps avait été sectionné au niveau de la taille. Hadrian souleva prudemment le morceau de tissus. Sa colonne vertébrale luisait au soleil.

- Elle a été déchiqueté comme le mari.

- Comment sais-tu que le morceau du haut était le mari ?

Pendant qu'ils faisaient le tour de la maison, ils étaient naturellement passé au tutoiement.

- Logique. C'est forcément lui à moins qu'ils aient eu de la visite mais j'espère que tu l'aurais dit.

- Ouais pas que nous sachions en tout cas.

- Donc le mari ! De plus ici, on reconnait que c'est une femme si on sait quoi chercher. Je te rappelle que je suis en premier lieu un médecin, dont un chirurgien cardiaque, j'ai ouvert ma part de cage thoracique.

- On sort pour finir de discuter ?

Avec un signe de tête Hadrian suivit l'homme à l'extérieur. Ils enlevèrent leurs gants et les jetèrent dans un sac-poubelle ouvert, posé sur le plancher de la cuisine.

- Donc pas humain, n'est-ce pas ? commença l'inspecteur.

- Non je ne crois pas. Peu aurait la force de faire autant de dégâts à un corps humain à mains nues.

- Métamorphe ?

- Non plus ... Il n'y avait pas de sang sur les débris de verre dans la cuisine.

- J'ai remarqué. Qu'est-ce que cela veut dire ?

- Je pense que votre réanimatrice à dû vous le dire mais les morts ne saignent pas. Enfin sauf les vampires, et quelques zombies mais il faut qu'ils soient relevés peut de temps après leur mort.

- Les vampires saignent ?

- Oui.

- Ok. Donc qu'est-ce qui aurait pu faire ça ? demanda Dolph en faisant un signe vers la maison.

- Hummmm... Une créature qui dévore de la chair... qui ne saigne pas ... donc morte... Il y a un cimetière dans le coin ?

- Dans le coin ?

- Je dirais moins de cinq cent mètre, maximum un kilomètre.

- Non.

- Donc ça ne peut pas être une goule.

- Pourquoi cela ?

Il faut un cimetière pas trop loin et dans un piteux état. De plus une goule aurait brisé les meuble comme un animal sauvage.

- Un zombie ?

- Je ne crois pas non plus ... Enfin ... Cela pourrait l'être... Quelques un consomme de la chair humaine mais ils sont rare. J'ai vu un cas i ans... Je crois qu'il y a trois cas reconnus aux USA.

- Anita m'en a parlé. Ces zombies restent humains plus longtemps et ne pourrissent pas tant qu'ils sont nourrit mais elle dit qu'ils ne sont violent que si le réanimateur l'ordonne.

- Il doit aussi être puissant et peu peuvent avoir ce type de puissance dans ce pays.

- Comment cela ?

- Comme tout pouvoir, il y a des niveaux... Votre Anita par exemple est une sacré force et si elle entraînait son don elle serait sûrement une des meilleurs du pays voir du monde... Elle a le pouvoir de faire cela à l'heure actuelle... Je pense à quelques rares ... Hummmm

- Qui ?

- D'après mes recherches dans le coin il y a Anita Blake, Manny Rodriguez et Peter Burke... et ...

- Et ?

- J'ai bien un autre nom mais elle est dangereuse et sur ma liste.

- Liste ?

- Vous avez passé des coups de fils n'est-ce pas ?

- En effet... Vous avez une sacré réputation.

- Et que dit-elle ?

- Vous êtes aussi bon qu'un soldat vétéran, vous savez vous servir d'une arme et vous battre sans scrupule. Vous n'êtes pas du genre à chercher les ennuis mais vous les finissez si ils vous trouvent. Vous prônez l'égalité et la justice pour tous et demandez des preuves avant de partir dans une chasse. Vous aimez l'adrénaline que cela vous apporte mais vous ne tuez pas pour le plaisir de tuer. Beaucoup vous font confiance dans les hautes sphère. En vérité il se dit que vous auriez l'oreille de celui qu'on nomme le "Gouvernement". C'est pour cela que vous avez pu ouvrir votre clinique ... Si cela se passe bien ils autoriseront plus d'endroit de ce type en gros vous êtes un test... C'est vrai que vous avez l'autorisation d'embaucher du personnel atteint du V-Lyc ou encore des vampires ?

- C'est exacte. On vous a dit beaucoup de choses.

- Je ne pense pas que je sache tout. Par exemple, on ne m'a pas dit que vous en saviez autant sur les morts.

- J'ai encore quelques petits secrets. Pour en revenir à votre affaire. Il y a une femme qui pourrait être capable de faire cela et je la surveille... Si un mandat est délivré pour moi c'est mon nom qui apparaîtra dessus automatiquement.

- Pourquoi cela ? Dans cette ville, notre exécutrice est Anita Blake.

- Je suis un vétéran par rapport à elle donc j'ai la priorité depuis que j'ai emménagé dans cette ville. Même si elle travaille avec vous. Bien sûr je suis un inconnu pour beaucoup, je n'ai pas encore rencontré cette femme si je dois être honnête donc je ne sais pas à quel point elle est bonne sauf de ce que j'ai entendu dire... Elle a un bon tableau de chasse mais Dominga Salvador n'est pas pour elle...

- Dominga Salvador ? Elle m'en a parlé ... Anita aussi pense qu'elle pourrait être capable de faire cela ...

- Elle a une réputation... Ce n'est pas pour rien que je la surveille... Il y a des choses qu'on ne doit pas faire !

- Ce ne sont pas les premières victimes. Il y a eu un SDF avant cela. Nous avons pensé qu'il était tombé dans un coma éthylique et que des goules l'avaient eu. D'autant plus que son corps a été trouvé près d'un cimetière. Après il y a eu deux adolescents qui se pelotaient dans la voiture du garçon, toujours dans le voisinage d'un cimetière. Nous avons fait appel à un exterminateur et un prêtre et cette affaire a été classé aussi que vite que pour le SDF. Et maintenant ... ça ... Je suis sûr que c'est la même créature mais nous sommes à des kilomètres du cimetière le plus proche. Je n'ai pas appelé Anita à l'époque et je me dis que j'aurais dû et qu'ainsi cette boucherie n'aurait peut-être pas eu lieu... Je commence à mieux comprendre le surnaturel mais cela ne suffit pas encore...

- Il ne sert à rien de s'appesantir sur ce qui aurait dû ou aurait pu être fait. Il faut penser à l'avenir.

- Je sais ... Anita va rencontrer Salvador et doit me tenir au courant. Je vais enquêter sur les autres. Vous m'avez dit à peu près la même chose qu'elle en vérité.

- Je sais que vous me testiez aujourd'hui... Vous savez où me contacter si besoin. Bon courage.

Après cela Hadrian quitta rapidement les lieux. Il devait en savoir plus sur la prêtresse. Il rentra chez lui et alla directement dans son bureau pour voir tout ce qu'il avait réuni sur la femme.

Dominga Salvador était une prêtresse vaudou diabolique, elle était une des plus puissante du pays. Elle a été la maîtresse de Manuel Rodriguez, un collègue d'Anita Blake. Elle avait actuellement soixante-quatre ans. Ses cheveux étaient blancs et ses yeux noirs. D'après les informations fournies par la Mort, elle avait réussi à créer un zombie "parfait" en jouant avec l'âme du défunt en effet elle savait maintenant comment capturer l'âme avant qu'elle ne continue puis la remettre à l'intérieur du corps, ce qui est un crime pour l'entité. Les âmes lui appartiennent qu'importe ce que peut penser une humaine qui se croit plus puissante qu'elle ne devrait. Elle vivait dans un quartier datant des années quarante ou cinquante avec ces maisons blanches, ces carrés de verdures devant la porte et ces palissades blanches. Un de ses gardes du corps était son petit fils : Antonio, un homme grand et musclé qui se prenait pour un homme à femme mais qui était surtout juste du muscle sans cervelle.

Déjà de base, Hadrian n'aimait pas la femme mais plus il avançait dans la lecture du dossier plus il avait envie de prendre son arme et de tirer entre les deux yeux. Elle avait une sacré liste de crime mais n'avait jamais été rendu coupable de quoi que ce soit à cause de la disparition des témoins. Cela n'étonnerait pas le jeune homme si elle était aussi le personne responsable des derniers meurtres. Il demanda à Dobby de surveiller la femme sans se faire voir pour connaître ses allées et venues, il lui demanda aussi de poser sur la femme ainsi que ses hommes de mains des charmes de suivit et d'écoute, ainsi pas besoin d'être toujours présent. Hadrian créa une petite statuette à l'effigie de la femme où les charmes devaient être ancrés, ensuite un enregistreur était posé à côté et voilà tout ce qu'ils disaient allait être gardé et récouté par Hadrian. L'elfe partit une fois ces ordres donnés et revint une heure plus tard avec l'annonce qu'Anita Blake avait rendez-vous dès le lendemain matin. Parfait !

Le lendemain était déjà là, Hadrian attendait le rapport de Dobby, il se doutait que la femme ne pourrait pas s'empêcher de se montrer devant Anita Blake, la réanimatrice avait le pouvoir et était une véritable nécromancienne même si elle ne l'acceptait pas pour le moment et ça Dominga ne passerait pas à côté. Dobby avait ordre d'être invisible et bien faire attention à ce qui se passait ainsi Hadrian allait pouvoir tout voir dans sa Pensine. En attendant il fit sa routine habituelle. Il devait être dix heure lorsque l'elfe revint, il avait l'air un peu secoué.

Hadrian récupéra le souvenir le mit dans la Pensine et plongea son doigt.


**SOUVENIR PENSINE**

Il atterrit devant une maison blanche classique avec un parterre de fleurs, il y avait des pétunias, des géraniums et quelques rosiers, les trottoirs étaient propres. La maison à deux étages étaient entourée d'un demi-hectare de terrain. Un très beau jardin. Des géraniums d'un rouge flamboyant se détachaient sur les murs blanchis à la chaux. Un peu trop stéréotypé au goût d'Harry. Rouge et Blanc. Sang et os. Il vit la voiture de Manuel Rodriguez se garer dans l'allée derrière une Impala couleur crème. Le long du trottoir, une fillette de cinq ans environ pédalait sur son tricycle. Deux garçons un peu plus âgés étaient assis sur les marches du porche. Ils interrompirent leur pour lever le nez vers les nouveaux arrivants.

Un homme se tenait derrière eux. Il portait un holster d'épaule par-dessus un tee-shirt bleu sans manches. Hadrian reconnut d'après les photos qu'il avait : Antonia, le petit-fils de Dominga.

Des marques à la craie se détachaient sur le trottoir. Des croix, et des diagrammes. Ça ressemblaient à un jeu d'enfant, mais ça n'en était pas un. Les fans de la Señora avaient laissé des témoignages de dévotions devant sa maison. Il regarda de plus près pour voir s'il en reconnaissait certains, la plupart était presque effacée. La fillette au tricycle slalomait entre les moignons de bougies fondues. C'était une scène assez ... banales.

Il y eut un échange de salutation entre Manuel et Antonia, celui-ci alla jusqu'à ... insulter Anita en espagnol, c'était assez vulgaire. Manuel s'énervait et le réprimanda. Rodriguez se fit fouiller pour vérifier qu'il n'avait pas d'arme mais il oublia, ou ne s'inquiéta pas d'Anita. C'était un geste amateur ... ou juste misogyne. Hadrian ne pouvait pas le dire même si à son avis c'était ici les deux. Une femme pouvait être aussi dangereuse qu'un homme, surtout avec un flingue.

Finalement ils entrèrent dans la maison. Le salon était une pièce spacieuse accolée à la salle à manger. Un piano trônait contre un mur. Ils suivirent leur guide jusqu'à une grande cuisine. De longs rectangles de soleil se découpaient sur les carreaux noirs et blancs qui couvraient le sol. les meubles semblaient assez anciens mais tous les appareils ménagers étaient flambants neufs et de la même teinte jaune pâle. Un énorme frigo avec fontaine et distributeur de glaçons intégrés occupait une bonne partie du mur du fond.

Enfin Hadrian put voir Dominga Salvador autrement qu'en photo. C'était une femme d'une soixante d'années, 64 pour être exacte de ce qu'il savait, qui était assise à la table. Des rides d'expression sillonnaient son visage mince et brun. Ses cheveux d'un blanc immaculé étaient remontés en chignon. Elle se tenait très droite, ses mains fines croisées sur la table. Et elle paraissait terriblement inoffensive : une gentille petite grand-mère.

La veille femme sourit et tendit les mains. Manuel s'avança et les effleura de ses lèvres.

- Contente de te revoir, Manuel.

Elle avait une riche voix de contralto avec une légère pointe d'accent.

- J'en ai autant à ton service, Dominga.

Manuel s'assit en face d'elle.

Les yeux noirs et vifs de la Señora se posèrent sur Anita toujours debout sur le seuil de la cuisine.

- Ainsi Anita Blake, tu es enfin venue à moi !

- Je ne savais que m'attendiez, Señora.

- J'ai entendu des histoires à ton sujet, chica. Des histoires merveilleuses.

Hadrian regardait attentivement la femme, prenant tous les détails. Il vit sous son masque souriant, une lueur qui n'avait rien d'inoffensif.

- Tous ceux qui utilisent le vaudou finissent par venir à moi, continua-t-elle.

- Je n'utilise pas le vaudou.

- Tu relèves les morts, et tu prétends ne pas utiliser le vaudou. Tu as le sens de l'humour, chica !

Après cela, il eut un échange de plaisanterie avec quelques menaces dans le lot. La prêtresse testa le pouvoir d'Anita, malheureusement ce genre de chose ne se faisait pas sentit dans un souvenir mais il comprenait les paroles de la femme qui murmurait en espagnol. Hadrian zona un peu pendant ce passage, ce n'était que des tours de passe passe pour savoir qui avait la plus grosse... Puis enfin, Anita pouvait poser des questions en rapport avec l'enquête.

- Avez-vous relevé un zombie ces dernières semaines ?

- Plusieurs.

- Avez-vous chargé l'un d'eux d'une vengeance ?

- Aucun.

- Vous en êtes certaine ? insista Anita.

Dominga sourit.

- Si j'avais relevé des assassins, je m'en souviendrais.

- Les zombies tueurs n'étaient pas forcènement des assassins de leur vivant.

- Vraiment ? Tu parles comme si tu en avais déjà relevé des légions.

Il eut un silence. Dominga changea de conversation, on pouvait voir si on regardait attentivement qu'elle cherchait à cacher quelque chose... Hummm... Puis elle demanda à Anita de se soumettre un autre test.

- Ce n'est pas moi qui ai relevé ton zombie tueur. A supposer que ce soit bien ce genre de créature qui dévore des citoyens. Mais je connais des gens qui auraient pu le faire, et qui refuseraient de te parler. SI je les interroge, ils me diront la vérité, et je te transmettrai cette vérité.

- Merci Señora Salvador.

Trop facile... Puis cela tomba.

- Mai s je te demandais une faveur en échange de ces informations.

- Quel genre ?

- Un autre test.

- Quel genre de test ?

- Suis-moi en bas, et je te montrerai, dit-elle d'une voix mielleuse.

- Non, Dominga ! cria Manuel en se levant. Anita, rien de ce que la Señora pourrait révéler ne vaut ce qu'elle te réclame.

Hadrian voulait maintenant savoir ce qui se passait au sous-sol pour obtenir ce type de réaction. Objectivement, il savait que ce n'était pas une bonne idée pour eux d'y descendre mais lui ... il fallait qu'il sache. Était-ce ce dont lui avait parlé la Mort ? Après quelques échanges, ils se dirigèrent vers de hautes marches de bois qui descendaient jusqu'au sous-sol. La lumière du soleil qui filtrait par la porte aussitôt engloutie par les ténèbres, comme elle perdait tout pouvoir dans cet endroit. C'était le noir complet, Hadrian utilisa ses autres sens. Sous l'humidité commune à toutes les caves, on pouvait capter une odeur douceâtre de pourriture : le parfum reconnaissable entre tous des cadavres.

Une lumière s'alluma =. L'ampoule fixé au pied de l'escalier paraissait aussi brillante qu'une étoile. Hadrian remarqua des rectangles de ciment disposés à intervalles réguliers sur les murs. Des portes. Elles étaient toujours visibles sous la couche de peinture. Ce n'était pas écaillé donc c'était encore récent. Il vit Anita poser sa main sur une porte. le bois craqua et grinça sur ses gonds. Une odeur nauséabonde filtra par le battant. La créature tapie derrière la porte émit une sorte miaulement. Le garde qui était avec elle lui fit signe d'avancer. Le couloir débouchait sur une grande salle rectangulaire. Des symboles noir et rouge brillant étaient dessinés sur le sol en ciment. Hadrian reconnu un vévé, c'était utilisé pour invoquer les loas, des divinités vaudou. Dans les sanctuaires, elle sert à délimiter le chemin qui conduit à l'autel.

Le fond de la pièce était éclairé par une multitude de bougies ; leur lumière vacillante se reflétait sur les murs blancs. Dominga se tenait là, le dois très droit, inondé de clarté. Des animaux morts étaient entassés sur l'autel et tout autour. Des poulets, des chiens, un porcelet, deux chèvres, plus des morceaux de fourrure maculés de sang séché qu'il ne pouvait pas identifier pour le moment.

Une grande femme se tenait sur la gauche de l'autel. Sa peau presque noire luisait à la lueur des bougies comme si elle était sculptée dans de l'ébène. Des cheveux mi-longs bien coiffés, des pommettes larges, elle avait une bouche pulpeuse et portait une longue robe de soie écarlate dont la couleur faisait écho à son rouge à lèvre.

de l'autre côté de l'autel, un zombie lui faisait face. Autrefois cela avait été une femme dont les cheveux châtains tombaient jusqu'à la taille. Quelqu'un les avait brossés pour qu'ils brillent. mais c'était la seule partie de son corps qui paraissait encore vivant. Sa peau avait pris une teinte grisâtre. Sa chair s'était flétrie sur ses os, ses muscles se ratatinant. Son nez à moitié rongé lui donnait un air de sculpture inachevée. Sa robe écarlate flottait sur sa silhouette squelettique. Il y avait eu une tentative maquillage : une trace de rouge s lèvres fanées, de l'ombre à paupières mauve soulignant ses yeux exorbités.

Hadrian regarda plus attentivement la première femme. C'était en fait un zombie. Très bien préservé... Trop bien. Et puis il vit quelque chose qu'il n'était pas sensé se trouver chez un mort-vivant autre que les vampires... Une lueur... Et de la peur... Il tourna son regard vers l'autre et repéra la même chose.

C'était ça ! Il écouta Anita essayait de comprendre ce qui se passait mais Hadrian savait. Les âmes étaient présentes. Et cela stoppait le processus de décomposition si l'âme se trouvait dans le corps et d'après ce qu'il voyait Dominga savait comment le mettre et la retirer à loisir. Il avait beaucoup d'horreurs dans sa longue vie mais ça ... C'était aussi horrible que ce qu'avait fait Voldemort à son avis ... On ne jouait pas avec les âmes ou même avec la Mort.

En entendre parler, le voir par écrit était une chose mais maintenant qu'il avait vu la vraie chose il savait que cette femme avait atteint la fin de sa vie. Il était de son devoir de la stopper et de la donner à son Ami pour qu'elle soit punit.

Il resta encore un moment écoutant les bavardages et différentes menaces, il vit Anita Blake s'énervait parce qu'elle avait comprit et menacer Dominga. Par très intelligent mais pas surprenant.

Il était sûr que la femme n'allait pas pouvoir laisser passer ça, cela ne l'étonnerait pas si Anita recevait bientôt la visite de quelques zombies pour tenter de l'effrayer.

Il était temps de partir.

**SOUVENIR PENSINE**


Hadrian sortit son doigt du liquide argenté et se réinstalla confortablement pour réfléchir à ce qu'il avait vu. Il était dommage que l'on ne puisse pas sentir la magie comme on pouvait utiliser ses sens que ce soit l'ouïe, la vue ou l'odorat/ Il aurait aimé avoir une idée de la puissance des deux femmes. Il se savait plus puissant qu'elles entre sa magie, ses connaissances et sa qualité de Maître de la mort. Il avait étudié la magie de la mort, en même temps, il fallait dire qu'en réunissant les Reliques cela devenait une obligation pour lui. Heureusement, il n'avait pas le besoin d'utiliser ce pouvoir comme les réanimateurs, et nécromanciens, le devaient. En effet, ceux qui avaient ce pouvoir et ne l'utilisaient pas de façon régulière pouvaient le voir, parfois, fonctionner de lui-même. Cela ne devait pas joyeux de voir des cadavres d'insectes, d'animaux ou même humains vous suivre car vous ne savez pas gérer votre pouvoir. C'était pour cela qu'ils n'avaient rarement le choix du métier, il devait relever des morts intentionnellement ou sinon... Lui n'avait pas ce soucis car ce n'était pas pouvoir principal, il n'avait pas non plus besoin de tout le bric-à-brac qu'il savait qu'ils utilisaient, pas besoin de sel, de cercle, ou même de la nuit s'il le voulait. Le sang n'était pas une nécessité même si cela pouvait améliorer grandement le corps.

Les véritables nécromanciens pouvaient relever un corps mort avec seulement du sang et leur pouvoir mais ils pouvaient facilement se laisser débordeur par la magie s'ils ne faisaient pas attention... C'était un pouvoir difficile à gérer surtout que si vous étiez assez puissant vous pouviez même relevé un vampire pendant son sommeil et le mettre sous vos ordres comme un simple zombie. Lorsque vous saviez cela, vous pouviez comprendre pourquoi ils tuaient les Nécromanciens à vue.

Jean-Claude devait vouloir quelque chose d'Anita Blake pour la laisser vivre... Hadrian ne pouvait pas croire qu'il ne savait ce qu'était la femme. Il garderait un œil sur ça. Il n'agirait qu'en conséquence. Il ne voulait pas que l'on sache tout de suite pour lui.


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