AVERTISSEMENT : Je ne possède pas Harry Potter, ni Anita Blake à mon plus grand malheur.
J'utilise des extraits de la série Anita Blake, ici Le Cirque des Damnés.
L'histoire est un crossovers et passe au Rating M pour les scènes, pour ceux qui connaissent Anita Blake, vous avez du sang et du sexe, et oui cela peut être assez gore, très descriptif...
- Pour le Fourchelangue : §fourchelangue§
Si des mots en en italique dans les dialogues, c'est une autre langue, sûrement du français avec Jean Claude.
"ceci sont des pensées" parfois j'écrirais les pensées d'Hadrian, quelques rares fois des autres.
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Chapitre 06
"Hadrian avait fini pour la nuit. Ce n'était plus son problème à partir de maintenant. Il n'y avait pas de blessé et pas besoin de lui pour enquêter. Il quitta donc rapidement la scène et rentra chez lui.
Une fois dans sa maison, il vit que Edward était absent. Il nettoya d'abord ses armes puis se dirigea vers sa douche. Pauvre Winky, elle aurait encore du sang à nettoyer. Heureusement, elle savait s'y prendre !"
**Rêve**
こんにちは (Kon'nichiwa)... 愛してる (Itoshi teru)... 勇気を出せ (Yūki o dase) ... あなたは強いです (Anata wa tsuyoidesu)
un kimono rouge et or ... un katana ... Empereur... Honneur
私はあなたを守ります (Watashi wa anata o mamorimasu)
死神 (Shinigami)
**Rêve**
Hadrian se réveilla... Il ne comprenait pas ce qu'il avait vu... Il devait méditer. C'était si ... décousu. Était-ce des souvenirs ? Si oui cela ne devait-il pas venir en une fois ? Hadrian sortit de son lit et commença son entrainement, ensuite il se doucha et finit par se préparer un bon petit déjeuner, il laissa une part pour son invité qui était revenu dans la nuit.
Une fois cela fait, il se dirigea vers sa terrasse et se trouva un coin agréable pour commencer à méditer. Il devait savoir. Il fallut un peu de temps mais il réussit à trouver son rêve...
Il reconnut la langue comme du japonais... Il traduisit : Bonjour / Je t'aime / Sois courageux / Tu es fort / Je te protégerais / Shinigami
Mais pourquoi ? Il n'y en avait pas assez pour comprendre. Il mit cela de côté pour le moment. Il ne pouvait bien sûr faire la normale... Même pour cela il avait besoin de faire étrange...
Il décida de travailler sur ses formes Animagus, cela faisait longtemps qu'il n'avait changé. Il décida de commencer par les formes non magique, il n'avait pas volé depuis son arrivée dans ce monde. Cela lui manquait. Il chercha le bois où se réunissait ses différentes formes dans son palais magique.
Son corbeau... Il était magnifique. C'était un Corvus Corax, un Grand Corbeau, il était un peu plus grand que la version naturelle de ce qu'il savait. En effet cet oiseau mondain mesurait 69 cm, pour une envergure d'environ 118 cm et un poids maximum de 1,6kg mais lui faisait 80 cm pour une envergure de 1,50m et un poids de 2.4kg. Il avait demandé à Winky de prendre ses mesures par curiosité. Il était sombre comme l'ébène avec des yeux verts émeraude qui ressortaient d'autant plus. Il se transforma doucement, le temps de permettre à son corps et sa magie de se réhabituer, et devint son bel oiseau. Il était dans cette forme Munin, l'un des corbeaux messagers d'Odin, cela signifiait Mémoire.
Munin prit son envol, il aimait sentir l'air glisser sur ses ailes, passer à travers ses plumes. Il virevolta, fit des pirouettes et même quelques Feinte de Wronski en souvenir du bon vieux temps. C'était si bon. Il dût rester ainsi pendant deux bonnes heures avant de redescendre sur terre où il reprit forme humeur. Il portait un immense sourire et il était si détendu... Il rentra dans son salon et repéra Edward prenant son petit déjeuner dans la cuisine.
- Hey. Tu as bien dormi ?
- Bien, et toi ?
- Parfait... La soirée d'hier a été un peu mouvementée...
- Ha oui ? Autant que celle d'Anita ?
- Je ne sais pas pour elle mais j'ai dû aller en urgence à la morgue pour buter un vampire sauvage...
- Sauvage ?
- Il a servit de buffet pour au moins cinq vampires... Je pense que Saint Louis a un Maître Renégat.
- Et tu ne m'a pas appelé ?
- Il était trop tard, le temps que tu arrives cela aurait été fini. Mais promis je te contacte la prochaine fois. Et Anita ?
- Je suis allé l'interroger et elle s'est offerte sur un plateau pour la torture, dit-il avec un sourire sardonique.
- Vraiment ? demanda Hadrian en haussant un sourcil.
- Elle a été attaqué par un groupe de vampire et mordu, il a fallut nettoyer la plaie à l'eau bénite. Elle m'a dit que c'était le Maître de la Ville qui l'avait attaqué ?
- Vraiment ?
- En effet... Tu ne la crois pas ?
- Je ne sais pas je n'y étais pas... Va falloir que je me renseigne.
Hadrian était sûr qu'elle mentait... Avait-elle rencontré le Renégat ?
Ils discutèrent pendant un moment jusqu'à ce que Edward parte pour la journée. Le médecin alla vers son bureau à la clinique, il voulait vérifier quelque chose. Lilian lui avait dit qu'en plus des métamorphes qui venaient à la clinique, de plus en plus il y avait des personnes en situation ... délicate qui venait. D'après ce qu'elle avait comprit, il se moquait d'être soigné par un surnaturel, les rumeurs avaient parlé de la clinique du Docteur Black comme un endroit où tous le monde était le bienvenu tant que l'on cherchait pas les problèmes et qu'ici vous ne seriez pas jugé. Pour cela, des prostitués, des SDF, des accros aux vampires ayant donc un grand nombre de morsures sur leur corps, des gens juste pauvres, ... avaient commencé à venir ; peu nombreux au début mais plus la rumeur sur l'acceptation se faisait entendre plus il y avait de gens. Et comme Hadrian avait ordonné que les gens payent ce qu'ils peuvent et non obligatoirement les frais qu'on attendait d'un hôpital, et encore moins d'une clinique privée, il était plus facile pour eux de venir ici. A la base, il avait mit cette tarification car il savait que les surnaturels pouvaient avoir des difficultés à trouver un travail, surtout les nouveaux, malgré les meutes à cause de la discrimination... par exemple les métiers dits publics comme policier, médecin, cuisinier, ... tout ce qui avait un réel contact avec d'autres, si on apprenait que vous étiez atteint du V-Lync c'était foutu pour vous.
Il lut plusieurs dossiers, fit des vérifications pour se rendre compte de la nouvelle tendance et maintenant il avait un nouveau projet. Il allait faire appel à son complexe du sauveur encore une fois. Il alluma son ordinateur et débuta quelques recherches avant de trouver ce qu'il souhaitait. Il passa ensuite quelques appels. Il allait en centre-ville aujourd'hui. Hadrian retourna à la maison et se changea pour faire plus ... professionnel avec un pantalon à pince noir, une chemise anthracite et une belle paire de mocassin en cuir noir. Il ajouta sa rolex en argent et prit une sacoche avec les papiers qui allaient être nécessaire.
Une fois dans sa voiture, il se dirigea vers le quartier rouge... Cette zone que les surnaturels avaient envahi, ou plutôt que Jean Claude avait transformé en monde de la nuit avec les quelques entreprises qu'il avait mit en place et Hadrian allait en rajouter une couche s'il avait son mot à dire. Il se rendit juste à la frontière et vit un homme l'attendre devant un bâtiment en piteux état.
- Bonjour. Vous êtes Monsieur Timber ?
- En effet. Docteur Black ?
- Exactement. Merci d'avoir accepté de me rencontrer immédiatement.
- Pas de soucis. Surtout que cela fait un moment que nous cherchons à vendre certaines des propriétés qui vous avez mentionner. La ... zone ne plait pas à tous le monde. Le voisinage particulièrement n'est pas pour tous les goûts.
- Je comprends... Mais cela m'importe peu en vérité.
- Allons voir alors. Le bâtiment derrière moi a été mise en vente il y a de cela dix ans, il a été entretenu à son minimum donc je peux au moins vous assurez que la structure est saine mais je pense que l'électricité, les canalisations, ... toutes ces choses auront sûrement besoin de mise à jour.
- J'avais prévu de faire des travaux donc ce n'est pas un soucis.
- Bien. Il fait 7 étages au-dessus du sol et deux en dessous. Il a la forme d'un rectangle avec une grande cour au centre. Vous avez quatre appartements par étage, sauf au rez-de-chaussée où il y en a trois avec un espace pour les conteneurs à poubelles, un garage à vélo et autre matériel. Le sous-sol est fait de caves, une par appartement, divisé en deux étages. Chaque appartement a un bacon donnant sur la cour. Pour entrer, il faut passer à travers la porte que voici et après vous avez deux autre portes menant aux escaliers, à droite ou à gauche, allant vers les logements.
- Très bien tout ça. Pourquoi a-t-il été mis en vente ?
- Le propriétaire est un fervent croyant et il pense que les surnaturels sont des envoyés du diable...
- Donc au lieu de continuer à louer en attendant de vendre... Il a tout vidé et ...
- Oui... Il avait peur que vu sont situé les logements, il ai des adorateurs du malin chez lui... Je précise que ce sont ses mots.
- Et le bâtiment vaut combien ?
- A l'origine, et s'il avait été conservé en état, sans autant d'attente... Avec le quartier... Nous serions à presque un bon million.
- Et maintenant ?
- 550 000 $
- J'ai vu sur l'annonce, qu'il y avait un autre bâtiment en vente qui avait l'air assez ressemblant.
- En effet... Ce sont en fait les mêmes. C'est celui d'à côté.
- Rue en face ?
- Oui, le parking qui les sépare fournit les places pour les locataires.
- Même état ? Même disposition ?
- Ce sont des copies parfaites.
- Je propose 950 000 $ pour les deux. Paiement complet dès à présent en échange des clés. Le parking est bien inclus n'est-ce-pas ?
- Heuuu... Il faut que je me renseigne.
- Et bien ... renseignez vous ... Je vais faire un tour dans la cour.
Hadrian sans attendre passa la porte devant lui. Il passa dans un hall avant d'entrer dans une grande cour. Il pouvait avec quelques magies l'agrandir encore plus. Il n'aimait pas les immeubles trop grand, cela gâchait la vue à son avis mais là sept étages, c'était correct. Il vit les balcons qui n'était pas "externe" mais plutôt "interne", donc il y avait une vue directe sur le ciel. La nuit cela devait être vraiment sympa. Cela faisait actuellement 27 appartements par immeuble. Il allait avoir besoin des plans... C'était sympa il allait se servir de ces connaissances en architecture pour ce projet. Il pensait à changer les tailles des logements pour avoir des deux pièces, trois pièces et quatre pièces, allant du plus petit en bas vers le plus grand en haut. Peut-être que le rez-de-chaussée devait être entièrement modifié pour en faire des zones publiques. Pour les caves... Elles disparaissaient puisqu'il allait en faire des logements plus adaptés aux vampires. Il avait déjà prévu de mettre en place des protections.
- Docteur Black ?
- Hummm ? dit-il en se détournant de sa contemplation.
- Le propriétaire accepte votre offre si vous signez les papiers aujourd'hui.
- Pas de soucis. Allons à votre bureau. J'espère que vous avez les plans.
- Oui Oui...
L'agent immobilier, Monsieur Timber, avait reçu un appel pour une visite, il pensait, comme avec toutes les précédents, que lorsque l'homme se rendrait compte que c'était à la frontière du District, il allait faire demi-tour... A l'agence, ils avaient une liste de propriétés qu'ils n'arrivaient pas à vendre à cause de leur localisation comme le District ou près du Cirque... Il savait qu'un vampire du nom de Jean Claude avait acheté quelques bâtiments, le Plaisir Coupable était une de leur vente par exemple. Mais non le Docteur avait accepté, en fait il allait même payer maintenant... Pas autant que la véritable valeur mais c'était mieux que de les laisser pourrir sur place et c'était ce qui leur attendait. Et comme c'était un médecin qui les voulait cela avait été un accord pour le propriétaire car on savait qu'un médecin ne pouvait pas être un surnaturel.
Il fallut environ vingt minutes pour rouler jusqu'à l'agence. Rapidement, ils furent dans un bureau discutant et signant la paperasse nécessaire. Monsieur Timber envoya sa secrétaire chercher les plans des deux immeubles.
A peine une heure après la rencontre dans le District, Hadrian était l'heureux propriétaire de deux immeubles et d'un parking. Il avait récupéré les plans et une liste d'autres propriétés à vendre dans la même zone. Il était encore tôt alors il se dirigea après un bref appel, directement dans les bureaux de Rafaël. Il se gara et entra, on le guida vers l'homme.
- Rafaël, comment vas-tu ?
- Bien et toi ? Alors tu voulais me voir ?
- J'ai débuté un projet en marche et j'aurais besoin d'une entreprise de construction pour certaine chose. J'ai pensé à toi.
- Un projet ?
- Tu garde cela pour toi pour le moment. Je viens d'acheter deux immeubles dans le District. Je pense que Lilian a dû te le dire mais de plus en plus nous avons des humains à la clinique, ce sont des personnes en situation difficile qui ne veulent pas être jugé pour X ou Y raison. J'ai de l'argent, beaucoup... Donc comme dirait une personne de ma connaissance... J'ai un complexe du sauveur...
- Et tu vas faire quoi ?
- J'ai prévu de faire des locations à bas prix pour surnaturels, et quelques humains, mais cela sera protégé donc pas de risque. J'ai quelques idées pour des emplois aussi ...
Le Roi des Rats-Garous, appelé Rom, regardait l'homme devant lui, à chaque fois qu'il le rencontrait il en apprenait un peu plus mais la plupart du temps il en ressortait avec plus de question... sans aucune réponse... Hadrian Black était une énigme et il savait des quelques échanges qu'il avait eu avec Jean Claude qu'il était dans la même situation. Il avait comprit que c'était un guerrier, il avait entendu Bobby Lee qu'il était puissant et doué... même effrayant lorsqu'il le voulait. Il était un médecin, il avait ouvert une clinique pour surnaturels et maintenant ça... Rafaël savait de Lilian que la clinique ne demandait pratiquement rien en terme de tarif, et il donnait un salaire plus que décent à ses employés.
- Bien... J'ai une équipe qui vient de finir un projet, j'allais les envoyer sur un autre mais je pense que le tien est intéressant. Tu as les plans ? Des idées ?
- J'ai les plans. Une visite est aussi possible. Les voilà.
Les deux hommes se penchèrent sur les papiers qu'Hadrian venait d'étaler devant eux. Ils virent que la moitié des appartements étaient des quatre pièces, et l'autre moitié des trois pièces. Ils discutèrent un moment, au point qu'ils ne virent pas le déjeuner passer. La secrétaire de Rafaël leur apporta des sandwich et du café lorsqu'elle vit que Roi était plongé dans son travail, elle avait l'air d'en avoir l'habitude. Il fut plus de quinze heures lorsqu'ils s'arrêtèrent enfin. Ils avaient un plan sur le changement de structure que Hadrian désirait.
Chaque appartement devait avoir, au minimum, une chambre et un salon séparé, donc deux pièces, une cuisine aménagée et une salle de bain. Il était aussi prévu que chaque chambre aurait un placard mural, ainsi que l'entrée de chaque logement. Les deux immeubles ayant les mêmes plans cela aidait pas beaucoup.
RDC = Pas encore décidé.
1er = 8 appartements deux pièces + 2 appartements deux pièces et un bureau
2eme = 4 appartements trois pièces + 2 appartements deux pièces et un bureau
3eme = 4 appartements trois pièces + 2 appartements deux pièces et un bureau
4eme = 3 appartements trois pièces + 2 appartements trois pièces
5eme = 3 appartements trois pièces + 2 appartements trois pièces
6eme = 6 appartements quatre pièces
7eme = 4 appartements cinq pièces
sous-sol = 8 appartements deux pièces et un bureau à chaque étage.
Tout allait être entièrement redécoré avec de nouveau sol et de nouvelle peinture, la plomberie et l'électricité allaient être mis à jour. Rafaël décida de diminuer ces tarifs après quelques réflexions, une façon de le remercier de tout ce qu'il faisait pour leur ville. Les travaux allaient commencé dès à présent puisque le sorcier savait ce qu'il voulait.
Hadrian quitta l'entreprise et rentra chez lui. Il se dirigea directement vers son bureau pour réfléchir aux protections qu'il devait poser. Au bout d'une heure, il était à la forge, où il commençait le difficile travail de créer des portes pour les deux immeubles, et des pierres de garde.
Hadrian resta concentré sur son projet pendant quelques jours, ne prenant des pauses seulement pour se reposer, manger et son entrainement matinal, sinon vous le trouveriez dans la forge, travaillant sur du métal, puis de la pierre, tordant le fer, gravant des runes et infusant sa magie. Bizarrement il ne reçut aucun appel pour d'autres corps, sur le moment il ne fit pas attention c'est lorsqu'il eut finit et qu'il sortait de douche que la pensée passa dans son esprit.
Il avait enfin finit. Il avait maintenant deux beaux portails pour l'entrée des deux bâtiments et deux pierres de garde pour leur sous-sol. Il avait choisit d'installer des protections de bases pour les incendies, les nuisibles, ... mais aussi empêcher les vols. Il ajouta des protections basés sur l'intention. Si quelqu'un voulait faire du mal à une personne se trouvant dans le bâtiment, il serait automatiquement empêcher d'entrer, et s'il forçait, les protections deviendraient... méchantes... Doucement au début avec des petits chocs, mais plus ils forceraient plus la douleur augmenterait. Bien sûr, par sécurité et prévention, Hadrian devait placer une pancarte pour prévenir des protections, mais bon, il savait que personne dans ce monde n'allait pouvoir les abattre. Les protections étaient assez grande pour contenir le parking, il avait choisit de placer une pierre dans chaque sous-sol. Les portes étaient un supplément, marquant le lieu comme sa propriété avec son symbole mais aussi enregistrant la signature "magique" de chaque personne entrant, on pouvait aussi dire que c'était la signature vitale, puisque les humains n'avaient pas ou peu de magique mais pouvaient laisser une trace. Ces portes étaient directement liées à un listing sur lequel s'inscrirait les noms automatiquement, il allait pouvoir retracer les personnes malveillantes de cette façon.
C'était vendredi lorsqu'Hadrian se réveilla bien reposé et détendu. Il fit sa routine matinale avant de partir. Il avait une tenue adaptée pour un chantier, il avait mit un jean délavé avec une paire de Timberland classique et comme le froid s'installait doucement il choisit d'enfiler un pull en laine noir et gris, cadeau de Winky. Dans son coffre se trouvait ses créations. Il roula vers le District. Il trouva plusieurs membres de la meute de Rafaël qui travaillaient déjà. Il fit un signe à ceux qu'il croisait alors qu'il s'enfonçait vers le deuxième sous-sol. Il fallut un peu de magie pour trouver le centre du bâtiment, puis il perça un trou et plaça la première pierre. Il alla faire de même dans le deuxième bâtiment. Maintenant, il devait placer les portes. Elles étaient lourde, normalement il aurait dû avoir besoin d'aide... s'il était un humain normal en fait, mais ce n'était pas son cas. Il fit rapidement disparaître les ancienne porte et installa les nouvelles. Hadrian se sentait surveillé, les rats le regardaient.
Maintenant il devait se diriger vers le parking. Il devait trouver le milieu exacte entre les deux bâtiments, ce n'était pas le milieu du parking car il y avait une rue entre lui et l'immeuble A. Il devait nommer ces propriétés. Il commença à faire de la magie, un cercle apparut autour de lui, il commença à psalmodier et des runes brillèrent. Il sentit les protections commencer à monter, les pierres s'allumaient comme s'il avait activé un interrupteur, les deux immeubles furent englobés puis cela s'agrandit pour s'avancer vers lui. Il resta ainsi pendant environ dix minutes avant de s'arrêter.
Il quitta le parking et se dirigeait vers sa voiture lorsqu'il vit Rafaël.
- Bonjour, tu travaille ici ?
- Bonjour à toi... Normalement non mais j'ai quelques un de mes rats m'ont appelé car ils sentaient quelques choses de bizarres depuis l'arrivé d'un homme qui faisait des choses étranges.
- Haaa...
- Et ?
- Et ?
- Que se passe-t-il ? Qu'est-ce-que c'était que ça ?
- Des protections !
- Protections ? interrogea le Rom.
- Oui... Protections.
- Tu peux être plus clair.
- Bien... Je t'ai dit que je savais tout ce qui se passait chez moi et que je pouvais empêcher certains actes ... Et bien... C'est parce que j'ai installé des protections... ce que je viens de faire ici.
- Et cela fait quoi ?
- Personne ayant des idées ... mauvaises pourra entrer ici. Et s'ils forcent et bien... c'est à leur risque et péril.
- Tu sais que ce pays a des lois contre les actes de sorcelleries et que si quelqu'un meurt par acte magique, la sorcière meurt automatiquement !
- De un je ne suis pas une sorcière ! A la rigueur on pourrait dire que je suis un sorcier mais ce n'est toujours pas exacte. De deux, je vais placer un panneau pour prévenir mais de toute façon cela ne devrait tuer personne, cela doit juste donner un choc léger la première fois et aller en augmentant... Il faudrait vraiment qu'ils continuent encore et encore et supportent une grosse dose de douleur pour qu'ils en meurent.
- O... Ok...
Cet homme avait vraiment le don pour perturber ces interlocuteurs... en lâchant juste assez d'informations pour répondre à quelques questions mais en créant des dizaines d'autres au passage.
- Ce sont mes propriétés et les gens qui y vivront seront sur mes terres donc à partir de ce moment-là je me dois de les protéger.
- Cela fait très ... seigneurial.
- Mais en même temps je suis un seigneur.
- Hein...
- Oui oui... Tu peux m'appeler Lord Black si cela te fait plaisir. C'était une autre époque, un autre temps... J'ai gardé quelques ... habitudes.
- Lord... C'est intéressant. Donc ils ont senti les protections monter ?
- Oui... C'était de la magie. Je n'ai pas chercher à la cacher je dois ajouter... Bon... J'en ai assez dit pour aujourd'hui. Mais si tu veux voir encore un peu de ... magie suis moi.
Hadrian parti pour l'immeuble A, il entra dans la cour et sortit un athamé de sa poche qu'il avait pensé à prendre avec lui Il se rendit à chaque coin et commença à graver des runes sur le sol. Ensuite, il se plaça au centre et fit de la magie. Il avait décidé d'agrandir la cour. Elle doubla rapidement, les runes étaient présentes pour ancrer le charme et ainsi le faire durer éternellement. Il lia le tout ensemble et voilà. Une belle et grande cour pour les futurs habitants. Il vit qu'il avait des spectateurs. Il ne dit rien et se rendit dans l'immeuble B et recommença.
- C'est incroyable, chuchota Rafaël en s'approchant de lui. Que peux-tu faire d'autre ? Toutes les sorcières peuvent faire ça ?
- Je peux faire beaucoup ... tu en verra peut-être d'autre et non... pas votre type de sorcières.
- Notre... type ?
- Ouaip.
Hadrian en avait assez de répondre à des questions donc il alla vers les appartements se situant au rez-de-chaussée. Il avait réfléchit et décidé de construire des zones publiques, en plus d'un appartement pour y placer un concierge pour chaque immeuble. Il voulait une laverie et une sorte de salle des fêtes pour le premier, il décida de créer une crèche pour le second, ainsi cela facilitera les choses pour les locataires et ainsi ils pourront plus facilement trouver un emploi, ou le garder. En plus de cela, il décida de créer une serre pour chaque immeuble, les habitants auront ainsi la possibilité d'avoir un potager commun. Il fit part de ses idées à Rafaël qui le suivait. Celui adora. Il était étonné par tout ce que cet homme faisait pour la communauté. Hadrian passa la journée a faire de la magie en détruisant quelques murs à droite et à gauche sous l'œil étonné des rats qui étaient là. Au bout d'un moment, le Rom avait renvoyé ses employés pour qu'ils reprennent leur boulot, mais ils trainaient un peu lorsqu'ils devaient passer près du sorcier pour voir ce qu'il faisait.
La nuit venait juste de tomber lorsqu'il reçut un appel. C'était Jean Claude qui lui demandait de passer dès qu'il pouvait. Hadrian partit directement pour le Cirque, se demandant ce qui pouvait rendre un vampire nerveux, surtout le Maître de la Ville. Il vit Stephen qui l'attendait sur le parking et se dirigea vers lui.
- Bonjour louveteau, comment vas-tu ?
- Bien et toi Hadrian ?
- Très bien. Allons-y.
- Il t'attend en bas.
- D'accord.
Stephen le précéda dans l'allée centrale. Il y avait du monde, mais c'était encore tôt donc il y en aurait beaucoup plus d'ici quelques heures. Une odeur de hot-dogs et de barbe à papa planait dans l'air. Des animaux en peluches se trouvaient dans des baraques à jeu. Ils passèrent devant la maison hantée coiffée d'une sorcière grandeur nature aux yeux exorbités, au teint verdâtre et au nez orné d'une grosse verrue. Cela faisait toujours apparaître un sourire narquois sur son visage lorsqu'il voyait la caricature de la sorcière vu par les yeux d'un mondain. Venait ensuite le labyrinthe aux miroirs. La grande roue surplombait les autres attractions.
Ils arrivèrent devant une lourde porte de bois, au-dessus d'elle une pancarte annonçait que seul le personnel était autorisé à la franchir. Ils traversèrent une petite pièce qui servait à entreposer des accessoires, et qu'éclairait une ampoule nue. De l'autre côté, une seconde porte ouvrait sur un escalier assez large pour qu'ils puissent l'emprunter de front. Stephen passa devant pour lui montrer le chemin. L'escalier tournait. De l'autre côté de la courbe, Hadrian entendit un bruissement de tissu. Il sentit l'air et reconnu l'odeur, ainsi que la magie, de celui qui s'approchait.
Au pied de l'escalier se dressait une petite porte arrondie, munie d'une lourde serrure métallique. Stephen sortit une clé noire de sa poche et l'introduisit. La serrure émit un cliquetis bien huilé, et il poussa le battant.
La plafond se perdait dans l'obscurité. Des draperies noires et blanches délimitaient le périmètre de la pièce. Au centre, une table basse en verre et en bois sombre était entourée par des chaises minimalistes noir et argent. Un vase rempli de lys blancs constituait la seule décoration. L'ensemble donnait une impression d'inachevé, comme s'il manquait des tableaux aux murs, ou au moins quelques touches de couleurs. Même le sol était couvert d'une épaisse moquette noire.
Jean Claude occupait une des chaises, les mains posées sur le ventre et les jambes tendues. Il portait une chemise blanche qui aurait pu passer pour ordinaire si le devant n'avait pas été transparent. A travers, Hadrian aperçut une cicatrice en forme de croix qui se détachait sur sa peau. Marguerite était assise à ses pieds, la tête posées sur son genou comme un chien obéissant. Ses cheveux blonds et son tailleur-pantalon rose pâle semblaient déplacés dans le décor noir et blanc.
- Un peu sombre mon cher, constata le sorcier.
- Vraiment ? Tu aurais dû voir avant... C'est plus confortable ainsi.
- Hummm...
- Assis toi mon ange. Tu m'a dis que tu étais si vieux que nous sommes des enfants par rapport à toi alors j'espère que tu pourra m'aider.
- A ce point ?
- En effet... Il s'est passé quelque chose il y a quelques jours mais ...
Hadrian s'installa sur un siège en face de l'homme et ayant vu sur la porte. Stephen choisit de prendre la même position que Marguerite mais avec Hadrian, celui-ci ne savait pas pourquoi mais il n'allait pas lui dire non si il en avait envie, surtout que cela ne le gênait pas.
- Je ne sais pas si tu sais mais Anita a été attaqué il y a peu par ce que je crois être le Vampire Renégat. J'ai pu la rencontrer après l'acte et ... Le Maître Vampire qui a débarqué en ville se nomme Alejandro... Il a réussit à poser la première marque sur Anita.
- Alejandro ? Je m'en souviendrais. J'espère que tu aura plus d'information à me donner. Mais revenons à ta petite... Donc elle porte ta marque et la sienne ?
- Oui, j'ai mis deux marques et lui une...
- Et qu'a-t-elle dit ?
- Je... Je lui ai offert de lui donner une troisième marque, cela la protégerait de lui.
- Et elle sera un peu plus à toi... Je comprends... Je suis sûr qu'elle a mal réagit n'est-ce-pas.
- En effet. Elle pense que devenir servante humaine te transforme en esclave. Elle ne comprends pas. Elle veut rester neutre mais ce n'est pas possible...
- Elle désire être neutre ? N'a-t-elle par comprit que les actions de ce Maître est un défi ? Il tue sur ton territoire et marque celle qui est connu comme ta servante...
Anita exaspérait Hadrian à chaque fois qu'il entendait parler d'elle.
- Elle dit qu'elle n'appartient à personne, je suis plus que d'accord.. C'est en partie cela qui m'a attiré vers elle. Mais alors que je veux laisser sa liberté, il va lui imposer de force les marques... Et là cela sera de l'esclavage...
- Elle ne sera pas laissé tranquille et ce n'est pas quelques balles qui suffiront à l'éliminer s'il est un ancien.
- Il est vieux... Plus vieux que moi... C'est un Aztèque de ce que je crois.
- Donc sûrement plus que 800 ans mais pas beaucoup plus que 1 000. Vieux... Il doit aussi être puissant puisqu'il a permit de relever ses victimes.
- Relever ses victimes ?
- Ouais... La victime de morsure multiple c'est relevé en tant que Vampire Sauvage...
- Des victimes ?
- Malheureusement. Il était vraiment puissant mais nous avons réussit à y mettre fin.
- Bien.
- Enfin bref... Deux marques sont quelque chose de fragile, il est possible de les briser si un vampire assez puissant pose sa ... marque. Elle n'aurait pas eu ce soucis avec trois, et bien sûr rien du tout avec quatre.
- Je n'avais jamais entendu parlé de cette possibilité.
- Il doit être puissant. Malheureusement tu ne peux rien faire pour le moment. Si le vampire meurt alors cela disparaîtra mais elle va souffrir de sa perte.
La discussion après cela continua tranquillement, Yasmeen les rejoignit à un moment mais elle resta tranquillement dans un coin quand elle vit que c'était Hadrian. Le sorcier parla de son projet au vampire avec la création d'appartements pour vampire. Jean Claude fut particulièrement intéressé par les protections. Hadrian devait y penser car le Cirque était un lieu public ce qui compliquait les choses. Il devait y penser. Les sujets changeaient régulièrement allant de protections à la décoration en passant par l'architecture.
Cela devait faire deux bonnes heures qu'ils discutaient lorsque Richard Zeeman arriva en urgence portant une Anita Blake blafarde.
- Jean Claude, cria-t-il.
- Que se passe-t-il mon Loup ?
- Elle a dit qu'elle avait été mordue par une Lamia.
- Une Lamia ? Ici ? questionna Hadrian étonné.
- Oui, elle a été mordu à la cuisse.
En disant cela, il écarta les pans du peignoir qu'elle portait. Sa cuisse était enflée et pourpre.
- Merde... Jean Claude c'est ta chance !
Le vampire regarda le docteur comprenant ce qui se disait. Il fit un signe de tête et partit en direction de sa chambre, Richard le suivit. Hadrian les laissa faire. Ce n'était pas son problème pour ce moment. Il aurait pu bien sûr aider la femme mais il avait aussi senti la deuxième marque qui venait d'être ajouté, la magie laisse des marques surtout lorsqu'elle est aussi récente. Il resta tranquillement assis, caressant les cheveux de Stephen et méditant pour passer le temps. Il ne sut vraiment la durée de tout cela mais il revint à lui lorsque Jean Claude réapparut à côté de lui.
- C'est fait ! Elle est vivante !
- Elle va te haïr, tu le sais ?
- Je m'en doute.
Hadrian le regarda, le vampire avait changé. Jean Claude ne portait qu'un bas de pyjama. Il était pieds nus. Le sorcier ne pouvait s'empêcher de regarder, il était magnifique. Il savait que beaucoup de vampires étaient des êtres sexuelles qui aimaient tous les genres, de plus Jean Claude avait flirté avec lui donc il l'intéressait mais il était trop obnubilé par sa nécromancienne actuellement. Dommage...
- Tu aimes ce que tu vois ?
- Bien sûr, répondit Hadrian avec un sourire charmeur. C'est ce que tu voulais pour que tu t'approche de moi ainsi... Tu aurais pu mettre un haut avant de revenir.
Ils entendirent un bruit derrière eux. Elle était réveillée. Jean Claude repartit dans la pièce. Hadrian entendit ce qui se passait. Elle était énervée... beaucoup. Elle venait d'avoir la vie sauvée par cet acte mais cela ne l'empêchait pas de devenir folle. Il entendit Jean Claude ordonnait à Richard de la ramener, il avait l'air... fermé, blasé, creux... Et maintenant elle voulait aller travailler... Hadrian sentait la magie de la femme au plus bas, elle était sur ses réserves et continuait à forcer. Elle ne comprenait rien à rien. Elle allait se tuer à ce rythme et si Jean Claude continuait à la vouloir il risquait de finir dans une tombe définitivement car elle allait le siphonner parce qu'elle était incapable de se maîtriser. C'était bien beau d'aimer son travail mais elle se tuait à petit feu ainsi. Ce n'était pas son problème ... enfin tant qu'elle n'amenait personne avec elle.
Il vit Anita sortir de la pièce comme une fusée, folle de colère, Richard la suivant de près. Il la vit le fixer lorsqu'elle l'aperçut. Il devait donner un image étrange dans la pièce sombre portant un jean délavé, un pull noir et gris, et ses grosses boots, le tout couvert d'un peu de poussières, tout en continuant à caresser les cheveux de Stephen qui avait l'air à moitié endormi avec sa tête sur sa cuisse. Hadrian lui fit un clin d'œil. Elle rougit, sûrement de rage, et partit. Jean Claude revint dans la pièce, le visage fermé, la tête baissée.
- Mon ami... Ne sois pas ainsi... Tu as fait ce que tu devais pour la sauver, la protéger et surtout protéger ton peuple. Qu'importe qu'elle le comprenne ou non ! ce sont les faits !
Hadrian resta jusqu'au moment où Jean Claude décida d'aller se coucher, ne voulant pas le laisser dans ces pensées tout de suite puis il rentra chez lui. Il se doutait qu'Anita, perdue dans colère, allait faire une erreur... Il savait qu'elle avait été rencontré par les deux membres d'Humains d'Abord, ainsi que Jean Claude, et puis il y avait Alejandro... Tous voulaient savoir où dormait le Maître de la ville... Allait-elle le livrer ? Si elle faisait elle gagnerait un ennemi car avec son égoïsme elle mettait tout Saint Louis en danger et cette ville avait un protecteur plutôt ... possessif et surtout plus dangereux que tout ce qui se trouvait sur cette planète.
**Rêve**
タナトス (Thanatos)... アズラーイール (Azraël) ... 死の天使 (Shi no tenshi) ...
Des vêtements sombres... Blancs... Douleur... Un masque... Une chaîne ... Faim...
Hadrian se vit dans une grande ville, il sut que c'était Tokyo, il portait un kimono noir et blanc, il avait un trou dans la poitrine avec une chaîne, les maillons se ... dévoraient ? ... Douleur... Faim...
Il se vit portant un Hakama ? blanc et noir ... Il avait un trou ... Plus de chaine... Il avait un vide en lui... Il avait un masque ... Blanc... avec des lignes... Noires...
Son ami ... Thanatos...
**Rêve**
Encore une fois des morceaux éparses de souvenirs... Plus complet que la dernière fois mais toujours fragmenté. Il se réveilla et fit sa routine. Après cela, il s'installa pour méditer. Il chercha sa panthère. Aussi sombre que la nuit, la seule couleur visible était ses yeux, il avait la même couleur, peut-être plus frappant à cause de l'obscurité autour, un vert émeraude brillant. Il la trouva et l'approcha. Il sentit son corps changer. Il était grand dans cette forme. Il mesurait 2,50m de longueur pour 200 kg de muscle. A côté d'un humain de taille normal, il arrivait souvent au niveau du ventre. Shadow était de sorti. Il courut dans la forêt, chassant, laissant l'animal prendre place. C'était bon. Sauvage. Instinctif.
Les jours passèrent. Dolph l'avait contacté. Un responsable avait demandé à ce que le retire car il était trop proche des surnaturels... plus exactement des montres. Il essayait de le récupérer mais le responsable était un abruti avec des idées particulières. Hadrian passa un coup de fil et fit passer le message jusqu'au "Gouvernement". Il n'allait pas laissé un petit bureaucrate l'empêchait de faire ce qu'il voulait. Il demanda aussi un mandat d'exécution pour Alejandro et sa meute. Il devait être là d'ici peu. Hadrian allait quelques fois sur le chantier des immeubles. Aidant parfois, mais surtout vérifiant l'avancée. L'équipe de Rafaël était rapide. D'ici quelques semaines tout serait fini et avant Noël au plus tard, il allait pouvoir louer les appartements.
Puis le 31 octobre fut là. Halloween. Samain. All Hallows' Eve. Il n'avait jamais particulièrement aimé cette journée. Toute sa vie il lui arrivait quelque chose à ce moment-là. Il s'installa en cuisine pour passer le temps. Il ne voulait pas s'attarder sur les heures qui défilaient. Il sentait la magie monter autour de lui. Ses instincts lui soufflaient d'être prêt. Puis il fit nuit noire.
Son téléphone sonna.
- Oui ?
- Hadrian ? C'est Dolph.
- Ouais ?
- Nous avons découvert qui fournissait des informations aux vampires et elle a parlé.
- Génial. Au moins pas d'autres meurtres.
- Pas ce soir. La Meute a plus important à faire.
- Comment ça ?
- Elle compte pousser tous les vampires de Saint Louis à massacrer les habitants humains pendant Halloween.
Il savait que ce n'était pas une journée pour lui. Il réfléchit un instant.
- Hadrian ? Toujours là ?
- Je pense... Normalement seul le Maître de la Ville pourrait faire ça. Et encore il faudrait qu'il soit très puissant... Et notre Maître est peut-être puissant mais je suis sûr qu'il ne ferait jamais ça.
- C'est ce que je pensais ... Ces vampires doivent être cinglés.
- Mais...
- Je n'aime pas ça.
- Si quelqu'un a divulgué l'emplacement de notre Maître et qu'il a un vampire puissant sous la main pour prendre sa place...
- Je n'aime pas où tu vas.
- Ils ont dit pourquoi ils comptaient massacrer des humains ?
- Pour empêcher la légalisation du vampirisme. Tu ne trouves pas ça bizarre ?
- Si. Le Renégat est ancien de ce que j'ai découvert, j'ai reçu son mandat aujourd'hui. Je dois partir en chasse.
- Est-il assez puissant pour faire ça ?
- Je ne l'ai pas rencontré mais du peu que je sais ? Ouais.
- Merde Merde Merde... Que pouvons-nous faire ?
- Toi ? Les flics ? Malheureusement rien. Moi ? Je peux m'en occuper. Je dois y aller si je ne veux pas que la nuit devienne rouge.
- Hadrian ...
Il n'eut pas le temps de finir qu'il avait raccroché. Anita avait trahit Jean Claude... Elle avait trahit Saint Louis. Il appela directement Jean Claude.
- Ici, le Cirque des Damnés, l'endroit où tous vos cauchemars deviennent réels.
- Je dois parler à Jean Claude. C'est une urgence.
- Il est occup...
- Dis lui que c'est Hadrian ! coupa le sorcier.
- Je...
- Tu lui dit immédiatement que c'est moi ! Des gens vont mourir !
La standardiste le mit en attente.
- Mon ange ? Que se passe-t-il ?
- Vous avez été trahit.
- Je sais. Anita m'a appelé il y a peu. Alejandro et le Trembleterre viennent cette nuit pour me tuer.
- Bon. Tu sais ! Je suis sûr que tu as prévu quelque chose pour éviter le massacre d'innocent.
- Il va y avoir un combat. Veux-tu te joindre à nous ?
- Bien sûr. J'arrive.
Ils raccrochèrent. Il passa un autre coup de fil pour prévenir Edward qui savait déjà. Le sorcier se pressa dans son armurerie et prit sa tenue de chasseur. Il avait son pantalon, se veste sans manche avec une grande capuche qui lui cachait le visage, et une paire de botte. L'ensemble était en cuir de Basilic. Il mit un étui sur sa cuisse pour son poignard et sur dos accrocha son bâton. Il n'aurait pas besoin de pistolet ce soir. Il avait juste besoin d'une dernière chose. Il se dirigea vers la forêt s'arrêtant juste devant et siffla. Rapidement il entendit deux hurlements et entendit des pattes frapper le sol. Il vit deux yeux rouges se diriger vers lui.
- Lilith. Hadès.
Il caressa doucement les deux Sinistros devant lui, les Alphas de la meute qu'il avait relâché.
- J'ai besoin de vous. Il va y avoir un combat. Du sang. Des morts. Serez-vous mes compagnons ?
Il savait que toute personne le voyant ainsi le prendrait pour un fou mais il avait un lien avec toutes les créatures de la Mort et il était capable de les comprendre, et inversement. S'il devait se battre contre une bande de vampire très ancien, il n'allait pas y aller sans quelques aides, même s'il était immortel cela ne voulait pas dire qu'il était stupide et invincible. Cela faisait sacrément mal de devoir guérir après une blessure mortelle. Les deux créatures acceptèrent. Il plaça la main sur leur encolure et un peu de magie s'insinua en eux, ils allaient être ainsi protégé. Il choisit de faire en sorte qu'ils ne puissent pas mourir ce soir sans son accord. Puis, cela fait, il transplana avec ces deux amis.
Sur le seuil du Cirque des Damnés, il observa le kaléidoscope de costumes criards qui tourbillonnait à l'intérieur. L'endroit était bondé. Hadrian s'avança avec un Sinistros de chaque côté, la foule se séparant pour eux, il faisait une figure impressionnante et des deux chiens ajoutant une touche de peur. Parfait ! Il lâcha une partie de sa magie de la mort pour chercher Jean Claude. Il se dirigea vers une grande tente rayée.
- Désolé, lui dit un homme en canotier et veste rayée. Il ne reste plus de places pour le spectacle.
- Je suis là pour Jean Claude. Je suis Azraël.
L'homme le fixa un moment avant d'écarter le pan de la toile qui masquait l'entrée et lui fit signe de passer. Quelques gouttes de sueur perlaient sur sa lèvre supérieure. Il sentait la peur. La lumière des projecteurs était vive et brûlante. Mais il ne ressenti rien.
Des rideaux circulaires, aux couleurs changeantes comme celles d'un prisme, avaient été fixés au plafond, délimitant et dissimulant les deux moitiés de la piste. Hadrian continua à suivre sa magie et arriva jusqu'aux vestiaires. Il entra et vit Jean Claude.
- Mon ami me voilà.
- Et qui sont tes ... amis ? demanda le vampire en fixant les deux créatures étranges à côté du dangereux médecin.
- Je te présente Lilith et Hadès. Ils sont là pour aider ce soir. Ils aiment se repaitre de la mort et du sang... presque autant qu'un vampire.
- Bien.
Que vouliez-vous dire à cela ...
- J'avais prévu une tenue pour toi mais je ne crois pas que cela soit nécessaire maintenant que je te vois. Tu fais une figure assez impressionnante.
Il fallait avouer qu'Hadrian était tout de noir vêtue avec seulement ses bras musclés et tatoués de visible mais surtout l'intérieur de sa capuche était sombre, on ne voyait en vérité que ses yeux qui brillaient d'une lueur verte assez lugubre. Les deux ... chiens l'entouraient, entièrement noire avec des yeux rouge rubis et une gueule pleine de crocs bien pointus. L'ensemble avait une aura des plus lugubre.
- Nous devons nous installer. J'espère qu'Anita arrivera à temps.
- Elle devra payer de son erreur, lui dit Hadrian.
- Je ...
- Elle n'a pas le choix et toi non plus. Elle a mit la ville en danger ainsi que tous ses habitants par égoïsme.
- Elle avait peur.
- Peut-être mais cela ne l'excuse pas ! Mais on verra ça plus tard. Nous devons survivre à la nuit. Alors que se passe-t-il ?
- Mr Oliver, appelé aussi le Trembleterre, et moi avons conclu un accord. Je me suis efforcé d'épargner le plus de vies possible. Certains vont mourir ce soir. Il aura des victimes mais ils ne seront pas des innocents.
- Un combat devant tous le monde ? Transformé cela en spectacle ?
- Exactement.
- Bien. S'il porte ce surnom c'est qu'il lui ai possible de jouer avec la terre je suppose.
- Oui. Il a promit de ne pas le faire.
- On verra. Allons-y.
Ils passèrent un rideau, celui aux couleaux changeantes, et entrèrent dans un cercle se trouvant sur la piste. Au centre, un trône se dressait sur une estrade. Jean Claude monta s'installer à sa place, les autres firent de même. Hadrian observa la scène. Amina et Stephen étaient debout devant l'estrade. Près d'eux, poitrine nue, Richard portait un masque blanc, orné d'une étoile sur la joue et un pantalon de harem bleu avec des paillettes, un gilet et des chaussures assortis. Tout le monde avait un costume. Jean Claude regardait du haut de son trône, vêtu d'un costume de courtisan français : une redingote noire bridée d'argent, une demi-cape qui lui pendait sur une seule épaule et un pantalon légèrement bouffant rentré dans des bottes qui lui montraient jusqu'à mi-mollet. De la dentelle garnissait le revers de ses bottes, le col et les manches de sa veste. Pour couronner le tout, il portait un chapeau surmonté de plumes noires et blanches.
Hadrian s'avança et se plaça sur le côté de l'estrade, un peu à l'écart dans l'ombre avec ses deux amis. Il entendit Anita et Edward arriver. Ils ne portaient pas de costume mais la Mort avait une mitraillette. Il la vit observer avant de s'avancer vers Jean Claude, il entendit Yasmeen la menacer, elles parlèrent quelques secondes. Deux loups étaient assis aux pieds de Jean Claude. C'était de vrais loups.
Ils commencèrent à parler mais lorsque Hadrian se rendit compte que cela allait mal finir, il intervint. Il n'eut pas besoin de crier, sa magie emporta sa voix.
- Cela suffit !
- Mon ange ? demanda Jean Claude.
- Ce soir c'est Azraël ! Vous vous disputerez plus tard ! Nous avons plus important à faire que gérer l'égoïsme de ta servante.
- Que... Comment osez-vous ? s'insurgea-t-elle.
- J'ose car c'est de ta faute si nous en sommes là. Alors tu vas te taire et faire ce que l'on attend de toi. Nous parlerons après. Ne t'inquiète pas ! Je ne vais pas t'oublier !
- Je suis désolé Azraël. Tu as raison. Mettons cela en place. Le spectacle va commencer, Anita.
Les lumières s'éteignirent et les rideaux s'écartèrent. Des cris montèrent de la foule plongée dans le noir. Il ne restait qu'un projecteur allumé, pareil à une étoile dans un ciel nocturne, qui baignait Jean Claude et ses loups d'un doux éclairage. Le vampire se leva. Il ôta son chapeau et fit une gracieuse courbette. Anita n'avait pas l'air à sa place avec son sweat-shirt couvert de citrouilles.
- Mesdames et messieurs, ce soir, vous allez assister à une grande bataille, annonça-t-il en avançant vers l'escalier.
Le faisceau lumineux le suivit alors qu'il descendait lentement les marches, son chapeau toujours à la main.
- Une bataille dont l'enjeu est l'âme de cette ville.
Il s'immobilisa, et le cercle de lumière s'élargit pour inclure deux vampires blondes, vêtues à la mode des années vingt, l'une en bleu, l'autre en rouge. Elles découvrirent leurs crocs, et les spectateurs lâchèrent de petits cris effrayés.
- Ce soir, vous verrez des vampires, des loups-garous, des dieux et des démons.
Il prononçait chaque mot de façon à éveiller des sensations différentes. "Vampires" hérissait les cheveux sur la nuque, "loups-garous" tranchait les ténèbres, "dieux" soufflait sur la peau comme une caresse et "démons" était un vent brûlant sur le visage.
- Certaines manifestations auxquelles vous assisterez seront réelles, et d'autres de simples illusions. A vous de déterminer lesquelles.
"Illusions" se répercutait dans l'esprit comme un reflet à la surface des miroirs d'un labyrinthe, et s'estompait dans un chuchotement qui avait une tout autre signification : "réalité".
- Les monstres de Saint Louis s'affronteront pendant cette nuit d'Halloween. Si nous gagnons, tout continuera comme avant. Si nos ennemis l'emportent...
Un second projecteur illumina une autre estrade où se dressait aucun trône : seulement un vampire, sûrement Oliver, et une Lamia sous sa forme reptilienne. Oliver portait un costume blanc orné de gros pois multicolores. Sur l'épaisse couche de fond de teint blanc qui dissimulait son visage se détachait un rictus peint en noir et une larme scintillait sur sa joue. Il était coiffé d'un minuscule chapeau pointu avec un gros pompon bleu. Hadrian le regarda attentivement, il laissa sa magie le juger. Il était vieux... très vieux... Le vampire était petit, très petit. Un menton quasi inexistant et un front en pente attiraient l'attention sur son gros nez et ses arcade sourcilières proéminentes. Hadrian scruta le visage, c'était familier même avec le maquillage... Puis soudain ce fut là. Cela correspondait à ce que sa magie lui disait. Homo Erectus. La Lamia autour de lui était impressionnante avec ses anneaux enroulés autour de lui et ses seins nus qu'il caressait d'une main gantée.
- Si nos ennemis l'emportent, reprit Jean Claude, demain soir, il y aura dans cette ville un bain de sang tel que le monde n'en a jamais connu. Ils se nourriront de la chair de Saint Louis jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une coquille vide.
Il fit demi-tour et remonta vers l'estrade.
- Nous allons nous battre pour votre vie, pour votre âme même. Priez pour que bous remportions la victoire, chers humains. Priez de toutes vos forces.
Il se rassit. Un des loups posa une patte sur sa cuisse ; il lui gratta la tête d'un air absent.
- la mort attend tous les humains, dit Oliver.
Le projecteur s'éteignit, le laissant seul à être illuminé au milieu des ténèbres.
- Vous mourrez tous un jour. D'un accident ou d'une longue maladie. Mais vous souffrirez de toute façon.
Les spectateurs s'agitèrent sur leur siège, mal à l'aise. Ils ressentaient une douleur fulgurante dans la poitrine ; le ralentissement de leur corps usés par les ans : l'horreur d'un accident auquel ils sont assisté. Des hurlements retentirent alors qu'Oliver faisait prendre conscience de leur mortalité à tous ses auditeurs. Une créature vieille d'un million d'années rappelant à des humains combien leur existence était brève et fragile. Il avait oublié depuis le temps mais il ne fallait pas s'inquiéter le maître de la mort allait lui rappeler. Il était temps qu'il comprenne que la Mort était inéluctable même pour un mort-vivant aussi vieux.
- Puisque vous devez mourir, pourquoi ne pas vous abandonner à notre glorieuse étreinte ?
La Lamia rampa vers le bord de l'estrade.
- Si vous saviez combien, elle peut être douce... Combien elle pourrait vous faciliter le passage vers la nuit éternelle. Pour nous, la mort est une célébration, un rituel joyeux. Plus de doutes qui vous taraudent. A la fin, vous brûlerez d'envie de sentir ses mains sur vous. Elle vous fera connaître des sensations que peu d'humains ont le loisir de connaître. La mort est-elle un prix si élevé, alors qu'elle doit survenir de toute façon ? Ne préférez-vous pas mourir avec nos lèvres sur votre peau plutôt qu'assourdis par le "tic-tac" de l'horloge dont les secondes s'égrènent inexorablement ?
- Oui... s'ils vous plait... Prenez-nous, gémirent des voix dans le public.
- Dans nos bras, vos rêves les plus obscurs se réaliseront, mes amis. Venez à nous.
Les ténèbres bruissèrent. Des gens couraient vers le pied des gradins, escaladaient la rambarde pour venir se jeter dans la gueule de la mort. Puis les lumières se rallumèrent, et ils se pétrifièrent. Hadrian ne fit pas attention à eux. Il fixait Oliver. Une leçon était attendue.
- Mesdames et messieurs, nous allons vous laisser quelques instants pour vous remettre de cette première démonstration de magie. Puis nous vous révèlerons certains de nos secrets.
Les spectateurs se rassirent. Une ouvreuse ramena un homme en pleurs à son siège. Un silence haletant s'abattit sur la foule. On aurait pu entendre tomber une épingle.
- Comme vous l'ignorez sans doute, les vampires peuvent appeler des animaux pour les aider. Mon animal est le loup.
Jean Claude fit le tour de l'estrade en désignant les deux loups.
- Mais je peux également appeler le cousin humain du loup : le loup-garou.
De la musique s'éleva des haut-parleurs, d'abord douce et basse, puis soumise à un inquiétant crescendo. Stephen tomba à genoux. Amina fit de même. Ils allaient se transformer devant la foule. N'ayant pas encore assisté à une transformation dans ce monde, Hadrian était curieux. Stephen était à quatre pattes, le dos arqué, ses longs cheveux blonds traînant par terre. Sa peau ondula comme de l'eau et sa colonne vertébrale s'arqua alors qu'il tendait les mains et pressait le visage contre le sol. Ses articulations déchirèrent la chair de ses mains. Il grogna. Puis sa colonne vertébrale ondula. De la fourrure couleur de miel le recouvrit, se répandant sur sa peau à la manière d'une onde de choc. Un fluide transparent coulait de ses plaies à l'endroit où ses os transperçaient sa chair. Ses muscles se tortillaient comme des serpents. Des craquements accompagnaient la métamorphose. On eût dit que le loup tapi en lui tentait de crever sa peau d'humain, de s'en débarrasser comme d'une mue.
Un son à mi-chemin entre un grondement et un cri monta de sa gorge. Il était dans sa forme intermédiaire. Il rappelait une version batarde Moony ainsi. Levant le museau vers le ciel, il poussa un long hurlement. Un second lui fit écho. Amina était maintenant une louve entièrement noire. Les deux loups-garous revinrent en rampant vers l'estrade et s'allongèrent devant.
- Je n'ai rien d'aussi spectaculaire à vous offrir.
La lumière des projecteurs était revenue sur Oliver. Hadrian envoya une pensée à Jean Claude, celui ne montra aucune surprise mais lui dit un discret signe de tête.
- Le serpent est ma créature.
La Lamia s'enroula autour de lui, en sifflant assez fort pour que tout le monde l'entende. De sa langue fourchue, elle lui lécha l'oreille. Oliver désigna le pied de l'estrade où se tenaient deux silhouettes enveloppées d'une cape noire, la capuche dissimulant leur visage.
- Ce ne sont pas exactement des métamorphes. Je préfère les garder en réserve pour vous faire une surprise.
Il leva les yeux vers ses adversaire.
- Que la bataille commence.
Les lumières s'éteignirent de nouveau.
- Avant de commencer quoi que ce soit... Nous avons une dernière présentation à faire, déclara Jean Claude dans l'obscurité.
Hadrian avança vers le centre de la piste suivit des deux Sinistros. Le public ne voyait que les yeux bouger. Puis il parla.
- Ce soir... Les monstres de cette ville on invité la Mort pour une danse...
Une douce lueur s'étendit au pied d'Hadrian permettant à tous de voir la silhouette du trio. Sa voix était douce.
- A ma droite, ils veulent vous protéger. A ma gauche, ils veulent vous apporter la fin. Mais aucun des deux ne comprend qu'ici il n'y a qu'un seul Maître... La Mort est présente... Et elle n'aime pas ce qu'elle entend !
Sa voix était devenue dure sur ces derniers mots faisant frissonner tous ceux se trouvant dans la tente.
- La Mort est inéluctable ! Elle attend en effet tous les humains mais certains oublient dans leur grand âge qu'en vérité la Mort attend tous les êtres qu'ils soient humains, loups-garous ou ... vampires ! Ce soir ce ne sont pas les humains qui apprendront une leçon mais les vampires !
- Qui es-tu humain pour parler ainsi ? demanda Oliver.
- Qui suis-je ? Je suis ...
La lueur augmenta pour montrer totalement Hadrian. Ce fut tellement fort un instant que pendant un instant, cela troubla tout le monde. Puis ils vinrent quelque chose d'étonnant.
- ... Azraël... L'Ange de la Mort... Je suis celui qui apporte réconfort et amour à ceux qui vont mourir... Je suis la voix de la Mort en ce monde... Je suis celui qui apporte justice aux défunts...
Hadrian était debout face à la scène avec deux gros chiens qui grognaient. La Magie de la Mort l'entourant mais surtout deux immenses ailes sombres sortaient de son dos. Il avait fait apparaître les ailes de Munin mais elles étaient adaptés à sa taille humaine.
- Je suis là car Toi Oliver à oublié que la Mort attends tout le monde ! Et ce soir c'est toi qu'elle veut !
Sur ces mots, l'obscurité revint. Hadrian rappela les ailes en lui, c'était juste pour le spectacle. Il se rabattit sur le côté et attendit. Les projecteurs se rallumèrent progressivement dans la tente une lueur qui évoquait l'aube ou le crépuscule.
- C'est parti, murmura Jean Claude.
La Lamia descendit l'escalier, et les combattants se ruèrent les uns sur les autres. Ce n'était pas une bataille rangée. Il entendit le sifflement distinct de la créature.
§ - Où ce menteur ? Je vais le manger ... Lui arracher ses ailes !
- Petit serpent tu te crois capable de faire cela ? Viens je t'attends.
Il laissa Lilith et Hadès partir au combat, ils savaient qui étaient les proies ce soir.
- Qui parle ?
- Mais c'est moi petit serpent... J'ai tué le Roi des Serpents : le Basilic. Je porte son venin dans mon sang crois-tu me faire peur ?
- Ce... Ce n'est pas possible...
- Je suis possible... Viens, combat et meurs ou abandonne et tu vivras. Choisi bien Petit serpent. Je ne fais pas de cadeau ! §
Hadrian n'attendit pas de réponse. C'était à elle de décider. Il entendit Jean Claude et Anita parler. Le vampire ne pensait pas survivre.
- Ce n'est pas ton heure mon ami, chuchota Hadrian à son oreille.
Il vit Edward, sa mitraillette en main, placé dos à dos avec Richard, qui brandissait un révolver, tirer sur une des mystérieuses créatures d'Oliver. Sans parvenir à la ralentir. Hadrian attrapa son bâton et l'abattit sur le sol, sa faux se déploya. Il courut vers la créature lui trancha la tête, elle fit un pas de plus, sa tête glissa et tomba par terre, le corps suivit. Hadrian reçut une balle perdue du loup dans le bras, il ne ralentit pas. Fonçant vers une autre créature et recommença. Encore et encore... Rapidement elles étaient toutes mortes. Il vit qu'Anita était blessée à cause de l'une d'elle. Elle devrait être heureuse, la troisième marque venait encore de la sauver.
Hadrian vit Yasmeen mourir des mains de celui qu'il pensait être Alejandro. Il avait un mandat contre lui... Il allait la rejoindre d'ici peu. Marguerite, qui était tenue par Karl Inger, il était donc un serviteur humain, se mit à hurler comme une démente. Elle fut lâcher mais elle ne sembla pas s'en apercevoir. Tombant à genoux elle se lacéra les joues avec des propres ongles jusqu'à faire couler son propre sang. Elle était partie. Il fallait juste l'achever à ce stade.
Anita s'avança vers elle. Alejandro s'interposa. Ils parlèrent et Edward s'en mêla en lui en le visant avec son lance-flamme. Le vampire était puissant. Il leva une main et les flammes firent demi-tour vers Edward. Hadrian leva un bouclier rapidement devant son ami. Mais malheureusement le réservoir de son arme fut touché. Il l'enleva rapidement. Une explosion fit trembler la tente. Alejandro avait prit le plus gros, ses vêtements étaient calcinés et sa peau couverte de cloques.
Hadrian réfléchis et choisit de laisser les deux chasseurs s'occuper de celui-ci. Le Cro-Magnon était à lui. Hadrian se plaça dans la ligne de mire d'Oliver et lâcha la bride à sa magie pour la forcer et interrompre le combat entre lui et Jean Claude. C'était maintenant la magie d'Hadrian contre celle d'Oliver. Il ne put dire combien de temps cela dura. Il sentit l'homme prendre subitement des forces. Alejandro avait fait d'Anita sa servante humaine gagnant ainsi son pouvoir pour son Maître et affaiblissant du même coup Jean Claude. Il entendit quelque chose qui énerva d'autant plus le sorcier.
- Tu es une nécromancienne, Anita, dit Alejandro. Tu as un pouvoir sur les morts. C'est pour ça que Jean Claude voulait faire de toi sa servante humaine. Oliver pense te contrôler à travers moi, mais je sais que tu es une nécromancienne. Même si tu es ma servante humaine, tu disposes de ton libre arbitre. Tu n'es pas obligé d'obéir comme les autres. Donc, tu es une arme vivante. Tu peux frapper l'un d'entre nous et le faire saigner.
- Que voulez-vous dire ?
- Ils se sont arrangés pour que le perdant soit allongé sur l'autel et que tu l'embroches.
"Jamais ! " se dit Hadrian. Il était temps de se montrer un peu plus. Il permit à encore plus de magie de sortir.
- Oliver... Tu voulais inviter la Mort ce soir... Je vais t'aider. Anita n'est pas la seule qui commande aux morts...
Les choses furent rapide après cela. Oliver perdit, en vérité il avait perdu dès qu'il était entré dans la ville d'Hadrian. Le sorcier fit léviter le vampire et l'amena à lui.
- Il est enfin temps que tu meurs. As-tu un dernier mot ? Personne ne viendra t'aider.
En effet, à partir du moment où il avait attraper Oliver, sa magie avait figé l'ennemi. Tous les fixaient maintenant.
- Les vampires doivent revenir à leur place légitime. Nous sommes des êtres de l'obscurité ! Nous ne sommes pas fait pour vivre à la lumière ! Nous sommes le sommet de la chaîne alimentaire !
- C'est toi ? Bien. Merci pour ces derniers mots. Lilith ! Hadès ! A table !
Les deux Sinistros étaient revenu près de lui et s'avançait vers Oliver tout crocs sortis. Puis ils lui sautèrent dessus. Ils étaient plus puissant que n'importe quel canidé existant dans ce monde, parfois même plus qu'était un loup-garou. Hadès lui arracha un bras pendant que Lilith s'attaqua à sa gorge. On entendit les vampires lui appartenant crier de douleur. Hadrian avait fait en sorte qu'ils sentent sa douleur. Il leva sa faux et trancha dans sa poitrine, l'ouvrant en deux, laissant son corps apparaître. Lilith ne chercha pas à comprendre, elle l'arracha et commença à le manger. Le sorcier sépara la tête du corps. Hadès la prit. Le vampire était mort.
- Bien ! Une bonne chose de faîte. Maintenant j'ai un manda à exécuter. Alejandro où es-tu ?
Hadrian devait paraître fou, il avait petit air de joie dans sa voix alors qu'il parlait. Il s'avança doucement vers le vampire qui ne pouvait bouger et qui tenait Anita dans ces bras.
- Alejandro. Heureux de te rencontrer. J'espère que c'est réciproque. As-tu un dernier mot ? Il ne sert à rien de donner des ordres à ta petite servante, elle ne peut rien faire pour le moment.
Le vampire put enfin parler.
- Qui es-tu ?
- Je suis Azraël. N'as-tu pas entendu tout à l'heure ? Comme c'est dommage.
- Je veux voir ton visage !
- Pas de soucis.
D'un simple signe du doigt sa capuche tomba en arrière. Ses cheveux entourèrent son visage les ayant gardé détachés pour ce soir. Il avait un petit sourire joyeux sur le visage, cela lui donnait un petit air dément.
- Voilà, heureux j'espère. Bon, il est temps pour toi de mourir tu le sais... Désolé Anita cela va faire mal... Mais en tant que Nécromancienne, et le fait qu'elle soit si fraiche, vous allez survivre et vous en remettre. Bien... Maintenant, j'ai mon mandat à exécuter. Alejandro, vous avez été condamné à mort pour vos crimes dans cette ville, et je suis sûr de beaucoup d'autres. Vous vouliez rencontrer la Mort, elle vous attend. Adieu.
Hadrian lui trancha la tête brusquement, et avec un petit peu de magie lui enleva Anita des bras et la fit léviter sur le côté.
- Jean Claude, où es-tu mon ami ?
- Ici, mon ange...
- C'est fini ! Il ne reste que des sous-fifres. A toi de décider ce que tu en fait. Si tu as besoin d'aide avec la Lamia fait moi signe.
- Je vois cela... Merci.
- Il faut terminer cela pour que l'on puisse s'occuper des blessés.
Les choses furent rapide, Hadrian trouva un endroit calme et demanda à Dobby de venir lui apporter sa mallette de médecine et de récupérer Hadès et Lilith. Il était pour eux de rentrer. Il se débarrassa en passant de sa veste, restant en tee-shirt et attacha son bâton sur son dos. Il était temps de soigner en urgence en attendant de pouvoir déplacer les blessés à l'hôpital.
Les blessés furent envoyés à la clinique où Lilian attendait. Les cadavres disparurent et Hadrian dut s'occuper de plusieurs urgences. Anita eut besoin d'un massage cardiaque car son cœur la lâcha puis elle tomba dans un léger coma, à son réveil elle découvrit que son coup de cœur n'était pas vraiment humain, en effet il avait réussit à guérir d'un égorgement donc elle mit enfin 1 + 1 ensemble. Elle n'était plus liée à Jean Claude. Le vampire ne savait qu'en penser. Il ressentait de fort sentiment pour elle mais elle n'avait eu aucun mal à le vendre à l'ennemi, et surtout à sacrifier une ville qu'elle disait vouloir protéger.
Elle dût rester un peu plus d'une semaine à la clinique, elle se réveilla au bout de sept jours, sa magie ayant besoin de temps pour se remettre de ce qu'elle lui faisait vivre. Cela devait faire longtemps qu'il n'avait pas eu de repos comme ça. Mais elle partit dès qu'elle le put. Jean Claude lui envoya une douzaine de rose blanche avec un petit mot. Hadrian ne chercha pas à savoir. Pour lui, cette femme avait trop de problème. Elle n'allait apporter que du malheur aux vampires à ce rythme.
Hadrian apprit que la Lamia se nommait Mélanie, elle était immortelle, pas comme le sorcier, mais plutôt comme les vampires. Jean Claude lui avait offert une place au Cirque avec une carte verte un emploi. Elle était la nouvelle charmeuse de serpent. Adapté pour elle ! Il était allé la voir une fois depuis cette nuit, ils avaient discuté. Elle était étonnée qu'il ne soit pas au moins en partie de son peuple mais heureuse d'avoir quelqu'un a qui parler dans la langue des serpents. Cela la rendait moins seule.
Edward rentra chez lui, il avait eu besoin de quelques soins mais il s'en était remarquablement bien sorti pour un humain dans une fête de monstres. Il avait regardé Hadrian de façon spéculative pendant un moment, le connaissant il devait sûrement se demander s'il serait capable de survivre dans un combat entre les deux. Heureusement, il dût se dire que cela n'en valait pas la peine puisqu'il passa à autre chose et partit, faisant juste promettre à Hadrian l'appeler s'il avait encore quelque chose du genre.
Jean Claude ne parla pas de ce qu'avait fait Hadrian lors d'Halloween. En vérité, personne n'en parla avec le sorcier mais il sentait que le comportement des surnaturels étaient plus prudent autour de lui pendant quelques jours. Ils étaient inquiets, c'était compréhensible.
Le bon docteur n'était pas si bon...
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Que pensez-vous des rêves ?
Et voilà, un chapitre de finit, de même que le Cirque des Damnés. Pour ceux qui connaissent Anita Blake, le prochain tome est Lunatic Café... Je sais déjà quoi faire de Raina... et Gabriel ;)
J'attends vos avis.
