/AVERTISSEMENT : Je ne possède pas Harry Potter, ni aucune séries, livres ou films que je pourrais utilisé pour écrire mon histoire.
J'utilise des extraits de la série Anita Blake, ici Le Cirque des Damnés.
L'histoire est un crossovers et passe au Rating M pour les scènes, pour ceux qui connaissent Anita Blake, vous avez du sang et du sexe, et oui cela peut être assez gore, très descriptif...
- Pour le Fourchelangue : §fourchelangue§
Si des mots en en italique dans les dialogues, c'est une autre langue, sûrement du français avec Jean Claude.
"ceci sont des pensées" parfois j'écrirais les pensées d'Hadrian, quelques rares fois des autres.
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Réponses au Reviews
analiana : merci. C'est un univers particulier que tout le monde ne peut pas aimer. J'espère vraiment que la suite te plaira tout autant.
darkayora : je suis contente que cela te plaise et j'espère qu'il en sera de même avec la suite. J'essaye de rester proche du canon d'Anita Blake tout en faisant ma propre histoire. Je ne sais toujours pas si je vais faire une histoire Bashing Anita ou non ... Pour les autres personnages j'ai déjà les idées. Hadrian est un alpha dans toute sa splendeur... Il ne se laisse pas marcher dessus donc je pense que cela va être assez drôle surtout avec le conseil ou encore Richard. Je ne sais pas encore pour un triumvirat... Le problème c'est qu'Hadrian devrait en être le responsable et il y a trop d'Alpha autour de lui ... Pour le moment je pense à le lier au moins avec Nathaniel ce qui retire les léopards à Anita... Je pense que Rafaël et Hadrian pourraient devenir de grands amis... Il faut aussi penser que la plupart des hommes du canon sont des hétéros et/ou des dominants donc ça complique les choses... Il n'y a pas vraiment de filles et j'ai jamais écrit de Yaoi.
Guest : heuuu... que dire à part que j'ai prévenu que c'était ainsi... C'est Anita Blake, l'exemple parfait de ma fantasy urban à son extrême... Pour le moment ce n'est que du sang mais il y aussi beaucoup de sexe au bout d'un moment.
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Chapitre 04
"Hadrian reprit sa vie. Lilian accepta son offre, il avait maintenant un médecin à demeure et sa clinique commençait à recevoir des métamorphes, surtout des rats et des solitaires mais c'était un début. Il savait qu'il fallait du temps pour se faire connaître et gagner la confiance de la communauté surnaturelle. Il apprit que Jean Claude avait mit les vampires en garde en leur disant que c'était à leur risque et périls d'aller contre le Docteur Black. Rafael, avec l'aide de Bobby Lee, avait fait de même avec son Rodere. Marcus, par contre, gardait le silence mais Hadrian se doutait que cela devait venir de celle qui était la Lupa de la meute. Il s'en occuperait lorsqu'il sera temps. En attendant il avait quelques créatures à relâcher dans les bois."
Hadrian était dans la salle où il gardait plusieurs espèces d'animaux de son monde original en stase, il passa devant des Hippogriffes, des Pégases, des Abraxans, des Augurey, des Crabes de Feu, ... et tellement d'autres... Il avait même quelques espèces de dragons. Il lui avait fallut du temps mais il avait réussit à récupérer au minimum un couple de chaque espèce existant à l'époque, lorsqu'il le pouvait il en avait plus. Il réfléchissait lesquelles il allait pouvoir libérer. La Mort lui avait demandé de lâcher des Sombrals et des Sinistros mais Hadrian en voulait quelques un en plus.
Il commença par le Sombral, un cheval ailé très spécial ayant un lien avec la Mort, en effet seuls ceux qui ont vu la mort pouvaient voir ces créatures, mais il fallait surtout que l'ont ai ressenti cette mort sur le plan émotionnel, une personne qui n'arrive pas à faire le deuil de cette mort ne pouvait pas distinguer les Sombrals. Il était sûr que les surnaturels de ce monde n'auraient aucun mal à les voir. Il ne fallait pas non plus juste voir un cadavre, c'était plutôt l'acte en soit qui était important, et bien sûr s'en souvenir et l'accepter. Malgré les besoins qu'ils avaient pour devenir visible, ce n'était pas des animaux dangereux, tant qu'ils n'étaient bien sûr pas provoqués. Certains pourraient les trouver effrayant mais Hadrian les pensait beau avec leur apparence unique, ils étaient squelettiques, de couleur noire et dotés d'ailes semblables à celles de chauve-souris, leur peau ressemblait à du cuir qui faisaient ressortir tous les détails de leurs corps leur taille et leur poids étaient variés mais ils étaient assez grand, un mâle dominant pouvait être aussi imposant qu'un Shire qui pouvait aller jusqu'à 190 cm au garrot pour 1 200 kg. Ils préféraient l'obscurité et possédaient un excellent sens de l'orientation. Ils étaient omnivores. Le sorcier se souvenait du troupeau qui vivait dans la Forêt Interdite, après réflexion et avec l'aide de ses elfes de maison, il décida d'agrandir son bois, d'un point de vue externe c'était juste un simple bois mais lorsque l'on entrait à l'intérieur, c'était une forêt... Il avait fait des modifications comme ajouter un étang, des grottes, et quelques clairières. Il choisit l'une d'elle pour en faire la base pour son troupeau avec un abreuvoir, et une écurie ouverte pour leur donner un abri. Dans sa malle il avait plusieurs spécimens, la plupart étant des descendants du troupeau qu'il avait rencontré à Poudlard. Il choisit de garder en stase quelques-uns pour une autre fois, et libéra un étalon et trois juments pour le moment, c'était un bon début à son avis.
Ensuite ce fut les Sinistros. C'était une créature semblable à un gros chien noir, il avait pour réputation d'être annonciateur de mauvais présages mais comme pour le Sombral c'était de la superstition dû à la peur et à son apparence assez effrayante. Hadrian aimait vraiment cet animal, peut-être que c'était son lien avec la forme Animagus de son parrain, il est vrai qu'il n'appréciait pas vraiment les chiens lorsqu'il était enfant, surtout à cause de la sœur de Vernon, Marge Dursley, qui possédait un élevage de bouledogues, lorsqu'elle venait voir son frère elle avait l'habitude de débarquer avec son chien favori, Molaire, une méchante bête, et de le lâcher sur le jeune Harry pour s'amuser. Mais, ici, les Sinistros ne ressemblaient en rien à un bouledogue donc cela aidait. En effet, c'était de grande créature, les mâles faisaient entre 90 et 110 cm au garrot avec un poids allant de 100 à 150 kg pour les femelles la taille variait entre 75 et 100 cm et un poids allant de 90 kg à 120 kg, il est à savoir que le dogue allemand, considéré comme le chien le plus grand du monde, faisait en moyenne 85 cm au garrot pour 90kg. Ils étaient tous de couleur noir, plus ou moins profond mais ils étaient vraiment tous noir, impossible de trouver des Sinistros tachetés, bruns ou blancs. Et alors qu'ils étaient haut et musclés, ils possédaient aussi un poil aussi long que celui d'un loup, qui pouvaient épaissir en hiver pour les protéger du froid. Une des grandes particularités de cette créature était la couleur de ses yeux, lorsque le soleil était levé, ils avaient une variété de couleur allant du gris au marron foncé, en passant par le bleu, le vert ou le noir, mais lorsque le soleil se couchait et que les étoiles prenaient le pas avec l'obscurité, leurs yeux devenaient rouge sang. C'était des créatures nocturnes, surtout lors des pleines lunes où il était impossible de les contenir, ils avaient besoin de courir, de chasser et/ou de jouer. C'était aussi des créatures de la Mort, elles aimaient se promener dans des cimetières, sentir la Magie de la Mort autour d'eux, grâce à cela Hadrian n'avait aucune difficulté à se faire obéir ou apprécier d'eux, c'était sûrement à cause de cela qu'ils avaient la réputation d'être un mauvais présage. Les Sinistros étaient des omnivores mais comme les Sombrals, ils avaient une préférence pour la viande.
Hadrian avait choisit une autre clairière mais celle-ci avec une grotte, parfaite pour une tanière, pour lâcher ce qui allait être le début de la future meute, il choisit trois mâles et trois femelles. Il a ajouté de la paille dans la grotte, il fit une nouvelle modification à la forêt en ajoutant une rivière qui passait par là, pour aller d'un étang à un autre, faisant son chemin près de la clairière des Sombrals pour qu'ils puissent aussi y aller.
Sa forêt, il avait maintenant une forêt rien qu'à lui, c'était immense, il y avait trois étangs, le premier au bord de son terrain, au bord du bois, c'était le lieu parfait pour piquer une tête en été sans avoir besoin de construire une piscine, le second était proche de la meute de Sinistros et enfin le troisième était entre les deux groupes de créatures, il avait ajouté une rivière qui traversait la forêt et allait d'un étang à un autre, permettait une sorte de brassage de l'eau, il y ajouta quelques poissons, mais aussi des plantes aquatiques. Comme il avait tout cet espace, il prit plusieurs plantes qu'il possédait et les planta pour les laisser devenir sauvage, surtout tout ce dont il avait besoin pour les potions, parfois cela donnait un meilleur produit de cette façon.
Maintenant que cela avait été fait, il avait aussi prit le temps de penser à quelles autres créatures il allait libérer. Il choisit en premier lieu de déposer plusieurs groupes de Botruc, dans différents arbres, une petite créature considérée comme un gardien des arbres. Ils étaient petits, pouvant mesurer jusqu'à vingt centimètres de hauteur. Son corps semblait être un mélange d'écorces et de brindilles dont la couleur pouvait varier entre le marron, le vert et le blanchâtre. Ses doigts étaient particulièrement longs et pointus. Cette apparence lui permettait de se cacher et de se confondre très efficacement dans les arbres dans lesquels il vivait. Il pouvait arriver que la tête du Botruc soit également agrémentée de petites feuilles. Ils étaient de nature paisible et timide, ils ne devenaient agressifs que si l'arbre dans lequel ils vivaient, et qu'ils protégeaient, était menacé. Ils aimaient les cloportes comme friandises. Hadrian avait décidé de les libérer pour qu'ils prennent soin des arbres à sa place.
Enfin, il choisit de libérer un dernier lot de créatures, ils vivaient déjà dans ce monde mais ici c'était la version magique, en effet, il avait réussit à sauver quelques hiboux et chouettes magiques, ceux qui étaient utilisés par les sorciers pour livrer le courrier. Il avait même pu trouver des harfangs des neiges en souvenir de sa bien-aimée Hedwige. Il libéra ainsi quatre harfangs et une dizaine d'autres oiseaux pour qu'ils vivent en liberté dans la forêt. Dobby construisit une volière aux abords de la forêt pour qu'ils viennent quand ils en avaient envie.
Maintenant qu'Hadrian avait libéré toutes ces créatures, il devait penser à les nourrir, bien sûr il y avait du gibier qui vivait dans la forêt mais ce n'était pas suffisant alors il agrandit la zone où il avait des animaux de ferme pour avoir de la viande disponible, il envoya aussi Dobby dans différents bois et forêts du pays pour ajouter des animaux dans la sienne, et enfin il créa un élevage de furet pour les Sombrals qui étaient très friands de ces petites créatures, il se souvenait encore de ce que lui avait apprit Hagrid sur eux.
Pour toutes personnes extérieurs cela ferait du travail pour seulement un sorcier et deux elfes mais heureusement ils avaient la magie pour les aider. Avec des charmes, ainsi que des runes, il était facile de faire en sorte que les gamelles, auges, mangeoires, ... se nettoient automatiquement mais aussi se remplissent directement de différents conteneurs ; les étables et écuries se nettoyaient automatiquement et le fumier qui en résultait était envoyé dans une zone spécifique à l'écart, cela était utilisé pour le potager. La serre avait également était agrandi pour permettre de faire pousser différentes céréales comme du blé, du maïs, de l'orge, de l'avoine, ... sans oublier les fruits et légumes qui n'étaient pas de saison, ou tout simplement de cette partie du pays, des charmes et des runes avaient été ajoutés pour gérer la température, l'arrosage et l'humidité, créer des zones, les nuisibles, ... Dobby s'occupait de la plupart des travaux extérieurs, que ce soit le potager, et la serre, ou les animaux, il devait vérifier la santé, l'état des lieux, ... mais aussi ramasser les différents produits qui en résultaient comme les fruits et les légumes, les œufs, le lait ou encore la viande, il abattait certaines bêtes pour nourrir la maison mais aussi les créatures carnivores de la propriété. Winky, elle, s'occupait surtout de la maison, aidant parfois à la clinique, elle faisait le ménage, vérifiait que tout était en ordre et faisait en sorte que la maison soit auto-suffisante. En effet, elle ajoutait régulièrement des plants qui lui manquaient pour faire en sorte que toute la nourriture soit faite par elle-même, cela allait du pain aux pâtes, en passant par les sauces ou encore les confitures. Lorsqu'Hadrian cuisinait, il avait accès à différents produits qui étaient frais. Ils avaient de moins en moins besoin de faire des courses pour l'alimentaire, et à ce rythme, sa propriété allait devenir totalement autonome.
En effet, petit à petit, il ajoutait des charmes, runes et même des produits technologiques et innovants comme des panneaux solaires, maintenant son frigidaire n'utilisait plus d'électricité, comme le congélateur, pour fonctionner, ils étaient entièrement charmé, ses placards avaient des sorts de stase qui aidaient à conserver tous les produits pour un temps illimité, il avait fait la même chose pour les stocks de nourriture des animaux. Toutes les pièces avaient des thermostats magiques ce qui lui permettait de réguler la température à sa guise, il avait aussi la possibilité d'utiliser les différentes cheminées, il avait un stock de bois pour l'hiver, il avait ajouté la coupe à son entrainement quelques fois par semaine car c'était assez physique à faire.
La clinique prenait petit à petit de l'essor, surtout depuis l'arrivée de Lilian, elle avait trouvé deux infirmières qui étaient elles-mêmes des métamorphes : une ratte et une lionne. Elle en connaissait une autre mais son chef de meute était ... particulier. Hadrian savait qui il était et il savait aussi qu'un jour il allait devoir s'en occuper. D'après ce qu'il avait apprit, Gabriel, le responsable des léopards-garous de St-Louis, était un être masochiste, pervers et sadique qui vendait les siens en tant que prostitués, acteurs pornos, ... tout ce qui rapportait de l'argent et si cela les faisait aussi souffrir, c'était un plus pour lui.
Le temps passait tranquillement, il gardait contact avec certains surnaturels comme Rafaël et Jean Claude, il aidait quelques fois la BRIS dans leurs enquêtes mais tout était tranquille ... enfin... sauf pour les quelques menaces qu'il commençait à recevoir. Celles-ci étaient en lien avec le fait qu'il possédait une clinique pour les surnaturels. On lui ordonnait de fermer sinon...
Bien sûr cela faisait ni chaud ni froid à notre sorcier, en vérité il en riait. Il savait qu'on ne pouvait pas être aimé de tous. Il se rappelait pourquoi il existait le statut du secret dans son monde original, les humains n'appréciaient pas ce qu'ils ne comprenaient pas, la plupart du temps au lieu d'apprendre ou d'ignorer, ils décidaient de détruire ce qui leur faisaient peur. Ainsi, à St-Louis, et par le monde, il existait plusieurs groupes qui combattaient l'existence des surnaturels, certains étaient plutôt pour la perte de leur droit et la possibilités de les enfermer dans des espaces restreints en créant des camps, un peu comme les nazis avec les juifs et leurs camps de concentrations en utilisant surtout des moyens légaux que ce soit la politique ou les médias, le plus connu dans la ville étant Humains Contre Vampires (HCV), et d'autres voulaient juste la destruction totale qu'importe la façon d'y arriver, le plus récent à Saint Louis étant les Humains d'Abord. Ils pouvaient toujours venir chez lui pour mener à bien leurs menaces, ils auraient quelques surprises.
Ce soir, il était invité au Cirque des Damnés par Jean Claude qui voulait lui présenter de nouveaux vampires. Ainsi il se prépara et décida de sortir sa moto. Il choisit de s'installer sur le noir, il mit un jean Levis, des boots Timberland, un tee-shirt en soie d'Acromentule, il avait posé son son pendentif par dessus, il prit une belle Rolex en argent. Il garda ses cheveux détaché. Enfin il prit une belle veste en cuir que lui avait fabriqué Winky avec de la peau de Basilic, elle avait ajouté un superbe dessin sur le dos : un Basilic entourant l'épée de Gryffondor, un beau rappel d'où venait le cuir. Bien sûr il ne sortit pas sans arme, ou équipement, dans les sacoches de sa moto, il avait mit un kit de médecin et un autre d'exécuteur ; sur lui il avait un couteau militaire caché dans la ceinture, grâce à la magie, de son pantalon et son Beretta 92 Fusion dans un holster d'épaule, caché par sa veste.
Il y a en octobre une poignée de jours presque parfaits où le ciel d'un bleu vif embellit tout. Le long des routes, les arbres flamboyaient de couleurs automnales : écarlates, jaune, rouille, bordeaux et orange pulsant dans la lumière dorée du soleil. La température est fraîche, mais il ne fait pas encore froid. C'était vraiment un moment agréable pour une balade en moto.
Il venait d'arriver sur le parking du Cirque lorsqu'il fut stoppé par deux hommes, il lui fut facile de les reconnaître. Le premier était Jeremy Ruebens, un homme petit et maussade ; ses yeux, son nez et sa bouche étaient massés au milieu de son visage comme si une main géante les avaient collés ensemble avant que l'argile finisse de sécher. Rapidement Hadrian repéra qu'il avait un tic, en effet, ses mains exécutaient le même manège : lissant successivement les revers de son manteau, sa cravate bleu marine et le col de sa chemise blanche avant de les essuyer sur son pantalon puis de recommencer encore et encore. Le deuxième se nommait Karl Inger, il était aussi grand qu'Hadrian, des cheveux roux bouclés qui encadraient un visage placide avec d'énormes favoris qui se prolongeaient par des moustaches touffues, il avait l'air très net sur lui.
- Bonjour Messieurs. Que puis-je pour vous en cette belle soirée ?
- Hadrian Black ?
- Docteur Black pour vous. Et vous êtes ?
- Je suis Karl Inger et voici Jeremy Ruebens. Nous avons besoin de parler. Nous croyons que vous êtes en possession de certaines... informations que nous recherchons.
- Vraiment ? Et pourrais-je savoir lesquelles ?
Hadrian connaissait déjà cette information. Ces deux abrutis espéraient qu'il leur dirait qui était le Maître de la Ville, et où était son lieu de repos, ils croyaient qu'en tant que propriétaire d'une clinique privée pour surnaturels il devait le savoir. Bien sûr, Hadrian savait tout cela mais il n'allait pas le dire à deux crétins comme eux.
- Vous avez l'air nerveux Mr Ruebens.
Il lui jeta un regard étonné.
- Nerveux ?
Hadrian désigna ses mains. Il se rembrunit et les mit dans les poches de son manteau, où elles restèrent immobiles.
- Je ne suis pas nerveux, Monsieur Black, se défendit-il. Je n'ai pas l'habitude de demander de l'aide à des gens comme vous, c'est tout.
- Des gens comme moi ? répéta Hadrian
Il se racla la gorge.
- Vous savez ce que je veux dire.
- En fait, non.
- Eh bien... Un docteur pour monstre... Une sorte de Frankenstein...
Il s'interrompit au milieu de sa phrase. Hadrian commençait à s'énerver, et son masque froid d'Azraël s'installa progressivement.
- Je ne voulais pas vous offenser, s'excusa-t-il.
- Si vous êtes venu pour m'insulter, foutez le camp... J'aimerais retourner à ma soirée.
Ruebens se tourna vers son ... ami.
- Je t'avais bien dit qu'il refuserait de nous aider.
- De vous aider à quoi ? Vous n'avez rien expliqué.
- Nous ferions peut-être mieux de tout lui raconter, intervint Inger d'une agréable voix de basse.
Hadrian décida de se moquer d'eux en s'installant confortablement sur sa moto, puis les fixa. Ruebens prit une profonde inspiration.
- Très bien. Vous ne nous connaissez pas. J'étais membre pendant un temps d'Humains Contre Vampires. Mais j'ai préféré partir et j'ai fondé un nouveau groupe. Les Humains d'Abord. Nous visons les mêmes objectifs que HCV, mais avec des méthodes un peu plus ... directes.
Hadrian le fixa en silence. L'objectif principal de HCV était de rendre le vampirisme illégal, pour pouvoir traquer les morts-vivants comme des animaux. Alors qu'Hadrian possédait le titre d'exécuteur agréé, il n'avait pas envie de tuer pour le plaisir de tuer, ou parce qu'une espèce déplaisait à quelques abrutis qui auraient mieux fait de ne jamais naître. Malheureusement, il savait qu'il existait des chasseurs moins ... justes que lui. Par exemple : Anita Blake, ou encore Edward, surnommé la Mort. Mais heureusement, alors que lui avait une certaine liberté dans ces actes, ce n'était pas le cas pour les autres, s'ils n'avaient pas de mandat d'exécution contre un vampire, ils pouvaient être accusés de meurtre s'ils les éliminaient. Pour obtenir ce mandat, quelqu'un devait devait prouver que le vampire en question était un danger pour la société. Autrement dit, il fallait attendre qu'il ait tué des gens. A une époque, ils pouvaient massacrer à vue tous les morts-vivants sans rendre de compte à personne.
- Que signifie au juste "des méthodes un peu plus directes" ?
Ne savait-il pas qu'il était aussi l'Ange de la Mort ? Hadrian n'en avait pas l'impression, faut dire qu'il portait la plupart du temps un masque pour se protéger lorsqu'il était en chasse et il avait peu de raisons d'être vraiment autrement que dans certains pays ou auprès des surnaturels, et même eux ne connaissaient que son surnom pour la plupart.
- Vous le savez bien, répondit Ruebens.
- Non, je ne le sais pas, mentit le sorcier.
Il voulait l'entendre de sa bouche.
- HCV n'a pas réussi à discréditer les vampires dans les médias ou le monde politique. Les Humains d'Abord se contenteront de les détruire tous.
Hadrian eut un sourire lugubre.
- Vous savez que c'est considéré comme un meurtre ?
- Vous êtes médecin pour eux, normal que vous pensiez cela. Si la nouvelle loi est adopté, les vampires auront le droit de vote. Cela ne vous effraie pas Monsieur Black ?
- Docteur Black. Je n'ai pas d'avis sur cette question.
- Aidez-nous !
- Cessez de tourner autour du port, Ruebens, et dîtes ce que vous attendez de moi.
- Très bien. Nous voulons que vous nous révéliez où se cache le Maître vampire de Saint Louis pendant la journée.
Hadrian le dévisageai quelques instants, ils avaient osé demandé, il allait jouer le jeu et voir jusqu'où cela allait.
- Vous êtes sérieux ?
- Très sérieux, Monsieur Black.
Hadrian ne put empêcher son sourire de s'agrandir, une lueur moqueuse dans les yeux.
- Qu'est-ce qui vous fait croire que je le connais ?
Ce fut Inger qui répondit.
- Allons, Monsieur Black ! Si nous pouvons admettre que nous sommes prêts à devenir des assassins selon la définition légale, vous pouvez reconnaître que vous connaissez le Maître. Vous avez une clinique pour surnaturel et nous savons que vous ne pouvez pas faire cela sans l'accord de l'être.
- Admettons que je le connaisse.
- Indiquez-nous où il se réfugie pendant la journée.
- Pourquoi pensez-vous qu'il est de sexe masculin ?
- Il y a eut un article dans le Post Dispatch. Le journaliste ne mentionnait pas de nom mais, d'après ces propos, la créature est indubitablement un mâle.
Ha oui... Hadrian se souvenait de l'article, l'auteur était le louveteau qu'il avait rencontré avec Anita et Jean Claude... Irving Griswold. Il se demandait comment réagirait Jean Claude en étant traité de "créature". Sûrement aussi bien que lorsqu'il était lui-même appelé un "monstre", il avait beau être passé à autre chose, certaines choses laissaient des traces et ceci en était une.
- Je vous donne son adresse, vous vous pointez chez lui et vous l'embrochez, c'est ça ?
Ruebens acquiesça. Hadrian secoua la tête.
- Vous refusez de nous aider ?
- J'ignore où le trouver ou même qui il est.
- Vous mentez pour le protéger, accusa Ruebens.
Son visage s'était assombri, et des rides barraient son front.
- Pas du tout. Je suis un médecin et de ce que je sais les vampires n'en ont pas besoin...
Il laissa sa phrase en suspens et leur adressa un sourire professionnel. Ils n'eurent pas l'air impressionné.
- Nous sommes venus vous rencontrer dans l'espoir que vous nous aideriez.
- C'est vous qui avez décidé de débarquer comme ça pour me parler... En plein milieu d'un parking à une heure indue... C'est assez... dérangeant.
- Pourriez-vous découvrir l'adresse du Maître ? demanda Inger.
- Peut-être mais je ne vois aucune raison de le faire.
- Pourquoi ?
- Parce que... En vérité, je pense avoir été plus que poli, je vous ai écouté et je vous ai laissé prendre de mon temps... Maintenant je vais vous demander de me laisser tranquille.
Hadrian vit tout de suite la colère monter dans les deux hommes, et alors qu'Inger essaya de le cacher, Ruebens se laissa submerger.
- Lors de notre prochaine rencontre, vous vous montrerez plus coopératif, grogna Ruebens.
- Est-ce une menace ? demanda Hadrian en se redressant de toute sa hauteur.
Jeremy eut un sourire déplaisant.
- Les Humains d'Abord pensent que la fin justifie les moyens.
Hadrian écarta les pans de sa veste, permettant de faire apparaitre son holster.
- C'est aussi ce que je pense lorsqu'il s'agit de ma survie, susurra-t-il.
- Nous n'avons pas été violent avec vous, dit Inger.
- Pas encore, mais Jerry songe à le devenir. Je veux vous faire comprendre que je suis très sérieux. Si vous me cherchez vous me trouverez.
- Nous sommes des dizaines, et vous êtes seule ! cracha Ruebens.
- Assez, Jeremy ! coupa Inger. Monsieur Black, nous ne sommes pas venus vous menacer : seulement vous demander de l'aide.
- Je pense que c'est assez pour ce soir. Si vous désirez me parler à nouveau, vous pouvez tant que c'est sans lui.
- Très bien. Tu viens Jeremy ?
Inger commença à s'éloigner.
- Au revoir Monsieur Black.
- Au revoir Monsieur Inger. Ce fut un déplaisir absolu.
Ruebens s'immobilisa.
- Vous êtes une abomination à la face de Dieu.
- Heureusement seule la Mort nous attends à la fin !
Hadrian attendit quelques minutes pour être sûr qu'ils étaient bien parti. Puis il activa les charmes de sécurité de sa moto avant d'avancer vers l'entrée du Cirque. Il espérait que la soirée allait s'améliorer. En même temps cela ne pouvait pas empirer. Enfin il l'espérait.
Il vérifia l'heure, il était parti en avance et heureusement la petite discussion ne l'avait pas mit en retard. Il avança vers l'entrée.
Un bouquet de spots surplombait l'entrée, déchirant la nuit de leur lumière et atténuant l'éclat multicolore des lettres de néon qui composaient les mots Cirques des Damnés. Des clowns démoniaques dansaient autour en une pantomime étrangement figée. Il jeta un coup d'œil aux panneaux de tissu qui couvraient les parois. L'un montrait un homme écorché ; le suivant, une cérémonie vaudou. Sue un troisième, des zombies s'arrachaient de leur tombe. Les clowns de l'enseigne avaient des canines pointues. De la chaleur et du bruit montaient de l'intérieur : ceux de centaines de corps pressés ensemble dans un espace clos, mots indistincts.
Hadrian regarda autour de lui, il y avait beaucoup de familles. Papa, maman, et les enfants. Les gamins avaient des ballons attachés au poignet et de la barbe à papa sur la figure. Ça sentait la fête foraine : les épis de maïs grillés, les beignets au sucre et la transpiration. Il ne manquait que la poussière étouffante soulevée par des centaines de pieds et de voitures. Il humait une autre odeur : celle du sang. Cela ne le dérangeait pas en même temps il était en territoire vampire. En attendant il appréciait l'odeur de nourriture, et vu qu'il avait encore du temps il décida de de se faire plaisir avec une belle pomme d'amour qui lui donnait envie. Il avait à peine payé qu'un homme sortit de la foule. Il était plus petit qu'Hadrian, il devait faire quelques centimètres de plus qu'Anita. Il avait des yeux d'un bleu limpide et des cheveux blonds bouclés qui lui tombaient sur les épaules. Il portait une chemise bleu clair dont les manches relevés révélaient des avant-bras musclé. Un jean moulant soulignait ses hanches minces et dissimulait presque la pointe de ses bottes de cow-boy.
Il sourit à Hadrian, révélant des dents très blanches.
- Vous êtes Hadrian Black.
Celui-ci ne répondit pas, il grignotait sa friandise.
- Jean Claude m'a demandé de vous attendre.
Il avait une voix douce et hésitante, presque enfantine. C'était un loup-garou. Hadrian avala.
- Comment vous appelez-vous ?
Son sourire s'élargit.
- Stephen.
Un louveteau. Il tendit sa main, Hadrian la serra. Il avait une poigne ferme.
- Suivez-moi, je vous en prie, dit-il avec une politesse de serveur.
Il conduisit le sorcier vers une énorme tente bleu rappelant celle des cirques d'autrefois. A l'entrée, un homme en redingote rayée s'époumonait :
- Le spectacle va commencer ! Entrez, messieurs, dames ! Venez voir le plus gros cobra du monde ! Venez admirez Shahar, notre séduisante charmeuse de serpents ! Nous vous garantissons une soirée inoubliables !
"Serpent ? Le plus cobra du monde ? Hummm... intéressant ... Il allait falloir qu'il aille voir ce spectacle."
Une file de gens présentaient leur ticket à une jeune femme qui les déchirait et leur rendait un morceau. Stephen leur passa devant. Certains les foudroyèrent du regard mais la fille leur fit un signe de tête et les laissa entrer. Des rangées de gradins montaient jusqu'aux parois de la tente, entourant une piste circulaire. Presque tous les sièges étaient occupés. Shahar et son cobra allaient donner une représentation à guichet fermé. Stephen monta quelques marches de ciment. Donc, malgré son aspect, la tente était une structure permanente, une sorte de mini-Colisée.
Hadrian prenait son temps, profitant de regarder autour de lui tout en grignotant sa pomme d'amour, admirant aussi au passage la façon dont le jean moulait les petites fesses musclées de Stephen. Il était heureux d'avoir des charmes qui géraient la température et ainsi il n'avait pas chaud, ou froid. Rapidement le louveteau s'était immobilisé en haut des marches pour attendre. Hadrian le rejoignit, il lui fit un sourire et le guida vers une loge aux parois en verre dont les rideaux noirs étaient tirés. Il ouvrit la porte et me fit signe d'entrer.
- Je te suis, ne t'inquiète pas.
- Heu...
- Ne t'inquiète pas. Avance.
Hadrian regarda la piste. Elle avait plus petite vu d'en haut. Deux colosses vêtus d'un pagne venaient d'entrer dans la lumière des projecteurs, traînant une sorte de carriole où se tenait une femme à la peau très mate en costume de danseuse hollywoodienne. Son épaisse chevelure noire cascadait jusqu'à ses chevilles. Ses bras minces dessinaient des courbes gracieuses tandis qu'elle ondulait des hanches. Elle savait danser : pas pour la séduction, mais pour le pouvoir. A l'origine, la danse servait à invoquer des dieux. Beaucoup de gens ont tendance à l'oublier. Hadrian sentit un frisson parcourir sa nuque. Il y avait de la magie dans l'air, cela venait de l'énorme panier en osier.
"Hummm... Intéressant..."
Il sentit quelqu'un s'approcher dans son dos. Il se retourna et vit Stephen tendre la main comme pour le toucher.
- Jean Claude est à l'intérieur, déclara-t-il une lueur amusée pétillante dans ses yeux bleus.
- Après vous, louveteau.
Il fronça les sourcils.
- Que ... Comment avez-vous su ? demanda-t-il d'une voix hésitante.
- C'est facile pour moi.
- Pourquoi ... louveteau ?
- Car pour moi c'est ce que tu es.
Stephen le fixa, ne comprenant sans doute pas. Ce n'était pas important pour le moment. Il se détourna et entra dans la loge.
Des cris de stupeur montèrent de la foule. Hadrian se retourna vers la piste et vis un gros serpent, pas aussi immense que le Basilic mais il était quand même immense. Avec des anneaux noirs et blanc cassé, des écailles qui luisaient dans la lumière des projecteurs et une tête de cinquante centimètres de large au bas mot. Gonflée, sa capuche faisait la taille d'une parabole. Il siffla, dardant une langue pareille à un fouet.
§- Encore ? Je veux être libre... Libérez moi ...§
Hadrian n'aimait pas ce qu'il entendait. La femme se laissa tomber à terre devant le serpent et appuya son front sur le sol en signe d'obéissance. Elle le considérait comme un dieu ? ... Pauvre bête.
Puis elle se releva et dansa sous le regard myope du cobra se transformant en flûte vivante. Hadrian espérait qu'elle ne commettrait aucune erreur. Le poison n'aurait pas le temps de la tuer : les crocs de l'animal étaient énormes, ils la transperceraient comme des épées. Elle mourrait d'une hémorragie bien avant que le venin commence à agir. Il sentait la magie. Était-ce ainsi qu'elle métrisait la créature ? Il était clair que ce n'était pas un cobra ordinaire. Il secoua la tête et se détourna. Il s'en occupera plus tard.
Il avança vers la loge. Celle-ci était plongée dans le noir. Les vampires n'ont pas besoin de lumière. La loge ressemblait à un placard tapissé de rideaux. Hadrian tendit l'oreille. Il écarta les rideaux. Une porte était là. Le battant était en bois épais, avec des feuilles sculptées. La poignée ronde était blanche, des petites fleurs roses peintes au centre. Il tourna la poignée et poussa la porte jusqu'à ce qu'elle touche le mur, de l'autre côté. Le papier peint était blanc cassé avec des motifs dorés, argentés et cuivrés qui produisaient un effet vaguement oriental. La moquette était noire. Un lit à baldaquin occupait tout le mur de gauche. Les rideaux de gaze noire étaient tirés, mais il distinguait une silhouette endormir dans un nid de couverture noires et de draps écarlates. D'après la courbe de la poitrine, il s'agissait d'un homme, mais ses cheveux bruns couvraient son visage tel un linceul. Un canapé noir garni de coussins rouge sang se dressait contre le mur du fond, et une bergère assortie contre celui de droite. Stephen y était lové.
Quant à Jean Claude, il était assis au bord du canapé. Il portait un jean noir rentré dans des bottes de cuir qui lui montaient jusqu'aux genoux. Le col de dentelle de sa chemise blanche était fermé par une broche de rubis grosse comme le pouce. Les manches bouffantes étaient nouées aux poignets, et des manchettes de dentelles couvraient ses mains, ne laissant apercevoir que le bout de ses doigts.
- Je me demande où tu trouves des chemises pareilles mon ami, lança Hadrian en secouant la tête.
Il sourit.
- Elle ne te plaît pas mon ange ?
Sa main caressa sa poitrine, comme une invitation... Il semblait dire qu'Hadrian avait la permission de toucher et voir combien le tissu était doux. Jean Claude le dévisagea de ses incroyables yeux bleu noir. Le sorcier lui fit un petit sourire séducteur avant de croquer sa pomme.
- Très belle... Pas pour moi mais elle est parfaite pour toi.
- Tu te régales ?
- Ce n'est pas mauvais... Cela fait très longtemps que je n'ai pas mangé quelque chose comme ceci.
En disant ces mots, il avait terminé, il trouva une poubelle dans le coin de la pièce près de la porte et jeta ses restes.
- Tu voulais me voir ?
- Je voulais te présenter du monde. Tu as rencontré Stephen, tu sais ce qu'il est...
- Un louveteau... Marcus ne m'a pas encore recontacté. Il est sur ma liste de chose à faire.
- Qui es-tu ?
Hadrian se retourna, il avait senti la vampire s'approcher.
- Qui est-ce Jean Claude ? Un casse-croute ?
Elle lui sourit sans dévoiler ses crocs : un truc que maîtrisent les morts-vivants les plus âgés. Elle était grande et mince, avec une peau sombre et de longs cheveux d'ébène qui lui tombaient jusqu'à la taille. Son cycliste de Lycra rouge la moulait tellement qu'on pouvait voir qu'elle n'avait pas de culotte dessous. Elle portait également un caraco de soie rouge à fines bretelles, des sandales à talon aiguille assorties et une fine chaîne en or avec un pendentif de diamant. Elle s'approcha de lui.
- Est-ce une menace ? demanda-t-il. Jean Claude...
Elle s'immobilisa devant lui.
- Pas encore.
Elle avait une légère pointe d'accent sifflant.
- Ça suffit, intervint Jean Claude.
La vampire se tourna vers lui, ses cheveux noirs flottant derrière elle.
- Je ne pense pas.
- Yasmeen, grogna Jean Claude.
Hadrian la fixa un instant puis lâcha un brin de magie de la mort. La pièce refroidit rapidement et une aura sombre se forma autour de lui. Elle fit un pas en arrière, surprise.
- Qu... qu'est-ce ... Qu'es-tu ?
- ... Pas un encas !
- Je...
- Chut mon enfant.
Hadrian fit un geste pour qu'elle passe à autre chose et n'ai plus envie de poser des questions. Elle avait comprit l'avertissement.
- Viens t'asseoir Hadrian. Je suis désolé pour elle. Je l'ai prévenu mais malheureusement elle n'écoute pas.
- Je comprends.
- Merci. Je me doute que tu es occupé mais je voulais tu rencontre certaines personnes. Voici donc Yasmeen et sa servante humaine Marguerite.
C'était une femme aux cheveux d'un blond presque blanc avec des yeux bleus.
- Ensuite, tu as déjà rencontré Stephen et dans le lit c'est Richard. Ils sont des ... prêts de Marcus.
- De jolies petits loups. Tu sais que j'aime les loups... Bon je préfère les chats mais je ne suis pas trop difficile.
Hadrian regarda les deux hommes. Le premier était toujours sur la mérideinne, observant sur ce qui se passait autour de lui, le second faisait semblant de dormir écoutant, il n'avait pas pu cacher sa réaction aux propos du sorcier.
- Pourquoi me les présenter ?
- Je voulais que tu rencontre Yasmeen, elle pense à venir vivre ici et je ne croyais pas qu'il serait bien qu'elle te rencontre sans ... supervision.
-Hummm... Au fait, j'ai fait une ... merveilleuse rencontre. Le chef des Humains d'Abord te veut... Il pensait que je leur dirais où tu étais et qui tu étais... Il faut s'attendre à ce qu'ils aillent voir ta petite servante... J'ai commencé à recevoir quelques menaces aussi, finit-il avec un petit sourire en coin.
- Cela à l'air de t'amuser mon ange.
- Je m'ennuie rapidement. Je viens de faire de nouveaux travaux chez moi ... Il faut que je trouve un nouveau projet.
- Et ta clinique ?
- Pas beaucoup de patient donc Lilian gère la plus grande partie... Je pense qu'elle est au paradis... Elle aime la stabilité alors que je préfère l'action donc cela nous convient.
- Lilian ? Elle appartient à Rafaël n'est-ce pas ?
- Exacte.
- Tu te fais des amis partout où tu vas.
- Bien sûr. Je suis quelqu'un de génial après tout.
- En effet.
Ils continuèrent à parler un moment, enfin surtout les vampires. Hadrian était toujours installé à côté de Jean Claude, Yasmeen en face d'eux avec sa fleur à ses pieds, elle lui caressait la tête comme on caresse un chien. Richard ne bougeait pas du lit et Stephen avait l'air d'être attiré par Hadrian car petit à petit il s'était rapproché pour se tenir à ses pieds et le sorcier c'était trouvé à lui caresser les cheveux et le jeune loup s'appuya doucement contre sa jambe. Il eut un petit silence à un moment et alors que Jean Claude allait parler de nouveau, le téléphone d'Hadrian sonna.
- Désolé Jean Claude. Je dois répondre.
Il prit l'appareil et répondit.
- Salut Dolph. Qu'est-ce qui se passe ?
- Un meurtre.
- Quel genre ?
- Le genre qui nécessite une expertise.
- Laisse tomber le jeu des vingt questions.
- T'as l'air de mauvaise humeur.
- Ce n'est pas ma nuit.
- Désolé, mais il faut que tu te ramène dare-dare. Je crois qu'on a une victime de vampire sur les bras.
- Merde !
- Tu peux le dire.
- Et Blake ?
- Son patron veut qu'on fasse moins appel à elle... Il est venu se plaindre qu'elle ne pouvait pas faire convenablement son travail car elle nous aidait et maintenant que tu es là... avec ce que je sais de toi ...
- Ok ok. File-moi l'adresse.
C'était de l'autre côté du fleuve, en plein bois d'Arnold. Il était actuellement dans le Quartier, cela devrait lui prendre une vingtaine de minute avec sa moto.
- J'arrive aussi vite que possible.
- Je t'attends.
Dolph raccrocha.
- Je dois partir Jean Claude. On se revoit bientôt.
Ne laissant pas le vampire répondre, Hadrian quitta rapidement la tente pour se diriger vers la sortie. En quelques instants il était près de sa moto. Hadrian démarra son engin et partit en direction de Dolph.
L'homme gisait sur le dos, pâle et nu sous la faible lueur de l'aube. Il avait passé la nuit au Cirque. Même mort, son corps était du genre plaisant à regarder. Il devait faire de la muscu et du jogging. Ses cheveux blonds mi-longs se mêlaient à l'herbe de la pelouse. La peau de son cou portait deux traces de morsure bien nettes et son bras droit en avait une autre dans le creux du coude, à l'endroit où il faisait les prises de sang. La peau de son poignet gauche était en lambeaux, comme si un animal l'avait mordillé, et on apercevait ses os blancs dessous.
Hadrian mesura l'écartement des canines et compta au moins trois agresseurs différents. Mais il aurait parié que les vampires étaient cinq : un maître et sa meute, ou son troupeau... L'herbe était encore humide de rosée matinale qui traversait les genoux de son jean. Il écarta doucement les jambes de la victime. Elles n'étaient pas encore rigides, donc l'homme était mort depuis moins de huit heures. Du sperme avait séché sur ses organes génitaux recroquevillés. Sur l'intérieur de sa cuisse, tout près de l'entrejambe, il distingua une autre trace de morsure. Pas aussi sauvage que celle du poignet mais pas très propre non plus.
Il n'y avait pas de sang autour des plaies. Les vampires n'ayant pas pu tout nettoyer, le type n'était pas mort à cet endroit. Il fallait trouver le lieu du crime pour avoir plus d'indice.
Une brume légère flottait dans le lotissement, ils étaient actuellement sur une pelouse bien entretenue d'une banlieue ordinaire et il n'y avait pas sang autour d'eux, de minuscules gouttes d'eau étincelaient sur le corps de la victime et de condensaient dans ses cheveux comme des perles d'argent.
Il était dans le jardin d'une petite maison peinte en bleu azur avec des bordures blanches. Alors que nous étions en octobre, la pelouse était encore verte. Un érable rouge étendait ses branches au-dessus de la maison ; ses feuilles semblaient saigner dans l'air humide. Le long de la rue, s'alignaient d'autres petites maisons avec des arbres aux couleurs automnales et des pelouses brillantes. Il était encore trop tôt pour que les gens soient sortis pour partir au travail, pourtant les flics s'efforçaient de contenir une petite foule de curieux. Ils avaient planté des piquets dans le sol pour soutenir le ruban jaune qui délimite les lieux d'un crime, et les voisins se massaient derrière.
Le corps était d'une blancheur de craie. Le sang se rassemblait toujours dans les points les plus bas du corps. Autrement dit, dans le qui les préoccupait, des ecchymoses violettes auraient dû orner ses fesses, la face intérieure de ses membres et son dos. Mais il n'y en avait pas. Les vampires l'avaient saigné à blanc. Ils avaient bu jusqu'à la dernière goutte.
- Où est Dolph ? demanda Hadrian en se redressant vers Zerbrowski. Joli pyjama.
L'homme avait des cheveux bruns indisciplinés qui se dressaient en touffes sur son crâne, comme s'il avait oublié de les brosser. Sa cravate à moitié dénouée se détachait sur une chemise bleu pâle qui ressemblait étrangement à un haut de pyjama et jurait avec son costume marron.
Il haussa les épaules.
- J'en ai un autre avec des petites locomotives. Ma femme, Katie, les trouve sexy.
- Ta femme aime les trains ?
- Quand c'est moi qui les conduis ...
Hadrian secoua la tête.
- Alors où est le patron ?
- Dans la maison avec la dame qui a trouvé le corps.
Il fourra les mains dans ses poches et se balança sur les talons.
- Elle ne l'a pas très bien pris. C'est sans doute la première fois qu'elle voyait un mort, enterrement exclu.
- Ok.
Hadrian se dirigea vers la maison lorsque Dolph en sortit. La porte semblait trop petite pour le laisser passer. Haut de plus de deux mètres, il avait la carrure d'un lutteur et des cheveux noirs coupés très court qui laissaient ses oreilles exposées aux intempéries. Sa cravate l'étranglait presque. Il était soigné.
- Je t'écoute Hadrian.
- De banales mesures nous révèlent qu'au moins trois vampires différents se sont nourris sur cet homme.
- Mais ...
- Mais je pense que chaque morsure correspond à un individu, même si deux ne sont pas mesurables.
- Les vampires ne chassent pas en meute que je sache.
- Cela peut arriver. J'ai déjà eu affaire à un groupe comme cela, ils aimaient partager leur ... repas.
- Pour quelle raison ?
- Je connais au moins deux raisons : un vampire plus ancien qui apprend les ficelles à un nouveau-né, mais trop nombreux pour cela. Ou alors, un maître vampire renégat et sa meute, j'opterais pour cela.
- Explique.
- Un maître vampire a un contrôle absolu sur ses fidèles. Certains utilisent la chasse de groupe pour renforcer les liens qui unissent les membres de leur meute. Mais quand ils font des victimes, ils laissent le corps à un endroit où la police ne risque pas de les trouver...
- Ce qui n'est pas le cas de notre cadavre, souligna Zerbrowski.
- Exactement, reprit Hadrian. Seul un maître vampire devenu fou l'aurait abandonné à la vue de tous. Ça a tendance à attirer l'attention, et les pieux avec. Il ne sera pas difficile d'obtenir un mandat. Ce genre de massacre ostentatoire est mauvais pour les affaires. Les vampires sont beaucoup de défauts, comme la plupart des êtres vivants sur cette planète, mais ils sont pratiques. Il savent faire preuves de discrétion... C'est ce qui a assuré leur survie aussi longtemps. Sans oublier impitoyable.
- Impitoyable ? répéta Dolph.
- C'est assez logique. Si quelqu'un découvre ton secret, tu le tues ou tu le transformes. C'est ainsi que cela fonctionne. Rien de personnel. Juste une question de survie.
- Cela ne peut pas être la panique ?
- Non je ne crois pas... Il y avait encore du temps pour cacher le corps avant le lever du soleil lorsque tu m'a appelé... Donc le corps devait être là depuis un moment entre le temps où le corps a été trouvé et votre arrivé.
- Si nous avons affaire à un maître vampire devenu fou, qu'est-ce que ça implique ?
- Que sa meute et lui tueront davantage de gens, et plus vite. Ils auront besoin de sang chaque nuit pour nourrir cinq individus.
- Un nouveau corps tous les soirs ? gémit Zerbrowski.
Hadrian hocha la tête.
- Doux jésus, souffla-t-il.
Dolph observait le cadavre en silence.
- Que pouvons faire ?
- Hummm... Blake pourrait peut-être relevé ce type.
- Je croyais qu'on ne pouvait pas ranimer la victime d'un vampire.
- Pas si elle est destinée à se transformer en vampire.
- Et ici ? Pourquoi tu ne le penses pas ?
- Il a été tué par une meute. Il faut qu'un vampire pour la transformation et cela se passe sur plusieurs jours avec un minimum de trois morsures.
- Donc elle pourra relever ce type ?
- A voir avec elle mais je dirais que oui. Ce n'est pas mon domaine. Je sais par contre qu'il faut attendre trois jours après sa mort donc après-demain soir. Mais je dois dire que je sais pas si cela fonctionnera, une victime de crime violent n'est pas toujours cohérent à son retour... C'est comme les témoins... Les descriptions peuvent être différentes pour un même agresseur. Au moins on pourra peut-être déterminer par élimination l'identité du maître vampire.
- Que veux-tu dire ?
- Actuellement il y a deux Maître vampire résidents de façon permanente dans cette ville. Malcolm, l'ex-Billy Graham, et le Maître de la Ville. Mais honnêtement je pencherais plus tôt pour un nouveau venu.
- Pourquoi ?
- Comme je disais cela gâche les affaires.
- Nous allons parler au chef de l'Eglise de la Vie Eternelle.
- Je vais voir le Maitre.
- Alors tu sais qui il est ...
- J'ai une clinique pour surnaturels donc je dois avoir de bons contacts.
- Emmène quelqu'un avec toi...
- Impossible. C'est une question de confiance. Je ne vais pas donner son identité.
- C'est risqué.
- Ne t'inquiète pas pour moi. Comme je te disais je ne crois pas que ce soit lui ...
- Alors pourquoi le voir ?
- Peut-être qu'il sait qui vient d'arriver en ville... Normalement il est approprié de se présenter lorsque l'on débarque sur le territoire d'autrui.
- Hein ? s'exclama Zerbrowski.
- Politique.
- Haaa.
- Tu peux t'en occuper quand ?
- Demain soir... C'est trop tard pour aujourd'hui.
- Ok... Appelle-moi dès que tu auras du nouveau.
- Pas de souci.
Après cela, Hadrian quitta la scène du crime. Il était temps de rentrer à la maison. Il profita de la beauté du paysage sur le trajet. Il aimait vraiment la beauté du changement de saison.
A la maison, il pensa à sa soirée... C'était vrai qu'il s'ennuyait depuis quelques jours maintenant qu'il avait libéré les animaux et fait des modifications dans son bois il devait penser à quoi faire maintenant. Il devait discuter avec Jean Claude pour investir dans le Quartier, il savait que cela pourrait rapporter de l'argent et créer des emplois pour plus de surnaturels. Il aimait l'idée de transformer Saint Louis en un havre de pays pour les surnaturels de ce pays. Il savait que c'était une partie du but de Jean Claude et il ferait de son mieux pour aider. Il espérait une bonne chasse avec l'arrivé du groupe de renégat, il était en manque d'action.
Il décida d'aller se reposer un peu en arrivant chez lui, une bonne douche et une petite sieste de deux heures et il était à nouveau prêt pour une journée. Il fit son entrainement journalier, il faisait encore beau alors il choisit de faire un petit jogging dans la forêt. Il passa ensuite la matinée à la clinique. Il discuta avec Lilian. Il pensait de plus en plus à lui présenter une partie de sa magie, surtout les potions comme celle de régénération sanguine, s'il n'était pas présent elles ne fonctionneraient que pour les surnaturels car ils possédaient une forme de magie, si elles devaient être utilisée sur un mondain, comme le petit Reynolds, Hadrian avait besoin d'être présent car il utilisait sa propre magie pour qu'elles fonctionnent correctement. Il pensait à mettre à sa disposition d'autres potions comme le Poussos, l'anti-douleur, le sommeil sans rêve, le calmant, ... la dernière pourrait être vraiment utile pour les métamorphes qui devenaient fou. Mais avant de faire cela, il devait parlé à Rafaël car il savait que la femme ne pouvait cacher de secret à son Roi.
Il fit un peu de lecture pour voir quels types de patient ils recevaient ... Il remarqua rapidement un schéma, il y avait un peu trop de soumis dans le lot, la plupart étant des léopards... Il fit remontrer Gabriel haut sur sa liste de chose à faire, ainsi que Raina... La femme était tout aussi perverse que le chef des matous... Et il savait cela alors qu'il ne l'avait pas encore rencontré, mais il était doué pour écouter les rumeurs, sans oublier la Mort qui aimait lui donner des informations en déposant des dossiers sur son bureau ou en lui chuchotant des choses dans son esprit.
En pensant à la Mort, il n'avait pas encore eu de souvenirs des vies précédentes qu'il aurait eu. Il se demandait pourquoi cela mettait autant de temps... Il n'était pas impatient pour cela mais c'était intriguant, il voulait savoir ce qu'il avait vécu, apprit, ... C'était sa vie après tout. Normal qu'il soit curieux.
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
- J'ai un peu modifier la description des Sinistros.
- La question que je me pose est : Est-ce que je reste proche du canon en gardant Anita et son histoire et donc lié à Richard et Jean Claude ou est-ce que je change les choses ? Dois-je sauver Marcus ?
Est-ce que je garde Richard ? J'avoue que ce personnage m'agace, autant que Asher en fait. Je vais déjà lié Nathaniel à Hadrian, de même que les léopards... Anita ne les mérite pas.
Hadrian va prendre les hommes d'Anita ? Quelques uns ou tous ?
Pour Hadrian avec qui le voyez vous ?
Pour le moment, je pense à Nathaniel... et peut-être Damian, je le trouve sous-coté dans l'histoire. J'hésite pour les autres surtout Micah, c'est un dominant, de même que Hadrian donc il ne ferait pas un bon couple mais je les verrais bien en tant que frères... C'est l'inconvénient d'avoir un homme comme personnage, surtout comme Hadrian.
Jean Claude pourrait peut-être avoir quelque chose avec Hadrian, mais Anita sera sûrement jalouse. Il y a aussi Edward, je me demande s'il sera plus présent. J'aime beaucoup Nikky mais j'en suis pas encore là.
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Je pense à faire une version féminine de cette histoire avec un bashing Anita Blake. Cela vous dit ?
