Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Matt Bomer !


Convaincre leurs patrons d'envoyer Neal à l'étranger n'avait pas été simple.

L'ex faussaire avait beau avoir purgé sa peine et étant donc techniquement libre d'aller où bon lui semblait, le bureau n'avait été que moyennement enthousiaste à l'idée de le laisser partir en mission à l'international. Peter avait toutefois réussis à lui obtenir un visa pour affaire professionnelle, à force d'insistance et de raisonnement. Un faux venait d'être découvert au Louvre et les équipes françaises soupçonnaient d'y voir là l'œuvre d'un faussaire que Peter avait chassé quelques années auparavant. Les deux pays avaient décidé de travailler ensemble sur cette affaire, demandant l'aide de l'agent qui avait ensuite tout fait pour amener avec lui son consultant.

Mais maintenant qu'ils avaient franchis les portes du musée, Peter ne se demandait pas si ses supérieurs n'avaient pas eu raison en disant que c'était une mauvaise idée. Neal avait certes promis de ne toucher à rien, Peter savait combien se retrouver dans un temple de l'art pouvait être une tentation énorme pour le jeune homme. Celui-ci avait des étoiles dans les yeux comme Peter ne lui avait jamais connu.

- Je croyais que tu étais déjà venu, murmura Peter alors qu'ils se dirigeaient vers les salles de la renaissance italienne.

- Bien sûr que je suis déjà venu, se vexa Neal. Mais c'est toujours un délice pour les yeux. Le lieu est beau et... Oh mon dieu, c'est un Raphaël.

Là, Neal se lança dans une série d'explications iconographiques, historiques et techniques concernant l'œuvre. Bien évidement, il ne put parler que deux minutes, le temps qu'ils arrivent tous dans la salle où devait se tenir la présentation du faux. Cette frustration de n'avoir pas pu terminer son exposer le conduisit à passer le restant de la réunion à bouder dans son coin. Certes, cela ne se voyait pas vraiment, Neal étant assez poli et excité tout de même par l'histoire pour ne pas montrer tout son dépit. Mais Peter, qui le connaissait bien, pouvait voir sa déception.

Alors le lendemain matin, alors que Neal engloutissait son café, Peter lui mis un billet sous le nez.

Deux places pour le Louvre pour notre jour de repos. Le musée ouvre dans une heure. Si tu veux me...

Peter n'avait pas terminé sa phrase que Neal s'était levé pour revenir deux minutes après, habillé de son habituel costume et son chapeau fétiche. Jamais Peter ne l'avait vu aussi rapidement prêt.

- Ah bah oui, dépêche toi, après tout le musée ferme à 18h... le taquina Peter.

- Tu ne pourras gâcher ma bonne humeur, répondit sérieusement Neal.

Mince. Neal voulait vraiment passer 9 heures dans le musée ? À ses yeux pétillants, il comprit que c'était le cas. Le voleur comptait bel et bien lui faire une visite commentée pendant toute la journée.

Pour la millième mois depuis le début de leur collaboration, Peter se demanda pourquoi par tous les dieux il avait accepté de prendre Neal sous son aile.

(Il tâcha d'ignorer la petite voix en lui qui lui disait que depuis que Neal avait fini sa peine, il n'avait plus à se coltiner ce genre de truc, et que s'il le faisait, c'était par pur masochisme.)

(Ou peut-être bien par amitié.)